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Sommes-nous trop nombreux ?‏

 
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damejane
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MessagePosté le: Jeu 22 Jan 2009 - 15:51    Sujet du message: Sommes-nous trop nombreux ?‏ Répondre en citant

« le: 11 Janvier 2009 à 15:39: »

.

Sommes-nous trop nombreux ?‏



De : Terre sacrée
(vivant12@wanadoo.fr)
Envoyé : sam. 10/01/09
À : damejane




LE MONDE | 09.01.09
Mardi 23 septembre 2008, retenez cette date.




Ce fut "le jour du dépassement", le earth overshoot day de l'année.
La date où la population humaine a épuisé les ressources produites
en un an par le mince manteau vivant qui enveloppe la Terre, la biosphère
ou écosphère. Depuis, nous allons au-delà de ce que la planète nous offre *
de sa biocapacité.


Comment identifions-nous ce mardi fatal si précisément ?

Grâce à l'organisation non gouvernementale canadienne Global Footprint
Network, fondée en 2003, qui travaille à quantifier l'"empreinte écologique"
des activités humaines. Cet outil d'analyse, sorte de " panier de la ménagère "
global, ou de PIB à l'envers, a été mis au point dans la foulée du Sommet
de la terre de Rio, en 1992, par les universitaires William Rees et Mathis
Wackernagel.

Il est aujourd'hui reconnu par l'Organisation de coopération et de
développement économiques (OCDE) * quoique sans cesse critiqué,
réévalué. Pour le calculer, Global Footprint Network compare le rythme auquel,
chaque année, la nature produit des ressources * aliments, combustibles, etc. *
et assimile les déchets, et le rythme auquel l'humanité consomme ces
ressources et produit des déchets. Quand nous excédons les possibilités
terrestres, nous atteignons "le jour du dépassement".

Le premier, selon l'ONG, est tombé le 31 décembre 1986. En 1996, il se situait
début novembre. En 2007, le 6 octobre. Aujourd'hui, le 23 septembre.
Et dans dix ans ? Notre crédit terrestre s'épuise * après le crédit bancaire.
Une représentation frappante valant mieux qu'un long discours, les chercheurs
évaluent l'"empreinte écologique" d'Homo sapiens en hectares terrestres.

l'OCDE en donne cette définition :
"la mesure de la superficie biologiquement productive nécessaire pour pourvoir
aux besoins d'une population humaine de taille donnée". Les derniers calculs
montrent que nous avons largement dépassé notre quota * globalement.

La Terre ne peut aujourd'hui offrir que 1,78 hectare global (hag) par habitant,
pas un centimètre carré de plus. Or la consommation mondiale actuelle exige
2,23 hag productifs per capita. Et les calculs montrent que si l'ensemble de
la population humaine adoptait aujourd'hui le mode de vie des Européens
et des Américains * voitures, eau chaude à volonté, viande chaque jour,
énergies fossiles à la demande* *, il lui faudrait disposer en surface de quatre
à cinq planètes Terre.

Ne riez pas !

Les nouvelles classes moyennes chinoises et indiennes ont commencé de
vivre à l'occidentale * qui oserait le leur reprocher ? Ajoutez les pollutions
de toutes sortes associées à ce train de vie. En octobre 2007, quatre
chercheurs suisses rattachés à Futuribles, un centre indépendant d'étude
et de réflexion prospective sur le monde contemporain, ont ajouté les polluants
et la "charge en carbone" à l'empreinte écologique des populations :

ils en déduisent, au regard de la capacité d'assimilation des émissions de CO2
par la biosphère, que onze planètes Terre seraient nécessaires pour satisfaire
les besoins d'une humanité qui aurait adopté le mode de vie occidental.


Sombres prédictions Comment s'étonner alors que beaucoup s'interrogent :
et si nous étions trop nombreux, déjà, pour cette Terre ?

Notre démographie n'est-elle pas la cause de nos malheurs écologiques,
mais aussi politiques, sociaux, militaires, comme l'affirmait déjà l'austère
Thomas Malthus* en 1798 ? Les "émeutes de la faim" qui ont secoué en
avril 2008 des pays très peuplés * Burkina Faso, Cameroun, Côte d'Ivoire,
Egypte, Haïti, Indonésie, Maroc, Philippines, Nigeria, Sénégal*
* ne lui donnent-ils pas raison ?

Le pasteur britannique Thomas Malthus, économiste, affirmait que la
population humaine croît de façon exponentielle (2, 4, 8, 16, 32*) et
les ressources, de manière arithmétique (1, 2, 3, 4, 5*).

Inévitablement, nous irions vers l'épuisement des biens, la famine, la guerre
de tous contre tous. Le Prix Nobel d'économie 2008, Paul Krugman,
a montré que Malthus avait raison en son temps : les paysans français
de 1789 vivaient dans une pénurie chronique, 20 % d'entre eux étaient
affaiblis par la malnutrition.

Mais au XIXe siècle, ses sombres prédictions ont été démenties par
l'accroissement des rendements agricoles, l'essor des échanges
internationaux et des biens de subsistance, sans oublier l'immigration.

Autrement dit, l'esprit aventureux et les progrès des techniques, le génie
humain, ont désavoué Malthus. Las. Nous savons aujourd'hui qu'il faut
relativiser les succès du "progrès" et du rendement.
L'empreinte écologique, le réchauffement qui s'accélère combinés à une
croissance forte de la population ne ramènent-ils pas l'humanité à une
situation "malthusienne" * une spirale tragique ? Beaucoup le pensent,
et pas seulement les militants de la décroissance ou les radicaux du
mouvement néomalthusien Negative Population Growth (NPG).


Prenez Ted Turner, fondateur de la chaîne d'actualités CNN, grand
financier de la Fondation des Nations unies. Cet homme informé déclarait
en avril 2008 sur la chaîne PBS : "Nous sommes trop nombreux.
Voilà pourquoi nous avons le réchauffement climatique.
[*] Tous les habitants de la planète doivent s'engager à avoir un ou deux
enfants, c'est tout.

[*] Ne pas contrôler la population est un suicide." Ouvrez notre-planete.info,
un site proche de l'ONG Les Amis de la Terre, tapez "surpopulation".
Parmi les premiers articles : "Homo sapiens est la pire espèce invasive."
Extraits :
"Nous feignons d'ignorer la finitude d'un monde dans laquelle notre multitude
puise allègrement et sans relâche. Il faut quelque chose de plus qu'un couple
pour faire un enfant, il faut au moins une planète viable. Posséder une
famille nombreuse n'est-il pas un délit environnemental, une grave atteinte
à la planète et à l'avenir commun ?"

Ecoutons maintenant l'inquiétant directeur de la CIA de George W. Bush,
le général Michael V. Hayden, autre homme informé. S'appuyant, en avril
2008, sur les chiffres de l'ONU qui annoncent une population de 9 milliards
d'humains en 2050, il prévoit un dangereux déséquilibre démographique
entre l'Afrique et l'Europe vieillissante * synonyme de tensions aux frontières
et d'une immigration à risque *, ainsi que des "troubles" et des "violences"
dans les pays où la population va tripler * Afghanistan, Liberia, Niger,
République démocratique du Congo * ou doubler * Ethiopie, Nigeria, Yémen.


Propos angoissés Dès qu'on évoque la surpopulation, on ouvre la boîte de Pandore.
Vieux démons, angoisse du futur, fantasmes collectifs * peur de l'invasion,
du pullulement * jaillissent pour se mêler à des peurs très concrètes.

En 1932 déjà, quand la population humaine a atteint 2 milliards, le philosophe
Henri Bergson écrivait : "Laissez faire Vénus, elle vous amènera Mars."

En 1948, Albert Einstein mettait solennellement en garde l'Abbé Pierre contre
les "trois explosions" menaçant notre "monde mortel" :
la bombe atomique, la bombe information, la bombe démographique.

En 1971, dans la lignée du Club de Rome, l'écologiste Paul R. Ehrlich,
spécialiste des populations d'insectes, publiait le best-seller La Bombe P (Fayard).

Il y dénonçait "la prolifération humaine", qu'il assimile à un "cancer" :
"Trop de voitures, trop d'usines, trop de détergents, trop de pesticides, [*]
trop d'oxyde de carbone.

La cause en est toujours la même : trop de monde sur la Terre.

" Aujourd'hui, il suffit d'écouter les émissions "de société" à la télévision, de
parcourir les sites écologiques ou les chats d'actualité des médias pour
retrouver ces propos angoissés. On lisait par exemple dans les débats du monde.fr,
après un article consacré au "jour du dépassement" :
"Quand, dans trente ans, nous serons 1,5 milliard de plus sur Terre,
je ne donne pas cher du concept d'acquis sociaux, de progression du pouvoir d'achat
et autres balivernes du même tonneau. " (25 septembre 2008).


Cette angoisse peut aussi être amplifiée par des mensonges modernes sur
l'invasion venue du Sud surpeuplé. Mais, contredisant cette démagogie,
un rapport publié en 2004 par le département des affaires économiques
et sociales de l'ONU (World Population to 2300) indique que les immigrés
venus des pays pauvres contribueront pour 4 % à la croissance
démographique des pays développés d'ici à 2050 * aujourd'hui pour 3 % *,
ce qui rajeunira une Europe vieillissante.

Toutes les études confirment que, dans leur immense majorité, les
populations du Sud veulent continuer à vivre où elles sont nées.

Même dans les situations de crise * guerre civile, sécheresse, inondations* *,
les habitants émigrent à proximité ou dans un pays voisin, puis reviennent toujours.
Ce ne sont pas des "envahisseurs". Ils souhaitent vivre mieux, en paix, chez eux *
comme le reste de l'humanité. C'est patent, la question dite de la surpopulation
remue des peurs irrationnelles. Prenons un autre exemple, moins politique.

J'ai rencontré plusieurs Parisiennes de 30 ans, en couple ou célibataires,
qui se disent bien décidées à ne pas avoir d'enfant. Sans prétendre ici donner
une explication univoque * certaines veulent préserver leur "capacité de création",
d'autres leur relation de couple, ou leur liberté, ou les trois *, force est
de constater : la surpopulation est revenue à chaque fois dans nos entretiens,
mêlée à des analyses inquiètes sur l'état de la planète. Tout comme dans le
livre best-seller de Corinne Maier, No Kid.

Quarante raisons de ne pas avoir d'enfant (Michalon, 2007), où une des
raisons invoquées est : pourquoi ajouter un enfant à un monde surpeuplé ?
L'une de ces femmes, attachée de presse, explique qu'à force de vivre en ville,
elle n'a plus l'impression de participer "aux processus naturels" * elle ne
voit plus le renouvellement de la vie, l'arrivée du printemps, "à peine le ciel".

Elle ne se sent plus "une femme archaïque" : avec des enfants. La deuxième,
ingénieur, n'espère plus rien de l'avenir de l'humanité. Elle garde en mémoire
les massacres du XXe siècle, persuadée que le réchauffement, combiné à la
surpopulation, va apporter de nouvelles guerres, des famines ou pire.
Alors, faire des enfants*

Une autre s'indigne :
"Il existe déjà tant d'enfants pauvres autour du monde. Je préfère adopter."

Une quatrième, voyageuse, a vu les hindous et les musulmans s'affronter
en Inde, les riches s'armer dans des ghettos protégés en Amérique latine.
"C'est affreux, dit-elle, une autre guerre vient, la guerre de la surpopulation.
La haine de l'autre devient une réaction de survie. Toutes les valeurs s'inversent.

Espérer que les Africains meurent du sida, ou s'entre-tuent, tourne à la
blague de bureau :
Comme ça, ils seront moins ! "

Sombres visions. Alors, faut-il redevenir malthusiens ? La "bombe P" n'explosera pas
"La démographie a toujours été associée à la fin du monde, à la disparition de
l'Homme, au Jugement dernier, note le démographe Hervé Le Bras.

Procédant par projections, on l'interprète comme des prédictions, toujours
catastrophistes. Au début du siècle, en Europe, on s'inquiétait surtout de la
dépopulation ! Les Français devaient procréer, il ne fallait pas laisser les Allemands
être plus nombreux que nous. Les économistes associaient natalité et prospérité.

Dans les années 1970, tout a changé avec les écologistes comme René Dumont,
qui prédisaient l'épuisement rapide des ressources. Certains démographes
annonçaient alors une population de 12 milliards en 2100. Aujourd'hui, nous
revoyons tous ces chiffres à la baisse." Hervé Le Bras, directeur d'études à
l'Institut national d'études démographiques (INED), raconte avec humour
comment toutes les prédictions à long terme, bien étayées, sur le peuplement
humain * le démographe américain Joel Cohen en a relevé 68 * se
sont révélées fausses.

Soit, mais aujourd'hui ? Qu'en est-il des prévisions à court terme * à
l'horizon 2030, 2050 ? De fait, en moins de 200 ans, l'humanité est passée
de 1 milliard d'habitants (au début du xixe siècle) à 6 milliards (en 1999).


Entre 1987 et 1999, soit en treize ans, de 5 à 6 milliards.

Aujourd'hui, beaucoup des prévisions pour 2050 tournent autour de 8,4
à 9,5 milliards de Terriens * soit 3 milliards d'hommes en plus.
Cet accroissement exponentiel qui effrayait tant Malthus s'arrêtera-t-il un jour ?
Aurons-nous assez de ressources pour nous nourrir ? Oui et oui. Voilà la
grande nouvelle des études récentes. Aujourd'hui, démentant les alarmistes,
les démographes décrivent tous, partout autour du monde, une forte baisse
de la fécondité des femmes * donc, à terme, de l'accroissement de la population.


Selon eux, comme d'après l'ONU, la " bombe P " n'explosera pas.
Que s'est-il passé ?

Simplement, sur les cinq continents, les femmes font moins d'enfants. "Personne
n'avait anticipé la baisse rapide de la fécondité dans les pays en voie de
développement, explique Hervé Le Bras.


Prenez l'Iran. D'une fécondité de 6,5 enfants par femme en 1985, le pays
est désormais à 2 enfants, comme en France ! En Chine, beaucoup pensaient
qu'il allait être difficile d'imposer l'enfant unique à cause de la tradition de l'héritier
mâle, de leur civilisation , etc. Mais cela a été relativement aisé, et rapide.


On compte aujourd'hui 1,75 enfant par femme. Ainsi, 400 millions de Chinois
annoncés par les courbes démographiques n'ont pas vu le jour. On peut penser
que les Chinois étaient prêts à l'accepter.


En Inde, cette politique de contrôle des naissances a été moins bien reçue. Dans
le nord du pays, il y a encore 4,5 enfants par femme. Mais, en moyenne, l'Inde
est passée au-dessous de 3 enfants par famille." Quelles qu'aient été les
politiques menées, tous les effets d'annonce catastrophistes sur la spirale
des naissances des pays pauvres, parfois teintés de racisme ou d'une conception
agressive du "choc des civilisations", ont été démentis. "


Aujourd'hui, précise Hervé Le Bras, le taux de croissance démographique mondial
ralentit. 1,21 % par an en 2006, 0,37 % attendu en 2050. Pourquoi ?
Le nombre d'enfants par femme baisse sur les cinq continents.


Au Mexique, au Brésil, on tourne autour de 2,2 à 2,3 enfants par famille, 2,4
en Indonésie. En Afrique, si les femmes du Rwanda et d'Ouganda font encore 7 à
8 enfants, au Kenya par exemple, de 8 enfants par femme dans les années 1970,
elles sont passées à 4 aujourd'hui. Les renversements de tendance se font t
rès vite."


Partout, les femmes enfantent moins. Le phénomène s'universalise. Souvent,
pour que la natalité baisse, il faut selon les démographes un "élément déclencheur"
qui transforme les m*urs. Par exemple, en Algérie, dans les années 1970,
les femmes se mariaient très jeunes, enfantaient tôt et portaient en moyenne
plus de 7 enfants au cours de leur vie. Aujourd'hui, toujours en moyenne,
elles se marient à 29 ans et font 2,4 enfants. En Europe du Sud
(Italie, Espagne, Grèce), on compte 1,4 enfant par femme * et cette
tendance gagne toute la Méditerranée.


Dans leur étude sur la démographie du monde musulman, Le Rendez-vous
des civilisations (Seuil, 2007), Youssef Courbage et Emmanuel Todd montrent
que la fécondité des femmes est passée de 6,8 enfants en 1975 à 3,7 aujourd'hui
* 2,2 au Maroc, 2,1 en Tunisie.

Cette baisse, remarquent-ils, suit partout l'alphabétisation des femmes. Cette prise
de contrôle inaugure, nous disent les auteurs, un bouleversement des mentalités
"qui irradie les rapports d'autorité, les structures familiales, les références idéologiques
(et religieuses), le système politique". Sur ces questions le "choc des civilisations"
annoncé par les conservateurs américains n'aura pas lieu. Si la "bombe P" des
malthusiens n'explosera pas, c'est que dans toutes les cultures, sur tous les
continents, contredisant nombre d'idées sur l'islam, l'acceptation du modèle de
la famille à deux enfants gagne rapidement.


Aujourd'hui, si cette révolution des m*urs se poursuit, les démographes de l'ONU
tablent sur une population humaine à 8,2 milliards en 2030, 9 milliards en 2050 *
et une stabilisation à 10,5 milliards en 2100. La population humaine aura alors
achevé sa "transition démographique" : le ralentissement de la fécondité prendra
effet en dépit du vieillissement général. Certains chercheurs, comme Mike Davis,
auteur d'une étude inquiétante sur la prolifération des bidonvilles
(Le Pire des Mondes possibles, La Découverte, 2007), relativisent
cependant cet enthousiasme.

" Je m'étonne, écrit-il au Monde 2, que les prévisions des démographes de l'ONU pour l
e siècle varient de quelque 3,5 milliards d'habitants entre les évaluations basses et hautes :
c'est-à-dire la population mondiale quand j'étais enfant*" En effet, il suffirait d'une variation
de 0,25 % par rapport au scénario de 2,1 enfants par femme (2,35), pour se
retrouver 30 milliards avant 2050.

Mais, toutes les études le confirment :
la baisse de la fécondité féminine autour de deux enfants est générale. Nourrir 9 milliards
d'humains Au-delà des angoisses et des peurs, la véritable grande question posée
par le peuplement sera celle des ressources : les pays, les sols, la Terre pourront-ils
nourrir * et supporter * une population de 9 ou 10 milliards d'habitants ?

Ici, un détour s'impose. Dans les faits, parler de population "globale" comme d'un
grand cheptel n'a pas grande signification. Comment comparer le mode de vie des
habitants du Laos et de la Finlande, à population égale ? De l'Algérie, terre d'émigration,
et du Canada, d'immigration ? Aujourd'hui la natalité des pays les moins développés
progresse six fois plus vite que celle des pays développés * qui vieillissent et
se stabilisent.

En 2050, 86 % de la population mondiale habitera un pays pauvre ou émergent
* la moitié en Chine et en Inde, dotés d'une politique antinataliste. Les répercussions
d'un tel peuplement varieront fortement d'une région et d'un pays à l'autre, selon
la fertilité des sols, l'eau, la qualité des terres. Mais surtout selon les politiques
des gouvernements * économiques, agricoles, sociales.

Le Prix Nobel d'économie 1998, l'Indien Amartya Sen, a bien montré combien
la pauvreté et les famines découlent avant tout, non d'une population trop nombreuse,
mais du manque de vitalité démocratique et de l'absence d'Etat social.
L'Inde, par exemple, a connu des grandes famines jusqu'en 1947, date de son
indépendance. Ensuite, le multipartisme, l'existence d'une opposition et d'une presse
libre ont permis de prévenir et circonvenir les désastres. Qui plus est, l'Inde nourrit
aujourd'hui une population de 1 milliard d'habitants parce qu'elle a réussi sa
"révolution verte" * irrigation, conservation des sols, engrais, rendements *
grâce à une politique d'Etat résolument tournée vers l'autosuffisance.

Aujourd'hui, 850 millions de personnes souffrent de malnutrition dans le monde.
La plupart vivent dans les pays du Sud qui ont été secoués par les émeutes du pain
du printemps 2008. Est-ce parce qu'ils sont trop peuplés ? En juin, réagissant dans
l'urgence, les responsables de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation
et l'agriculture (FAO) ont tenu un sommet. Ses experts n'ont pas accusé la surpopulation,
mais avant tout l'augmentation de 50 % du prix des céréales. Ils ont aussi dénoncé
une production agricole mondiale insuffisante. Pas à cause de l'épuisement des terres,
mais de leur mauvais usage.

Les agronomes rappellent combien, depuis un demi-siècle, sans se soucier des
populations locales, les pays du Nord ont financé les cultures d'exportation des pays
du Sud (notamment en Amérique latine) * le coton, l'herbage d'élevage * au détriment
des cultures vivrières.

A l'inverse de ce qui s'est passé en Inde, ces politiques néocoloniales ont ruiné l'agriculture
de ces pays, avec l'aide de gouvernements autoritaires et corrompus.

Résultat : l'Afrique subsaharienne, hier autosuffisante, se trouve contrainte d'importer
ses produits de subsistance. Ici encore, comme l'analyse Amartya Sen, rien ne sert
d'accuser la croissance démographique. Il faut s'en prendre aux politiques.

Voilà pourquoi la FAO appelle maintenant à une gouvernance agricole mondiale, sous
l'égide de l'OMC, aidée par la Banque mondiale, pour relancer les productions
vivrières et de céréales * jusque dans les jachères d'Europe. Avec une politique
agricole concertée, la planète pourrait tout à fait survenir aux besoins d'une
population de 10 milliards d'habitants .

Le rapport 2008 de l'OCDE, Perspectives de l'environnement à l'horizon 2030, est
aussi alarmiste que la FAO. Il nous promet, en l'absence d'une politique mondiale
volontariste, un avenir très désagréable. Nous en connaissons le refrain.

Un réchauffement de 1,7 oC à 2,4 oC en 2050 * prévision basse. Sécheresse,
tempêtes, inondations, destruction des infrastructures. Un appauvrissement
considérable des " précieux services des écosystèmes ". L'accroissement du
" stress hydrique " pour 3 milliards d'humains * une eau mal répartie. Une
pollution accrue de l'air. La croissance de la population humaine est-elle la
cause première des fléaux annoncés ?

Dans une lettre au Monde 2, des experts de l'OCDE répondent : "La population
ne pose pas un problème en soi. Les pressions exercées sur les ressources
naturelles et l'environnement ne proviennent pas du nombre d'habitants
mais de leurs habitudes de consommation." Politiques irresponsables
Notre malheur viendra des modes de vie dépensiers, des politiques industrielles,
des égoïsmes nationaux * de comportements que nous pourrions changer.

Quelques exemples frappent.

Selon le rapport 2008 de l'Agence internationale de l'énergie (World Energy Outlook 2008),
des millions de voitures rouleront encore au pétrole en 2030, émettant quantités de CO2.
Pourquoi au pétrole ? Parce que les grands constructeurs automobiles résistent pour
changer leurs chaînes de montage et fabriquer des voitures "vertes" * comme les
y engagent les gouvernements qui les renflouent depuis la crise financière de 2008.
Le rapport de la FAO, L'Etat de l'insécurité alimentaire dans le monde
(novembre 2008), note qu'avec l'amélioration du niveau de vie des pays émergents,
des millions de personnes mangeront plus de viande.
Ce qui nécessitera un bétail plus nombreux, buvant quantité d'eau,
paissant sur des terres dévolues aux herbages * donc perdues pour les
cultures vivrières.

Ici encore, n'y a-t-il rien à faire ? Ou faut-il mener campagne pour que les
Occidentaux contiennent leur "boulimie de viande", comme le préconise
l'économiste Jeremy Rifkin ?

Autre remarque des experts de l'OCDE au Monde 2. Nous savons parfaitement que,
par leurs vertus régénératrices, les écosystèmes nous sauvent d'une pollution terrestre
accélérée et d'un appauvrissement général. Mais gouvernements et industriels, aux
Etats-Unis comme dans les pays émergents, poursuivent encore des politiques
irresponsables :

subventions à l'agriculture intensive, aux pétroliers pollueurs, laisser-faire à l'emploi
de produits chimiques, à la pêche industrielle * sans oublier les émissions massives de CO2.

"Si aucune action nouvelle n'est entreprise, nous risquons de modifier de façon
irréversible les conditions environnementales sur lesquelles repose le maintien de
la prospérité économique" : les conclusions du rapport 2008 de l'OCDE sont encore
plus inquiétantes
que celles du rapport Stern (L'Economie du changement climatique, 2006),
qui appelait à consacrer 1 % du PIB mondial à "décarboner" l'industrie.


A nouveau, les politiques sont en cause. Pas le nombre d'habitants.

Frédéric Joignot

A lire >
Le Rendez-vous des civilisations, de Youssef Courbage et Emmanuel Todd.
La République des Idées, Seuil, 2007, 159 p., 12,50 €.
Une étude à rebours de tous les clichés sur la démographie du monde musulman.

> Nourrir l'humanité, de Bruno Parmentier, La Découverte, 2007, 274 p., 22 €.
L'agriculture pourra-t-elle nourrir 9 milliards d'humains ?

> L'Enfermement planétaire, d'André Lebeau, "Le Débat", Gallimard, 2008, 304 p., 19 €.
Quand les besoins dépassent les ressources, comment gérer la survie sur Terre ?

> Le Crépuscule de Prométhée, de François Flahault, Mille et une Nuits, 2008, 290 p., 16 €.
Pourquoi l'homme doit oublier l'idéal prométhéen, qui lui fait perdre la raison.



bien à vous : damejane

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MessagePosté le: Jeu 22 Jan 2009 - 15:51    Sujet du message: Publicité

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damejane
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MessagePosté le: Jeu 22 Jan 2009 - 15:53    Sujet du message: Sommes-nous trop nombreux ?‏ Répondre en citant

« Répondre #1 le: 14 Janvier 2009 à 09:18: »



Bonjour à Tous et Toutes,


Et l'Etat Français qui est tout heureux de battre le record de natalité en Europe.

Youpi encore plus de bouches à nourrir et à loger, encore moins de ressources terrestres; au lieu de favoriser l'adoption d'enfants trop nombreux sur Terre sans parents, sans repères, notre Etat préfère favoriser en premier lieu les bébés éprouvettes et par là l'égoïsme/l'orgueil/les hormones de certaines femmes.

Et plutôt que de commencer par réguler sa population, les hommes préfèrent bien évidement réguler les autres espèces animales (en les tuant bien sûr...)


Je ne juge pas ici, je ne me le permettrai jamais. Je fais juste un constat avec un humour peut-être particulier je le concède. Si j'ai pu en choquer certain(e)s, je m'en excuse.


La régulation de sa population fait pourtant partie d'une prise et d'une élévation de la Conscience d'une espèce et en particulier l'être humain qui a véritablement la possibilité de le faire.

On peut voir cette hausse de la natalité humaine (générale au niveau mondial) également comme l'instinct de survie face à des évènements "de disparition", de "destruction/déstructuration/restructuration" d'un futur proche, qu'une espèce peut ressentir inconsciemment.


Alors de mon point de vue, oui nous sommes trop nombreux bien que apparemment cela soit un passage obligé pour notre espèce et pour le Logos Planétaire.

Mais ce n'est qu'un point de vue Wink.



Amicalement et Tout en Douceur,
Felynx Belgarion

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MessagePosté le: Jeu 22 Jan 2009 - 15:54    Sujet du message: Sommes-nous trop nombreux ?‏ Répondre en citant

« Répondre #2 le: 14 Janvier 2009 à 19:19: »



Il est un regard qu'il est important d'avoir, concernant les chiffres de la globalité. La manière dont se nourrit un américain est si différente de la manière dont se nourrit un indien, par exemple. Si nous avions un mode de vie et d'alimentation plus sain et plus juste, la situation, à nombre égal, serait si différente...

Fraternel partage!

Lanou



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MessagePosté le: Jeu 22 Jan 2009 - 15:55    Sujet du message: Sommes-nous trop nombreux ?‏ Répondre en citant

« Répondre #3 le: 14 Janvier 2009 à 21:45: »

Je ne juge pas ici, je ne me le permettrai jamais. Je fais juste un constat avec un humour peut-

être particulier je le concède. Si j'ai pu en choquer certain(e)s, je m'en excuse.
Felynx Belgarion


[/quote]


Bonsoir à tous,

à Felynx Belgarion



Vos propos ne me choquent pas et je comprends parfaitement ce qui motive votre commentaire..

Je crois que cette surpopulation est liée d'un côté à la qualité de vie qui s'est amélioré dans bien des Pays :

l'effet de d'influence d'une nation sur les autres, les conditions matérielles des pays industrialisés, la communication, l'électricité composent le 20 ème siècle qui aura été le siècle de l'expansion économique et matérialiste", siècle des découvertes, siècle des avancées en matière de santé.

A l'aube de ce 21 ème siècle, c'est un clivage important qui s'exprime par un paroxysme de l'avidité sous toutes ses formes, la création de nouvelles offres imposées sur le plan alimentaire, comme les OGM, la nanotechnologie dans tous ses applications bonnes et mauvaises, creusent un fossé énorme entre la réalité des besoins de l'homme et les "lobbyes", ainsi que les trusts, les actionnaires, qui ne pensent qu'à se remplir les poches.


L'humanité a atteint un seuil d'égoïsme surdynamisé par l'offre qui incite à la demande, l'envie d'être riche comme les autres, tout le monde veut sa part de richesse matérielle, de bonheur, ou de ce qu'il prend pour "bonheur", illusions entretenues savamment par l'astralisme bloqué oblicalement par le mental au service de l'égoïsme.


Trop d'hommes se construisent un univers bien à eux sans même savoir ni réaliser ni même intégrer de quelle façon il sert les forces du mal à des degrés certes divers.

On continue à chercher à l'extérieur la part de sérénité qui se trouve à l'intérieur.

Ce mode de fonctionnement ne peut que conduire et induire à des injustices, et, ce sont tous les rêgnes Vivants sur la terre qui commencent à en payer le prix fort. A commencer par le rêgne végétal, le rêgne minéral, (les richesses de la terre), le rêgne végétal, les insectes grands ouvriers de la pollénisation, de la régénération de la terre, enfin l'homme qui reçoit comme un boomerang ce qu'il a savamment détruit par son avidité, sa convoitise, il le reçoit comme une giffle, mais il espère toujours pouvoir s'arranger.
Il ne pense pas aux générations futures ni n'a encore réellement conscience des ravages qu'il cause sur notre mère la terre, malgré les cris de ses frères, malgré les avertissements des dévas, de ceux qui savent et qui ont compris.


Il y a là une grande part de responsabilité des peuples, des Nations qui ont livré le pouvoir à des hommes qui se sont laissé tenter par la facilité, l'ivresse du pouvoir et de l'argent. Certaines fraternités au sein du monde financier sont au service d'entités obscures qui ne veulent surtout pas voir la Lumière les toucher..

Ils sont la lèpre du monde. Ils ont tout intéret à ce qu'il y ait un maintient de la pauvreté, une surpopulation malnutrie pour mieux la contrôler et "aspirer" ses maigres forces. Cela me fait penser au film "Dark Cristal" , (petite merveille d'enseignement).

Sur la terre il y avait tout ce qu'il fallait pour nourrir ses hôtes, tous les êtres vivants.. pour les soigner et vivre en harmonie.

Entre les réincarnations nécessaires et les interactions karmiques, le libre arbitre de chaque homme, il va sans dire que tout est intrinsèquement lié, c'est la leçon que l'humanité actuelle est en train d'apprendre.

D'une certaine façon tout est juste...

Sommes nous en train d'assister à la fin du monde ?
Je ne crois pas, il me semble que nous assistons à l'émergence des injustices diverses qui règnent sur cette terre, passages obligés utiles à la transformation en l'homme par la prise de conscience...(point de vue partagé).

Il faut boire la coupe d'amertume jusqu'à l'écoeurement et la saturation, le trop plein..



Bien à vous : damejane.

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MessagePosté le: Jeu 22 Jan 2009 - 15:56    Sujet du message: Sommes-nous trop nombreux ?‏ Répondre en citant

« Répondre #4 le: 14 Janvier 2009 à 21:50: »




Bonsoir à tous,


Je ne crois pas que nous soyions trop nombreux sur la terre ... mais le déséquilibre nord/sud(soigneusement entretenu par les gouvernants) fait croire qu'il n'y a pas assez de nourriture pour tous les humains.

Or, simplement, si les surfaces de terrain arable destinées aux céréales pour le bétail , étaient réservées pour l'alimentation humaine, il y aurait grandement de quoi rassassier la planète... Du coup, les humains mangeant moins de viande seraient plus paisibles, et en meilleure santé !!

Tout cela est affaire de choix (politique). Mais aussi hélas d'une certaine "ignorance" ou désinformation des masses, soigneusement entretenues elles aussi .

La pauvreté et la soi-disant surpopulation font le bonheur de certains, de tous ceux qui nous manipulent... et qui glanent ainsi profit et pouvoir.

Dans la Lumière

Manorah

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MessagePosté le: Jeu 22 Jan 2009 - 15:57    Sujet du message: Sommes-nous trop nombreux ?‏ Répondre en citant

« Répondre #5 le: 16 Janvier 2009 à 10:41: »


Bonjour,

je pense également que nous ne sommes pas trop nombreux. C'est un problème de répartition et de justes proportions entre tous qui bloquent les canaux de la distribution mondiale justifiées par l'équilibre.

Bien sûr l'égoïsme, l'orgueil et le pouvoir (trois tendances psycho-mentales du plan oblical) perturbent l'équilibre souhaité entre les nations.

Jean Ziegler ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Ziegler ), un onusien sensible aux cordes de la sociologie et de l'humanisme pense que la Terre peut "supporter" tout à fait normalement un dizaine de milliards d'habitants sur le globe.

Sinbuck.

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MessagePosté le: Jeu 22 Jan 2009 - 15:57    Sujet du message: Sommes-nous trop nombreux ?‏ Répondre en citant

« Répondre #6 le: 17 Janvier 2009 à 11:59: »


Bonjour à Tous et Toutes,


J'aurai dû préciser un peu plus la pensée que j'ai évoquée dans le message précédent,
en disant qu'avec la "réalité" actuelle, tout au moins de la manière dont se manifeste "la vie des hommes" en moment sur cette Terre, nous sommes trop nombreux.

En changeant de mode de vie peut-être qu'en effet nous ne serions pas trop nombreux => mais ce n'est pas le cas actuellement et j'essaie donc de donner mon point de vue sur ce qui est, en ce moment même.

Dans mon précédent message, je souhaitai surtout mettre en avant le fait que l'auto-régulation du nombre de son espèce (quelque soit le nombre en question: quand bien même on vivrai avec plus d'Harmonie sur la Terre le cas se présenterai aussi à un moment donné) est une prise de Conscience collective "simple" que l'Homme a la possibilité de mettre en action "facilement".

Ce qui n'est pas encore le cas... et on le voit bien avec l'exemple que je vous ai proposé de l'Etat Français qui se glorifie de la hausse de sa natalité dans les conditions actuelles (et quand je parle d'Etat Français je ne parle pas que des politiques...)


A priori l'Humanité sera amenée à prendre Conscience sur ce point d'une manière différente, à un autre moment






Amicalement et Tout en Douceur,

Felynx Belgarion


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MessagePosté le: Ven 23 Jan 2009 - 01:26    Sujet du message: Sommes-nous trop nombreux ?‏ Répondre en citant

« Répondre #7 le: Aujourd'hui à 00:25 »

De :  Terre sacrée
(vivant12@wanadoo.fr
Envoyé : ven. 16/01/09 02:28
À :  damejane57@hotmail.fr


La limitation des naissances reste une priorité au Vietnam

LE MONDE 
14.01.09 


Au Vietnam, en dépit du spectaculaire ralentissement de la croissance démographique
obtenu ces dernières décennies, la limitation des naissances demeure une priorité.
Le 27 décembre 2008, le Comité permanent de l'Assemblée nationale vietnamienne a
modifié l'ordonnance sur la population de 2003, de façon à rappeler plus clairement
la population à la règle de deux enfants maximum par famille.

Des exceptions sont tolérées pour les couples issus de minorités ethniques dont la
population est inférieure à 10 000 individus, pour ceux dont les enfants souffrent
d'infirmité congénitale ou accidentelle ou pour les couples issus de remariages
souhaitant avoir des enfants de leur second lit. Aucun délai minimal n'est fixé entre
les naissances et aucune sanction n'est prévue pour les couples qui ne se plieraient
pas à la règle, contrairement à ce qui se faisait dans les années 1980 et 1990.

Avec 86 millions d'habitants en 2008, le Vietnam est le treizième pays le plus peuplé
du monde. Le département des Nations unies pour la population estime que sa
population atteindra 104 millions en 2025. Avec un indice de fécondité
(divisé par trois en trente ans) de 2,1 enfants par femme, le régime démographique
y est pourtant désormais assez comparable à celui des pays occidentaux ayant
achevé depuis longtemps leur transition démographique. Mais le recul de la
mortalité soutient l'augmentation de la population.


Alors que les premiers effets de la crise économique mondiale se font sentir, le gouvernement, qui a toujours considéré la croissance démographique comme un frein pour le développement du pays, surveille de près les moindres signes d'un redémarrage de la natalité. " 93 000 nouveau-nés qui étaient des troisième ou des quatrième enfants ont été recensés au cours des neuf premiers mois de 2008, soit une augmentation de 10 %, expliquait Duong Quôc Trong, directeur général adjoint du département général de la démographie et du planning familial dans un récent entretien au quotidien Le Courrier du Vietnam. La population augmente rapidement. Il est inutile d'expliquer les effets néfastes qu'aura cette surpopulation sur l'utilisation des ressources naturelles et la qualité de la vie. Les familles nombreuses doivent être conscientes de leur responsabilité envers la société et l'avenir du pays." 


SURNATALITÉ MASCULINE 
"Hormis dans les zones pauvres et isolées où vivent les minorités, les politiques
démographiques ont atteint leurs objectifs. Le modèle n'est plus la famille nombreuse.
Les couples veulent moins d'enfants", tempère Catherine Scornet, démographe et
maître de conférences à l'université de Provence, tout en s'étonnant du
durcissement du discours antinataliste.

Par ailleurs, le Vietnam semble, à son tour, touché par le phénomène de surnatalité
masculine que connaissent l'Inde et la Chine. Le ratio quasi normal de 107 garçons
pour 100 filles en 1999 est passé à 115 pour 100 aujourd'hui. L'accès aux
échographies est responsable de cette évolution : certaines femmes vont jusqu'à
en faire une vingtaine pour être sûres que leur enfant sera un garçon, avant, le cas
échéant, d'avorter. Le gouvernement n'a jusqu'à présent pris aucune mesure afin
d'enrayer ce phénomène. 
Laurence Caramel Article paru dans l'édition du Monde du 15.01.09.
http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/01/14/la-limitation-des-naissanc…

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MessagePosté le: Lun 16 Fév 2009 - 22:30    Sujet du message: Sommes-nous trop nombreux ?‏ Répondre en citant

« Répondre #8 le: 13 Février 2009 à 19:39: »

.


Deux maux :
la surpopulation des pays pauvres
et
la surconsommation des pays riches‏




De : Terre sacrée
(vivant12@wanadoo.fr)
Envoyé : jeu. 12/02/09
À : damejane57






Bonsoir,

Oui il y a deux problèmes essentiels qui menacent l'humanité. Le premier c'est l'excés de naissances des pays pauvres et de culture "fellah". Le second c'est l'excés de consommation des pays riches. Il N' Y A PAS d'autres difficultés majeures. Le reste : le terrorisme ethnico- religieux, les guerres de connotation religieuses, idéologiques ou économiques, la destruction de l'environnement, ne sont que les conséquences de ces deux maux.


Alors oui il faut apprendre à consommer moins de la part des Occidentaux, et il faudra probablement leur serrer la ceiture pour qu'ils comprennent. Mais il faut aussi imposer la limitation des naissances à certains peuples. Il suffit peut être pour cela de supprimer les aides à ceux qui s'y opposent et utilisent l'argent qui leur est donné pour acheter des armes afin de nous faire la guerre. L'éducation hélas semble un voeux pieux, trop tard !


Et puis il ne suffit plus de dire YA KA ! Michel Tarrier et bien d'autres nous ont déjà longuement alertés sur le danger mortel que nous fait courrir l'excédent de population et de consommation. Il est temps de passer aux actes, c'est à dire d'exiger de nos politiciens, de nos entrepreneurs, de nos chercheurs, de nos sociologues et autres "penseurs" qu'ils s'emparent de ces problèmes et cessent de les occulter. Nous devons lutter contre notre confort intellectuel et matériel et notre propension à la compassion et à cette absurde idée de repentance et de culpabilité qui sert à ceux qui souhaitent et répendent l'idée de notre mort en tant que groupe et en tant que civilisation.



Dans le cas contraire c'est "l'apocalypse" qui nous attend tous, pas seulement pour les occidentaux, et nous l'aurons bien mérité . Alors oui, entrons en résistance et d'abord envers nous même, soyons résistants à la désespérance, à l'idée que nous sommes déjà morts et enterrés. Résistons pour conserver nos valeurs, nos cultures qui valent bien celles des autres. Retrouvons nos sources, régionales, locales et étendons notre compréhension du monde extérieur au notre. Penser global pour agir local, penser au futur en agissant au présent. Cultivons notre jardin si nous ne voulons pas de maïs transgénique et donnons un coup de main au voisin, s'il veut bien participer à l'effort collectif. Dénonçons les profiteurs, les parasites et les prédateurs économiques. Refusons d'écouter les siènes défaitistes de ceux et de celles qui veulent faire cadeau aux masses grondantes qui sont à nos portes l'esentiel de ce que nos ancètres ont capitalisé pour nous. Oui entrons en résistance et, croyez moi, nous saurons, aussi, descendre dans la rue pour défendre notre héritage s'il le faut
.

Raison et bonne chance à tous !


Cordialement Francis NERI

http://terresacree.org/francisneri.html





.
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