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Sainteté, ''Père Arsène''..

 
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damejane
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MessagePosté le: Sam 14 Mar 2009 - 00:13    Sujet du message: Sainteté, ''Père Arsène''.. Répondre en citant

« le: 03 Février 2008 à 13:14: »

Sainteté, PÈRE ARSÈNE, PRÊTRE, PRISONNIER, PÈRE SPIRITUEL..





EN GUISE D’INTRODUCTION 3

INTRODUCTION PAR L’AUTEUR : LE SERVITEUR DE DIEU ALEXANDRE 5
RÉSUMÉ DE LA VIE DE PÈRE ARSÈNE 7

1. LE CAMP 9
2. LES BARAQUEMENTS 10
3. LES PATIENTS 12
4. LE « STUPIDE PRÊTRE » 16
5. « ARRÊTEZ » 20
6. UNE CONVOCATION CHEZ LE MAJOR 21
7. LA VIE CONTINUE 25
8. LÀ OÙ DEUX OU TROIS SONT RASSEMBLÉS
EN MON NOM 26


Traduit de l’anglais par
Archiprêtre Paul (Pellemans)
Pages Orthodoxes La Transfiguration
(www.top.ca/users/thabor)
Courriel : thabor@megaweb.ca


~o~O~o~O~o~O~o~O~o~O~o~O-~o~O~o~O~o



EN GUISE D’INTRODUCTION


Pendant mon séjour à Leningrad en mai 1987, un étudiant de l’Académie de Théologie m’avait invité à rencontrer une famille orthodoxe. C’était une surprise d’autant plus qu’à l’époque les étudiants étrangers n’étaient pas supposés avoir des contacts informels dans des familles russes.

Pendant notre visite, nous avons évoqué nos espérances pour l’Église lorsqu’elle serait libérée des entraves qu’elle connaissait. Toutefois, on m’a parlé surtout, avec vénération et recueillement, d’un Père Spirituel décédé depuis une dizaine d’années et dont on rassemblait les souvenirs et les mémoires de ceux qui l’avaient connu. Il s’agissait d’un certain Père Arsène. Sa photo révèle un intellectuel, un homme transparent, lumineux, profondément marqué par les souffrances de la vie.

Pendant mon séjour de cette année 1998 en Amérique du Nord, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir l’édition russe et la traduction anglaise des témoignages rassemblés sur la vie du Père Arsène. La lecture de cette ouvrage m’a nourri spirituellement. Elle m’a permis de communier à la vie de Père Arsène, de puiser de la force dans sa foi, d’élever une prière de louange à Dieu qui est admirable dans ses saints.

J’ai donc décidé de traduire en langue française une partie de ces souvenirs en espérant que chaque lecteur francophone y trouvera une force pour renouveler sa vie. La vie de Père Arsène a été extraordinaire de souffrances et de grâces. En lisant ces souvenirs, nous avons parfois l’impression de pénétrer dans un monde merveilleux de rencontre entre le ciel et la terre. Nous oublions peut-être que le Christ Ressuscité agit aujourd’hui encore à travers ceux qui ont une foi inébranlable en Sa Toute-Puissance. Par ailleurs, Il leur promet, qu’ils accompliront des œuvres encore plus grandes que celles qu’Il à faites.

Les camps où Père Arsène a vécu renfermaient des gens comme nous, la plupart sont morts dans des circonstances épouvantables. Certains ont porté leur croix jusqu’au bout : ils se sont tellement identifiés à la vie du Christ que nous pouvons affirmer avec certitude qu’ils ont offert leur vie à Dieu pour nous. Unis à nous dans la Communion des Saints, ils nous ont probablement épargné un sort semblable qui nous était peut-être réservé. Ils nous ont sûrement montré la route à suivre, celle de la virilité spirituelle, dans un monde qui ignore ou rejette Dieu.

Notre cœur froid et rationnel, si hâtif à juger, tend à rejeter ou à oublier le témoignage des martyrs russes du vingtième siècle dans l’indifférence voire dans une certaine critique relativiste parce que certains événements ecclésiaux ne semblent pas évoluer présentement dans le sens espéré. Et pourtant, aucune période de l’histoire n’a compté autant de martyrs qu’en Russie durant cette période.

Rejoignons maintenant Père Arsène au camp, en nous y recueillant parmi tous ceux qui l’ont entouré pendant les vingt ans qu’il y a « survécu » miraculeusement. Où nous trouvons-nous parmi tous ces personnages qui sont décrits dans un premier extrait ? Approchons-nous religieusement de la souffrance cachée de ces martyrs et de leurs persécuteurs. En réalisant que dans des circonstances analogues nous nous trouverions peut-être parmi les criminels, les persécuteurs, les collaborateurs, les surveillants ou les responsables du camp, nous allons peut-être, enfin, trouver le chemin de la conversion et du repentir.

Père Arsène, priez pour nous !
Archiprêtre Paul (Pellemans)
Recteur de la Chapelle de Tous les Saints
qui ont illuminé la Terre Russe
(Ottignies-Louvain-La-Neuve, Belgique)



~o~O~o~O~o~O~o~O~o~O~o~O-~o~O~o~O~o



INTRODUCTION PAR L’AUTEUR :


LE SERVITEUR DE DIEU ALEXANDRE

Au cours des dernières années, il y a eu de nombreuses publications de récits ou de mémoires relatant la vie des prisonniers politiques sous le règne de Staline. Ces publications ont été rédigées par des savants, des militaires, des bolcheviques de la première heure, des gens instruits de toutes professions, des travailleurs des kolkhozes, etc. Jusqu’à présent, toutefois, personne n’a écrit quelque chose à propos des millions de fidèles croyants orthodoxes qui sont morts dans les camps d’emprisonnement, ou qui ont souffert de façon indicible durant d’interminables interrogatoires. Ils ont souffert et sont morts pour leur foi, parce qu’ils n’ont pas renié leur Dieu. En mourant, ils ont chanté Sa louange, et Il ne les a pas abandonnés.
Sceller nos lèvres et garder le silence à propos de tous ces événements signifierait que nous laisserions tomber dans l’oubli les souffrances, le port de la croix et la mort de millions de martyrs ayant souffert pour Dieu et pour nous qui vivons sur notre terre. Notre devoir devant Dieu et Son peuple est de témoigner de la vie de ces martyrs.
Les membres les plus fidèles de l’Église Orthodoxe Russe sont morts au cours de cette période si pénible : prêtres, évêques, starets, moines ou tout simplement des personnes profondément croyantes en qui la flamme de la foi ne pouvait pas être éteinte. Cette foi était égale sinon plus profondément enracinée dans leur être que celle des martyrs chrétiens des premiers siècles. Dans notre livre, nous rencontrons seulement un de ces martyrs, un seul de ces nombreux saints qui ne sont pas encore canonisés. Et combien en y eut-il qui ont offert leur vie pour nous ?
Pendant vingt siècles, l’humanité a crû en connaissance, la Chrétienté a apporté la lumière et la vie à l’humanité. Et tout proche de nous, au cours de ce vingtième siècle, il y a eu des gens qui, malgré ce riche héritage chrétien, ont choisi le mal. Ils ont multiplié ce mal grâce au progrès de la science et ils ont envoyé des millions d’êtres humains à une souffrance prolongée et à une mort souvent effroyable.
Dieu m’a conduit de telle façon que je n’ai passé que peu de temps au camp avec Père Arsène. Ce temps a été toutefois suffisant pour me conduire à la foi, devenir son fils spirituel, marcher à sa suite, comprendre et observer son amour profond pour Dieu et Son peuple, et découvrir ce qu’est un véritable chrétien.
Le passé ne peut pas être refoulé dans l’oubli. Il est le fondement du présent et de l’avenir. Voilà pourquoi, j’ai compris qu’il était de mon devoir de recueillir tout ce qui était possible à propos du passage sur terre de Père Arsène. Afin de recueillir ces précieux faits à son propos, j’ai parlé à ses enfants spirituels, j’ai lu les lettres qu’il leur a écrites ainsi qu’à ses amis, et j’ai lu les mémoires des gens qui l’ont connu.
Les enfants spirituels du Père Arsène sont nombreux. Peu importe où Dieu l’a envoyé, de nouveaux enfants spirituels ont surgi. Ils sont originaires de la ville où il a exercé antérieurement la profession d’historien de l’art, où il a été ordonné prêtre et où il a constitué une communauté de croyants. Ils se trouvent aussi dans le village où il a été exilé. Ils sont également originaires de la petite ville perdue dans la forêt sans fin du grand Nord où il a vécu un certain nombre d’années. Ils se trouvent enfin dans l’effroyable camp de travail à régime spécial ou sont enfermés ouvriers, paysans, membres de l’intelligentsia, criminels, prisonniers politiques, anciens communistes, administrateurs du camp de tous rangs. En entrant en contact avec Père Arsène, ils deviennent petit à petit ses enfants spirituels, ses amis, des croyants et ils se mettent à sa suite.
Oui, nombreux sont ceux qui l’ayant rencontré, se mettent à sa suite. Et ceux que j’ai rencontrés m’ont rapporté ce qu’ils ont vu et connu de lui. En rencontrant Père Arsène, j’ai tenté d’apprendre les détails de sa vie, mais, malgré le fait que nous avons eu de nombreux entretiens, il m’a raconté très peu de choses à son sujet. J’ai pu néanmoins retirer quelque chose de ce que j’ai mis par écrit alors qu’il était encore en vie. Je lui ai communiqué mes notes pour qu’il les relise et je lui ai demandé, « Etait-ce vraiment ainsi » ? Il m’a toujours répondu, « Oui, il en était ainsi », mais il ajoutait toujours, « Dieu nous conduit sur plusieurs chemins et il y a dans chaque personne, si vous prenez la peine de regarder sa vie dans sa profondeur, quelque chose qui est digne d’être rapporté par écrit. Ma propre vie, comme celle de tous les autres gens, a toujours été tissée à côté de celle d’autres personnes. Il y a eu beaucoup de chaque chose. Mais tout a été permis par Dieu. »
Parfois, il corrigeait des détails de ce que j’avais rédigé. Alors, bien sûr, je devais modifier les noms des lieux, et celui de la plupart des gens auxquels je me référais. Certains sont encore vivants, et les temps peuvent toujours changer.
Les recherches ont été difficiles, mais beaucoup d’informations ont pu être rassemblées. Elles sont loin d’être parfaites au plan du style de rédaction, mais pour nous elles recréent l’image et la vie de Père Arsène.
Quand j’ai commencé mon travail, je ne savais pas combien de matériel je serais à même de rassembler ou quelle serait sa nature. Maintenant, je vois qu’il y aura trois parties. « Le Camp » est la première partie, la seconde partie est déjà rédigée, elle n’a pas encore été entièrement éditée, le titre est « Le Chemin ». Elle comprend des lettres, des mémoires, des récits rapportés par des personnes qui ont connu Père Arsène. Quant à la troisième partie, il y a beaucoup de documentation, mais elle exige encore beaucoup de travail. Je demande à Dieu de m’aider.

Il serait vain de dire, « j’ai rassemblé, j’ai écrit ». Beaucoup de gens ont écrit, rassemblé et partagé leurs souvenirs avec moi. Les nombreuses personnes qui ont connu et aimé Père Arsène sont ceux qui doivent être remerciés pour ce travail. J’ai seulement essayé, comme tout le monde que Père Arsène a éduqué et conduit sur le chemin de la foi, de rendre une minuscule partie de ce que je lui dois, lui qui m’a sauvé et m’a donné une vie nouvelle. Ayant lu ce livre, priez pour la santé du serviteur de Dieu Alexandre. Ce sera ma grande récompense.



(…)



Ci-après quelques extraits significatifs de la vie de Piotr Andreyevitch Streltzoff , le « Père Arsène »..


Les criminels sont cruels. Ils l’emportent sur les « politiques » et voilà le sang qui coule.

Père Arsène court chez Sazikov et le supplie :

« Aide-nous ! S’il te plaît, aide-nous, Ivan Alexandrovitch ! Ils massacrent les gens. Il y a du sang partout. Au nom de Dieu, je te demande d’arrêter cela ! Les criminels vont t’écouter ! » Sazikov ne fait que rire et dit :

« Bien sûr qu’ils vont m’écouter, mais pourquoi n’aides-tu pas avec ton Dieu ? Ivan le Brun a déjà tué deux de tes amis et maintenant il va tuer Avsenkov. Ton Dieu ne semble pas prendre note de tout cela ! »

Père Arsène regarde alors tout autour de lui ; les gens sont ensanglantés, il entend cris, jurons et gémissements, son âme se met en peine pour leur souffrance. Il vient se placer en plein milieu de la bataille qui fait rage et lève les bras, disant avec une voix claire et forte : « Au Nom de Dieu, je vous l’ordonne ! Arrêtez cela ! » Il les bénit avec le signe de la croix et murmure : « Maintenant, aidez les blessés ! » et il se dirige alors vers sa couchette. Là, il se tient debout, auréolé de lumière comme dans un autre monde. Debout, rentré en lui-même, il prie. Il ne voit pas les morts qui sont transportés vers la porte, il n’entends pas non plus les blessés qui sont secourus. Debout, toute son attention est fixée sur la prière.

Tout est calme à présent dans les baraquements. L’on entend seulement les gens aller vers leur couchette, ainsi que le gémissement d’un homme sérieusement blessé. Sazikov s’approche de Père Arsène et lui dit : « Pardonne-moi, Père Arsène. Je doutais de ton Dieu. Je constate maintenant qu’Il existe. Cela m’épouvante. Un grand pouvoir est accordé à celui qui croit en Lui. Je suis même effrayé. Pardonne-moi de m’être moqué de toi. »



(…)



extrait suivant :


Ivan Alexandrovitch Sazikov, l’un des prisonniers malades dont Père Arsène s’est soucié, est un criminel redoutable. Il aime le pouvoir, c’est un homme dur, il connaît très bien la communauté des criminels du camp et il a tôt fait de les subjuguer tous. Tous lui obéissent. Sa parole fait loi, tous les prisonniers sont effrayés à sa vue, mais il n’aime pas se mêler des affaires des baraquements, il préfère demeurer à l’écart.

Peu de temps après avoir reçu les soins de Père Arsène pour lui faire recouvrir la santé, Sazikov n’a pas désiré être proche de lui et il fait même croire qu’il ne le connaît pas. Mais Sazikov heurte sa jambe et doit s’aliter durant quatre ou cinq jours ; la blessure s’enflamme et s’infecte, la gangrène s’installe et il prend peur que sa jambe doive être amputée. Les médecins ne le forcent pas à aller au travail, mais il n’en devient pas mieux. Père Arsène, une fois de plus, le soigne, le nourrit, et, avec son aide, Sazikov se rétablit.

Sazikov essaye de donner un peu d’argent à Père Arsène pour cela, mais Père Arsène répond avec un sourire : « Je ne t’aide pas pour de l’argent, je le fais pour toi, en tant que personne, pour toi-même. »

Les sentiments de Sazikov envers Père Arsène se réchauffent ; il parle avec Père Arsène à propos de sa vie, et une fois, il dit : « Je n’ai confiance en personne, en général. Je crois encore moins dans les prêtres. Mais en toi, Piotr Andreyevitch, j’ai confiance. Je sais que tu ne me tourneras pas le dos. Tu vis en ton Dieu, tu fais du bien non à ton propre bénéfice mais au profit des autres. Ma mère était ainsi. » Il le dit et s’en va.

Ce récit a été raconté par Avsenkov et Sazikov. Il a été confirmé par un certain nombre d’autres prisonniers internés.



(…)



ci après, un autre extrait :


Le professeur change immédiatement de registre et demande :

« Qui êtes-vous, quel est votre nom de famille ? »

« Dans le monde, j’étais Piotr Andreyevitch Streltzoff, maintenant je suis Père Arsène, un prisonnier comme vous-même, dans ce camp à régime spécial. »

Sidéré, le Professeur parle avec difficulté : « Piotr Andreyevitch, je m’excuse. Pardonnez-moi. Je ne pouvais jamais imaginer que j’étais en train de parler avec un historien de l’art réputé, auteur de nombreux livres et articles, enseignant de beaucoup, un professeur réputé, maintenant un prêtre, et de lui poser une question aussi stupide. Depuis un certain nombre d’années, personne n’a plus rien entendu de vous. Personne ne sait où vous êtes, seuls vos livres et vos articles continuent à exprimer vos pensées. Comment est-il possible qu’un tel expert soit devenu un prêtre ? »

« Je suis devenu le prêtre Arsène parce que je vois et sens la présence de Dieu en toutes choses. Étant devenu Père Arsène, j’ai compris comme jamais auparavant qu’un simple prêtre doit connaître beaucoup de choses. Et puisque nous parlons du sujet des « simples prêtres », vous tous vous savez qu’ils ont été la puissance qui a fait la Russie, ce qu’elle a été au quatorzième et au quinzième siècles, et qui a aidé le peuple russe à renverser les Tatars. Il est malheureusement vrai qu’au seizième et au dix-septième siècles la moralité a été très faible dans le clergé russe et que seulement quelques lumières étaient allumées à l’horizon de l’Église russe. Jusqu’alors, le sacerdoce avait été la force dynamique de notre pays. »

Après cela, Père Arsène les quitte. Tous ceux qui l’ont écouté demeurent silencieux dans une crainte révérencieuse et étonnée.



(…)



extrait suivant :


« Piotr Andreyevitch, Père Arsène ! Je ne crois pas en Dieu, mais maintenant je commence à croire. Je dois simplement croire. J’ai reçu une lettre de ma Katia, de mon épouse, et il y a là un mot d’un ami qui m’est cher, une personne importante. Il désire aider tout en sachant que si quelqu’un trouve ce billet, ce sera la fin pour lui. Il y a encore des gens honnêtes et sincères même en dehors des camps ; ils ne sont pas tous enfoncés dans la saleté. Katia me dit qu’elle prie Dieu pour moi. Elle prie probablement bien, parce qu’ici vous m’aidez. Vous gardez mon cœur au chaud, vous ne me laissez pas seul avec mes pensées. Et pas seulement moi. Vous aidez tant de gens. Regardez ce qui s’est passé avec Sazikov, un homme aussi cruel et aussi redoutable, voilà maintenant qu’il est plus doux : il vous écoute et a confiance en vous pour tout. Vous ne vous apercevez même pas de cela, moi si. Je crois maintenant : votre Dieu fait tout à travers vos mains. Je ne sais si je deviendrai jamais un vrai croyant, mais je sais maintenant, je vois que Dieu existe ! »


(…)





site source du texte : ==> PÈRE ARSÈNE


Shalom, Salam, Shanti, . . . . . . lamadelama

notas : [1]



.
_________________
La vérité est la lumière de feu que te dicte ton coeur.
"Shanti-Om"


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MessagePosté le: Sam 14 Mar 2009 - 00:13    Sujet du message: Publicité

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damejane
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Inscrit le: 14 Aoû 2008
Messages: 6 013

MessagePosté le: Sam 14 Mar 2009 - 00:16    Sujet du message: Sainteté, ''Père Arsène''.. Répondre en citant

Là où deux ou trois sont rassemblés en mon nom..
« le: 03 Février 2008 à 13:33: »

Là où deux ou trois sont rassemblés en mon nom..

Sainteté, ''Père Arsène''.. (- suite de l'article.. )





Au cours de l’hiver, un jeune homme a été assigné au baraquement de Père Arsène. Etudiant âgé de 23 ans, il a été condamné à vingt ans de camp. Il n’a pas l’expérience de la vie au camp parce qu’il a été expédié directement de la très stricte prison Butirki de Moscou vers ce camp spécial. Encore jeune, il ne réalise pas exactement ce qui l’attend. À peine a-t-il pénétré dans le camp de la mort qu’il rencontre les criminels.

Ses habits sont encore convenables parce qu’il n’est en prison que depuis quelques mois. Les criminels, conduits par Ivan le Brun, décident de s’emparer des vêtements du jeune homme. Chacun se rend compte que ce garçon va bientôt se retrouver nu, mais personne ne peut faire quoi que ce soit à ce sujet. Sazikov lui-même n’ose pas intervenir ! La loi du camp stipule que quiconque interfère sera massacré. Les anciens du camp savent très bien qu’une fois que les criminels ont décidé de jouer pour vos haillons, résister signifie votre fin imminente.

Ivan le Brun a gagné tous les vêtements du jeune homme. Ivan s’approche de lui et lui dit : « Enlève tout, mon ami ! ». Les choses tournent à l’aigre-doux. Le jeune homme, prénommé Alexis, pense que le pari est pour le plaisir. Il refuse de remettre ses vêtements. Ivan le Brun décide alors d’en faire une exposition. Commençant par se moquer avec gentillesse, il l’assène de coups. Alexis tente de résister, de se battre à son tour. Maintenant, l’ensemble du baraquement sait qu’il sera battu à mort. Chacun est assis et observe Ivan portant de violents coups sur Alexis. Il saigne de la bouche et du visage. Il vacille. Certains criminels l’invitent ironiquement à se battre.

Père Arsène n’a pas vu les débuts de la scène, il empile les bûches près du poêle à l’autre extrémité des baraquements. Soudain, il voit ce qui est en train de se passer : Ivan occupé à tuer Alexis. Alexis en est au point où il se couvre le visage avec les mains, Ivan le tapant et le lui écrasant de façon répétitive. Père Arsène dépose alors les bûches près du poêle, se dirige calmement vers le lieu de la lutte et, sous les yeux sidérés de toute l’assistance, il saisit le bras d’Ivan le Brun. Ivan est surpris, scandalisé. Le prêtre interfère dans la bataille : il doit mourir. Ivan hait Père Arsène. Il n’avait jamais osé le toucher par crainte du reste du baraquement, mais voilà qu’il a maintenant une véritable raison de le tuer.

Ivan s’est arrêté de porter des coups à Alexis et dit : « O.K. pope, c’est la fin de vous deux. D’abord l’étudiant, et ensuite toi. » Un couteau apparaît alors dans ses mains et il se précipite vers Alexis.

Que se passe-t-il ? Personne n’y comprend rien, mais soudain le doux et faible Père Arsène se raidit et frappe Ivan sur le bras d’une façon tellement violente que le couteau lui tombe des mains. Ensuite il pousse Ivan en l’éloignant d’Aliocha. Ivan trébuche, tombe et son visage cogne sur le coin de son lit. Père Arsène se dirige alors vers Alexis en lui disant : « Aliocha, va te laver le visage, plus personne ne te touchera. » Et ensuite, comme si rien ne s’était produit, il retourne au travail.

Chacun est pris de court. Ivan le Brun se lève. Les criminels ne disent pas un mot. Ils comprennent qu’Ivan a perdu la face devant l’entièreté du baraquement. Avec les pieds, quelqu’un essuie discrètement le sang au sol. Le visage d’Aliocha est complètement fracassé, son oreille tordue, un œil fermé et l’autre rouge foncé. Tout le monde se tait. Ils savent que tout était fini pour eux deux, Père Arsène et Alexis. Les criminels vont les massacrer.

Mais les choses prennent une tournure différente, les criminels considèrent les actes de Père Arsène comme audacieux et braves. Bien que tous craignent Ivan le Brun, Père Arsène n’a pas hésité, bien que celui-ci ait tenu un couteau. Ils respectent un homme ne montrant pas de peur. Ils connaissaient déjà Père Arsène pour son amabilité et ses façons inhabituelles ; ils le respectent maintenant pour son courage. Ivan s’est retiré sur son lit et chuchote avec ses amis, mais il réalise qu’ils ne le soutiennent plus. Ils ne sont d’ailleurs pas venus immédiatement à son aide.

Le matin suivant, chacun retourne au travail. Père Arsène s’occupe à entretenir les poêles, les nettoyant et ramassant les cendres sur le sol. Le soir, les prisonniers rentrent de leur travail et soudainement, avant que les baraquements ne soient verrouillés pour la nuit, le surveillant surgit avec divers gardes.

« Attention ! » crie-t-il. Tous les hommes sautent de leurs lits. Ils se tiennent immobiles en rang aligné tandis que le surveillant marche le long des hommes alignés. Arrivé près de Père Arsène, il commence à lui porter des coups. Entre-temps, Alexis est traîné hors du rang par les gardes.

« Prisonniers 18.376 et 281 à la cellule de punition n°1, pour 48 heures, sans nourriture ni boisson, pour infraction au règlement du camp, pour rixe !» crie l’officier. Ivan les a donc dénoncés auprès des autorités. Agir ainsi est considéré par les criminels comme l’acte le plus bas et le plus abject.

La cellule de punition n°1 est une petite maison se trouvant à l’entrée du camp. Dedans se trouvent différentes pièces de confinement solitaire, il y en a également une pour deux personnes. Elle contient une planche étroite comme lit. Cette planche n’est pas plus large que 50 centimètres. Le sol et les murs sont recouverts de feuilles de métal. L’entièreté de la pièce ne fait pas plus que 70 cm sur 1 m 80. À l’extérieur, il fait moins 27° Celsius et il vente, si bien que l’on respire difficilement. Il suffit de mettre un pied dehors pour devenir immédiatement engourdi. Les occupants des baraquements comprennent ce que cela signifie, une mort certaine. En supposant qu’ils seront incapables de demeurer en mouvement, Père Arsène et Alexis seront gelés dans les deux heures. Jamais personne n’a été envoyé dans cette cellule par un tel froid. Les seuls survivants sont ceux qui avaient pu sauter durant seulement 24 heures afin d’empêcher leur sang de geler. Si vous vous arrêtez de sauter, vous gelez. Et il fait moins 27 °C, Père Arsène est un homme âgé, Alexis vient d’être battu, et les deux hommes sont épuisés.

Les surveillants les saisissent tous les deux et commencent à les traîner hors du baraquement. Avsenkov et Sazikov prennent alors le risque de quitter leur rang pour dire à l’officier : « Camarade Officier, ils vont geler à mort par ce temps. Vous ne pouvez pas les expédier dans cette cellule ! » Le surveillant les frappe de façon tellement violente qu’ils sont précipités contre le mur des baraquements. Pour sa part, Ivan le Brun baisse la tête. La peur le saisit lorsqu’il réalise que ses propres copains vont le tuer pour cette raison.

Père Arsène et Alexis sont traînés vers la cellule de punition et poussés à l’intérieur. Ils tombent sur le sol tous les deux, fracassant leurs têtes contre le mur. À l’intérieur, il fait noir comme chez le loup. Père Arsène se lève et dit : « Ainsi, nous voilà ici. Dieu nous a conduits à être ensemble. Il fait froid, Aliocha, et il y a du métal tout autour de nous. »

Ils entendent la porte extérieure se refermer, les serrures se verrouiller, les voix et les pas des gardes s’évanouir. Le froid les saisit et rétrécit leurs poitrines. À travers la petite fenêtre encastrée de barreaux métalliques, la lune envoie un peu de sa lumière lactée dans la cellule.

« Nous allons geler, Père Arsène », murmure Alexis, « c’est à cause de moi que nous allons geler. Nous allons mourir tous les deux. Nous devons continuer à bouger, à sauter de haut en bas, mais il est impossible de continuer ainsi durant 48 heures. Je me sens déjà tellement affaibli, tellement abattu. Mes pieds sont déjà gelés. Il n’y a pas d’espace ici, nous ne savons même pas bouger. Père Arsène, nous allons mourir. Ils sont inhumains, il aurait été préférable d’être fusillés. »

Père Arsène est silencieux. Alexis essaie de sauter, mais ça ne le réchauffe pas. Aucun espoir de résister à pareille température.

« Pourquoi ne dites-vous rien, Père Arsène ? » crie Alexis. Comme si cela vient de très loin, la voix de Père Arsène répond : « Je prie Dieu, Alexis ! »

« Qu’est-ce que prier quand nous allons geler ? » marmonne Alexis.

« Nous sommes ici tout à fait seuls, Alexis. Pendant deux jours, personne ne viendra. Nous allons prier. Pour la première fois, Dieu nous permet de prier à haute voix dans ce camp, à pleine voix. Nous allons prier et le reste sera la volonté de Dieu ! »

Le froid est en train de conquérir Alexis et il est persuadé que Père Arsène perd la tête. Père Arsène est debout, il fait le signe de Croix et prononce calmement certains mots, dans le rayon de la lumière lunaire. Les mains et les pieds d’Alexis sont engourdis et il n’a aucune force dans ses membres. Il gèle et ne se soucie plus de rien.

Père Arsène se tient à présent en silence. Puis Alexis a entendu les paroles de Père Arsène de façon distincte, et il comprend qu’il s’agit d’une prière. Alexis n’a été qu’une seule fois à l’église, par curiosité. Bien que sa grand-mère l’ait baptisé quand il était enfant, sa famille ne croit pas en Dieu. Ils n’ont tout simplement aucun intérêt pour ce qui touche à la religion. Ils ne savent pas ce qu’est réellement la foi. Alexis lui-même est un étudiant, un membre du Komsomol. Comment peut-il croire ? À travers l’engourdissement et la douleur des coups reçus, Alexis entend distinctement les paroles que Père Arsène prononce :

« Ô Seigneur Dieu, aie pitié de nous, pécheurs ! Ô Dieu plein de miséricorde ! Seigneur Jésus-Christ qui à cause de Ton amour est devenu homme pour nous sauver tous ! Par Ta Miséricorde indicible, sauve-nous, aie pitié de nous et conduis-nous loin de cette mort cruelle parce que nous croyons en Toi, Toi notre Dieu et notre Créateur. »

Les paroles de la prière s’écoulent, et dans chacune de ces paroles, il y a l’amour et la confiance la plus profonde en la Miséricorde divine, et une foi inconditionnelle en Lui.

Alexis se met à écouter les paroles de la prière. Il est tout d’abord perplexe, puis il commence petit à petit à comprendre. La prière calme son âme, lui enlève la peur de la mort, et l’unit au vieil homme se tenant à côté de lui.

« Ô Seigneur notre Dieu, Jésus-Christ ! Tu as dit avec Tes lèvres les plus pures que si deux ou trois sont d’accord pour demander la même chose, alors le Père Céleste écoutera leur prière. Oui, Tu l’as dit : là où deux ou trois sont réunis en mon nom, Je me trouve parmi eux. »

Alexis répète ces mots après Père Arsène. Le froid s’empare d’Alexis, tout son corps est engourdi. Il ne sait plus s’il est debout, assis ou couché. Mais soudain, la cellule, le froid, l’engourdissement de tout son corps, sa douleur des coups reçus et sa peur disparaissent. La voix de Père Arsène emplit la cellule, mais est-ce bien là une cellule ? Alexis se tourne vers Père Arsène et est bouleversé. Tout est transformé autour de lui. Une pensée affreuse lui vient à l’esprit : « Je perds la tête, c’est la fin, je suis en train de mourir. »

La cellule est maintenant plus grande, le rayon de lumière lunaire a disparu. Il y a une lumière vive, et Père Arsène est revêtu d’un ornement blanc étincelant, ses mains sont levées et il prie à haute voix. Son vêtement est le même que celui du prêtre qu’Alexis avait vu un jour à l’église.

Les paroles prononcées par Père Arsène sont devenues faciles à comprendre, familières et elles pénètrent directement dans l’âme d’Alexis. Il n’éprouve plus aucune anxiété, ni de souffrance, ni de peur, seulement le désir de ne faire qu’un avec ces paroles, de les comprendre, de se les rappeler pour le reste de sa vie. Il n’y a plus de cellule, ils sont maintenant dans une église. Comment ont-ils abouti à cet endroit ? Et pourquoi y a-t-il quelqu’un d’autre avec eux ? Alexis découvre avec surprise qu’il y a deux personnes assistant Père Arsène. Tous deux sont revêtus des mêmes vêtements lumineux et tous brillent d’une lumière blanche indéfinissable. Alexis ne voit pas leur visage, mais il pressent qu’ils doivent être très beaux.

La prière emplit la totalité de l’être d’Alexis. Alors, il se lève et commence à prier avec Père Arsène. Il fait chaud et il est facile de respirer, la joie emplit son âme. Alexis non seulement répète tout ce que dit Père Arsène, mais il prie avec lui. Il semble que Père Arsène soit devenu un avec les paroles de sa prière, mais Alexis comprend que Père Arsène ne l’a pas oublié et qu’il l’assiste tout le temps, l’aidant à prier. La certitude que Dieu existe et qu’Il est avec eux emplit l’âme d’Alexis. Il voit Dieu dans son âme. Parfois, Alexis se dit que peut-être tous deux sont déjà morts, mais la voix ferme de Père Arsène et sa présence le ramènent sans cesse à la réalité.

Depuis combien de temps ils sont là, il est incapable de le dire, mais Père Arsène se tourne vers lui et dit : « Va Aliochenka, couche-toi, tu es fatigué. Je continuerai à prier et tu m’entendras. » Alexis se couche sur le sol couvert de métal, ferme les yeux et continue à prier. Les paroles de la prière remplissent tout son être : « ...se mettront d’accord pour demander quelque chose, il leur sera donné par mon Père Céleste... » De mille manières, son cœur répond à ces paroles : « rassemblés en mon Nom... » « Oui, oui ! Nous ne sommes pas seuls », pense Alexis de temps à autre et il continue à prier.

Tout est calme et chaud. Soudain, de nulle part, sa mère lui apparaît. Elle le couvre avec quelque chose de chaud. Ses mains lui prennent la tête et elle le presse contre son cœur. Il désire lui parler : « Maman, peux-tu entendre Père Arsène en train de prier ? Je viens d’apprendre que Dieu existe. Je crois en Lui. »

Comme si elle l’a entendu parler, elle lui répond : « Aliochenka ! Quand ils t’ont pris, j’ai également découvert Dieu. C’est ce qui m’a donné la force de vivre. »

Tout ce qui est affreux disparaît, sa mère et Père Arsène sont près de lui. Les paroles de la prière qui lui était inconnue s’allument en lui et réchauffent son âme. Il est important de ne pas oublier ces paroles, de s’en souvenir pour toute sa vie. « Je désire ne jamais être éloigné de Père Arsène, je désire être toujours avec lui », pense Alexis.

Couché sur le sol, aux pieds de Père Arsène, Alexis écoute, à moitié endormi, les belles paroles de la prière. Père Arsène prie, et les autres en vêtements lumineux prient avec lui et le servent. Ils semblent étonnés de la manière dont Père Arsène prie. Père Arsène ne demande plus rien, il glorifie Dieu et Le remercie. Combien de temps cela dure, personne ne peut le dire.

Les seules choses dont Alexis s’est souvenu sont les paroles de la prière, une lumière chaude et joyeuse, Père Arsène en prière, les deux autres en vêtements lumineux, et un sentiment incomparable et immense de chaleur intérieure et de renouvellement.

Quelqu’un cogne la porte, la serrure gelée craque, des voix se font entendre à l’extérieur de la cellule. Alexis ouvre les yeux. Père Arsène prie encore. Les deux êtres en vêtements lumineux le bénissent ainsi qu’Alexis et s’en vont lentement. La lumière aveuglante s’estompe et la cellule redevient finalement obscure, froide et sombre.

« Debout, Alexis ! Ils viennent pour nous ! » dit Père Arsène.

Alexis se lève. Le chef du camp, le médecin, le chef principal du secteur spécial et le Major font leur entrée. Quelqu’un derrière la porte dit :

« Ceci est inexcusable - quelqu’un devrait rapporter cela à Moscou. Nous savons comment ils vont examiner cela. Des cadavres gelés - ce n’est pas la manière moderne. »

Dans la cellule, un vieil homme se tient debout dans une veste rapiécée ainsi qu’un jeune homme dans des vêtements déchirés avec un visage meurtri. Les visages sont paisibles et leurs vêtements recouverts d’une épaisse couche de gel.

« Ils sont vivants ? Comment ont-ils survécu ici pendant deux jours ? » demande le Major avec étonnement.

« Nous sommes vivants, Monsieur » dit Père Arsène. Chacun regarde l’autre avec surprise.

« Fouillez-les. » « Sortez ! » crie l’un des surveillants.

Père Arsène et Alexis sortent de la cellule. Les surveillants enlèvent leurs gants et commencent à les tâter. Le médecin enlève également les gants, met la main sous les vêtements de Père Arsène et d’Alexis, et il se dit : « Surprenant ! Comment ont-ils pu survivre ? C’est vrai, toutefois, ils sont chauds. » Le docteur pénètre dans la cellule, regarde tout autour et demande : « Qu’est-ce qui vous a gardé au chaud ? »

« Notre foi en Dieu et la prière », répond Père Arsène.

« Ce sont simplement des fanatiques. Renvoyez-les directement aux baraquements », dit un des surveillants d’une voix irritée.

Pendant qu’il s’éloigne, Alexis entend quelqu’un disant : « C’est surprenant. Dans ce froid, ils n’auraient pas pu vivre plus de quatre ou cinq heures. C’est incroyable en considérant qu’il fait moins 27°C à l’extérieur. Vous, les surveillants, vous avez sûrement eu de la chance. Leur mort aurait pu avoir de fâcheuses conséquences pour vous. »

Le baraquement les a regardés comme s’ils venaient de ressusciter des morts. Chacun leur demande : « Qui vous a sauvés ? » Ils répondent tous deux : « Dieu nous a sauvés. »

Ivan le Brun est transféré vers un autre baraquement quelques jours après. Il a été tué une semaine plus tard par une roche qui est tombée sur lui. Il est mort dans une douleur atroce. La rumeur rapporte que ce sont ses propres amis qui ont fait chuter le rocher.

Alexis est devenu un homme nouveau, comme s’il était né à nouveau. Il suit Père Arsène autant que possible et demande à chacun tout ce qu’il connaît à propos de Dieu et des offices orthodoxes.

Ce récit a été rapporté par Alexis et confirmé
par différents témoins qui vivaient alors dans le baraquement.





Shalom, Salam, Shanti, . . . . . . lamadelama

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_________________
La vérité est la lumière de feu que te dicte ton coeur.
"Shanti-Om"


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 09:48    Sujet du message: Sainteté, ''Père Arsène''..

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