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les ''experts''.. (marché financier, crise monétaire, le monde de la finance)

 
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damejane
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MessagePosté le: Sam 14 Mar 2009 - 00:28    Sujet du message: les ''experts''.. (marché financier, crise monétaire, le monde de la finance) Répondre en citant

« le: 09 Janvier 2009 à 11:22: »

les ''experts''..



Ce fil de discussion est une adaptation / transposition.. de l'article :

"Ces imbéciles qui gouvernent les Etats-Unis"
Faut-il encore croire les « experts » ?
par Chris Hedges

paru in : Mondialisation.ca, Le 23 octobre 2008 - Information Clearing House



nota préalable : les parties en italique couleur marron sont nos commentaires et servent à la fois à la présentation et à l'adaptation à un public francophone ésotériquement et spirituellement orienté.. Ce texte devant servir de base de discussion sur le sujet de ces "experts" politiciens ou enseignants qui dirigent ou divulguent un savoir au nations de ce globe.. Les observations de l'article nous ayant paru à la fois pertinentes et refléter dans les grandes lignes les "impressions[1]" de la hiérarchie comme celles des disciples du monde !




==== début de l'article ==== début de l'article ==== début de l'article ====


"la roue tourne mais le hamster est mort"


le traducteur a inséré la note suivante :
note du traducteur : le titre et la plupart des références et analyses sont
probablement plus ou moins adaptables à d’autres pays...

il nous semble utile de garder cette note à l'esprit
pendant tout le temps de notre lecture..
(lamadelama)




Notre oligarchie est incompétente pour gouverner, pour gérer l’économie, pour réagir devant les catastrophes naturelles, pour éduquer notre jeunesse, pour gérer les affaires internationales, pour créer des services élémentaires tels que la santé ou la protection des individus. Qu’elle soit encore au pouvoir, et qu’elle le sera encore à l’issue des prochaines élections, prouve notre degré d’incapacité à faire la part des choses entre nos illusions et la réalité. Nous croyons encore les « experts » et ces derniers se croient encore eux-mêmes. Ils tournent comme des mouches autour (ici on peut lire : de ceux qui nous gouvernent ou sont appelés à le faire..). Ce n’est que lorsque ces ''élites'' (en place partout dans le monde, et pas dans les seuls états-unis..) seront dénoncées comme des parasites incompétents et renversées que nous aurons un espoir de rétablir l’ordre social, économique et politique.

« Leur incapacité d’imaginer qu’un être humain puisse être motivé par autre chose que l’intérêt les rend incapables, ne serait-ce que d’imaginer, d’évoluer dans le cadre d’un désintéressement qu’on appelle l’intérêt public » a dit le philosophe canadien John Ralston Saul, dont les livres « La Civilisation inconsciente » et « Les Bâtards de Voltaire - La dictature de la raison en Occident » s’en prennent avec virulence à nos élites oligarchiques. « C’est comme si la révolution industrielle avait provoqué un traumatisme sévère, qui perdure encore et qui efface la mémoire chez certains. Pour eux, l’histoire moderne a jailli d’une explosion, la révolution industrielle. C’est la pensée idéologique standard : une étoile filante traverse le ciel, une météorite explose, et l’histoire démarre. »

Nos élites – ceux du Congrès, ceux de Wall Street et ceux qu’on nous prépare dans nos universités et écoles de commerce prestigieuses – n’ont pas les capacités pour réparer cette pagaille financière. En réalité, ils vont l’aggraver. A cause de l’éducation qu’ils ont reçue, ils n’ont aucune conception du « bien commun ». Ce sont des bureaucrates médiocres, timorés, sans imagination qui ont été formés à la gestion de systèmes. En guise de solutions, ils ne peuvent concevoir que des petites retouches qui feront plaisir aux milieux d’affaires. Ils ne pensent qu’en termes de chiffres, de profits et de promotions personnelles. Ils sont capables de refuser des soins médicaux aux malades pour augmenter les bénéfices d’une compagnie, tout comme ils sont capables de faire appel à l’argent des contribuables pour fourguer des systèmes d’armement couteux à quelques dictatures sanglantes. Les conséquences sur le plan humain ne figurent jamais dans leurs bilans. Le système démocratique, pensent-ils, est un effet collatéral du libéralisme économique. Et ils servent docilement le marché.

Andrew Lahde, de Santa Monica, Californie, est le gestionnaire de « hedge funds » qui a fait un profit de 870 pour cent l’année dernière en pariant sur un effondrement des « subprimes ». Il vient de fermer son fond de placement, pour cause d’affaires trop risquées avec des banques défaillantes. Dans sa lettre d’adieu à ses investisseurs (*), il s’en prend violemment aux élites.


Parlant de la classe oligarchique, il dit :


Les fruits pendants, c’est-à-dire ces idiots dont les parents ont payé la prépa, Yale et le MBA d’Harvard, étaient à ramasser. Ces gens qui étaient la plupart du temps indignes de l’éducation qu’ils ont (supposément) reçue se sont élevés jusqu’aux sommets de firmes comme AIG, Bear Stearns et Lehman Brothers et à tous les niveaux du gouvernement. Toutes ces choses qui soutiennent cette aristocratie n’ont abouti qu’à rendre plus facile pour moi de trouver des gens assez bêtes pour être de l’autre côté de mes transactions. Dieu bénisse l’Amérique ». (**)

« En ce qui concerne le gouvernement, j’aurais une modeste proposition à faire. » poursuivit-il. « D’abord, je voudrais souligner les failles les plus évidentes, où des propositions de lois ont sans cesse été présentées au Congrès ces huit dernières années, des lois qui permis de contrôler les pratiques de ces institutions qui sont pour la plupart aujourd’hui défuntes. Ces institutions ont régulièrement rempli les coffres-forts de tous les partis politiques en échange d’un rejet des ces projets de loi dont l’objectif était de protéger le citoyen de base. C’est un scandale, et pourtant personne n’a l’air de le remarquer ou de s’en préoccuper. Depuis la mort de Thomas Jefferson et Adam Smith, je dirais qu’il y a une pénurie de véritables philosophes dans ce pays, du moins de ceux qui se consacrent à améliorer le gouvernement. »

La démocratie n’est pas un produit des marchés libres. Démocratie et Capitalisme sont antagonistes. La Démocratie, comme la responsabilité individuelle, n’est pas basée sur la recherche d’un profit personnel mais sur l’abnégation. Une démocratie qui fonctionne doit, au nom des citoyens, défier les intérêts économiques des élites. Ce n’est pas le cas. Les patrons et les officiels du gouvernement qui tentent de réparer l’effondrement économique sont en train de consacrer de l’argent et des ressources au secteur financier parce que tout ce qu’ils savent faire, c’est gérer et maintenir des systèmes existants, pas les changer. Mais les systèmes financiers ne sont pas des abstractions scientifiques ou mathématiques qui existent indépendamment des êtres humains.


d’une interview téléphonique, Saul a dit :


Lorsque l’élite commence à croire à la réalité de l’argent, la crash n’est pas bien loin. Ils ont abandonné toute réflexion. Ils se sont mis dans l’impossibilité de se regarder dans la glace et de réfléchir, de distinguer inflation, spéculation et simple esbroufe. Ils en sont incapables. Et lorsque vous leur dites, « hé, ceci n’est pas du réel », ils répondent, « oh, mais vous ne comprenez pas, vous êtes vieux jeu, vous en êtes encore à raisonner en termes de production » sans oublier le « c’est de l’économie élémentaire, voyons ». Ca ne rate jamais. »

« Le problème, c’est qu’il y a une crise, il y a une perte de repères chez tous ceux qui sont au pouvoir, et je ne parle pas que de George Bush, c’est quelque chose de très, très profond » dit Saul. « Il y une nécessité de repenser l’économie et la politique. Il faut repenser toute la méthode d’analyse de la Banque Mondiale. Si j’étais le Secrétaire du Trésor - pas un type comme Henry Paulson, je veux parler d’un Secrétaire du Trésor ou d’un Ministre des Finances normal - et si je disais, « bon, les gars, on a un problème, on va réunir tous les fonctionnaires expérimentés. Messieurs, dames, nous avons un grave problème, il faut trouver quelque chose ». Eh bien, ces gens-là en seraient incapables parce qu’on en est déjà à la quatrième génération de ce qu’on pourrait appeler les gestionnaires globalistes néoconservateurs (en résumant un peu brutalement). Alors ils vont consulter leurs subalternes qui à leur tour vont consulter ceux en dessous et ainsi de suite. Et il n’y en aura pas un seul pour proposer une alternative. On entendra peut-être quelques petites variations, mais pas d’opinions divergentes. Il est donc très difficile de changer les choses parce qu’ils ont éliminé toute opposition interne. C’était le même problème en Union Soviétique, non ? »

Saul releva que, dans les années 20, en Allemagne, Italie et la France, les trois premiers objectifs du mouvement corporatiste, du moins pour ceux qui ont fini par rejoindre l’expérience fasciste, était « le transfert du pouvoir entre les mains de groupes d’intérêt économiques et sociaux, l’interférence du privé dans des domaines normalement réservés au public » et « la suppression des frontières entre l’intérêt privé et l’intérêt public – c’-est-à-dire la remise en cause de l’idée même d’intérêt pubic. »


On n'a pas déjà entendu ça quelque part ?


Il existe une poignée de gens qui n’ont pas connu les honneurs des grands media, qui n’ont pas été écoutés, qui ont été marginalisés de toutes les manières possibles et imaginables, » dit Saul. « Il y en a quelques uns et on pourrait faire appel à eux. Mais ensuite, à qui transmettre les instructions ? Ceux à qui ils transmettraient les instructions ne vont pas comprendre les instructions parce que cela ne fait pas partie de leur éducation. C’est comme un général qui voudrait mener une guerre de guérilla et qui se rendrait soudainement compte que ses officiers ne savent que creuser des tranchées. Comment réussirait-il à leur faire faire quelque chose pour laquelle ils n’ont jamais été formés ? C’est ainsi que l’on aboutit à cette sorte de désarroi, de confusion interne, et la menace du populisme. Nous avons déjà connu le populisme, mais là ce serait bien plus fort, plus effrayant, plus violent. »

Nous avons beau élire des représentants pour mettre fin à la guerre, la guerre continue. Nous avons beau demander aux élus de faire interdire les écoutes téléphoniques illégales de Bush, les lobbyistes des compagnies de télécommunication font en sorte qu’elles continuent. Nous avons beau les supplier de ne pas faire un cadeau de 850 milliards de dollars d’argent des contribuables aux élites de Wall Street… Nous avons beau vouloir un vrai système de sécurité sociale, le sujet n’est même pas abordé lors des débats présidentiels. En tant qu’individus dans ce système, nous n’avons aucune importance.

« J’ai parlé à plusieurs juges de Cours Suprêmes, à plusieurs reprises dans différents pays, » m’a déclaré Saul, « et je leur demandais « écoutez, dans vos jugements, pouvez-vous distinguer les affaires relevant d’un contrat social de celles relevant d’un contrat commercial ? » et la réponse est toujours « nous ne pouvons plus faire la distinction ». C’est là le cœur du problème. On n’a plus le concept de l’autre, l’individu n’a plus de devoirs envers le collectif. Et on ne peut pas l’avoir puisque tout le système légal a glissé ces 50 dernières années vers une confusion croissante entre le contrat social et le contrat commercial. Ce sont pourtant deux choses totalement distinctes. Le contrat social lie les individus dans le cadre d’un intérêt collectif, il implique une responsabilité individuelle, la capacité de comprendre l’autre. Le contrat commercial n’est qu’un contrat commercial. On ne peut pas les confondre. En fait, ils ne sont pas faits l’un pour l’autre. Le contrat commercial ne fonctionne correctement que lorsque le contrat social fonctionne dans une démocratie. »

Ceux qui vivent du fruit de leur travail (« la classe ouvrière » dans le texte original – ndt) et qui ont désespérément emprunté de l’argent pour survivre lorsque leurs salaires réels ont dégringolé, devront désormais faire face à une stagnation ou même un déclin de leurs revenus au cours des prochaines années, peut-être même des prochaines décennies, sans pouvoir accéder à de nouveaux crédits. Pendant ce temps, le budget national est en train d’être asséché au profit d’intérêts commerciaux spéculateurs. Le gouvernement – seule institution que les citoyens ont qui soit assez puissante pour protéger leurs droits – a été affaiblie, devient anémique et de moins en moins capable de venir en aide à la masse de citoyens qui vont connaître une période de privations et de souffrances inconnues depuis les années 30. La consommation, ce moteur dispendieux de l’économie US, est en déclin. Les ventes au détail aux Etats-Unis ont chuté de 1,2 pour cent au mois de septembre. La baisse est pratiquement le double des 0,7 pourcent prévus par les analystes, et la consommation des ménages représente deux tiers de l’activité économique aux US. 160.000 emplois ont été perdus le mois dernier et 750.000 emplois ont été perdus l’année dernière. Les répercussions de l’effondrement économique ne font que commencer.

Je ne pense pas que George W. Bush ou Barack Obama ou John McCain ou Henry Paulson soient des fascistes. Je pense qu’ils font plutôt partie d’une cabale de capitalistes ingénus, médiocres et inconscients qui, petit à petit, sont en train d’affaiblir les structures politiques et économiques au point où notre démocratie deviendra si impuissante qu’elle en sera balayée, et probablement avec un fort soutien populaire. Le seule question est comment cela se produira. Le déclin sera-t-il lent et régulier comme à la fin de l’Empire Romain lorsque le Sénat n’était plus qu’une farce ? Y’aura-t-il une puissante réaction d’extrême-droite en provenance des cercles extérieurs au sérail politique traditionnel, comme en Yougoslavie, et la montée en puissance d’un fascisme chrétien ? Y’aura-t-il une crise nationale qui permettra à ceux au pouvoir de balayer les droits constitutionnels au nom de la sécurité nationale ?


Je ne sais pas. Mais je sais que tant que notre oligarchie sera au pouvoir, rien de bon ne nous attendra. Soit nous réussissons à rétablir la notion de l’intérêt public, ce qui implique une révolte contre l’élite et le démantèlement des structures corporatistes, soit nous assisterons à l’agonie de la démocratie.



lettre d’adieu à la finance en anglais http://www.portfolio.com/html/asset...
en français http://www.legrandsoir.info/spip.php ?article7307

(*) Version originale en français, The Idiots who Role America, Information Clearing House, 21 octobre 2008.

(**) citation en français tirée de http://blog.mondediplo.net/2008-10-...



Traduction VD pour ''le Grand Soir''.


Articles de Chris Hedges publiés par Mondialisation.ca
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==== fin de l'article ==== fin de l'article ==== fin de l'article ====






nota[1], impressions : au sens "impressif du mental depuis les plans supérieurs, (intuitionnels et spirituels..).
nota[2], le site : http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=10659 sur lequel l'article servant de base à ce fil de discussion a été trouvé..



Shalom, Salam, Shanti, . . lamadelama ལམདེལམ




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Dernière édition par damejane le Mar 1 Fév 2011 - 12:45; édité 1 fois
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MessagePosté le: Sam 14 Mar 2009 - 00:28    Sujet du message: Publicité

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damejane
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MessagePosté le: Sam 14 Mar 2009 - 00:29    Sujet du message: les ''experts''.. (marché financier, crise monétaire, le monde de la finance) Répondre en citant

« Répondre #1 le: 23 Janvier 2009 à 00:48: »
.

De : Terre sacrée
(vivant12@wanadoo.fr)
Envoyé : ven. 16/01/09 02:28
À : damejane




- Mobilisations -
Nous ne paierons pas pour votre crise


14 janvier 2009



"Le moment du changement est venu !" C’est le titre de la déclaration adoptée par plus de 150 représentants des mouvements sociaux, des syndicats, des ONG, venant de vingt-cinq pays européens, qui se sont réunis à Paris du 9 au 11 janvier 2009.


De cette réunion est sortie "la Déclaration de Paris" que nous reproduisons ici. Elle appelle à faire du 20 de Londres, le 2 avril, un grand moment de mobilisation en Europe, en réponse aux crises financières, économiques, sociales et écologiques. Nous ne paierons pas pour vos crises !


Plus de 150 représentants [1] de syndicats, de groupements paysans, de mouvements de solidarité internationale, de groupes écologistes, d’ONG de développement, de groupes de migrants, de mouvements confessionnels, de groupes de femmes, de mouvements de “sans”, de mouvements étudiants et de jeunes et d’organisations luttant contre la pauvreté venus de toute l’Europe se sont rassemblé les :

10 et 11 Janvier 2009 à Paris


afin d’analyser collectivement les crises actuelles, de développer des stratégies communes et de débattre de demandes et d’alternatives conjointes en réponses à ces crises. Alors que la crise financière et économique s’intensifie, des millions de femmes et d’hommes perdent leur emploi, leur logement et voient leurs conditions de vie se dégrader.


Des dizaines de millions d‘entre eux vont s’ajouter au 1,4 milliard de personnes qui vivent déjà dans l’extrême pauvreté. Les crises aggravent la situation sociale, écologique, culturelle et politique dans laquelle vit la majorité de la population de notre planète. En dépit de l’échec évident et prévisible du modèle économique actuel, les dirigeants politiques répondent en essayant de préserver un système qui est précisément responsable de ces crises.


Les gouvernements ont été prompts à offrir leur garantie aux banques, aux grands actionnaires et à leurs alliés du monde de la finance, avec des centaines de milliards d’argent public. Pour résoudre le problème, ils nomment des banquiers et des responsables de multinationales : les mêmes acteurs qui ont suscité ces crises.

Les travailleurs, les chômeurs, les pauvres

– tous ceux qui sont touchés
– n’ont reçu aucune aide dans leur combat quotidien pour joindre les deux bouts

et, pour couronner le tout, ils sont maintenant supposés payer l’addition.


Les propositions des gouvernements pour gérer la crise économique qui se déploie ne s’attaquent pas aux autres dimensions de la crise que nous devons affronter aujourd’hui

– justice globale, crise alimentaire, crise climatique, crise énergétique
– et par là même au besoin de transformer le système économique en un modèle qui nous permettrait de satisfaire les besoins fondamentaux de tous (tes), de garantir tous les droits humains et de restaurer et préserver les bases écologiques de la vie sur notre planète.


Le moment du changement est venu !

Nous pouvons construire un système qui fonctionne au service des peuples et de l’environnement, un système qui réponde aux besoins de tous, un système basé sur les principes de l’intérêt collectif, de l’équité mondiale, de la justice, de la durabilité environnementale et du contrôle démocratique.

Comme premier pas, des mesures immédiates doivent être mises en oeuvre pour répondre aux impacts sociaux des crises sur les populations, tout en soutenant une transformation écologique de l’économie.

Nous appelons tous les mouvements sociaux d’Europe à s’engager dans un processus de changement. Pour commencer, nous appelons les mouvements à : s’engager dans la mobilisation massive pour la manifestation majeure de Londres le 28 mars 2009, en amont de la réunion du G20, ou à investir les rues de leurs propres pays ce même jour pour faire entendre leurs voix.

Vingt gouvernements ne peuvent décider seuls du futur du système économique et financier mondial. mettre en place une journée d’action dans la semaine du G20 [2] de préférence le 1er avril (Financial Fool’s Day / poisson d’avril de la finance) partout dans le monde, pour mettre en lumière l’irresponsabilité du pouvoir financier et promouvoir un contrôle démocratique de la finance.

Cette réunion est un pas en avant dans un processus de long terme visant à construire des espaces de rencontre pour les réseaux européens.

Reconnaissant et s’appuyant sur les mobilisations passées et futures des mouvements sociaux et des organisations de la société civile en Europe et à travers le monde, ce processus se nourrit des efforts déployés dans le Forum social européen et ailleurs pour construire une Europe démocratique et socialement et écologiquement soutenable.

Nous nous engageons à accroître la coopération et la communication entre nos réseaux et organisations dans le but de mettre en oeuvre les conditions d’une mobilisation durable et de développer des alternatives partagées.

Nous nous engageons à soutenir et encourager les populations à faire entendre leurs voix pour remodeler leurs sociétés. Nous nous rencontrerons à nouveau les 18 et 19 avril 2009 à Francfort sur le Main en Allemagne, avec l’objectif de développer les prochaines étapes de mobilisation et les stratégies pour un vrai changement. Nous appelons tous les mouvements sociaux et les organisations à rejoindre ce processus.



- on peut aussi lire la => Déclaration de Paris, 11 janvier 2009.

Notes : [1] Parmi les participants étaient notamment présents les Amis de la Terre Europe, ATD Quart Monde, le réseau des Attac d’Europe, le CCFD, le CRID, la Ligue des droits de l’homme, Oxfam, le Secours catholique, Via campesina Europe, les syndicats CGIL, CGT, FSU, Solidaires, Ver.di [2] 30 mars-5 avril

http://www.bastamag.net/spip.php?article379


à suivre..

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MessagePosté le: Mar 1 Fév 2011 - 12:50    Sujet du message: les ''experts''.. (marché financier, crise monétaire, le monde de la finance) Répondre en citant

.



Aux Etats-Unis,
faire des dettes est entré dans les mœurs…


Par Eberhardt Unger, le 31 janvier 2011



Il y a parfois des graphiques qui parlent d’eux-mêmes. A tel point que l’analyste n’a pas besoin de trouver des mots modérés, ni s’inquiéter s’il a commenté la situation avec la neutralité nécessaire, mais juste à laisser le lecteur se faire son jugement.

Selon la Fed, le total de la dette américaine (Total credit market debt outstanding) financée par les marchés de crédit à la fin du troisième trimestre 2010 était de 52 200 milliards de dollars. Le passif total de tous les secteurs (Total Liabilities) des Etats-Unis, publié par la Fed dans le Flow of Funds Matrix s’élevait à 139 500 milliards de dollars fin 2009. Début 2011, ce chiffre a dépassé les 140 000 milliards.



Pour mémoire, le PIB américain s’établit à environ 14,575 milliards de dollars.

Face au problème du surendettement des pays industrialisés, on a l’impression que seuls les pays du coeur de la zone euro sont vraiment disposés à trouver des solutions qui auront un véritable effet sur la racine du mal. Le contraste avec les Etats-Unis, où les dettes continuent de croître régulièrement, devient saisissant. Le déficit de la balance commerciale américaine a de nouveau augmenté en 2010 d’environ un tiers.

La situation financière est très précaire dans plusieurs Etats. Près de 43 millions d’Américains dépendent de l’aide alimentaire (Supplemental Nutrition Assistance) pour se nourrir, un plus haut absolu. La prolongation des allégements fiscaux pour les riches Américains est un manque à gagner, pour le budget fédéral, estimé à 800 milliards de dollars. Un prix du pétrole à près de 100 dollars le baril freine l’activité économique ce qui, là encore, réduit les rentrées fiscales.

Conclusion : un véritable optimisme quant au développement de l’économie américaine est difficilement justifiable aux regards des fondamentaux. Wall Street bénéficie uniquement de la liquidité abondante. Dans un tel contexte, la pression sur le dollar se renforce.

Dr. Eberhardt Unger est un économiste indépendant, fort de plus de 30 ans d’expérience des marchés et de l’économie. Vous pouvez retrouver ses analyses sur le site www.fairesearch.de

Source :
http://www.moneyweek.fr/20110147120/conseils/marches-etrangers/fed-surendet…
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