Index - FAQ - Rechercher - Membres - Groupes - S’enregistrer - Messages Privés - Connexion
Réduction de la population mondiale : faire face à l'inévitable

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    sur le sentier Index du Forum -> sur le sentier -> santé- et vie en société -> vie en société-écologie
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
damejane
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 14 Aoû 2008
Messages: 6 013

MessagePosté le: Mar 4 Nov 2008 - 18:45    Sujet du message: Réduction de la population mondiale : faire face à l'inévitable Répondre en citant

.

Réduction de la population mondiale :
faire face à l'inévitable


De : Terre sacrée
(vivant12@wanadoo.fr)
Envoyé :sam. 01/11/08
À : damejane57


Réduction de la population mondiale :
faire face à l’inévitable par J.Kenneth Smail
traduit de World Watch



Si l’on regarde au-delà des inquiétudes à court terme qui ont empoisonné les débats sur la population au niveau politique, il apparaît de plus en plus clairement que la viabilité de la civilisation à long terme nécessitera non seulement une stabilisation du nombre d’êtres humains, comme on l’a estimé, sur les 50 prochaines années, mais également une réduction colossale à la fois de la population et de la consommation.


La tension grandissante entre deux tendances apparemment irréconciliables est devenue de plus en plus visible ces 50 dernières années. D’un côté, les projections démographiques modérées à conservatrices indiquent que le nombre d’habitants sur la planète atteindra, presque avec certitude, 9 milliards, peut-être plus, d’ici le milieu du 21ème siècle. De l’autre, des estimations scientifiques prudentes et de plus en plus fiables laissent entendre que la capacité de charge de la terre à long terme, à un niveau de vie qui pourrait être défini comme allant de "adéquat" à "modérément confortable", selon les standards des pays développés, pourrait ne pas dépasser deux ou trois milliards. Cela pourrait être considérablement moins, particulièrement si le style de vie de référence (niveau de consommation) auquel les gens aspirent se rapproche de celui des Etats-Unis.


En réaction à ce "dilemme malthusien" des temps modernes, il est grand temps de penser sérieusement au futur à moyen terme et d’envisager des alternatives qui vont plus loin que le simple ralentissement ou l’arrêt de la croissance démographique mondiale. L’espèce humaine doit développer, et rapidement mettre en application, des programmes bien conçus, clairement articulés, flexibles, équitables et coordonnés au niveau international, pour réduire la population humaine de façon significative sur les deux prochains siècles ou plus. Cet effort demandera probablement une réduction de la population mondiale d’au moins deux tiers à trois quarts, des 9 à 10 milliards d’individus prévus pour la seconde moitié du 21ème siècle à une "population optimale" future (à partir du 23ème siècle) ne dépassant pas les 2 à 3 milliards.


Visiblement, un changement démographique de cette amplitude nécessitera une réorientation majeure de la pensée, des valeurs, des attentes et des modes de vie de l’humanité. Il n’y a pas de garanties quant au succès d’un tel programme. Mais si l’humanité échoue dans sa tentative, la nature imposera certainement une réalité encore plus dure. En tant qu’anthropologue physique et biologiste spécialisé dans l’évolution humaine, je crains que cette crise démographique et environnementale métastasant rapidement (bien qu’elle soit partiellement cachée) ne se révèle être la plus grande impasse évolutionnaire/écologique jamais rencontrée par notre espèce.


En dessous des radars ?

Il est surprenant de constater le peu d’intérêt scientifique et public qu’a éveillé la mise en place de paramètres quantifiables, testables et acceptés socio-culturellement, propres à déterminer la capacité limite à long terme de la planète. Malheureusement, à quelques exceptions près, un grand nombre de chercheurs scientifiques, par ailleurs très qualifiés, et d’experts en politiques publiques ont plutôt rechigné à adopter une position claire et franche sur ce sujet profondément important. On peut se demander pourquoi - prudence inhérente, inquiétude à propos de leur réputation professionnelle, effets secondaires des structures de plus en plus spécialisées des institutions tant politiques que scientifiques, ou toutes autres raisons. Etant donné la nature et les ramifications globales du problème, la principale raison est peut-être simplement la "paralysie par l’échelle", ce sentiment débilitant d’impuissance collective et individuelle face à des problèmes dont la taille semble insurmontable.


Les estimations sommaires de la capacité limite faite par le passé varient considérablement, allant de moins d’1 milliard à plus de 20 milliards. Et il est évident qu’il sera difficile d’apporter une réponse efficace à cette crise si les objectifs démographiques pour le futur continuent à être mal compris et mal exprimés. Il est cependant intéressant de noter que plusieurs chercheurs et organisations ont développé des positions plutôt bien pensées sur la population mondiale future optimale, ces estimations s’échelonnent de 1 à 3 milliards.


J’espère que mon hypothèse est fausse et que les diverses théories démographiques plus optimistes avançant que la population mondiale commencera à se stabiliser et à décliner plus vite que prévu vont s’avérer exactes. Mais cet optimisme ne peut se justifier que si des données viennent les corroborer, c’est-à-dire uniquement si les "chiffres irréconciliables" mentionnés précédemment arrivent à tendre de manière plus convaincante vers une certaine congruence.


Il est clair que les affirmations selon lesquelles la Terre pourrait être capable de supporter une population de 10, 15 ou même 20 milliards d’individus pour une durée indéterminée et à un niveau de vie supérieur au niveau actuel sont non seulement terriblement trompeuses mais aussi presque certainement fausses. En dépit de notre dépendance actuelle à une croissance économique continue et ininterrompue, l’humanité doit reconnaître que la capacité maximale de la Terre à des limites physiques, biologiques et écologiques finies. Et si l’on en juge par les inquiétudes grandissantes sur le maintient de la qualité, de la stabilité et/ou de la durabilité de l’atmosphère, de l’eau, des forêts, des terres agricoles, des zones de pêche et de bien d’autres choses encore sur la planète, il y a peu de doutes quant au fait que beaucoup de ces limites seront bientôt atteintes, si elles n’ont pas déjà été dépassées. Dans la mesure où les dégâts causés par une reproduction humaine excessive et la surconsommation, dont les effets s’amplifient mutuellement, pourraient provoquer une pénurie irréversible de certaines ressources, et puisqu’il n’y a qu’une planète pour se livrer à cette expérience, il serait préférable pour notre espèce de choisir la prudence, adoptant à chaque fois que cela est possible une attitude réfléchie et responsable.


Il est peut être temps que les preuves sur le sujet, que l’on a longtemps demandées aux soi-disant pessimistes néo-malthusiens, soient fournies par les "optimistes de la corne d’abondance". Laissons-les répondre : quelles preuves avons-nous que la Terre puisse supporter, sans dégâts irréparables, encore deux siècles ou plus de présence humaine, pendant lesquels la population mondiale et la consommation par tête excéderont toujours davantage sa capacité limite optimale (durable) ?


Dans tous les cas, une fois établi un cadre de référence "quantifiable et falsifiable", il est temps d’affirmer que la rhétorique actuelle sur la réduction de la croissance ou même la stabilisation de la population, est clairement insuffisante. Les données empiriques et une logique implacable laissent entendre que notre position par défaut pour les deux ou trois siècles à venir devrait être de chercher une réduction significative du nombre d’êtres humains.


Reconnaître notre dilemme Est-il naïf d’espérer que lorsqu’un nombre important de chercheurs préoccupés commenceront à considérer sérieusement cette réduction, il deviendra plus facile pour les scientifiques, les écologistes, les politiciens, les économistes, les moralistes et les autres citoyens du monde inquiets de parler ouvertement du besoin critique pour l’humanité d’une stabilisation et d’une réduction de la population ? Ils devraient au moins ne pas avoir le sentiment de commettre un suicide politique, professionnel ou moral en abordant ces problèmes. Le temps est de plus en plus précieux, et notre marge de manœuvre pour prendre des mesures efficaces pourrait se réduire rapidement - en admettant qu’il ne soit pas trop tard.


Jusqu’à preuve du contraire, j’affirmerai donc qu’une croissance démographique insuffisamment ralentie devrait être considérée comme la caractéristique la plus importante dans un paysage physique, écologique, bio-culturel et socio-politique complexe (et synergique). Réguler la population humaine, et faire face aux nombreux problèmes qui seront engendrés par son inévitable rétrécissement, devrait être une priorité du dilemme moderne, et en tant que telle, elle devrait être traitée beaucoup plus sérieusement et rapidement qu’elle ne l’a été jusqu’à présent.


Il y a plus d’un demi-siècle, à l’aube de l’ère nucléaire, Albert Einstein avait suggéré que nous aurions besoin d’une nouvelle façon de penser pour que l’humanité survive. Même si l’explosion de la population n’est pas aussi brusque et spectaculaire qu’une explosion nucléaire, ses conséquences finales pourraient être tout aussi réelles (et tout aussi dévastatrices) que le scénario d’hiver nucléaire envisagé au début des années 1980.


Une réduction à grande échelle de la population mondiale sur les deux ou trois siècles prochains apparaît inévitable. Le problème majeur semble être de savoir si ce processus s’accomplira sous un contrôle humain conscient et (espérons-le) de manière relativement bénigne, ou si cela s’avérera être imprévisible, chaotique et (peut-être) catastrophique. Nous devons commencer à penser différemment à ce problème mondial d’une importance capitale, pour que les inquiétudes prescientes et légitimes d’Einstein sur la survie de l’espèce humaine et de la civilisation au 21ème siècle, et d’après, soient abordées aussi rapidement, pleinement et humainement que possible.


Ne me parlez pas de pénurie. Mon monde est vaste et a plus qu’assez - pour un nombre limité. Il n’y a pénurie de rien, à part de volonté et sagesse ; mais il y a un surplus de gens. Garrett Hardin (1975)

Ken Smail est professeur au département d’anthropologie du Kenyon College, et l’auteur de plusieurs articles et essais sur la population parus dans Population and Environment, Politics and the Life Sciences, et d’autres journaux. Cet essai est dédié à la mémoire de Kenneth Boulding et de Garrett Hardin.


EN COLLABORATION AVEC LE BIMESTRIEL WORLD WATCH


http://www.delaplanete.org/Reduction-de-la-population.html
.
_________________
La vérité est la lumière de feu que te dicte ton coeur.
"Shanti-Om"


Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Mar 4 Nov 2008 - 18:45    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
damejane
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 14 Aoû 2008
Messages: 6 013

MessagePosté le: Mar 4 Nov 2008 - 18:47    Sujet du message: Réduction de la population mondiale ou Surpopulation mondiale ? Répondre en citant

.


Chers amis lecteurs,
sous quel angle faut-il envisager
ce qui ce passe actuellement au niveau
de la population planétaire ?

Est-ce d'un point de vue de :
de la Réduction de la population mondiale
ou de la Surpopulation mondiale ?
je vous laisse découvrir les textes qui suivent:



Bien à vous : damejane.






Surpopulation mondiale : on fait quoi?
(Donnez votre avis)



De : Terre sacrée
(vivant12@wanadoo.fr)
Envoyé :dim. 02/11/08
À : damejane57



Population Mondiale : quand les humains se marchent dessus. Il est temps d'AGIR


Le nombre d'individus ne cesse d'accroître et les scientifiques estiment que le cap des 7 milliards d'êtres humains sera atteint en 2012-2013 ; autrement dire 'demain'. Il serait temps de se pencher sur le problème de surpopulation avant qu'il ne soit trop tard...

Récapitulatif de l'histoire de la croissance démographique :

10 000 ans avant JC, la population était estimée entre 1 et 10 millions d'individus.

En 1804, elle avait atteint le cap de 1 milliard de personnes. En 1930, elle était de 2,07 milliards. En 1970, elle passait à 3,690 milliards. En 2005, la population mondiale était de 6,5 milliards. Si les choses continuent comme cela, on estime la population mondiale en 2050 à 9,075 milliards.


Réflexion au sujet de l'évolution de la croissance démographique mondiale.

C'est au siècle dernier que l'avancée dans le domaine de la science a permis la création des moyens de contraception. Et en même temps que la maîtrise des naissances, l'avancée de la médecine permettait une mortalité infantile moins importante ainsi que le rallongement de l'espérance de vie. Tout comme il fût le cas en matière d'environnement et d'écologie, il serait idiot et dangereux d'attendre que tout aille mal et qu'il soit trop tard pour réagir et commencer à penser aux solutions envisageables en matière de démographie mondiale.


Déjà plus de 6 milliards d'êtres humains qui ne parviennent pas à vivre ensemble sur la même planète, qu'en sera t'il lorsqu'il n'y aura plus suffisamment de place et de ressources naturelles pour tout le monde? Avant qu'il ne soit trop tard, il est de notre devoir d'AGIR !


Esquisses de solutions envisageables
- Contrôle réel des naissances partout dans le monde
- Généralisation mondiale de l'ccès aux moyens de contraception
(et ce malgré le religion... pas facile... )
- Campagnes mondiales d'information sur le sujet
- Mise en place d'organisation internationale de la démographie mondiale
(organe indépendant et neutre)
http://citizenjournalism.blogs.

2 rapports Meadows , celui de 1972 et celui de 2002 dont vous pouvez trouver les résumé ici :

http://www.societal.org/docs/cdr1.htm et
http://www.societal.org/docs/cdr2.htm
La seule solution pour sauver la planète (et "nous" sauver par la même occasion),
passe par une réduction drastique de la population: volontaire ou involontaire. AJ Holbecq




17 août 2008 :


"Un des plus graves problèmes du monde est sa surpopulation" Dalai Lama.

En 50 ans d'existence (1950-2000), nous sommes passés de 2.5 Milliards à 6,5 Milliards d'êtres humains sur Terre.

Pour l'instant, seule la Chine a le mérite de chercher des solutions, même si l'actuelle est controversée. Entre la politique politicienne, les religieux qui se réfèrent à l'injonction biblique "croissez et démultipliez-vous ", les pauvres qui enfantent pour avoir un bâton de vieillesse,... trouverons-nous des solutions pour atténuer les souffrances (manque de ressources, pollutions accrues, agressivités occasionnées par les promiscuités grandissantes,...) qu'occasionnerait inévitablement une surpopulation éfreinée ?

Tous ces religieux qui voudraient interdire contraception, avortement, ... n'arrangeront pas les choses. Même les loups (nous leur serions prétendûment supérieurs) maîtrisent la croissance de leurs naissances.

Ne serait-il pas suicidaire à long terme de ne pas réfléchir courageusement, sérieusement, aux risques que nous fait encourir cette épée de Damoclès et à des solutions préventives ?
Eveilleur sur :
http://www.forumfr.com/





7 septembre 2008 :

10 000 ans avant JC, la population était estimée entre 1 et 10 millions d'individus.

En 1804, elle avait atteint le cap de 1 milliard de personnes. En 1930, elle était de 2,07 milliards.

En 1970, elle passait à 3,690 milliards. En 2005, la population mondiale était de 6,5 milliards.

Si les choses continuent comme cela, on estime la population mondiale en 2050 à 9,075 milliards.

Ce sujet semble tabou ,très délicat à aborder ethiquement parlant car l'humanisme et les droits de l'homme et les religions interdisent de parler de régulation de naissances.Cependant la planète va être incapable de nourrir de telles populations et déjà la demande de nourriture supplémentaire fait décoller les prix!On ne parle même pas des énergies dont les prix montent à la veille de la raréfaction du pétrole et du gaz.Ce problème sera le défi de ce nouveau siècle ,pour ma part un défi insurmontable associé a la désertification qui s'accentue au fil des ans suite au changement climatique ou alors très meurtrier si les populations commencent à se déchirer pour survivre.

Sur forum :
http://general.jepolitique.com





Réduction de la population mondiale :

faire face à l’inévitableSi l’on regarde au-delà des inquiétudes à court terme qui ont empoisonné les débats sur la population au niveau politique, il apparaît de plus en plus clairement que la viabilité de la civilisation à long terme nécessitera non seulement une stabilisation du nombre d’êtres humains, comme on l’a estimé, sur les 50 prochaines années, mais également une réduction colossale à la fois de la population et de la consommation.La tension grandissante entre deux tendances apparemment irréconciliables est devenue de plus en plus visible ces 50 dernières années.

D’un côté, les projections démographiques modérées à conservatrices indiquent que le nombre d’habitants sur la planète atteindra, presque avec certitude, 9 milliards, peut-être plus, d’ici le milieu du 21ème siècle. De l’autre, des estimations scientifiques prudentes et de plus en plus fiables laissent entendre que la capacité de charge de la terre à long terme, à un niveau de vie qui pourrait être défini comme allant de "adéquat" à "modérément confortable", selon les standards des pays développés, pourrait ne pas dépasser deux ou trois milliards.

Cela pourrait être considérablement moins, particulièrement si le style de vie de référence (niveau de consommation) auquel les gens aspirent se rapproche de celui des Etats-Unis.

Lire la suite :
http://www.delaplanete.org/Reduction-de-la-population.html





La surpopulation mondiale et l’agrocarburant faminogène (1)
Mardi 6 mai 2008 par Guillaume

Les défis auxquels l’homme devra faire face en ce 21e siècle menacent la survie même de l’espèce humaine. Rien que leur énumération donne la chair de poule : le réchauffement climatique, la désertification (2), la pollution de l’air, de la terre et de l’eau, la pénurie d’eau potable, la surpopulation, la disparition du pétrole en 2040, le gaz et l’uranium en 2050, la pénurie de matières premières, les guerres religieuses et le terrorisme religieux au nom de Dieu, d’Allah, de Mahomet, de Jésus et tous les autres gourous qui rendent les gens « fous ».


L’énumération de ces diverses catastrophes qui menacent la planète entière, qu’elles soient naturelles ou provoquées par l’homme, nous fait penser que la deuxième moitié du 21e siècle risque d’être apocalyptique.

On aurait dû pratiquer le « malthusianisme » (3) depuis au moins cinquante ans, pour éviter la surpopulation, cause « principale » des catastrophes actuelles, afin de sauvegarder assez de matières premières et d’énergies non renouvelables pour les générations futures. Mais comment faire une politique démographique restrictive avec les curés, les imams, les rabbins, etc., tous opposés à la contraception, préférant que les enfants meurent de faim, plutôt que d’empêcher leur naissance ?


Le 3e Congrès du WWF admettait déjà en 1973 que l’explosion démographique était la cause principale de la crise de l’environnement et affirmait sa conviction que tous les gouvernements avaient le devoir d’envisager les mesures à prendre sur le plan mondial pour stabiliser et finalement ramener la population humaine à un niveau adapté à la capacité de charge des terres et des océans. Ces mesures devaient être prises de toute urgence, non seulement en vue d’assurer la conservation des ressources naturelles, mais également pour permettre à l’humanité de jouir d’une qualité optimale de vie (4). Rien de cela ne s’est réalisé.


Chaque jour il y a environ 400.000 personnes en plus sur la terre et la population actuelle de 6,5 milliards d’êtres humains s’accroît chaque année de plus de 80 millions de personnes. À ce rythme, on estime qu’en 2050 il y aura 4 milliards d’êtres humains en plus. La population de l’Inde a dépassé le milliard d’habitants et s’accroît chaque année de 19 millions de personnes. En un an l’Inde s’accroît de plus d’habitants que la population totale des Pays-Bas, pays surpeuplé de presque 17 millions d’habitants.

La France elle-même fait une politique de natalité. C’est une politique dangereuse et irresponsable. Le chanoine Sarkozy s’est vanté de l’accroissement démographique en France dans son interview à France 3 le 21.4.2008.
Est-ce que la France avec une population de 64.473.140 personnes (1.1.2008-Wikipedia) n’a pas assez d’habitants ? Le président de tous les croyants catholiques, Sarkozy, veut-il que la France devienne « Hong Kong » et que les bidonvilles s’agrandissent ?

L’Égypte, dont le territoire est à 94 % désertique, compte 78.887.007 d’habitants. En 2050 ils seront 120 millions. Un enfant y naît toutes les 23,5 secondes (évaluation de 1995). Comment trouver une solution à ce fléau démographique, dans un pays si pauvre, miné par l’islam, qui empêche l’émancipation de la femme égyptienne ? Cette émancipation est la condition sine qua non à tout progrès culturel, social et économique ou à toute politique restrictive en matière démographique dans cette république pauvre et surpeuplée.


Si l’on ne veut pas comprendre que la population au lieu d’augmenter doit diminuer, il n’y a aucun espoir de voir la situation dans le monde s’améliorer. Comment l’Inde pourrait - elle trouver le nécessaire pour entretenir chaque année 19 millions de personnes en plus ? Chaque année les terres cultivables se rétrécissent tandis que la population augmente. L’Inde, contrairement à la Chine, n’a aucune politique de planning familial pour la population, malgré sa situation démographique désastreuse.

Le Cirad (6) estime que 40 % ou 5, 2 milliards d’hectares sur 13 milliards de terres émergées sont menacées par la désertification (7). La Chine avec sa population de 1,3 milliard d’habitants a perdu 2,6 millions de km2 de terres désertifiées, soit 27,3 % de la superficie totale de son territoire.

On considère qu’en 2040 il n’y aura plus de pétrole alors qu’il intervient dans la fabrication de quelques centaines de produits indispensables. Beaucoup de ces produits disparaîtront. En 2050, il n’y aura plus de gaz ni d’uranium (énergie nucléaire). Les pénuries se feront sentir évidemment bien plus tôt et la guerre pour l’énergie s’amplifiera.


On a cru que la biomasse allait remplacer le pétrole et le gaz, après la première crise pétrolière en 1973. Les écolos voyaient d’un bon œil ces énergies dites renouvelables appelées agroénergie, agrocarburants, biocarburants, bioéthanol, biodiesel, biogaz, biométhane, etc. fabriqués avec de la nourriture humaine ou animale (palmier à huile, betterave, colza, soja, tournesol, canne à sucre, orge, maïs, seigle, riz, etc.). Il n’a pas fallu longtemps pour constater que les agrocarburants ne sont pas du tout la solution à nos problèmes énergétiques futurs, ni à nos problèmes de pollution ou de CO2.


La Fédération Internationale des Amis de la Terre (groupe du Sud) déclare que les « agrocarburants sont une catastrophe écologique et sociale ». L’Europe a décidé de continuer sa politique en matière de biomasse édictée par la directive 2003/30/EC, malgré les signes alarmants de famine dans le monde. La flambée des prix des denrées alimentaires a créé des émeutes violentes en Égypte, en Indonésie, en Mauritanie, au Cameroun, etc.


On ne peut détourner la nourriture humaine et animale, à l’usage de biocarburants, sans une flambée des prix dans le secteur alimentaire et sans augmenter la famine dans le monde. Ce que le moteur consomme n’est plus disponible pour l’homme ou l’animal. Actuellement, des millions d’hectares de terrains agricoles sont déjà confisqués pour alimenter les usines d’éthanol. En Chine, il faut 2.400 litres d’eau et en Inde 3500 litres d’eau pour produire un litre d’éthanol à partir du maïs, alors que la moitié des habitants sur Terre seront probablement sans eau dans environ 30 ans.


La famine augmentera rapidement à cause de tous les facteurs néfastes qui se conjuguent :

1° la désertification continue chaque jour (moins de terres cultivables et moins de forêts) ;

2° l’utilisation scandaleuse des terres agricoles pour les agrocarburants ;

3° l’augmentation dramatique de la population humaine ; Les climatologues et autres savants organisent régulièrement des « colloques internationaux ».

Ce qui est le plus frappant, c’est que ces savants laissent complètement de côté le problème essentiel, cause principale de la destruction de la nature, de la surchauffe climatique, de la disparition des forêts, etc., à savoir : la démographie galopante, la surpopulation. Non seulement ils devraient pousser un cri d’alarme et inviter toutes les nations à faire du planning familial à l’échelle mondiale pour enrayer l’accroissement démographique catastrophique, mais aussi exhorter les politiciens à prendre des mesures tendant à réduire la population mondiale au lieu de la laisser augmenter de façon criminelle (nouveau-nés qui meurent de faim).


On sait combien certains milieux essaient de minimiser le problème de la surpopulation qui détruit notre écosystème et donc notre planète. Il faut croire que l’on ne peut pas aborder la vraie cause de l’apocalypse qui s’annonce et à l’ONU la « croyance » l’emporte sur la « science ».


Seule une diminution draconienne de la population mondiale permettra de récréer des espaces naturels, pouvant servir à l’agriculture, au reboisement, etc. Il ne sert à rien de parler de notre environnement si l’on accepte encore des milliards d’êtres humains en plus. Les écolos ne parlent jamais du problème de la surpopulation, cela semble tabou.

On dit qu’on doit moins polluer, moins consommer, moins se chauffer et porter un gros pull, isoler son toit, faire moins de kilomètres en voiture, mais à quoi tout cela sert-il s’il y a chaque année 80 millions d’habitants en plus pour augmenter la consommation et la pollution ? Les religions ont une attitude criminelle dans le problème de la surpopulation mondiale. Comment arrêter la famine, alors que la population augmente, que les terres cultivables se désertifient de plus en plus, que des millions d’hectares de terres destinées à l’alimentation humaine, sont utilisées à des fins industrielles pour la production d’éthanol ?

Mais que faire s’il faut renoncer à l’agrocarburant ? Tous les pays qui ont les moyens matériels et ceux qui ont aussi les savants nécessaires devraient mettre ces moyens ensemble pour la création d’un gigantesque laboratoire international de recherche en matière d’énergie renouvelable, chargé de trouver de « nouvelles énergies durables » qui peuvent remplacer le gaz, le pétrole, l’uranium. Cette énergie ne peut être créée à l’aide des denrées alimentaires animales ou humaines, cette pratique étant faminogène. Il est temps, il est urgent que les politiciens agissent parce que ce n’est pas le « Dieu » mythique qui nous sauvera de l’apocalypse, il n’a jamais apporté à une population affamée ne fut-ce qu’une seule « tartine ».

Guillaume

1. Néologisme que j’ai formé par « famine » et le grec « gennan » (engendrer).

2. Selon la Convention des Nations Unies, le terme « désertification » désigne la dégradation des terres dans les zones arides, semi-arides et subhumides sèches par suite de divers facteurs, parmi lesquels les variations climatiques et les activités humaines.

3. Le malthusianisme est une politique prônant la restriction démographique, inspirée par Thomas Malthus.

4. 5.10.1973- 3e Congrès international du World Wildfife Fund (WWF) sur le thème « Toute vie sur Terre. » Voir ici.

6. Centre de Coopération internationale en recherche agronomique pour le développement. (Wikipedia) 7. Selon la Convention des Nations Unies le terme « désertification » désigne la dégradation des terres dans les zones arides, semi-arides et subhumides sèches par suite de divers facteurs, parmi lesquels les variations climatiques et les activités humaines.


[color=navy] Source :
http://www.fairelejour.org


_________________
La vérité est la lumière de feu que te dicte ton coeur.
"Shanti-Om"


Revenir en haut
damejane
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 14 Aoû 2008
Messages: 6 013

MessagePosté le: Mar 4 Nov 2008 - 18:47    Sujet du message: Réduction de la population mondiale : faire face à l'inévitable Répondre en citant

Salut à tous!

Ce qui m'a le plus interpellé au début de ma réflexion sur le sujet est le bond de la croissance de la population après la guerre mondiale (14-45) dont on a tant pleuré le nombre de morts.

Quand on taille une plante en lune montante, cela stimule sa pousse... L'analogie est sans doute un peu hasardeuse, mais cela mérite peut être observation.

"tâche de voir la différence entre beaucoup et peu
Il y a beaucoup d'hommes, dilués...
Il n'est pas besoin de beaucoup d'hommes, mais de l'Homme" ("les Dialogues..." de mémoire)
Cette dilution déshumanise, amène l'individu à n'être qu'un numéro...


Le nombre des humains en incarnation pose la question de la capacité non seulement d'auto régulation de l'humanité, mais également des moyens dont dispose la planète pour maintenir son équilibre puisque la capacité humaine d'autogestion de son nombre vaut ce qu'il vaut pour l'instant.

La question de "préserver la vie à tout prix", a conduit à l'acharnement thérapeutique qui peut conduire à ranimer une vieille personne à l'état de "légume" par électrochoc (un lit occupé, c'est une source d'argent!). J'ai déjà personnellement observé cela.
L'ignorance de ce qu'est la mort a conduit à faire de la vie dans la forme une priorité de la médecine. La solution à l'actuel problème peut venir d'une meilleure compréhension scientifique de ce qu'est la mort.

Tout sert le Plan. Quelle opportunité représente, dans le temps, l'actuelle surpopulation? Est-il possible qu'un maximum d'âmes ai choisi l'expérience de la forme pour les temps particuliers que nous traversons?

Il me semble que des questions vitales restent à poser en termes pratiques.

(à suivre...)

Lanou

_________________
La vérité est la lumière de feu que te dicte ton coeur.
"Shanti-Om"


Revenir en haut
damejane
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 14 Aoû 2008
Messages: 6 013

MessagePosté le: Mar 21 Déc 2010 - 11:40    Sujet du message: La démographie… le vrai défi de l’humanité ? Répondre en citant

.



La démographie… le vrai défi de l’humanité ?

par etychon samedi 18 décembre 2010







C’est avec humilité et humanisme que je souhaite aborder cet exposé. Humilité, d’abord, parce qu’il s’agit de l’avenir de toute l’humanité et probablement de la vie sur terre et que ceci me dépasse de loin évidemment, on ne peut que se sentir tout petit face à ce problème ; humanisme, évidement, puisque ce sont les hommes qui sont concernés. Mais je souhaite également l’aborder avec réalisme, objectivité si cela est possible, puisque l’humanité dont je fais partie est, dans ce cas, sujet et objet, mais aussi avec optimisme.

Cette réflexion est le fruit de 30 ans de séjour ou de voyages dans les pays sous développés au cours desquels j’ai pu constater l’augmentation exponentielle de la masse des pauvres dans le monde. Les chiffres ou études sur la démographie sont extraits de sites internet, notamment celui des Nations Unis.

L’état des lieux.

Quelques statistiques d’abord pour situer le problème. Certaines, faites sur le passé, sont évidemment des estimations, les autres plus récentes sont issues des divers recensements faits de par le monde et sont donc un peu plus juste, encore que dans certain pays il soit relativement difficile de compter les gens. Les erreurs sont toutefois négligeables vu l’ampleur du phénomène.

Des chiffres donc :

- - 40 000 : 500 000

- - 5000 : 50 millions

- 1 : 250 millions

- 1000 : 300 millions

- 1500 : 460 millions

- 1800 : 1 milliard

- 1925 : 2 milliards

- 1960 : 3 milliards

- 1975 : 4 milliards

- 1987 : 5 milliards

- 2000 : 6 milliards

- 2005 : 6.5 milliards

- 2010 : 6.8 milliards

- Projection 2050 : entre 9 et 12 milliards et en 2150 nous pourrions être entre 14 et 20 milliards.

La population mondiale augmente actuellement chaque jour de 220 000 personnes.

Lorsque l’on regarde un graphique, on se rend compte que la population humaine est restée stable pendant des millénaires avec une légère progression depuis la révolution agraire il y a plusieurs milliers d’année. Cette faible progression s’est maintenue jusqu’au début de la révolution industrielle. Depuis lors le taux de croissance s’est élevé si vite que la courbe a tendance à s’élever à la verticale

En fait, si on est à peu près certain de l’estimation 2050, au-delà de cette période personne n’est capable de dire ce qui va se passer car d’ici là nous passerons probablement, si ce n’est déjà fait, par un pic qui déclenchera des réactions que nous serons peut être incapables de contrôler si nous ne réagissons pas à temps.

Il est important de savoir également que dans la majorité des pays pauvres 50% de la population a moins de 18 ans, c’est également dans ces mêmes pays que la population augmente le plus vite.

Le milliard d’homme riches (c. à d. nous) consomment entre 70 et 85 % de l’énergie, des produits alimentaires et des matières premières du monde…Le milliard d’hommes les plus pauvres 1.4 %... reste 4.8 milliards qui survivent tant bien que mal avec environ 20 % des ressources mondiales.

Les non riches (5.8 milliards) aspirent tous à devenir aussi riches que nous… Hors la terre est un système écologique fermé et cela implique deux conséquences :

1) La masse biologique possible n’est pas extensible. Les différentes espèces qui la composent, dont l’homme, sont en équilibre instable, toutes les espèces progressent puis régressent en fonction d’un environnement favorable ou non, certaines arrivés à la limite de leur possibilité d’adaptation disparaissent. Si l’une d’entre elle occupe un espace biologique trop important, elle le fait au détriment des autres. Si l’humanité continue à progresser, nous finirons par les éliminer toutes et disparaitrons à notre tour…

2) La masse des matières premières que nous exploitons pour améliorer notre confort ne l’est pas plus. Nous savons aujourd’hui que cette masse existante ne permet d’accéder à notre niveau de vie qu’à environ 2 à 3 milliards d’hommes, encore faudrait’ il que le milliard le plus riche fasse des concessions importantes en acceptant de modifier ses normes de confort.

En d’autres termes, nous sommes en train de manger notre capital au lieu de nous contenter des intérêts des intérêts comme le ferait un bon rentier.

Quelles sont les conséquences de cette croissance ? :

- La pollution bien sur, tout le monde en parle mais peu agissent et surtout dans le désordre le plus total. D’autre part personne n’évoque la cause principale de la pollution : l’augmentation exponentielle de la population humaine. En effet, les quelques gains obtenus par les quelques petites mesures prises seront vite compensés par les besoins des nouveaux venus.

- La diminution des surfaces cultivables et la déforestation liées à l’érosion, au surpâturage et aux coupes intensives de bois (bois de chauffe, bois de construction ou bois d’ébénisterie).

- La disparition de plus en plus rapide d’espèces animales ou végétales appauvrissant la diversité biologique nécessaire à la vie.

- La disparition des ressources hydrauliques soit par pollution soit par surexploitation. En France, par exemple, 80 % des rivières sont polluées ainsi que 50 % des nappes phréatiques. Dans la majeure partie des pays du monde personne ne se soucie de pollution. L’introduction de nos méthodes de cultures intensives dans des pays semi arides provoque la disparition rapide des nappes phréatiques fossiles quand ce n’est pas tout simplement provoqué par une utilisation futile comme c’est le cas dans certain pays du Golf : Luxuriance de jet d’eau et de fontaines, stations de ski couvertes et climatisées avec neige artificielle. On peut noter par ailleurs également une montée des tensions entre états voisins pour le contrôle de l’eau. Certains états ont même déjà profités de guerres dont l’origine n’était pas l’eau pour s’assurer du contrôle d’un fleuve vital pour eux. Le développement du tourisme de masse va dans le même sens : Un touriste occidental consomme 160 litres d’eau par jour en moyenne alors que les autochtones n’en consomment que 10 litres jours…Chaque année a lieu un colloque mondial sur l’eau ou l’on constate que d’ici une vingtaine d’années de nombreux pays seront en pénurie grave. Ces colloques évidement, se tiennent dans des hôtels de luxe ou chaque participant profite des 160litres d’eau mis à sa disposition…et bien entendu on en reste là.

- Les guerres pour le contrôle de l’énergie ont déjà commencées

- Disparition des ressources halieutiques alors qu’il y a encore 40 ans on nous affirmait que cette même ressource pouvait nourrir l’humanité pendant des siècles.

- Acculturation des peuples du monde entier : Les cultures traditionnelles disparaissent et ne sont pas remplacées, avec comme corollaire des jeunes sans éducation mais avec toutefois assez de connaissances pour comprendre qu’ils n’ont aucun avenir. C’est probablement ce qu’il y a de pire pour un jeune de savoir que quoiqu’il fasse il n’aura jamais accès à ce monde paradisiaque qu’il voit tous les jours à la télévision. Une jeunesse sans espoir est un terreau idéal pour tous les fanatismes.

- L’émigration massive évidemment, lié à l’appauvrissement constant de pays censés être en développement…Aujourd’hui des milliers de jeunes tentent désespérément de gagner l’eldorado, demain ils seront des millions…

Nous savons que toutes les espèces, lorsque le territoire qu’elles occupent devient trop étroit pour elle, soit se régulent automatiquement, soit émigrent massivement, soit meurent de faim ou commencent à s’entretuer. Le monde étant surpeuplé par l’homme, apparemment incapable de s’autoréguler, l’émigration n’est plus possible… A quand les autres solutions ? Les tensions intra nationales et internationales que l’on voit surgir de partout ne sont elles pas les prémices d’une lutte pour la survie ? Les hommes n’en ont pas forcément conscience, leur instinct primaire décide pour eux et les incite à survivre coûte que coûte… Dieu reconnaitra les siens…

L’état des lieux étant fait succinctement, examinons comment nous faisons face à ce problème.

Rien, strictement rien… Nous n’osons pratiquement même pas en parler…

Aucun gouvernement au monde n’a jamais abordé ce problème, bien au contraire nombre d’entre les gouvernements de l’Occident ont une politique nataliste et, de toutes façons, ils sont tellement absorbés à mettre des emplâtres sur les jambes de bois qu’ils ont posées la veille qu’ils n’ont pas le temps d’y songer. Quant aux gouvernements des pays dits en voie de développement, ils ne souhaitent surtout pas voir leurs peuples évoluer vers plus de savoir car qui dit savoir dit exigence de plus de liberté et d’égalité. Les minorités de notables n’y tiennent pas non plus, ainsi disposent ils d’une population taillable et corvéable à merci. Certains gouvernements utilisent même leur masse de pauvres comme arme, dissuasive pour l’instant, mais qu’en sera-t-il demain ?

Rien non plus au niveau des partis politiques absorbés qu’ils sont par leur égo pour accéder au pouvoir.

L’ONU émet des statistiques avec des projections montrant clairement l’impasse dans laquelle nous nous trouvons, mais qui a entendu parler d’une conférence internationale pour tirer la sonnette d’alarme sur la surpopulation sous l’égide de L’ONU ?

Les clubs de réflexion ? Rien non plus.

Les ONG ? Rien. Beaucoup d’entre elles ne sont utiles qu’à elles même ou dans le meilleur des cas nous permettent de nous acheter une bonne conscience pour pas très cher. Certaines d’ ailleurs font plus de mal que de bien. Aller aider les populations sahéliennes à pomper massivement de l’eau dans les nappes phréatiques fossiles pour leur permettre de développer une agriculture intensive ne profite qu’aux multinationales de l’agroalimentaire et des produits phytosanitaires et est quasiment criminel pour les populations locales : En effet, grâce aux volumes d’eau fossiles extraits, la production de denrées alimentaires augmente rapidement ce qui a comme conséquence une augmentation tout aussi rapide de la population locale liée à l’amélioration de l’alimentation, mais aussi d’un afflux massif de populations non originaires de la région, d’ou à nouveau le cercle vicieux de la surexploitation des ressources naturelles et au final le résultat est qu’on se retrouve avec une population plus nombreuse qu’avant avec des ressources naturelles qui ont disparues.

Nos « grands experts » en économie ? Ils ne jurent que par l’augmentation du Pib et le libéralisme total. D’abord le Pib en soi est un très mauvais indicateur. De plus ils nous citent en exemple les Etats-Unis qui connaissent une progression du Pib plus forte que la notre, mais ils oublient de préciser que cette augmentation est liée à un endettement massif de l’état et des particuliers au détriment de pays qui auraient plus besoin qu’eux de flux financiers et que d’autre part cette progression est due en grande partie à un afflux massif d’immigrants venus d’Amérique du sud ce qui provoque une augmentation purement mathématique du Pib. Peut-on encore parler dans ces conditions d’enrichissement ? Sous leur influence nous envions la Chine qui a un taux de progression annuel de 10 %. Mais combien de chinois en profitent ? Entre 50 et 100 millions. Les autres ne verront jamais leur situation s’améliorer.

Les médias ? La encore rien. On les comprend, pris qu’ils sont dans une course folle pour gagner rapidement de l’argent, ils se contentent de flatter nos plus bas instincts en participant à l’abrutissement généralisé de la population.

Les religions ? Croissez et multipliez-vous… Cela a le mérite d’être clair même si cela nous emmène tout droit en enfer. La encore au final les dieux reconnaitront les leurs…On peut toujours espérer qu’il y aura un peu plus de place au paradis. En attendant, elles expliquent aux pauvres que s’ils le sont c’est la volonté de leur dieu et qu’ils doivent subir leur sort pour racheter leurs âmes… Heureux les affligés car ils seront consolés…(Les Béatitudes, Mathieu Chap.5 versets 1-12).

L’ensemble de ces organismes nous complexe à longueur de journées et nous fait battre notre coulpe pour les crimes contre l’humanité, génocides, esclavage et autres guerres dites coloniales du passé. La repentance est à la mode et je suis étonné que nous n’ayons pas encore songé à reconnaître le génocide de l’homme de Neandertal, totalement réussi celui là. Pourquoi ne savons-nous pas utiliser notre connaissance de l’histoire pour nous préserver du futur total suicide génocidaire que nous nous préparons ?

Seuls quelques savants, prophètes de malheurs, prêchent dans le désert, mais évidement personne ne les écoute.

En résumé de ces deux premiers chapitres on peut comparer la masse biologique possible sur terre, dont nous faisons partie, à une pyramide dont la base serait occupée par les bactéries transformant le minéral en éléments nutritifs pour les plantes, puis un peu plus haut les algues et les plantes, notamment les forêts rendant l’espace biologique viable pour les autres espèces puis, toujours de bas vers le haut toutes les autres espèces, des moins sophistiquées jusqu’à la plus sophistiquée : l’espèce humaine qui est censée occuper la petite pointe du sommet de la pyramide. Hors depuis une centaine d’année, le développement exponentiel de l’humanité est entrain d’inverser brutalement la pyramide. Nous sommes toujours en haut, mais le sommet devient de plus en plus large et la base se rétrécit. On conçoit aisément qu’elle ne tardera pas à s’écrouler sous notre poids.



Quelles sont les causes de cet accroissement ?

Le péché d’orgueil…et l’égoïsme.

Lorsque l’on regarde la courbe du taux de croissance on constate qu’elle prend sa cambrure exponentielle au 19éme siècle. La révolution industrielle, l’introduction des notions d’hygiène élémentaires, surtout postnatales, l’agriculture intensive puis les progrès de la médecine avec la découverte des antibiotiques, nous ont laissé penser qu’avec notre technologie nous étions devenus des dieux et que nous allions réussir à résoudre tous nos problèmes et à maîtriser notre destin… Las, nous avons oublié qu’il y avait des limites. Et pourtant déjà en 1798 Malthus mis le problème en évidence. Premier prophète de malheur, il subit le discrédit de la classe scientifique de l’époque. Et depuis, quoique les sciences économiques fassent parti des sciences dites « humaines », nous avons tout simplement oublié de mettre l’humain au centre de la réflexion. La financiarisation de l’économie mondiale n’a fait qu’accentuer le problème.

Quelles sont les solutions que nous pouvons envisager ?

Tout d’abord il faut réaliser que piloter la démographie mondiale c’est un peu comme piloter un gros, très gros paquebot. On ne peut pas faire virer de bord brutalement un paquebot sur sa lancé. 20 kilomètres avant d’entrer dans le port, le capitaine fait stopper les moteurs pour ralentir, afin de ne pas fracasser son navire sur les quais. 20 kilomètres, pour l’humanité nous pouvons penser en termes de génération : Peut être 10 ou 15 générations soit entre 250 et 350 ans. En effet la tache est ardue et compliquée et le temps nous est donc compté. Il est urgent de s’y atteler car il va falloir repenser une nouvelle civilisation mondiale.

Première hypothèse.

C’est la voie d’Homo qui essaye de devenir vraiment Sapiens

Nous prenons conscience du problème, de son ampleur, de ses difficultés, de son urgence et décidons d’être proactifs et arrivons à juguler nos instincts meurtriers. Nous nous fixons un objectif : 3 milliards d’habitants sur terre.

La première des actions à entreprendre est d’alerter l’opinion internationale y compris et en premier, les dirigeants. Première action et déjà première grosse difficulté : Le libéralisme en vogue aidant, nous sommes probablement déjà entrés en guerre économique et dans ce cas disposer d’une masse humaine à coût de main d’œuvre très bas est un atout important pour booster la croissance du PIB afin d’attirer les investissements étrangers, pour obtenir des transfert de technologie, d’exporter massivement en faisant du dumping, au moins social, et ainsi de casser les économies des pays concurrents. Il va falloir faire preuve de beaucoup de persuasion et de fermeté pour y arriver, d’autant que les dirigeants de nos multinationales, sans se soucier de savoir qu’ils sont en train probablement de scier la branche sur laquelle ils sont assis, et axées sur des objectifs purement financiers et à court terme, jouent la même carte que ces gouvernements. Minimum de temps, une génération.

Une fois acquis l’adhésion des dirigeants et avoir au moins sensibilisé leur opinion publique, il va falloir éduquer 10 milliards d’individus… Vaste programme… Y compris et surtout les femmes. La quasi-totalité du monde non occidental, y compris la Chine et l’Inde, estime qu’il est tout à fait inutile d’éduquer les filles… Ceci est une des raisons essentielles du sous développement et de l’accroissement de la population. Mais ce n’est pas suffisant. Concomitamment à l’éducation il va falloir s’attaquer à notre instinct primaire, le plus ancré dans nos gènes : La reproduction. Hors notre instinct est ainsi programmé, que plus nous vivons en situation précaire, plus nous nous reproduisons pour perpétuer l’espèce. C’est la deuxième raison essentielle de notre accroissement. Cette action nous occupera bien pendant au moins trois à quatre générations. Pendant ce temps, la population augmente toujours… Mon hypothèse n° 2 viendra probablement momentanément, mais il faut espérer qu’on en garde le contrôle, faire fléchir tant soit peu cette progression moyennant quelques belles épidémies… ou catastrophes dites naturelles, en réalité provoquées par nous. Nous sommes aux alentours de 2125 avec une population environ entre 13 et 15 milliards. Le pétrole est déjà oublié, nous lui aurons peut être trouvé une alternative, mais les matières premières seront probablement épuisées et notre environnement assez ravagé. L’économie mondiale sera sens dessus dessous. Il va falloir repenser toute notre logique économique.

Haut les cœurs ! Ce n’est pas fini.

Pour atteindre notre objectif de 3 milliards d’habitants de notre belle planète il va falloir diviser la population par 4 …En douceur SVP. Nous n’avons pas renoncé aux droits de l’homme ni a l’humanisme. Il aura fallu négocier au préalable une baisse concomitante dans tous les pays et proportionnelle à la population existante dans chacun d’eux, ou mieux, proportionnellement aux ressources naturelles de chaque pays. On imagine les tractations…

Prenons l’hypothèse basse : 13 milliards qu’il va falloir ramener à 3 milliards.

En même temps il va falloir maintenir une population en âge de procréer pour perpétuer malgré tout l’espèce. Admettons que1 % de la population meure chaque année et qu’on applique une stricte politique de contrôle des naissances : une femme = 1 enfant. Il faudra 200 ans environ pour ramener la population à 3 milliards.

Nous y sommes… Le printemps est de retour. La nature s’est régénérée. …et rendez vous dans quelques millénaires pour le prochain défi.

Deuxième hypothèse :

Comme d’habitude l’humanité ne réagit qu’après la crise. On peut toujours essayer d’imaginer le résultat : L’orgueil et les égoïsmes l’emportent. L’humanité se livrera avec fascination à Lucifer. Les tensions s’accentuent sous la pression conjuguée du terrorisme et de l’immigration devenus insupportables.

L’Occident commence par se barricader. (Cela a déjà commencé dans au moins deux pays) mais, encore une fois, les nouvelles lignes Maginot seront contournées. Des guerres, d’abord locales, vont éclater, accompagnées ou précédées par de grandes épidémies. L’économie mondiale va s’effondrer, puis ce sera l’affrontement global. Les bons ingrédients sont déjà présents : Dissémination des armes chimiques, bactériologiques et nucléaires. L’humanité y survivra-t-elle ?

Contrairement à la conclusion d’un livre d’Hubert Reeves reprise dans son titre, il n’est plus temps de s’enivrer pour oublier, mais, peut être encore, temps de se réveiller pour progresser sur la voie de Sapiens, avant que nous n’ayons même plus une larme pour arroser la dernière fleur.

source de cet article :
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-demographie-le-vrai-defi-de…

.
_________________
La vérité est la lumière de feu que te dicte ton coeur.
"Shanti-Om"


Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 11:35    Sujet du message: Réduction de la population mondiale : faire face à l'inévitable

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    sur le sentier Index du Forum -> sur le sentier -> santé- et vie en société -> vie en société-écologie Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Portail | Index | faire son forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB
Appalachia Theme © 2002 Droshi's Island
Traduction par : phpBB-fr.com
Designed & images by Kooky