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Architecture bio- climatique/ Lilypad : le futur...de demain?

 
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damejane
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MessagePosté le: Jeu 22 Jan 2009 - 18:19    Sujet du message: Architecture bio- climatique/ Lilypad : le futur...de demain? Répondre en citant

Article de : Blaise Mao
Jeudi 15 janvier 2009
Architecture et urbanisme



Lilypad : cité flottante pour
réfugiés climatiques





L’actu : pour répondre à l’explosion annoncée du nombre de réfugiés climatiques d’ici à 2050, l’architecte belge Vincent Callebaut a conçu « Lilypad », un projet de cité flottante, écologique et autosuffisante. Objectif : concilier développement durable urbain et humain.
Le contexte
- Selon le Groupe Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC), le niveau des océans devrait monter de 20 à 90 cm au cours du XXIe siècle. Les scientifiques les moins alarmistes prévoient qu’une hausse d’un mètre pourrait entraîner l’engloutissement de nombreuses terres émergées (6% aux Pays-Bas, 17,5% au Bangladesh, 80% environ dans l’atoll Majuro, en Océanie - Iles Marshall, Kiribati et Maldives).

- Les catastrophes naturelles liées au réchauffement de la planète ont déjà poussé 25 millions d’individus à quitter leur pays pour des contrées plus accueillantes. Selon le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR), le nombre de réfugiés climatiques pourrait atteindre 250 millions de personnes à l’horizon 2050.

Le projet
Vincent Callebaut a conçu Lilypad pour garantir un habitat aux futurs réfugiés climatiques, mais aussi étendre « offshore » les territoires des pays développés à la recherche de nouveaux espaces.

Un projet utopiste, présenté par l’architecte comme « une réaction au développement de l’urbanisme le long des littoraux et une solution plus durable que les polders éphémères » qui existent aux Pays-Bas ou aux Emirats Arabes Unis.

Cette « écopolis », qui peut accueillir 50 000 habitants, se déplace au gré des courants marins de surface, ascendants chauds du Gulf Sream ou descendants froids du Labrador. « Pourquoi ne pas être en accord avec l’océan plutôt que toujours contre lui ? » interroge Vincent Callebaut, qui veut proposer avec Lilypad « un nouveau style de vie, nomade et ancré dans l’écologie urbaine en mer. »

L’architecture de la cité flottante s’inspire de la forme d’une feuille de nénuphar géant d’Amazonie, agrandie 250 fois.

Elle est structurée en trois « montagnes », dédiées respectivement au travail, au commerce et aux loisirs. Chacune est recouverte de logements, aménagés en jardins suspendus, avec des balcons de 5 à 10 m pour la culture d’un potager biologique.

Lilypad est une cité autosuffisante. La coque est végétalisée pour attirer la faune marine et favoriser ainsi la pêche. Des champs d’acquaculture et des corridors biotiques, installés sur et sous la coque, permettent de subvenir aux besoins alimentaires.

Surtout, la cité produit plus d’énergie qu’elle n’en consomme. Eolien, photovoltaïque, hydraulique, biomasse… Ce cocktail lui permet d’atteindre un bilan énergétique positif à émission de carbone zéro. Deux exemples. Les turbines placées dans la coque fonctionnent comme des hydroliennes pour produire de l’électricité. Et un lagon central permet de récolter et d’épurer les eaux de pluie.

Autre innovation écologique : les matériaux utilisés pour construire la coque (fibres de polyester, dioxyde de titane) absorbent la pollution atmosphérique.

Le projet Lilypad est entré dans sa deuxième phase d’étude. Le cabinet de Vincent Callebaut planche avec une équipe de scientifiques sur la réalisation de surfaces plus petites, de la taille d’un village.

Découvrez notre diaporama sur le projet Lilypad.
http://www.geo.fr/environnement/actualite-durable/le-projet-lilypad-en-imag…

Retrouvez également notre article « Changement climatique : 250 millions de réfugiés en 2050 ? » et participez au débat en répondant à notre question : « Etes-vous favorable à l’indemnisation des victimes du réchauffement climatique ? »

Découvrez les autres projets du cabinet Vincent Callebaut Architectures : http://vincent.callebaut.org/


Lien source de cet article:
http://www.geo.fr/environnement/actualite-durable/lilypad-cite-flottante-po…




Cela fait penser aux arches de Noé du futur, qu'elle belle créativité et quel beau projet !

Bien à vous : damejane

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"Shanti-Om"


Dernière édition par damejane le Dim 23 Oct 2011 - 16:07; édité 1 fois
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MessagePosté le: Jeu 22 Jan 2009 - 18:19    Sujet du message: Publicité

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damejane
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Messages: 6 013

MessagePosté le: Dim 2 Aoû 2009 - 16:49    Sujet du message: Architecture bio- climatique/ Lilypad : le futur...de demain? Répondre en citant

« Répondre #1 le: 20 Juillet 2009 à 10:20: »

.

Edouard François,
Architecte-urbaniste-designer

Date de l'interview :
08 / 07 / 2009



Ancien élève de l’Ecole nationale des Beaux-Arts, architecte de renommée internationale, Edouard François est un avant-gardiste. Ayant intégré une démarche environnementale à ses projets bien avant que celle-ci ne prenne de l’ampleur, il s’est très tôt fait remarquer par le Centre Pompidou dont certaines de ses œuvres composent les collections permanentes. Designer de renom, il est notamment connu pour ses façades végétales (Tower Flower, l’Immeuble qui pousse, etc… ) et son engagement en faveur du développement durable. Il nous parle de ses réalisations, des choix qui ont guidé sa vie et de ses projets. Un architecte-urbaniste-designer émérite…

Developpementdurable.com : Depuis quand êtes-vous sensibilisé au développement durable et à l’écologie ?

Edouard François : Mes œuvres sont rentrées dans les collections du centre George Pompidou il y a une quinzaine d’années. Mais déjà, à l’époque, je travaillais sur ce thème depuis cinq ans. Tout ceci, je pense, me confère une antériorité incontestable dans le domaine.

dd.com : Etes-vous devenu architecte par souci écologique ?

Edouard François : Quand j’ai commencé mon métier, je me suis vite rendu compte que le marché était saturé. Mais tout ce que l’on me proposait à l’école, tout ce que l’on m’enseignait ne m’intéressait guère. Faire des formes pour des formes, je n’y ai vu aucun intérêt. J’ai une passion pour l’art contemporain. L’Arte Povera (mouvement artistique italien, ndlr) et le Land Art (branche de l’art contemporain qui utilise le cadre et les matières de la nature, ndlr) m’ont ouvert l’esprit et m’ont permis de proposer des choses totalement différentes de ce que l’on voyait à l’époque. D’ailleurs, j’étais perçu comme complètement à côté du paysage !

dd.com : Pour vous, l’architecture n’est pas qu’une œuvre, elle doit s’insérer dans un ensemble urbain…

Edouard François : Le changement à l’époque consistait à imaginer des bâtiments hors site, c'est-à-dire qu’une œuvre architecturale à Tokyo peut tout à fait se déplacer à Honolulu, le contexte n’importe pas. Or, moi, j’ai commencé à construire des bâtiments in situ. La problématique est complètement différente : construire un bâtiment qui s’insère dans un ensemble. Et aujourd’hui, mon travail est l’un des plus demandés !

dd.com : On ne peut donc pas laisser libre cours à ses envies même si elles sont durables ?

Edouard François : Il faut passer d’une logique d’envie a priori à une logique d’envie a posteriori. Je m’explique : le site m’inspire, fait naître en moi certaines envies. Je ne débarque pas en sachant à l’avance ce que je veux faire, il faut se laisser guider par l’endroit. Chaque site m’inspire, chaque site présente des intérêts. Alors quand on me dit que j’ai beaucoup de chance de ne travailler que dans de superbes endroits, je m’insurge. C’est mon travail qui rend le lieu intéressant. J’ai coutume de dire que mon adresse, c’est le contexte. Mon travail est guidé par le contexte, il ne suffit pas de mettre de la végétation partout. Pour la Tower Flower, par exemple, le parc autour m’a inspiré et j’ai décidé de l’agrandir à la verticale sur la façade.

dd.com : Quels sont les aspects écologiques de vos réalisations ? Economies d’énergie ? Gestion des déchets ? Bien être des habitants ?

Edouard François : Les valeurs de notre monde moderne évoluent, le développement durable y tient désormais une place prépondérante. Quand on joue avec le contexte, quand on joue avec la matière, on essaie de tendre vers des valeurs usuelles et économiques, qui sont des préoccupations majeures de notre société. Très tôt, je me suis intéressé à la problématique du développement durable. Et ce qui importe dorénavant, ce sont les économies d’énergie. Les bâtiments que je conçois sont très peu énergivores. Pour moi, une façade en verre orientée plein sud, c’est une aberration. Dans un souci permanent d’économies des ressources, il faut rendre le bâtiment intelligent. Quand je réalise des façades végétales, je leur confère un intérêt autre que la beauté. Pour Tower Flower, par exemple, la façade est plein sud. Elle permet d’améliorer l’habitabilité en protégeant du soleil l’été et du vent et de la pluie en hiver. Ce qui rend mes solutions différentes des autres, c’est que je ne travaille que sur le factuel, la beauté ne détermine pas mon travail.

dd.com : Pouvez-vous nous parler d’Eden Bio ? Est-ce ce qu’on appelle un éco-quartier ?

Edouard François : C’est un petit quartier, un îlot, dans le 20e arrondissement de Paris. Effectivement, il peut d’apparenter à un éco-quartier mais je me méfie un peu de ces termes galvaudés. Il vaut mieux se concentrer sur l’élaboration d’une architecture exemplaire plutôt que de chercher à qualifier les choses a priori.

dd.com : Où puisez-vous votre inspiration ?

Edouard François : Dans mes promenades, dans l’art culinaire. Et dans l’art en général. J’assiste à toutes les expositions d’art international. Je suis passionné par l’art, il m’inspire énormément. Mais pour imaginer, inventer, élaborer, je ne dois pas être stressé. Le bonheur me fait avancer. Je pense d’ailleurs que l’inspiration est un sous-produit de la libido !

dd.com : Vous concevez aussi des objets de la vie courante. Quel est le fil conducteur de votre travail ? L’intégration à l’environnement, le plaisir de séduire, le bien-être des gens ?

Edouard François : Je fais du design pratique. L’usage est, à mon sens, une valeur fondamentale. Quand je conçois des objets, mon souhait est d’apporter un regard nouveau sur une société en pleine évolution.

dd.com : Avez-vous senti, par le biais des commandes que l’on vous passe par exemple, un net regain d’intérêt pour l’écologie ?

Edouard François : Effectivement, je le ressens. Les gens y sont désormais très sensibles. L’innovation, que l’on m’interdisait il y a une dizaine d’années, est aujourd’hui très sollicitée.

dd.com : Quel regard portez-vous sur cet effet de mode ?

Edouard François : S’il permet de faire bouger les choses, c’est positif. Par contre, si ce n’est que du marketing, c’est très triste. Pour ma part, j’ai toujours essayé de rapprocher les gens de l’écologie par le désir, et non par la peur, comme certains le font. J’essaie toujours d’élaborer des bâtiments qui séduisent et qui donnent envie d’adopter d’autres solutions, plus respectueuses de l’environnement.

dd.com : Personnellement, que faites-vous pour le développement durable ?

Edouard François : Comme tout un chacun, je trie. J’entretiens un rapport très fort avec la cuisine, je m’efforce toujours de privilégier les aliments diététiques, bio et de saison. J’ai d’ailleurs écrit un traité sur la nutrition qui me permet d’aborder la question de la santé non pas par le régime mais par l’hygiène de vie.

dd.com : Vous dites ne plus apprécier la France. Pourquoi ?

Edouard François : C’est un caprice ! J’adore voyager, j’ai l’envie permanente de découvrir, de m’évader. La France est un pays compliqué, qui n’a pas d’éthique mais une réglementation pompeuse. Prenons par exemple la norme HQE. C’est une véritable passoire, on peut facilement la contourner et arriver tout de même à se faire tamponner HQE sans difficultés ! Je trouve qu’il faudrait plus de souplesse, plus de modulation dans l’établissement des normes. Un autre exemple flagrant me vient à l’esprit : la réglementation thermique ignore totalement le phénomène des ponts thermiques. C’est comme si, pour enfiler un manteau, je vous l’attachais avec des clous. Ils n’empêcheraient pas le froid de passer. C’est plus fort que moi, je n’arriverais jamais à m’accommoder de telles hérésies. Alors, je développe d’autres solutions, je privilégie l’éthique à l’étiquette !

dd.com : Quels sont vos projets à venir ?

Edouard François : Je travaille actuellement sur un projet important de centre commercial de 30 000 m2 à Honfleur qui sera livré dans un an et demi. J’ai également en projet l’un des premiers Club Med écolos au Sénégal. Je fais travailler les artisans locaux comme des designers de Dakar. J’essaie d’atteindre des objectifs d’économie d’énergie et parallèlement, de développer de nouvelles solutions. Comme par exemple d’utiliser l’eau de mer pour refroidir le réfectoire et alimenter la cuisine et la piscine. Les mises en scène seront inédites !


Propos recueillis par Albane WURTZ



lien source de cet article :

http://www.developpementdurable.com/interview/2009/07/I47/edouard-francois.…

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damejane
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MessagePosté le: Dim 23 Oct 2011 - 16:09    Sujet du message: Architecture bio- climatique/ Lilypad : le futur...de demain? Répondre en citant

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Designing The Future VOST FR

http://youtu.be/KGlENio_nMY


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 15:45    Sujet du message: Architecture bio- climatique/ Lilypad : le futur...de demain?

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