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Ecologie :
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damejane
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Inscrit le: 14 Aoû 2008
Messages: 6 013

MessagePosté le: Sam 13 Mar 2010 - 16:45    Sujet du message: Ecologie : Répondre en citant

.

Grosse fuite de Méthane dans l'atmosphère.‏  




 



Grosse fuite de méthane dans l'atmosphère depuis l'Arctique
Le fond de l'océan Arctique libère du méthane, un puissant gaz à effet de serre, à un rythme plus élevé que ne le pensaient les experts, ce qui pourrait aggraver le réchauffement climatique, selon une étude publiée jeudi dans la revue Science.

"Cette découverte met en évidence une source de méthane importante mais jusqu'ici négligée provenant du permafrost (le sol gelé en permanence) situé sous l'eau, plutôt que sous les terres", écrivent les auteurs de l'étude, qui soulignent que "ces émissions risquent d'avoir à l'avenir un effet dramatique sur le réchauffement climatique".

Cette équipe de recherche internationale sous la direction de Natalia Chakhova et Igor Semiletov, de l'université de Fairbanks en Alaska, a étudié entre 2003 et 2008 les eaux du plateau arctique de Sibérie orientale, qui couvrent plus de deux millions de km2 dans l'océan Arctique.

De précédentes études effectuées en Sibérie s'étaient plutôt concentrées sur le méthane s'échappant sous l'effet du dégel du permafrost situé sur le continent.

Les scientifiques ont en effet longtemps considéré que le permafrost situé sous l'océan Arctique constituait une barrière infranchissable pour le méthane, un gaz dont l'effet de serre est trente fois supérieur à celui du CO2. Mais les observations de l'équipe de l'université de Fairbanks montrent que le permafrost sous-marin est perforé et laisse échapper de grandes quantités de méthane. (belga)




04/03/10 20h03

http://www.7sur7.be/7s7/fr/2625/SOS-Planete/article/detail/1075799/2010/03/…
_________________
La vérité est la lumière de feu que te dicte ton coeur.
"Shanti-Om"


Dernière édition par damejane le Mar 16 Mar 2010 - 13:19; édité 1 fois
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MessagePosté le: Sam 13 Mar 2010 - 16:45    Sujet du message: Publicité

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damejane
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Inscrit le: 14 Aoû 2008
Messages: 6 013

MessagePosté le: Sam 13 Mar 2010 - 23:10    Sujet du message: Ecologie : Répondre en citant

.

La maison d'alzaz
1 mars 2010

Les facteurs écologiques abiotiques


http://lamaisondalzaz.com/2010/03/01/les-facteurs-ecologiques-abiotiques/

_________________
La vérité est la lumière de feu que te dicte ton coeur.
"Shanti-Om"


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damejane
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Inscrit le: 14 Aoû 2008
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MessagePosté le: Mar 16 Mar 2010 - 00:47    Sujet du message: Ecologie : Répondre en citant

.

Exercice philosophique sur l'écologie‏.‏






[SOS-discussions]
Exercice philosophique sur l'écologie‏
De : terresacree@googlegroups.com au nom
de Lo2bo (bleuverterre@club-internet.fr)
Envoyé : mar. 09/03/10 01:45
À : Le cercle d'échange d'idées au coeur de SOS-planete
(terresacree@googlegroups.com)
À : damejane




Longue et passionnante analyse des deux conceptions de l'écologie:
L'écologie profonde qui remet en question le fonctionnement de nos
sociétés et l'écologie superficielle qui cherche les aménagements
possibles pour préserver le système et l'environnement, la chèvre et
le chou..
.

Arne Næss et la deep ecology: aux sources de l’inquiétude écologiste

Source : http://revuedeslivres.net/articles.php?idArt=509&PHPSESSID=7952912654da909c6a19774dc30a24af

Par Fabrice Flipo

L’« écologie profonde » a en France une réputation sulfureuse.
Pourtant, à y voir de plus près, et à lire les textes de son
fondateur, Arne Naess, les accusations d’antihumanisme ou de
mysticisme qui ont fusé contre elle paraissent pour le moins peu
fondées. Mais il est vrai que contester l’extériorité de l’homme à la
nature implique de remettre en question plus d’un dogme de la «
modernité ».

Ce livre constitue la première traduction en français du philosophe
norvégien Arne Naess. Derrière ce nom aux consonances inhabituelles se
cache le fondateur de la deep ecology, ce courant de pensée que Luc
Ferry, dans Le Nouvel Ordre écologique(1992), avait situé dans la
filiation directe du nazisme : « l’écologie nazie établit comme par
avance un lien entre l’esthétique du sentiment et ce qui deviendra
plus tard le thème central de l’écologie profonde, à savoir l’idée que
le monde naturel est en lui-même digne de respect, indépendamment de
toute prise en considération des êtres humains » (p. 156). D’après
Ferry, l’écologie profonde se caractérise par son « biocentrisme » :
elle fonde son éthique sur la nature, qu’elle élève au statut de sujet
de droit. Être biocentrique, c’est vouloir déterminer la place de
l’être humain et son action en fonction d’un ordre naturel préétabli,
celui des écosystèmes.

À l’encontre de cette pensée, Ferry propose une autre écologie (Ibid.,
p. 26-28), qui se réclame au contraire de l’anthropocentrisme et
considère que la nature « n’est que ce quienvironnel’être humain, la
périphérie, donc, et non le centre ». Pour Ferry, l’écologie profonde
n’est pas un épiphénomène, c’est un courant qui va de l’extrême droite
à l’extrême gauche et regroupe tous ceux qui critiquent la
technologie, l’innovation, l’idée que l’être humain est un être d’«
antinature » : « la haine des artifices liés à notre civilisation du
déracinement est aussi lahaine de l’humain comme tel » (p. 33). On
mesure la gravité de l’accusation.

Les écologistes se sont défendus, à l’instar d’Alain Lipietz (Qu’est-
ce que l’écologie politique ?Paris, La Découverte, 2003), d’avoir un
quelconque rapport avec l’écologie profonde. Par ailleurs, des
politologues ont montré que les associations de protection de la
nature venaient plutôt du monde scientifique et que les partis
écologistes étaient issus principalement des classes moyennes urbaines
et réformistes votant à gauche (Guillaume Sainteny, L’Introuvable
Écologisme français, Paris, PUF, 2000 ; Les Verts, Paris, PUF, coll.
Que sais-je ?, 1992). Des philosophes ont montré que l’écologie
profonde était un mouvement américain, sans enracinement en France
(Catherine & Raphaël Larrère, Du bon usage de la nature, Paris,
Flammarion, 1998). Mais les accusations ont continué, nombreuses,
véhémentes, venant de droite (Dominique Bourg, Les Scénarios de
l’écologie, Paris, Hachette, 1996) comme de gauche – les accusations
contre le courant de la décroissance (Jean-Marie Harribey, La
Décroissance, Encyclopédie Universalis, 2009) n’étant que le dernier
avatar de cette fronde des « modernes progressistes » contre des
réactionnaires antihumanistes qui s’ignoreraient.

L’épouvantail de la deep ecology a durablement paralysé le débat sur
l’écologie en France. Parler d’écologie, c’était forcément être
écologiste, et être écologiste, c’était être contaminé par des peurs
irrationnelles ancrées dans un antihumanisme militant. Il y avait donc
une certaine urgence à avoir accès en France aux écrits fondateurs
d’Arne Naess, afin de pouvoir juger par soi-même de ce courant dont
personne ne se réclame et que tout le monde dénonce. Le contexte est
favorable, puisque les opposants aux écologistes ne peuvent plus nier
la réalité de la crise écologique, celle-ci étant attestée par de
multiples rapports d’experts qu’il devient difficile d’invalider en
les taxant de militantisme.

À entendre les critiques, on s’attend à voir Arne Naess sous les
traits des jeunes activistes d’Earth First ! qui s’attaquent aux
machines de chantier pour empêcher la déforestation, ou des militants
du Front de libération animale – pour reprendre les exemples pris par
Ferry lui-même. On est vite déçu, ou rassuré, c’est selon. Arne Naess,
né en 1912 et décédé récemment (2009), fut philosophe de profession et
un temps proche du Cercle de Vienne, plus connu pour son rigorisme
logique que pour ses excès sentimentaux. Il obtint la reconnaissance
de ses pairs et même de sa nation (plusieurs décorations) pour ses
travaux sur la logique, la sémantique et la sociologie des sciences.
Il fut aussi le fondateur de la revue Inquiry, dont la respectabilité
n’a jamais été mise en défaut. Sur le plan politique, il sera tout
aussi difficile de lui faire endosser le portrait convenu. Naess a été
un pacifiste actif, dans le sillage de la désobéissance civile de
Gandhi et de Thoreau. Il a fait partie des citoyens qui ont résisté au
totalitarisme nazi pendant la seconde guerre mondiale. Que ce soit sur
le plan professionnel ou sur le plan de ses engagements, le personnage
n’a donc rien d’un « martyr de Gaïa », prêt à sacrifier sa vie et
celle des autres pour sa divinité, comme d’autres seraient des « fous
de Dieu ».

Le texte, ensuite. À lire les mises en garde de Luc Ferry, on s’attend
à trouver un texte brûlant, de l’ordre de Mein Kampf, faisant
l’apologie d’une « Terre-Mère » à laquelle les humains devraient
inconditionnellement se soumettre. Il n’y a rien de tel. Le texte est
apaisé, apaisant, modeste et en quête de justice, de sens, plus que de
pouvoir et de victoire.

Gestion de l’environnement ou critique des valeurs du système
productif moderne ?


Pour résumer son propos à l’extrême, Naess affirme que la situation
est grave et que notre savoir, pour l’appréhender, est limité. Face à
cela deux attitudes sont possibles. La première cherche à protéger les
ressources naturelles – à « protéger la nature ». C’est la « shallow
ecology », l’écologie « superficielle ». Elle est condamnée à échouer,
et cela parce qu’elle ne s’en prend pas aux valeurs qui ont rendu
possible – et entretiennent – la dévastation. Elle constitue une
technique « end-of-pipe » (la pollution est traitée à l’aval du
processus de production industriel), condamnée à ne faire que ralentir
les dégâts, sans infléchir les tendances.

En bon pacifiste, Naess cherche à trouver une issue qui réduise la
violence, il cherche la réconciliation. Il faut donc une issue
positive, qui ne conduise pas à la « restriction » mais à
l’épanouissement de toutes et de tous. Et s’il cherche une telle
issue, c’est parce qu’il estime que l’environnementalisme
gestionnaire, réformiste, non seulement ne résoudra rien, mais finira
par devenir autoritaire. Cette autre voie, Naess la nomme « écologie
profonde » pour la première fois dans un texte de 1973. Elle consiste
à substituer « l’Homme-dans-la-nature » à « l’Homme-dans-
l’environnement ». On ne saurait s’opposer plus nettement à la
position de Luc Ferry. Ce passage s’obtient, selon Naess, par
l’engagement dans un questionnement existentiel, dans une quête de
sens, par laquelle l’individu se défait des valeurs anciennes et fonde
de nouvelles valeurs – ce que Nietzsche aurait appelé une
transvaluation. Ce cheminement est personnel, d’où l’insistance de
Naess à expliquer que ce qu’il propose n’est que son propre
témoignage.

Un premier mérite de cette traduction est donc de mettre en lumière
les simplifications grossières dont la deep ecology a pu faire
l’objet. Elle remet un peu de réalité dans un débat dans lequel
l’anathème et la condamnation passaient pour des arguments critiques
de haute volée. Il n’y a pas, d’un côté, Ferry l’humaniste et, de
l’autre, Naess le nazi, mais, d’un côté, Ferry qui soutient que
l’écologie profonde est autoritaire, antimoderne et antihumaniste,
qu’elle est une écologie de restrictions, à laquelle il oppose une
écologie d’innovation et de liberté, et, de l’autre, Naess qui formule
les mêmes accusations, mais à l’endroit de l’écologie superficielle,
laquelle correspond plus ou moins à la position de Ferry. Où se
trouvent réellement les menaces pour la liberté ? C’est tout l’enjeu
d’un débat qui peut enfin avoir lieu.

Développons un peu la position de Naess. En quoi l’environnementalisme
tendrait-il à devenir autoritaire, tout d’abord ? Naess répond : parce
qu’il dénie ses contradictions internes et encourage d’un côté ce
qu’il interdit de l’autre, générant de ce fait des tensions internes
toujours plus fortes – ces tensions se manifestant, à l’échelle
individuelle, par des contraintes antinomiques – un « double bind »
ouvrant la voie à l’absurde et à l’arbitraire. Plus concrètement,
l’environnementalisme est un mouvement qui se spécialise dans la mise
en place et le respect de devoirs envers la nature mais s’abstient de
toute critique à l’endroit du travail, de la recherche de profit, de
la quête de bien-être matériel et de la science moderne, qui restent
des activités quasiment inchangées en termes de poids social,
politique et économique. Sommé de se conformer à l’impératif « moderne
» de toujours plus produire et consommer, tout en étant sommé de
respecter la nature, et donc de consommer moins, l’individu est
progressivement pris dans un étau d’exigences contradictoires.

La technologie est-elle la solution ?

Comment Ferry fait-il pour résoudre cette tension ? En affirmant
qu’elle n’existe pas. La solution, pour Ferry, c’est la technologie.
C’est elle qui permet de consommer plus (monétairement parlant) tout
en consommant moins (écologiquement parlant). C’est « la croissance
verte ». Et en cela il est suivi par Claude Allègre (Ma vérité sur la
planète, Paris, Plon, 2007), Bjorn Lomborg (L’Écologiste sceptique,
Paris, Le Cherche-Midi, 2004), etc., qui sont tous à la fois des
pourfendeurs des écologistes militants et des apologues de la
technologie.

Que se passerait-il si la technologie ne trouvait pas ? Si l’on
accepte les positions de Ferry, cela signifierait, sur un plan
économique, que les rendements ne seraient plus croissants, qu’il n’y
aurait plus « d’opportunités », plus d’échanges « gagnant-gagnant ».
Le chômage augmenterait, tout comme les inégalités. La mobilité
sociale serait stoppée. La société civile économique serait figée,
tous les marchés étant stabilisés, sans possibilité d’expansion ni de
déplacement. Sur un plan politique, ce serait la fin du capitalisme ;
sur un plan géopolitique, la fin de l’expansion du « gâteau » matériel
– et donc l’exclusion durable, sinon éternelle, de la plus grande
partie de l’humanité, et cela pour des raisons totalement
indépendantes de leur culture, de leur intelligence, de leur mérite ou
de leur volonté. Les centaines de millions de personnes qui aspirent à
la modernité en seraient exclues. Cela n’est évidemment pas
acceptable.

Face à la crise écologique, Ferry en appelle donc non pas à moins,
mais à plus de technologie, et il se montre confiant dans ses pouvoirs
de venir à bout de ce nouveau défi. Or l’argument de Naess est que la
technologie, loin de supprimer ou à la rigueur d’atténuer les
problèmes et les pressions, ne fait que les déplacer. Elle déplace les
émissions de CO2 en faisant de la Chine l’atelier du monde et de la
Suisse un champion du tertiaire ; elle déplace les pressions en
mettant sur le marché des agrocarburants qui sont censés remédier à la
rareté en combustibles, mais qui contribuent en réalité à raréfier
encore un peu plus les terres nourricières.

Naess affirme que la technologie est incapable de fournir une
solution : elle ne l’a jamais fait, et rien n’indique qu’elle le fera
demain. L’impossibilité matérielle d’une universalisation du style de
vie « moderne » (au sens de Ferry) démontre que les valeurs qui lui
sont sous-jacentes ne sont pas universelles. La modernité, entendue
comme un style de vie orienté par le souci d’un développement maximal
de la technologie, qui implique la croissance comme moyen de
l’émancipation, n’est pas moderne, selon ses propres critères. Cette
modernité-là n’est pas moderne car elle n’est pas universalisable.
L’universel devrait être redéfini, ce qui implique de repenser
l’individualisme, l’échange, les choix techniques, etc. On mesure la
révolution. Naess reprend en quelque sorte, à nouveaux frais,
l’accusation de « formalisme » autrefois proférée par Marx à l’endroit
de la société bourgeoise, pointant ainsi l’écart existant entre les
droits formels et les droits réels.

Le décor est de mieux en mieux planté. D’un côté, l’écologie « moderne
» qui entend résoudre la crise environnementale avec les mêmes moyens
que ceux qui ont servi à « dominer la nature », de l’autre, une
écologie qui estime que l’enjeu du conflit est la modernité elle-même,
du moins la modernité des écologistes « modernes » – car bien que
Naess s’en désintéresse, il y a bien entendu une autre définition
possible de la modernité et des Lumières : au XVIIIe siècle, on
n’imaginait pas de société fondée sur un régime de croissance
constante, par exemple ; il faut attendre le XXe siècle pour que
l’idée qu’il puisse y avoir des limites à la croissance devienne
inacceptable. Tous les économistes classiques du XIXe siècle ont ainsi
inclus dans leur réflexion la question des limites, certains pour en
déduire la nécessité du partage, d’autres, tels Malthus, pour défendre
la part exorbitante des riches en prônant la limitation de la
population.

Plusieurs arguments qui vont dans le sens de Naess sont connus de
longue date des écologistes. Quand on examine ce qu’il en est d’autres
sociétés, les faits sont là : aucune société à faible impact
écologique n’a laissé libre cours à la passion économique ni n’a connu
d’expansion technologique illimitée. Ensuite, d’innombrables études
montrent que des sociétés « primitives » sont capables de gérer
convenablement et durablement leur environnement, et cela en l’absence
totale de « science moderne » – voir par exemple Robert Wade (Village
Republics, The World Bank, 1988) ou P. S. Ramakrishnan (Ecology and
Sustainable Development, Inde, National Book Trust, 2001). Le dernier
prix Nobel d’économie (2009) a même été décerné à une chercheuse
(Elinor Ostrom) qui démontre en creux que l’absence de modernité n’est
pas un obstacle rédhibitoire à une gestion durable de
l’environnement.

On se gardera bien sûr d’en faire une règle générale, comme si «
primitif » devait équivaloir à « écologique » – l’exemple de
l’évolution suicidaire de la civilisation de l’île de Pâques est de
notoriété publique. Il reste que « science moderne » ne peut plus être
synonyme de « domination de la nature ». Au contraire la crise
écologique globale que nous connaissons aujourd’hui est directement
liée à la « modernisation », qui s’accompagne universellement de la
destruction de l’environnement et de risques majeurs tels que le
nucléaire, l’épuisement des ressources ou le changement climatique.
Aucun pays « moderne » n’a de faible empreinte écologique – aucun.
L’écologie démontre que l’universalisabilité de la modernité est
devenue hautement problématique – sinon impossible. Et cela alors que
rien, concrètement, n’indique que « la technologie » soit capable de
trouver une solution : au contraire, un examen attentif des débats en
cours montre que nombre d’ingénieurs, se sentant démunis, en appellent
désormais à un « changement de comportement ».

Au fil de la lecture des arguments de Naess, la posture de Ferry
s’avère problématique, à l’aune des critères mêmes de la modernité.
Son insistance sur le fait que des solutions « technologiques » ne
sauraient manquer d’advenir, et cela en l’absence de tout argument
matériel sérieux de sa part, semble relever plus de la foi que de la
raison éclairée. Pour Naess, la technologie est le fétiche moderne,
l’élément sacré, magique qui permet d’éviter une remise en question
des valeurs de la modernité. Ferry semble en effet avoir deux poids et
deux mesures. La « prudence » kantienne qu’il défend dans d’autres
ouvrages à l’endroit de l’homme (Philosophie politique, Paris, PUF,
2007), notamment dans le domaine de la santé, semble ignorée lorsqu’il
s’agit de technologie : les critiques formulées à l’encontre du
nucléaire et des OGM, par exemple, sont renvoyées sans arguments au
rang de peurs irrationnelles, comme si les mettre en question était
par principe inadmissible.

Les droits-participation qu’il met au coeur des droits de l’homme,
avec son ami Alain Renaut, semblent devoir passer à la trappe quand il
s’agit de « la » « raison » technologique, qui ne semble pas pouvoir
être arrêtée, étant l’incarnation du Vrai, qu’il vienne de la science
ou des procédures établies. Les contestataires peuvent bien avoir
l’opinion et une bonne partie des élus locaux pour eux, il est hors de
question de les prendre au sérieux : les OGM passeront, ils sont «
modernes ». Pour Naess, ceci démontre que les procédures démocratiques
sont devenues une mascarade élaborée par ces nouveaux « corps
intermédiai-es » que sont les entreprises géantes ou les corps de
technocrates. La possibilité du choix est exclue. S’il y a une
confusion entre fait et valeur, pour Naess, elle réside ici : dans le
fait de croire, ou de faire croire, comme le fait Ferry, que la
technologie est neutre, qu’elle n’est que de la science appliquée, et
que le marché consacre la liberté du consommateur. Pour Naess, la
technologie, la foi dans la technologie et la foi dans les procédures
du marché tel qu’il existe (et non sous sa forme idéale) résultent
directement d’un style de vie – qu’il est devenu urgent de changer.

Cette analyse explique pourquoi « le changement de comportement » que
certains ingénieurs appellent de leurs voeux est si difficile. La
fable de la souveraineté du consommateur cache la domination de ce
qu’Alain Gras appelle les « macrosystèmes techniques » (Alain Gras &
Sophie L. Poirot-Delpech, Grandeur et Dépendance, Paris, PUF, 1993)
qui contraignent de façon massive les choix individuels. Ainsi EDF a-t-
elle réussi pendant des décennies à bloquer le développement des
énergies renouvelables, et ce uniquement par la lourdeur de ses
procédures administratives. Les énergies renouvelables, pour
poursuivre avec cet exemple, ne relèvent pas d’un choix individuel :
elles impliquent l’existence de réparateurs, d’installateurs, etc.,
bref de toute une organisation qui dépend aussi de procédures
réglementaires, sur lesquelles EDF et la technocratie ont la main
haute.

C’est sur ces « détails techniques » qu’un premier biais intervient :
théoriquement, le choix est possible mais en pratique il ne l’est pas.
Un second biais se fait dans l’analyse de ce qu’est un « style de vie
». Mary Douglas, la première (De la souillure, Paris, Maspero, 1971 –
éd. originale 1966), a montré qu’un « style de vie » n’est pas
seulement une question de « modes de production et de consommation »,
comme le suggère le vocabulaire technocratique, mais d’évolution
culturelle, de changement de valeurs – c’est-à-dire de priorités
collectives. Choisir le bio plutôt que la nourriture industrielle,
vivre sous un tipi plutôt qu’en HLM suppose non seulement des
politiques publiques, mais aussi des jugements de valeur. Le bio est
moins « productif », au sens économique, que l’agriculture
industrielle. Le tipi échappe au pouvoir des grands bétonneurs. Ainsi
la modernité contraint-elle, sous couvert de liberté, les styles de
vie possible, en jetant l’opprobre sur certains d’entre eux, pourtant
plus écologiques. Il revient sans doute à Ivan Illich d’avoir
développé dans le détail la manière dont se manifestent ces limites,
qui sont généralement déniées par les Modernes (Ivan Illich, OEuvres
complètes, Tomes 1 et 2, Paris, Fayard, 2004, 2005).

Tu n’adoreras qu’un seul dieu, la Modernité

L’écologiste défend des choix que la « modernité » interdit, voilà le
scandale. Dans la modernité tous les choix sont possibles pourvu
qu’ils ne soient ni antidémocratiques ni contraires à la croissance
économique – et donc pourvu qu’ils soient favorables à l’expansion
technologique. Sûr de ses points d’appui, le Moderne ne sait pas plus
dialoguer avec l’écologiste qu’il ne sait le faire avec le « primitif
» ou avec le prémoderne : la diversité dont cet « Autre » est porteur
excède ce que son « pluralisme » peut admettre. Il se sent obligé de
lui dénier toute réalité, de le renvoyer à la superstition, et
éventuellement de s’efforcer de lui apporter la lumière. La « Terre-
Mère », par exemple quelle foutaise ! En affirmant cela, le Moderne ne
prend pas du tout le temps de savoir s’il n’a pas fait une erreur
d’interprétation, de traduction. Il ne se demande pas s’il n’y a pas
quelque chose d’étonnant à ce que le concept de « force », par exemple
soit utilisé à la fois dans le domaine de la physique et dans le
domaine des sports : un étranger ne pourrait-il pas interpréter cette
polysémie comme le signe d’un « animisme » ? Quel est le sens exact du
concept de « Terre-Mère » ? L’accusation d’« animisme » ne permet-elle
pas avantageusement de maintenir la vie non humaine au statut de pur
instrument ?

Le Moderne ne voit pas non plus que le style de vie, moderne ou pas,
est toujours une cosmologie: il dépend de thèses sur nos relations à
la nature. Définir l’humain comme un être « antinature » constitue une
thèse sur l’Être et non une absence de thèse : dans cette cosmologie,
l’individu se rapporte à la nature par le travail et il en résulte des
effets externes positifs, via la main invisible et les rendements
croissants, qui apportent le progrès. L’idée que c’est « la liberté »
et « la science » qui apportent le progrès n’explique pas pourquoi il
est si difficile de remplacer le pétrole – ni pourquoi nous nous
sommes rendus si dépendants d’une ressource épuisable. La voie
réformiste qui entend gérer les « effets externes » négatifs au niveau
de l’État ne peut rien dire des conséquences de la crise écologique
sur la rationalité individuelle. Confiant tout le problème aux experts
plutôt qu’à la démocratie, c’est elle qui fait le lit d’une société
écototalitaire – à moins que la technologie ne trouve une « solution
». La violence avec laquelle sont traitées les critiques de la
technologie – aussi modérées soient-elles – indique suffisamment où se
trouve le sacré moderne. L’alternative que Naess a choisie est de
penser au contraire une voie vers une rationalité « écologiste », une
rationalité qui ne se rapporte plus à la nature par la seule médiation
du travail – et donc ne s’en remet pas uniquement à la technologie.
Cette voie remet en question aussi bien le libéralisme que le marxisme
classique.

La voie explorée par Naess se situe dans la perspective d’un
enrichissement de nos vies et non d’une restriction, le philosophe
norvégien refusant d’identifier la richesse à la seule richesse
matérielle. Le but de ce livre n’est pas de tracer un programme
politique, ni un plan pour les experts, il est d’amener le lecteur à
se demander si sa relation au monde le nourrit ou l’appauvrit – et si
elle l’appauvrit, de choisir celle qui le nourrit et le fait grandir.
Rechercher l’authenticité, c’est chercher à acquiescer à ce qui est,
ne pas se cacher la réalité. Or nous vivons dans un état de tension,
partagés entre une activité professionnelle qui détruit
l’environnement et un mode de vie qui essaie de le protéger, par
exemple. Naess cherche à inspirer le courage de vivre en cohérence
avec ce qui est vraiment important pour nous. Il demande à son lecteur
qu’il ou elle se pose réellement cette question, qu’il ou elle
l’expérimente en dehors des réponses toutes faites et de la contrainte
de la normalité. Qu’il ou elle ose choisir des chemins plus difficiles
que la carrière et le métro-boulot-dodo, le pavillon et deux voitures
dans le garage. Pour Naess, ce questionnement, qui est de l’ordre de
la sagesse, est le seul qui puisse conduire à des changements radicaux
de styles de vie, par exemple à la simplicité volontaire. Et pour lui
ces changements sont un préalable à toute action collective et
politique.

« Religion » ou éthique de vie ?

Nous voici devant la seconde raison du scandale provoqué par Naess. Ce
souci de cohérence et d’unité dont il parle, Max Weber l’a caractérisé
comme « religieux » (Max Weber, Sociologie de la religion, Paris,
Champs-Flammarion, 2006). En introduisant dans le débat public des va-
leurs réputées religieuses, et donc privées, comme la pauvreté
volontaire, Naess et la deep ecology ne pouvaient que choquer Ferry et
les « Modernes », qui ont cherché à les disqualifier en assimilant ce
religieux aux guerres de religion et donc à la violence – idée que
viendraient conforter les actes de mouvements comme Earth First ! Avec
l’écologie, nous « reviendrions » à l’époque métaphysique, à la
superstition ; la séparation de l’Église et de l’État serait en
danger.

Ce second scandale mérite qu’on l’analyse de près. Observons tout
d’abord que la deep ecology n’a pas eu de succès en France, ainsi que
nous le rappelions au début de ce texte. Laisser penser que
l’écologisme français est fondé sur une proximité vis-à-vis de la
nature sauvage et sur le « sentiment océanique » dont parle Arne Naess
(notamment dans « Simple in Means, Rich in Ends », in G. Sessions
(dir.), Deep Ecology for the 21st Century, Boston, Shambhala, 1995)
est sociologiquement erroné. Qu’on le regrette ou pas, l’écologisme
français est laïc et rationaliste, à la française (à nouveau, voir
Guillaume Sainteny, Les Verts, op. cit., ou Dominique Simonnet,
L’Écologisme, Paris, PUF, 1979). La deep ecology est un phénomène
anglo-saxon ; il s’est développé dans des pays où le clivage religieux/
séculier est très différent de ce qu’il est en France. Le président
des États-Unis jure sur la Bible, il tolère l’existence de styles de
vie tel que celui des Amish, une communauté chrétienne anabaptiste qui
s’est volontairement figée à un état antérieur de l’évolution
technologique et n’en continue pas moins de prospérer, en termes
d’effectifs. Le Royaume-Uni est une théocratie, il possède une Église
d’État, tout comme la Norvège dont Naess est originaire. L’accusation
portée par Ferry tombe donc en grande partie quand il s’agit de
l’écologisme français. Et cela, Ferry aurait pu le savoir s’il ne
s’était pas contenté de regarder l’écologisme national au travers
d’une littérature anglo-saxonne. Ce biais a commodément pollué le
débat sur l’écologie.

Mais si ce biais n’a pas empêché le succès de sa critique, c’est aussi
parce que Ferry a en partie raison. Pourquoi ? Revenons à Weber. Ce
dernier étendait la définition du religieux à toutes les formes
d’éthiques de vie, y compris celles qui ne sont pas caractérisées par
la croyance en des dieux ou un au-delà. Or ce que Naess dénonce, chez
les Modernes, ce n’est pas leur injustice, mais leur foi dans la
technologie et dans leur science – en un mot : leur style de vie. Le
débat que Naess et l’écologisme ouvrent, en France, est celui de la
ligne de partage entre religieux ou non-religieux – et cela des deux
côtés, contrairement à ce que Ferry estime, car la foi dans la
technologie ne semble pas plus justifiable de preuves empiriques,
quant à la vie bonne et à l’universalisme, que le bouddhisme.

Naess inclut dans le domaine séculier des éthiques de vie qui
rejettent la foi dans le marché et la technologie, ce que la Modernité
à la Ferry a neutralisé et exclu en le rejetant dans le domaine du «
religieux », du privé – ce qui avait notamment pour intérêt de
l’empêcher de s’organiser. Ce débat, qui n’est pas l’objet de Naess
mais celui que soulève la lecture de Naess par le public français, est
tout à fait d’actualité. Il gagnerait à être posé comme tel si l’on
veut éviter que l’écologisme ne soit détourné par des traditions
authentiquement obscurantistes, capables de profiter des risques
majeurs engendrés par la technologie. Naess, lui, ne fait pas partie
de ces nouveaux prophètes. Malgré le succès de la deep ecology dans
les pays anglo-saxons il a toujours suggéré à chacun de trouver sa
voie propre, il a d’ailleurs pris le soin de désigner sa propre voie
par un nom propre, « l’écosophie T ». Il n’a jamais appelé à établir
un gouvernement de sages.

Gestion centralisée vs autonomie

Si l’on prend Naess au sérieux et que l’on considère que le « style de
vie » écologiste sort des possibles modernes, mais sans relever pour
autant de la « religion » comprise en un sens kantien comme ce qui
n’est pas susceptible de preuve empirique, alors s’explique un
troisième aspect du scandale provoqué par Naess. Le fait de vouloir
agir en situation d’incertitude (« notre savoir est limité») est aussi
un appel à agir en dehors des cadres gestionnaires et réformistes que
Ferry appelle de ses voeux. Des travaux de sociologie récents montrent
à quel point le consommateur, à l’époque de la « société du savoir »,
n’a que peu de connaissance des impacts de son mode de vie sur
l’environnement. Les critères choisis sont donc ceux qui sont
accessibles dans une écologie vulgarisée : consommer moins, simplifier
sa vie, respecter les autres formes de vie, etc.

Tout ceci est faisable à l’échelle individuelle, maintenant, sans
attendre les immenses solutions coordonnées que les autorités
appellent de leurs vœux, car elles renforceraient encore leur
pouvoir. Et c’est efficace : lorsque les écosystèmes sont moins
perturbés, lorsque les espèces non-humaines sont acceptées, les
sociétés sont plus soutenables sur le plan écologique. Mais cela
implique d’élaborer ses propres critères, hors des cadres officiels.
Naess appelle ainsi à agir en dépit des résistances de la classe
politique et des experts de l’État, qui ont intérêt à maintenir
l’ordre existant. Naess est donc coupable d’anarchisme, dont Ferry et
Renaut considèrent qu’il est porteur de « présupposés totalitaires
» (Philosophie politique, op. cit., p. 537). Sociologiquement, Ferry a
raison, cette fois : dans l’écologisme français, en effet, la
composante libertaire est forte. L’anarchisme étant « l’organisation
moins le pouvoir » (Daniel Colson, Petit lexique philosophique de
l’anarchisme, Paris, Le Livre de poche, 2001), il est assez cohérent
que Naess parle d’organisation (du monde) mais pas de pouvoir, sinon
pour le critiquer. Le problème réside dans la disqualification de
l’action politique individuelle dont est porteuse l’accusation de «
totalitarisme » formulée à l’encontre de l’anarchisme et de la
mouvance libertaire. Hors des procédures officielles, point de salut ?
Mais une telle perspective ne se confond-elle pas avec une défense de
l’ordre existant ?

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MessagePosté le: Mar 16 Mar 2010 - 13:24    Sujet du message: Ecologie : Répondre en citant

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Parlez-vous écolo ?‏






A chaque mode son vocabulaire. Quelques indications pour vous y retrouver.

-Empreinte écologique. C'est l'impact écologique global d'une activité humaine.

Concept récent, il se mesure en hectares (pour une personne ou une collectivité) et détermine l'ordre de grandeur de la surface de la terre utilisée par chacun pour vivre. Bigre! Heureusement, les experts s'écharpent encore sur son mode de calcul!

-Ethique. Notion plus vaste que le bio, car on peut y intégrer le respect des droits de l'homme (qui peut avoir son importance si votre tee-shirt est fabriqué en Chine) ou des droits des animaux (mètres carrés réservés à chacun dans l'étable ou dans le camion menant à l'abattoir, par exemple).

-Responsable. Synonyme de durable. Notion vague mais utilisée à tout bout de champ, qui signifie que l'on respecte la nature. Elle peut se résumer avec cette célèbre maxime de Saint-Exupéry: «Nous n'héritons pas de la Terre de nos parents, nous l'empruntons à nos enfants.»

-Equitable. Il s'agit d'une démarche politique et sociale destinée à aider les pays pauvres de l'hémisphère Sud. Les produits bénéficiant du label «commerce équitable» respectent des normes en matière de démocratie, de droits sociaux et d'environnement. En France, le plus courant est le café équitable.

-Décroissance. Credo antilibéral des purs et durs de l'écologie, qui contestent l'idée même de développement. En France, il existe depuis 2005 un Parti pour la décroissance. Attention à ne pas confondre avec les partisans, plus prudents, d'une «décroissance soutenable»!

-Ecorégion. C'est le concept à la mode: il s'agit de consommer bio ET local. L'écorégion définit le périmètre où vous pouvez vous approvisionner en restant écoresponsable. Votre jardin?

26/02/2010


source :
.lefigaro.fr
http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2010/02/20/01006-20100220ARTMAG0015…


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MessagePosté le: Mar 24 Aoû 2010 - 08:32    Sujet du message: Ecologie : Répondre en citant



Scandale dans le Var :
plages empoisonnées et quarantaine oubliée !
par Annabelle Hautecontre


http://www.lemague.net/dyn/spip.php?article7196





Notre envoyée spéciale rentrée hier d’une tournée sur le littoral varois rend compte de ce qu’elle a vu, et cela donne le tournis. Pourquoi une telle omerta ? Qu’en est-il du principe de précaution ? Où sont passés les services de la Préfecture ? Que fait-on de la santé des gens ?

Le début de cette terrible histoire remonte au 15 juin 2010. Souvenez-vous. Des inondations sans précédent dévastent l’Est du département du Var. D’une ligne descendant de Draguignan à Fréjus, englobant La Motte, Les Arcs, Le Muy, Roquebrune-sur-Argens puis Puget-sur-Argens et tout un ensemble de petits villages alentours, ce fut l’enfer. Des trombes d’eau tombées du ciel se transformèrent en torrent de boue. Les petits cours d’eau en fleuve en furie. Une région fut dévastée en quelques heures. On dénombra quelques morts, puis quelques dizaines et on parla de disparus. Après quelques jours d’intérêt général, les principaux médias regardèrent ailleurs. On sait désormais pourquoi.

Parce que la saison estivale approchait. Et que l’argent passait avant tout. Avant la santé publique.
Une source médicale de la Préfecture du Var affirme, sans ciller, que le chiffre exact de morts est de 234. Ce qui aurait imposé aussitôt une mise en quarantaine de la région (obligatoire au-delà de cent morts). Un message impossible à envoyer à quelques jours des départs en vacances.
Car à cela est venu s’ajouter les milliers d’animaux qui sont allés pour la plupart terminer leur vie sur les bords de mer. Quand ils ne furent pas ensevelis sous des tonnes de boue. J’ai croisé deux montons qu’une golfeuse de St Raphaël appelle des animaux préhistoriques tellement ils sont effrayants. Deux montons énormes, en effet, car encore englués dans la boue qui a séché. Deux moutons qui errent sur le parcours du golf de Valescure. Et que leur propriétaire (à la tête d’un cheptel de 600 têtes) qui n’a désormais plus qu’eux deux, ne parvient pas à récupérer tellement les bêtes sont en état de choc. Personne ne peut les approcher.
Et que dire du mouton qui est allé s’échouer il y a peu sur une plage privée d’une résidence située à la pointe du Dramont ? Que les pompiers ont laissé trois jours et trois nuits avant de venir le chercher après que cela leur fut signalé ? Et du cheval puant sur les plages de St Aygulf ?

Oui, tous ces morts - humains et animaux - ont la plupart fini dans la mer. Toutes ces caravanes au bord de l’Argens. Tous ces Roms oubliés mais bien morts. Toutes ces maisons entièrement détruites. Toutes ces machines. Toutes ces cuves et autres produits hautement toxiques. Tout cela, oui, où est-il allé ? Tout simplement dans la mer. Comme nous le montra les très belles images de la course de voile St Tropez/San Remo qui eut lieu quelques jours après le drame. La mer était marron de St Tropez jusqu’à Mandelieu-La Napoule...

Drapeau rouge donc sur les plages. Mais pas longtemps. Les syndicats des commerçants ont commencé à faire du bruit. Et la Préfecture s’est allongée. Comme par magie, le 30 juin drapeau rouge, le 1er juillet drapeau vert. Il ne faut pas affoler le vacancier qui vient dépenser sur les côtes varoises...

Déjà que l’on compte 5000 annulations dans les campings de Fréjus et 25000 touristes en moins sur les deux communes Fréjus-St Raphaël...

Sauf que... Sauf que l’hôpital intercommunal de Fréjus-St Raphaël n’a jamais vu ça ! Les files d’attente aux urgences sont hallucinantes. Il faut le voir pour le croire. Et en majorité ce sont des enfants. Mille pour cent d’augmentation des cas de staphylocoques dorés, hépatite en rafale, gale, infection stomacale après avoir "bu la tasse", boutons et cloques sur tout le corps, etc.
Mais rien ne sort. L’omerta est totale ! Sauf quelques médecins hospitaliers qui m’ont dit "pas de baignade entre St Raphaël et Ste Maxime !"

Vous entrez dans n’importe quel magasin de St Raphaël, boulangeries, librairies, allées du marché, tout le monde ne parle que ce cela. Mais tout les gens du coin, attention ! Pas un Raphaëlois ne se baigne. Tous restent confinés dans leurs piscines ou vont au stade nautique municipal. Mais personne ne parle, ou pas vraiment. Le maître d’hôtel de l’Hôtel du Golf de Valescure m’a assuré déconseiller fortement à ses clients de se baigner en mer. Et commande son poisson frais... à Marseille. Au club de tennis tout le monde m’a dit de ne surtout pas aller me baigner en mer, pas avant Cannes ! Dans le club house, tout le monde ne parlait que de cela pendant les pauses entre les matches du tournoi local.

Que l’Administration, une fois encore, ne fasse pas son travail, cela n’a malheureusement plus rien d’étonnant. Que l’on laisse des gens s’empoisonner pour sauver une économie locale, cela ne surprend plus. Mais qu’aucun média n’en parle est plus préoccupant. Cela veut dire que désormais tout est sous contrôle. Même Libé, même Médiapart sont passés à côté. Volontairement ? Il y a un correspondant de Libé dans le Sud-est ! Pourquoi n’est-il pas allé faire une petite enquête ?
Dans tous les cas, LeMague vous aura informé en toute objectivité. En toute liberté. Citoyens, NE VOUS BAIGNEZ PAS SUR LES PLAGES VAROISES, entre St Tropez et St Raphaël !

Cette dernière est la commune limitrophe avec les Alpes-Maritimes. Je ne suis pas allé du côté de Théoule et Mandelieu, mais les courants portent vers l’Est. Il semble donc que les conseils "pas avant Cannes" doivent être entendus.
le 07/08/2010


Citation:



Les chiffres ne sont peut-être pas tout à fait exacts, mais le problème est justement
que nous n'avons pas accès aux chiffres réels...

En tous cas, pour les cadavres d'animaux qui sont restés à macérer pendants des jours
et se sont jeté dans la mer : je confirme ces faits.

De même pour les gros problèmes médicaux des vacanciers qui se baignent!...Mais personne ne s'autorise à parler,
c'est un monde! Ces mensonges vont plomber le tourisme pour 20 ans chez nous,
car quand tout explosera publiquement, plus personne n'aura confiance...En tous cas, je refuse de mentir
avec les moutons : personne ne se baigne dans la mer cette année parmi les Varois , car c'est trop dangereux!

Je vais vous dire que je vais même jusqu'à ne plus consommer d'eau du robinet depuis la catastrophe.
Nous sommes tellement inquiets et mal informés, que nous craignons la contamination de l'eau potable...
Ces non dits nous inquiètent peut être même plus que nécessaire, mais pas sûr...


Gaëtan Perrier





remerciements à Gaëtan Perrier qui nous a transmis l'info via FB..



Nota de DJ :


Encore une fois les politiques, les dirigeants n'assument pas leur responsabilité envers la population, il y a là manifestement un manque cruel de communication, de concertation ce qui revient à une forme "d'infantilisation" envers elle, laquelle est loin d'être idiote, elle est tout à fait capable de prendre des initiatives responsables... Il leur manque la ferme volonté de servir dans une réelle intention de service pour le bien de tous... Ce manque de concertation et de transparence, ne peut que rajouter de l'incertitude, de l'angoisse ainsi que des suppositions plus ou moins erronées concernant l'impact auprès de la pollution due aux inondations sans précédent qui ont dévasté l’Est du département du Var.

Il aurait mieux valu impliquer la population de manière constructive et chercher des solutions dans un esprit de préservation de la qualité et de la beauté du littoral, les bonnes volontés ne manquent pas, tout comme la possibilité d'élargir le service en favorisant l'écoute, l'entr'aide, le partage des informations, favorisant ainsi de justes relations humaines et de respect.. Ce n'est pas toujours une affaire d'argent, sauf pour les politiques qui font de mauvais calculs ne cherchant pas à préserver l'avenir, tant sur un plan sanitaire qu'écologique... Tricher et mentir auprès de la population Varoise n'est certes pas la bonne solution.


bien à vous : damejane

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MessagePosté le: Dim 26 Sep 2010 - 17:50    Sujet du message: Ecologie : Répondre en citant

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les-plus-grandes-catastrophes
-écologiques-de-l'histoire.‏







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MessagePosté le: Sam 22 Jan 2011 - 18:37    Sujet du message: Les éco-Tartuffe - Nicolas HULOT Répondre en citant

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MessagePosté le: Jeu 17 Fév 2011 - 16:36    Sujet du message: Ecologie : Répondre en citant

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Les toilettes sèches :
un déchet nommé ressource !







Les toilettes classiques ? Une aberration écologique ! Un tiers de la consommation d’eau d’un foyer part en effet dans les égouts avant d’être retraitée. Or, les litres d’eau utilisés pour évacuer nos déjections ne sont rien d’autre que de l’eau… potable ! Face à ce gaspillage et cette pollution effrénés, les toilettes sèches représentent une alternative écolo. Pour ensuite servir de compost. Ou comment rendre à la terre ce qui lui appartient !


Le principal frein à la démocratisation des toilettes sèches : le délit de sale gueule ! A l’heure de l’importante prise de conscience pour les enjeux écologiques, les toilettes sèches souffrent encore et toujours de leur image. Réservées aux pionniers du développement durable, elles constituent pourtant une solution de choix à la problématique de la pollution de l’eau et de l’appauvrissement des sols.


Un compost à portée de main

Alimentées en eau potable, nos toilettes ne sont rien de moins qu’un fléau écologique. Et ne résolvent en rien les problèmes de choléra et autres épidémies des pays en développement. L’eau ainsi souillée pollue ensuite les nappes phréatiques. Et que dire de l’aberration de laisser se dégrader dans l’eau nos déjections ! Or, nombre d’entre nous n’oseraient imaginer installer des toilettes sèches au sein de son foyer. Odeur, praticité : tout est bon pour éviter d’y penser. Et si nous faisions tous fausse route ?

Les toilettes sèches, idéales pour un habitat rural ou périurbain, nécessitent en effet la présence d’un petit lopin de terre. Pas obligatoire, certes, mais bien plus pratique, d’autant que les excréments, après fermentation, feront un compost idéal pour fleurs et arbres. Pourquoi donc les rejeter dans les égouts ? Constituées d’azote, de phosphore, de carbone et d’eau, nos déjections doivent être rendues à la terre pour l’enrichir.

Du bois, un seau, de la sciure

Guère plus contraignantes que des toilettes classiques, les toilettes sèches ne souffrent d’aucun problème de design. De nombreux modèles sont désormais disponibles dans le commerce et ressemblent à s’y méprendre à des trônes ordinaires ! Et pour les bricoleurs qui souhaiteraient se lancer dans l’aventure seuls, sachez qu’un cube en bois (non traité) abritant un seau en acier placé juste en-dessous de l’ouverture servant d’assise suffiront à confectionner un cabinet de toilettes sèches. Reste plus qu’à disposer à côté de l’ouvrage un bac contenant de la sciure (la scierie la plus proche vous en fournira gracieusement ou pour une somme modique) ou des copeaux de bois.

Une fois installé et prêt à l’emploi, le seau devra être garni de sciure pour absorber l’humidité. Une fois vos commissions effectuées, vous n’aurez plus qu’à y jeter le papier hygiénique ainsi que trois louches de sciure. Le seau plein, il vous faudra ensuite le vider dans votre bac à compost en prenant soin de bien retourner et aérer le tout (voir : Compostage domestique : recyclez vos déchets, embellissez votre jardin !). Quant aux odeurs, elles seront tout simplement neutralisées par la sciure ou les copeaux de bois qui se chargeront d’absorber l’humidité.

Sautez le pas, passez aux toilettes sèches.


Source
http://www.developpementdurable.com/conso/2011/02/A5779/les-toilettes-seche…
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MessagePosté le: Mar 22 Fév 2011 - 20:10    Sujet du message: Ecologie : Répondre en citant

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non à l'agrochimie‏

de :[SOS-discussions]
à : Terre Sacrée
à : damejane







Communiqué : Oui aux paysans qui nourrissent les hommes. Non aux exploitants qui empoisonnent la terre.



La CONVENTION VIE ET NATURE félicite le groupement France NATURE ENVIRONNEMENT, peu coutumier de sursauts révolutionnaires, pour sa campagne d’affichages contre l’agrochimie toxique.

Un épi de blé en forme de révolver sur la tempe d’un consoMmateur, des enfants jouant dans les algues vertes d’une mer nitratées ont suscité les commentaires acerbes du président de la répuBlique au salon de l’agriculture, salon où les politiciens se doivent de fustiger les écologistes.



Or, il convient de distinguer le paysan, amoureux de sa terre, cultivant avec patience et sagesse des végétaux sains, non nocifs pour la diversité de la faune et de la flore et l’empoisonneur qui aseptise tout pour produire intensément prêt à anéantir toute forme de vie pour accroître ses rendements, transformant les champs en usines toxiques et réduisant les animaux, êtres sensibles, à des porte-viandes.

Elevage concentrationnaires, chimie agricole, OGM permettant de recevoir davantage de pesticides ou pire les sécrétant eux-mêmes, constituent la négation de la vocation noble et ancestrale du paysan.

Les imposteurs de la propagande agrochimiste répliqueront qu’il faut bien nourrir des masses humaines considérables et que pour ce faire, il faut intensifier les rendements, faire rendre gorge à la terre, ce que ne fera jamais l’agriculture respectueuse de la nature.

Gaspillages, consommation excessive de viande, détournement des végétaux pour produire de l’essence pour moteurs, sont générés par le système économique pervers.

FNE a raison de parler haut, fort et clair contre l’agrochimie.

Mais, attention, si ce groupement persistait dans cette voie, il risquerait de nous rejoindre au tableau d’honneur de la Résistance et de l’Indignation.

Lutter contre les lobbies n’est jamais qu’un devoir civique.

Après l’agrochimie, pourquoi pas l’abjecte chasse ?

Allons, un peu d’audace, les gars, et la vérité des crimes contre nature sera dénoncée !

CVN

Source :
www.ecologie-radicale.org
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MessagePosté le: Mar 22 Fév 2011 - 20:14    Sujet du message: Ecologie : Répondre en citant

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www.ecologie-radicale.org
à : Terre Sacrée

Gérard CHAROLLOIS
le dimanche 20 février 2011



Un statut pour la Nature.





Biodiversité est le joli nom que l’homme donne à la Nature lorsqu’elle agonise.



Ce petit mot sent bon son scientifique, son sérieux, sa modernité.

Il y a dans la « biodiversité » un air de laboratoire, d’études technocratiques, de mise à distance, de protecteur froid dénué de tout amour pour l’objet qu’il examine.

Mais surtout, la « biodiversité », c’est loin, dans les forêts tropicales, dans les toundras glacées, sur les pentes escarpées des montagnes autres que celles vouées aux stations de sports d’hiver.

On peut affirmer, sans trop s’exposer,, être conscient de l’impérieux devoir de sauvegarder la « biodiversité », tout en autorisant ici les lotissements, les résidences de loisirs, les infrastructures de transports, les ronds- points et super-marchés. Car, bien sûr la Nature ordinaire, celle que l’on détruit, n’est pas la « biodiversité ».



La biodiversité, c’est ailleurs, là où il n’y a pas de promoteurs, d’aménageurs, d’exploiteurs, de spéculateurs, d’élus locaux formatés.



Ici, chez vous, on célèbre la croissance, le développement créateur d’emplois, l’urbanisation, le désenclavement, bien évidemment,, vous savez « de haute qualité environnementale » !



L’homo capitalistus assassine la Nature partout, systématiquement, pans par pans entiers, tout en célébrant la « biodiversité », là-bas, au-delà des limites de sa commune, de son canton, de sa région qu’il ne veut surtout pas voir devenir une « réserve d’indiens ».



Impostures, ces imprécations d’irresponsables qui parlent vertu et agissent en mafieux qu’ils sont, affairistes prévaricateurs, élus népotiques en consanguinité avec le nauséabond monde de l’argent.



Alors, pour parler leur langue de cupides, d’aucuns, pétris de bonne volonté, tentèrent de donner une valeur monétaire à la biodiversitépour la sauver : trentre trois mille milliards de dollars, (car pour faire sérieux il faut chiffrer en dollars ! )



D’autres écologistes gentils arguent de l’utilité de la nature, évoquant la possibilité pour une modeste plante tropicale encore méconnue de receler des précieuses molécules thérapeutiques insoupçonnées et qu’il serait désastreux d’anéantir avant qu’elle ait révélé son secret bénéfique.



J’admire ces efforts laborieux pour amortir les coups quele bourreau inflige à la nature.



Mais je ne participe pas de cette anthropocentrisme égoïste.

Si la petite plante offre une arme chimiothérapique, tant mieux. Mais si elle n’offre rien, je proclame qu’elle a le droit de ne pas disparaître.



Qu’une peuplade sympathique tire profit du tourisme mondialisé grâce aux éléphants ou aux baleines, tant mieux.

Mais si une espèce animale ne paie aucune rançon de survie à l’espèce dominante, j’affirme qu’elle doit conserver sa place sur cette planète.



La protection de la Nature n’est pas une affaire d’argent, de profit, de spéculation sur la beauté des sites, la rareté des essences et des animaux.

C’est un choix éthique fondamental.

La vie vaut par elle-même parce qu’elle est la vie, dans sa précieuse diversité.

Ce n’est point aux antipodes, sous l’équateur ou aux pôles qu’il faut la sauvegarder, mais ici en refusant le paradigme de la croissance infinie.



Vous avez dit : « prise de conscience ? »



Nullement.

Les élus ne rêvent que de bitumer, de bétonner, d’augmenter la population humaine de leurs petites circonscriptions.



Trop de gens grincheux maudissent les arbres qui font de l’ombre, souillent les terrases de leurs baies, perdent leurs feuilles en automne.

Les buissons et haies deviennent, pour nos nuisibles avérés « des broussailles hostiles et accueillantes à la vermine ».

Pour homo capitalistus toute frome de vie, non directement et immédiatement rentable, fait figure de parasite à éliminer inexorablement.



Pour nous, la nature doit être sauvée en toutes ses composantes et en tous lieux.



Quand par mutation comportementale, l’homo capitalistus deviendra un homo ecologicus, un contrat liera l’humain enfin hominisé avec la Nature, contrat reconnaissant à la nature le droit d’être et de demeurer.

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES êTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

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MessagePosté le: Sam 26 Fév 2011 - 14:01    Sujet du message: Ecologie : Répondre en citant

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Transformer les déchets en énergie





Luciano Barin Cruz, collaboration spéciale HEC


La Presse

(Montréal) La ville de Fortaleza, au nord-est du Brésil, est située dans une région qui est à la fois l'une des plus riches du monde en matière de biodiversité et l'une de celles où les inégalités sociales et la pauvreté sont les plus grandes. C'est dans ce contexte que l'entreprise d'énergie Coelce, filiale d'une multinationale européenne, a décidé de créer des projets associés à son métier principal, la distribution d'énergie, qui s'adresseraient aux plus pauvres tout en restant profitables pour l'entreprise.


En 2006, Coelce a lancé un programme de récupération des déchets collectés qui sont rémunérés sous forme de rabais sur la facture d'énergie des clients. Le projet fonctionne comme suit: le consommateur apporte les déchets recyclables à un point de collecte géré par Coelce, une association locale et une entreprise de recyclage; les déchets sont ensuite vendus à un prix de marché à Coelce qui les revend directement à l'entreprise de recyclage; finalement, au lieu de recevoir de l'argent, le consommateur obtient un rabais sur sa facture d'énergie mensuelle. Pour mettre le projet en place, l'entreprise a installé plusieurs points de collecte dans la ville de Fortaleza.


Trois défis

Ce programme répond à trois défis des régions en voie de développement: une utilisation chaotique de l'électricité, le plus souvent illégale et sans paiement; des problèmes de pollution à grande échelle dans les zones urbanisées; troisièmement, la nécessité de soutenir l'intervention du gouvernement qui vise à rendre l'électricité accessible aux personnes les plus pauvres par des programmes.

Cette initiative a permis plusieurs avancées. D'abord, de nombreuses personnes qui n'avaient jamais utilisé l'électricité légalement ont pu officialiser leur situation, étant désormais en mesure de payer leur facture grâce à leurs déchets recyclables. L'entreprise d'énergie augmente ainsi sa base de clients et, ce faisant, répond à la demande du gouvernement d'une inclusion sociale par l'accès à l'électricité. Ensuite, Coelce a contribué à la sensibilisation environnementale de la population, car plusieurs clients pensent désormais à recycler, ce qui facilite le nettoyage des rues et diminue les risques d'inondation pendant les périodes de pluie. Finalement, pour de nombreux clients, la légalisation de leur statut de consommateur d'énergie correspond à une véritable réinsertion sociale. Ils ont reçu grâce à ce programme un premier document «officiel» avec nom et adresse qui leur donne accès à de nombreux services sociaux dont ils étaient auparavant exclus. Il n'est donc pas surprenant que ce programme ait reçu le World Business and Developpement Award (2008) de l'ONU pour sa contribution aux «objectifs du millénaire».


Responsabilité sociale et pays en voie de développement

Même si le débat sur les changements climatiques reste une priorité, les entreprises canadiennes sont de plus en plus nombreuses à faire progresser leurs activités dans les pays en voie de développement (PVD) du Sud dans lesquels les problèmes les plus urgents restent ceux de la pauvreté et de l'absence d'occasions économiques. La question de la Responsabilité sociale des entreprises (RSE) dans les PVD les concerne donc étroitement. À cet égard, il est important de rechercher un équilibre entre, d'une part, une forme de RSE encadrée par l'action gouvernementale (RSE régulée) et, d'autre part, une forme de RSE volontairement mise en oeuvre par les entreprises (RSE stratégique).

D'un côté, la RSE régulée renvoie à l'imposition de normes et de règles sur l'action des entreprises. Le gouvernement a le pouvoir d'établir des règles sur les plans environnemental, social et économique dans les différents secteurs et ainsi de pousser les entreprises à s'engager dans ces actions. D'un autre côté, la RSE stratégique a pour objectif la création de valeur pour l'entreprise à partir de projets qui tiennent compte des dimensions environnementales et sociales, mais qui contribuent aussi à construire un avantage compétitif pour l'entreprise. La RSE stratégique ouvre ainsi un espace pour la créativité managériale en suscitant l'émergence de partenariats avec différents acteurs de la société civile pour la conception et la mise en oeuvre de produits et processus innovants.

En somme, l'action gouvernementale impose de nouvelles normes environnementales et sociales qui stimulent l'adoption d'innovations par les entreprises. Cela est d'autant plus efficace quand les entreprises démontrent une volonté de s'engager de manière créative dans la transformation des problèmes en occasions de développement. L'équilibre entre ces approches est incontournable en matière de RSE dans les PVD. L'exemple du projet mis en place par Coelce au Brésil illustre le potentiel de cette approche pour stimuler le développement économique, social et environnemental.

Luciano Barin Cruz est chercheur au sein du Groupe de recherche interdisciplinaire en développement durable (GRIDD) et du Centre de recherche sur les innovations sociales (CRISES).


Publié le 21 février 2011
Source :
http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/201102/21/01-4372310-transf…
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MessagePosté le: Sam 26 Fév 2011 - 14:18    Sujet du message: Ecologie : Répondre en citant

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Conférence internationale sur l'agriculture
biologique et la sécurité alimentaire.



le rapport de la FAO: en PDF

bien qu'il date de 2007,
il rest d'actualité.

http://www.dolecologie.com/telecharger_Agriculture/FAO AgriBio.PDF


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MessagePosté le: Mar 8 Mai 2012 - 14:46    Sujet du message: Pierre Rabhi : « Si nous nous accrochons à notre modèle de société, c’est le dépôt de bilan planétaire » Répondre en citant

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Pierre Rabhi :
« Si nous nous accrochons à notre modèle de société,
c’est le dépôt de bilan planétaire »

Par Agnès Rousseaux, Ivan du Roy
(7 mai 2012)



Et si, après une stressante campagne électorale, on respirait un peu ? Quelle société voulons-nous aujourd’hui construire ? « La croissance est un problème, pas une solution », affirme Pierre Rabhi, paysan-philosophe. Face à la disparition des questions écologiques dans le débat politique, et à la frénésie marchande qui nous a pris en otages, il invite à repenser la vie sur un mode à la fois « sobre et puissant ». Et à inventer, pour éviter des explosions sociales et un chaos généralisé, un autre modèle de civilisation. Entretien.


Basta ! : Vous défendez une société de la sobriété. Les crises actuelles et l’austérité qui menace vont-elles permettre de remettre en question le système économique dans lequel nous vivons ?


Pierre Rabhi [1] : Je ne me réjouis pas de cette situation, mais je me dis finalement que l’être humain a besoin d’entrer dans des impasses pour mieux comprendre. Les impasses peuvent soit finir sur un chaos généralisé, soit permettre d’initier autre chose. Le chaos est tout à fait possible : une sorte de cocotte-minute d’incertitudes et d’inquiétudes est en train de miner les âmes et les consciences. Qu’une seule ville explose et toute la France explose. Le problème aujourd’hui n’est pas de se réjouir de cela, mais de voir ce qu’on peut tirer de cette évolution. Notre modèle de société montre son inadéquation, son incapacité à continuer. Si nous nous y accrochons, ce sera le dépôt de bilan planétaire. Tous les pays émergents veulent vivre à la moderne. Où va-t-on puiser les ressources ? C’est totalement irréaliste. Il y a aujourd’hui à repenser la vie sur un mode qui soit à la fois sobre et puissant. Je crois beaucoup à la puissance de la sobriété. Je ne crois pas à la puissance des comptes en banque. La vraie puissance est dans la capacité d’une communauté humaine à se contenter de peu mais à produire de la joie. Notre société déborde de tout, mais nous sommes un des pays les plus consommateurs d’anxiolytiques, pour réparer les dégâts que produit la « société de la matière » ! Nous sommes une espèce de planète psychiatrique. Combien de souffrances produisons-nous ?


Pendant la campagne électorale, l’écologie a quasiment disparu du débat politique. Qu’en pensez-vous ?

C’est parce que les citoyens ne sont pas véritablement conscients de l’enjeu de l’écologie que nous sommes obligés d’avoir une écologie politique pour lui donner une place au forceps. Dans la réalité, l’écologie concerne absolument tout le monde. Je suis évidemment reconnaissant envers ceux qui essayent de placer l’écologie dans le débat politique. Mais c’est une anomalie. Car l’écologie est une affaire de tous. C’est ce qui détermine l’existence de tout individu, du phénomène de la vie. Nous sommes donc tous concernés.

Selon vous, le progrès technologique nous asservirait ?

La civilisation moderne est la civilisation la plus fragile de toute l’histoire de l’humanité. Plus d’électricité, de pétrole, de télécommunications et la civilisation s’écroule. Elle ne tient sur rien du tout. Le progrès ne libère pas. Plusieurs avancées ont apporté un certain bien-être. Mais ce bien-être n’est pas forcément partagé. Il faut que l’humanité se pose la question : le progrès, pour quoi faire ? Et avant : qu’est-ce que vivre ? S’il s’agit juste de consommer, je n’appelle pas ça la vie, cela n’a aucun intérêt. Nous sommes devenus des brigades de pousseurs de Caddie. Cela me terrifie. Nous sommes revenus au néolithique : nous sommes des cueilleurs, nous passons dans les rayons et nous cueillons. Tout cela n’est pas bon. On a évoqué la décroissance, qui est considérée comme une infamie dans le monde d’aujourd’hui : remettre en cause la croissance ! Au Moyen Âge, j’aurai été brûlé vif.

Peut-on se passer de l’industrie et du progrès technologique sur une planète qui comptera bientôt 9 milliards d’êtres humains ?

Le progrès technologique ne rétablit pas de l’équité dans le monde, au contraire. Une minorité en bénéficie. Ce ne sont pas les pays en voie de développement qui consomment le plus de voitures ou de frigos. C’est un leurre de dire que la planète ne pourra pas suffire, parce que nous serons plus nombreux. C’est une injustice totale : sur 7 milliards d’humains aujourd’hui, la moitié n’a pas accès à la nourriture pendant que les autres se bâfrent et gaspillent à outrance. Un cinquième de l’humanité consomme les 4/5es des ressources produites. Ce serait très pernicieux d’invoquer la démographie pour dire qu’on ne va pas s’en sortir. Non ! Plusieurs milliards d’humains ne s’en sortent déjà pas. Ce ne sont pas les pauvres qui épuisent les ressources. La démographie n’est pas en cause. Je sens cet argument s’insinuer de façon très vicieuse.


Pourquoi, après avoir été ouvrier, avez-vous choisi de devenir paysan ?


J’ai accompli mon retour à la terre, ici en Ardèche, en 1961, parce que je considère que notre système n’a pas d’intérêt. Je n’ai pas envie d’être né pour produire, pour consommer et mourir. C’est une destinée un peu limitée ! Je suis né pour vivre, je suis né pour admirer. Si on doit toute sa vie besogner pour que les poubelles débordent de déchets, cela n’a aucun sens. Il n’y a pas si longtemps, en mai 68, les jeunes défilaient dans les rues pour protester contre la société de consommation. C’était l’excès. Leur intuition était forte : nous ne sommes pas des consommateurs. Les gagneurs d’argent, la frénésie marchande nous ont pris en otages pour faire de nous des gens qui doivent absolument consommer pour faire monter le produit national brut. C’est complètement stupide. Les jeunes disaient : on ne tombe pas amoureux d’un produit national brut ! Ils lançaient des slogans très importants, qui étaient un appel à la vie. Nous ne vivons pas : nous sommes conditionnés, endoctrinés, manipulés, pour n’être que des serviteurs d’un système. Ils ressentaient ce besoin de sursaut de la vie. Depuis, je ne vois plus les jeunes défiler dans la rue pour dire qu’ils ont trop. Nous sommes au contraire entrés dans la phase du manque. Les certitudes d’une idéologie triomphante, c’est terminé ! Aujourd’hui, les jeunes ne savent pas quelle place ils auront et s’ils auront une place dans l’avenir. Ce système-là peut-il encore perdurer ? Non. Il ne faut donc pas s’illusionner et se raconter des histoires : notre système arrive à ses limites. Il faut maintenant que l’imagination se mette en route, pour en créer un autre.

D’où peut venir le changement ? D’abord de chaque individu ou de transformations portées collectivement ?

Vous pouvez manger bio, recycler votre eau, vous chauffer à l’énergie solaire, tout en exploitant votre prochain, ce n’est pas incompatible ! Le changement radical de la société passe par une vision différente de la vie. L’humain et la nature doivent être au cœur de nos préoccupations. Le rôle de l’éducation est souverain : et si on éduquait les enfants au contentement et non à l’avidité permanente ? Une avidité stimulée par la publicité, qui affirme qu’il nous manque toujours quelque chose. Cette civilisation du besoin chronique et permanent, sans cesse ressassé, installe dans les esprits la sensation de manque. Le phénomène de la vie, ce qui fait que nous existons, devrait avoir une place dans l’éducation des enfants. Or nous n’avons que des structures éducatives qui occultent complètement les fondements de la vie pour, le plus vite possible, fabriquer un petit consommateur et un petit producteur pour le futur. Cela en fait un petit ignorant qui s’occupera bien davantage de savoir comment il va avoir un bon boulot malgré la compétitivité.

L’exigence fondamentale, c’est que tout le monde puisse manger, se vêtir, se soigner. Voilà ce qu’une civilisation digne de ce nom devrait pouvoir fournir à tout le monde. Aucun bonheur n’est possible sans la satisfaction des besoins vitaux. Notre civilisation a la prétention de nous libérer alors qu’elle est la civilisation la plus carcérale de l’histoire de l’humanité. De la maternelle à l’Université, nous sommes enfermés, ensuite tout le monde travaille dans des boîtes. Même pour s’amuser on va en boîte, assis dans sa caisse. Enfin, on a la boîte à vieux quand on n’en peut plus, qu’on est usé, avant de nous mettre dans une dernière boîte, la boîte définitive.


Comment convaincre ceux qui profitent le plus de la société de consommation et d’accumulation ?

Qui enrichit ces gens-là ? C’est nous. Ils s’enrichissent parce que des gens insatiables achètent de plus en plus, parce que toute une communauté humaine leur donne les pleins pouvoirs. Ils n’existent que parce que nous les faisons exister. Je ne roule pas en char à bœufs mais en voiture, je pollue malgré moi, j’ai le confort moderne. Ce qui fausse tout, c’est que cela devient prétexte à un enrichissement infini. Ce serait différent si les objets fabriqués par le génie du monde moderne avaient vocation à améliorer la condition humaine. Nous donnons très peu de place à ce qui est indispensable, à ce qui amène véritablement la joie. Et nous ne mettons aucune limite au superflu.

Cela signifie donc s’attaquer aux puissances de l’argent ?

L’argent est noble quand il permet l’échange. C’est plus facile d’avoir quelques billets dans sa poche que de transporter deux kilos de pommes de terre. L’argent n’est pas à récuser dès lors qu’il participe au mécanisme de régulation du bien-être entre tous. Mais quand il régule seulement la richesse, non. Toutes les choses vitales, les biens communs – eau, air, terre, semences – devraient être soustraites à la spéculation. Ceux qui ont de l’argent commettent un hold-up légalisé sur le bien de tous. Un vol illicite mais normalisé par la règle du jeu. L’argent rend l’humanité complètement folle et démente. Aujourd’hui, on achète le bien des générations futures. Je possède de la terre, mais je suis prêt à dire que ce n’est pas la mienne. Je l’ai soignée pour qu’elle soit transmise à mes enfants ou à d’autres gens.

Comment soustraire les biens communs à ceux qui spéculent ?

Admettons qu’on aille jusqu’à la logique extrême : un jour, un petit groupe d’humains hyperriches va posséder la planète. Aux enfants qui arriveront, on leur dira qu’ils sont locataires. Qu’ils doivent payer leur droit d’exister. C’est stupide. C’est navrant. C’est d’une laideur infinie. Parce que j’ai de l’argent, j’ai le droit sur tout… C’est là que le politique devrait réguler. Mais, pour l’instant, les responsables politiques sont là pour maintenir en vie cette inégalité criante. Ils font de l’acharnement thérapeutique sur un modèle moribond. On peut le mettre sous perfusion tant qu’on voudra... on sait très bien qu’il est fini. Le drame serait que tout cela finisse dans le chaos, si on ne met pas en place une nouvelle orientation de la vie.

Il faut changer les règles du jeu démocratique, dites-vous… Pour aller vers quoi ?

On ne peut pas changer un monstre pareil du jour au lendemain. Ce que je regrette, c’est qu’on ne se mette pas sur la voie du changement. Ce modèle a été généré par l’Europe. La première victime de ce nouveau paradigme, cette nouvelle idéologie, c’est l’Europe elle-même. L’Europe était une mosaïque extraordinaire. Tout a été nivelé, standardisé. Et on a exporté ce modèle partout ailleurs, en mettant un coup de peinture « démocratie » là-dessus. Aujourd’hui ce modèle se délite, il n’a aucun moyen d’être réparé. Il faut aller vers autre chose. Ce que propose la société civile : elle est le laboratoire dans lequel est en train de s’élaborer le futur. Partout des gens essayent de faire autrement. Un État intelligent devrait encourager ça. Sinon, cela se fera sous la forme d’explosion sociale. Une grande frange des citoyens sont secourus par les dispositifs de l’État. Cela ne durera pas. Le jour où la société ne pourra plus produire de richesses, où prendra-t-on ce qu’il faut pour soutenir ceux qui sont relégués ? Nous sommes dans un système « pompier-pyromane » : il produit les dégâts et prétend en plus les corriger. On met des rustines au lieu de changer de système : ce n’est pas une posture politique intelligente.

Recueilli par Ivan du Roy et Agnès Rousseaux

Vidéo à regarder: Agnès Rousseaux :
http://www.bastamag.net/article2370.html


Notes

[1] Pierre Rabhi vit en Ardèche, où il a été paysan. Il a crée en 2007 le Mouvement pour la Terre et l’Humanisme appelé ensuite mouvement Colibris. Il est aussi l’inventeur du concept « Oasis en tous lieux » et a lancé en 2012 la campagne Tous Candidats



Source :

http://www.bastamag.net/article2370.html
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