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"Entretien avec Serge Pastor"

 
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damejane
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MessagePosté le: Dim 31 Aoû 2008 - 01:49    Sujet du message: "Entretien avec Serge Pastor" Répondre en citant

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Bonjour à tous,

il m'a semblé opportun de vous communiquer cet entretien,non pas tant dû au fait que Serge Pastor y fait référence à la psychologie ésotérique d'Alice A.Bailey, mais plutôt qu'il en fait une application quotidienne de par son métier d'éducateur et en cela, c'est une approche tellement novatrice que je ne peux m'empêcher de vous la faire partager:

Serena





 "Entretien avec Serge Pastor"


Serge Pastor, 48 ans, marié et père d'une fille de 17 ans, est enseignant. Il exerce en tant que rééducateur en psychologie éducative et en psychologie motrice en milieu scolaire, auprès d'enfants jeunes et d'adolescents.

Son travail consiste à aider le jeune à apprendre par lui-même, à appréhender ses mécanismes et pré-requis d'auto-apprentissage et à mettre en place, tout en les optimisant, ses propres stratégies pour résoudre au mieux les situations problèmes qu'il rencontre au cours de sa vie.
Serge Pastor opère auprès d'une population d'élèves souvent en situation de dévalorisation narcissique, pris dans l'étau névrotique et compulsif des schémas de comparaison et de compétition sociale. Il participe ainsi à un travail de restauration instrumentale et psychologique, ouvre en équipe au côté de co-intervenants dans cette relation d'aide : pédo-psychiatres, psychologues, assistants sociaux, éducateurs, enseignants et parents.

Sur un plan plus général et en mode associatif et bénévole, ayant découvert la Psychologie des 7 Rayons à travers l'enseignement de la Sagesse Antique et de la Théosophie, Serge Pastor focalise également des rencontres, des ateliers, des stages ou séminaires sur cette approche énergétique de l'individu. Ainsi, nos lignes de moindre ou de forte résistance, nos tendances, nos désirs, projets, tout comme nos opinions, nos croyances, nos peurs, sont-ils l'expression plus ou moins conjuguée et harmonieuse de 7 Rayons : Rayon de la Volonté ou du Pouvoir, Rayon d'Amour - Sagesse, Rayon d'Intelligence Active, Rayon d'Harmonie par les Conflits, Rayon d'Intelligence Concrète, Rayon de l'Idéal et de la Dévotion et Rayon de l'ordre et du Cérémoniel.

L'actualisation de la Psychologie des 7 Rayons est l'objectif de l'ouvrage de Serge Pastor : « La science des 7 rayons, guide pratique de psychologie spirituelle » paru aux Editions Michel d'Orion en février 2001.

Il y propose des remédiations comportementales en vue de vivre quotidiennement et de façon harmonieuse la totalité des 7 Rayons : fleurs de Bach, méditations, réflexions sur des pensées de sages contemporains et exercices journaliers d'auto-observation.
Serge Pastor conduit aussi des groupes de paroles et focalise des rencontres autour de causeries et de débats fonctionnant en mode contradictoire où chacun est invité à être une lumière pour soi-même sans être un phare autoritaire pour autrui.

Suite à une approche en profondeur de l'enseignement de Krishnamurti, Serge Pastor se propose d'aider chaque personne qu'il rencontre à délier toutes ses chaînes sans les lui délier lui-même.
Il invite ainsi chacun à se questionner et à laisser émerger un insight qui est une élucidation explosive dans l'instant. Voir le faux dans sa vie quotidienne, c'est voir le lot de ses peurs, de ses attentes, de ses douleurs, de sa souffrance, de la somme totale des millions de pensées-mots-images-émotions engrangés dans le grenier des mémoires mortes de son passé qui n'est plus mais qui continue encore à co-exister dans le présent.


Serge Pastor invite à être vigilant, dans une attention souple et flottante, sans aucune volition ni attente particulière. Mourir à chaque seconde aux opinions arrêtées aux chaînes du passé et aux projections virtuelles d'un « à-venir » qui n'est pas, n'est-ce pas vivre l'instant dans sa nouveauté, sa plénitude et son inconnu ?

I
Net-Journal Essence - Vous avez récemment publié un ouvrage intitulé "La Science des 7 Rayons, guide pratique de Psychologie spirituelle". A l'attention des lecteurs du Net-Journal Essence, pourriez vous résumer le message principal que vous avez voulu transmettre à travers cet ouvrage?
Ce livre a été conçu spécialement pour être une réponse moderne et actualisée de la Psychologie des 7 Rayons, dont l'origine remonte aux premiers théosophes de la Sagesse Antique et plus récemment, aux travaux de H.P.Blavatsky de la Société Théosophique et de A.A.Bailey.
En effet, en tant qu'êtres humains, à la manière d'un Soleil rayonnant 7 Energies à l'intérieur et à l'extérieur de nous-mêmes, nous exprimons plus ou moins harmonieusement 7 Comportements-Clefs ou 7 Energies de Rayons.


Cet ouvrage nous propose d'appréhender comment ces 7 Rayons vivent à la fois en nous-mêmes et au travers des relations que nous entretenons et que nous tissons sur Terre, avec l'humanité et avec les autres règnes.

Ce livre se présente comme un Guide Pratique, s'étalant sur un programme de 7 semaines, à raison d'un Rayon par semaine, qui nous accompagne, pas à pas vers une CONNAISSANCE DE SOI intégrale.

Ecrit avec simplicité, il est intelligible par toute personne.
Ne dit-on pas que la Vérité est simple et universelle ? Chacun peut donc y avoir librement accès.
Cet ouvrage s'adresse autant à "Monsieur tout le monde" qu'aux professionnels de la relation d'aide (thérapeutes, éducateurs, formateurs, assistants sociaux) mais aussi aux multiples intervenants dans les domaines politiques, économiques, religieux ou philosophiques, tous confrontés à l'urgence de situations psychologiques conflictuelles et à l'établissement de justes rapports humains.
Les clefs et outils de lecture que je propose nous conduisent à appréhender en termes de lignes de Rayons, avec lucidité et avec bienveillance pour nous-même, la nature intime de nos comportements, de nos peurs, de nos désirs, de nos opinions, de nos croyances, de nos savoirs ou de nos doutes, ainsi que les multiples interactions et stratégies déployés par l'Ego.


Nous pouvons aussi utiliser ces clefs pour mieux approcher, appréhender, connaître ou simplement apprécier autrui avec justesse ainsi que le type de relations que nous entretenons avec les personnes, proches, pairs, parents,.. : rapports névrotique, compulsif, de dépendance, d'autorité, d'indifférence...

La Carte Individuelle de Rayons (C.I.R.) préconisée dans cet ouvrage, est une proposition instrumentale utile dans la quête du " CONNAIS-TOI TOI-MEME ".
Elle doit nous permettre de situer avec précision quelles Energies de Rayons sont actives en nous, lesquelles oeuvrent de façon excessive ou inhibée et quels Rayons il nous convient de réactiver ou de canaliser.

A cet effet, plusieurs remédiations (Fleurs de Bach, Méditation pour chaque Rayon, pensées de Sages, exercices d'auto-observation flottante dans la journée...) sont proposées, en vue de nous réconcilier avec nous-même, gérer au mieux nos conflits, de nous réapproprier la totalité des Energies des 7 Rayons et favoriser ainsi, ce processus de transformation spirituelle nécessaire à une vie harmonieuse sur le plan social, familial et spirituel.


II
Net-Journal Essence - En quoi la rencontre avec la psychologie des rayons a-t-elle transformé votre vie intérieure et votre regard sur le monde ?
Dans votre double question, en réalité, il me semble qu'il n'y en a qu'une, attendu que mon regard sur le monde est indissociable du mouvement incessant de ma vie intérieure. Au fur et à mesure que mue ma vie intérieure, ma vision du monde s'en trouve invariablement affectée.
En effet, toute représentation que je peux avoir ou me faire du monde procède nécessairement de la nature même de mon appareil psychique, du « centre » d'observation, c'est à dire le « penseur » ou l'Ego.

Mon approche de la psychologie des 7 Rayons est née d'une forte quête du sens de la vie, plus exactement d'une puissante demande de « liens de sens », sans doute mû par une passion indéfectible pour la compréhension des mécanismes de fonctionnement psychologique de l'individu.
Depuis ma plus tendre enfance, je me suis intéressé aux comportements humains et aux interactions psychologiques entre individus d'une part et vis avis d'autres représentants des règnes minéral, végétal et animal compris. Les rapports sensuels, affectifs ou mentaux que j'entretiens avec les roches, les fleurs, les arbres, les animaux, les éléments naturels en général, sont aussi importants pour moi que les interrelations psycho-affectives entre pairs.


De mon point de vue, à l'arrière-plan de ce vaste « chaos » mondial, à travers cette multiplicité des formes et des êtres, il m'a semblé, très tôt, qu'il devait nécessairement exister une cohérence, régie par un certain nombre de lois naturelles, lois mais aussi correspondances analogiques que la vie m'a d'ailleurs invité à découvrir.

Assez jeune, je suis donc parti à la recherche de liens logiques entre les êtres, liens sur le plan de la forme, liens sur le plan affectif, liens sur le plan mental. Plus tard, mon questionnement a porté sur des types de liens axés davantage sur un plan spirituel que sur le seul niveau logique, pragmatique et cohérent.

Dernièrement, mon orientation m'invite à découvrir, laisser surgir les liens tels qu'ils sont, plutôt qu'à les explorer ou à essayer de les comprendre.
Je dirais qu'à l'heure actuelle, je ne cherche plus dans le sens de vouloir savoir ou souhaiter appréhender le sens de la vie. J'y reviendrai plus loin.
Qu'est-ce donc qui me portait à chercher à tout comprendre ? Etait-ce la curiosité ? Etait-ce par sécurité, par peur de rester dans l'incertain, dans l'ombre, dans l'inconnu ou dans le non savoir ? Etait-ce pour braver l'ignorance ?

Cette quête de compréhension, de reconnaissance et d'identification des liens de sens, fut longtemps la passion de ma vie et je crois bien que je l'ai souvent communiquée autour de moi, notamment auprès d'élèves ou d'étudiants.

La psychanalyse, la psychologie traditionnelle, la psychologie clinique, l'analyse transactionnelle, la psychologie transpersonnelle, la psychologie systémique, la psychosynthèse,. tour à tour explorées ne m'apportaient aucune réponse satisfaisante et me laissaient plus dans une soif inextinguible. Ces approches incitaient plus à une attitude réductrice de mon être qu'à une vision uniciste et totale de la vie.

L'investigation de l'être humain et des êtres vivants en général, à travers la psychologie traditionnelle ou au moyen de la psychanalyse freudienne, lacanienne ou jungienne, ne m'est réellement jamais apparue comme une source fiable de vérité, même si ces recherches ont fait école et de nombreux adeptes.
Je trouvais dans ces approches une fragmentation de l'être, une vision fractionnée de la totalité psychique de l'homme.


Je ressentais ces outils comme des savoirs compilés, mis bout à bout ne permettant d'appréhender qu'une partie du tout, mais jamais le tout.
Aucune approche instrumentale de connaissance de soi ne me permit de me rapprocher plus près de mon essence. Jusqu'à la découverte de la psychologie des 7 Rayons impulsée par Alice. A. Bailey au travers de son enseignement.


Je trouvais dans cette approche une dimension universelle. Selon celle-ci, l'évolution de tout être humain, comme celle de toute unité de vie ou de tout autre organisme « vivant », mais à des stades évolutifs et à des niveaux de conscience évidemment distincts - ainsi en est-il de tous les représentants des règnes minéral, végétal, animal, planétaire, solaire, galactique.- est dépendante de deux facteurs complémentaires et qui interagissent :

* un habitus qui définit son patrimoine individuel et qui se caractérise par son habitat et son environnement, soumis à des conditions géologiques particulières ou à une implantation géographique spécifique et dépendants d'une histoire génétique, personnelle ou de groupe : ethnie, tribu, clan ou famille. Ce patrimoine fonde notre marquage et notre traçabilité historiques qui définissent une ethnologie et une anthropologie propres à chaque habitus où s'impriment de multiples conditionnements liés aux moeurs, croyances ou coutumes et qui interagissent sur les rapports socio-culturels internes et externes de l'individu humanisé.


* un niveau de complexité psychologique à la fois homogène et hétérogène où entrent en interaction réciproque les composantes intellectuelles, affectives, corporelles (qui font de l'homme un « tout » indissociable, une « personne unique » à part entière, un représentant séparé et en même temps unifié de l'humanité, un individu, dans le sens de indivis ou non divisible, c'est à dire « un »).
Ces deux facteurs constituent les fondements de la « personnalité » ou du « moi » de chacun, et ce « tout complexe mais unique » ne saurait être ni décomposé en ses diverses composantes, ni reconstruit à partir de ses éléments préalablement isolés.

L'homme est donc Un et non fragmentable, même s'il peut être un « sujet » analytique d'étude, mais cette analyse ne rendra jamais forcément compte de la totalité de son Etreté.
Même si la Science des 7 Rayons, qu'A. A. Bailey nommait plus précisément, la psychologie des 7 rayons, s'agissant de son application dans le champ humain et social, j'avais déjà compris que l'addition de ma vie organique, de ma vie affective, de ma vie mentale, de ma vie psychologique, de ma vie sociale et de ma vie spirituelle ne serait jamais égale à « Moi ». Tout au plus rendra-t-elle compte d'une infime partie de « Moi », car le « je » n'est pas la somme de tous ces fragments, pas plus que sa synthèse d'ailleurs.

Pourtant, depuis Platon, Aristoste, puis St Thomas d'Aquin et plus récemment Descartes, les méthodes analytiques préconisées en matière de Théorie de la Connaissance, nous ont habitués à décomposer tout aspect phénoménologique, qu'il concerne les règnes humain, animal, végétal ou matériel, en une suite de petites unités élémentaires constitutives, séquentielles et additives mises bout à bout.


Placée dans le champ particulier de la psychologie de l'homme, cette appréhension de la vie, somme toute au microscope, fragmentée et isolationniste, est actuellement irrecevable et bien éloignée de la réalité de l'être humanisé qui embrasse un domaine existentiel interactif bien plus vaste et inclusif.
Il est clair que toute observation, faite à la loupe ou au télescope, de toute unité vivante - qu'il s'agisse d'un atome, d'une cellule, d'un homme, d'une société, d'une civilisation, d'une planète et au-delà - reste éloignée de la véritable compréhension de son mécanisme de fonctionnement.
Ainsi, toute méthodologie cognitive de la vie procédant du particulier au général ou inversement, est un leurre. Elle peut bien constituer une précieuse accumulation de savoirs académiques, un « objet de connaissance » utile à la science ou à la technologie, mais en aucun cas, elle ne peut être « sujet de connaissance » ou de vérité psychologique.


Il n'en demeure pas moins qu'en prenant appui sur cette doctrine séparative de la connaissance adaptée de toute autorité au champ humain, les théories sur l'évolution et sur l'origine des maladies à travers les travaux de Pasteur ou Darwin n'échappant pas à ce dogmatisme scientifique, on a longtemps tenu pour vrai que le découpage d'un problème psychologique humain - tels que la névrose, l'hystérie, la schizophrénie ou la dépression. - en une somme de petits problèmes élémentaires originels - tels que les conflits parentaux, les abandons, les chocs traumatiques de la petite enfance.- faciliterait sa solution, après amalgame et synthèse des éléments préalablement isolés, lors de leur analyse, de leur contexte ou de leur unité fondamentale.


En fait, cette fragmentation psychologique de l'individu a surtout obéi à une exigence névrotique d'une science qui se voulait à la recherche d'une « homogénéité à tous prix », où toute personne, définie selon des critères arrêtés et répertoriés, devait entrer dans le moule stéréotypé et sécuritaire du grand savoir académique.

Aussi n'est-il pas étonnant de constater, au fil des décennies, que la psychologie traditionnelle, poursuivant les mêmes tendances à la fragmentation de la vie par le recours quasi constant à la l'homogénéisation, au moyen de tests ou d'échelles d'évaluation de l'intelligence, de l'affectivité ou de nos aptitudes physiques, n'ait abouti, en fait, par cette scission du tout en ses parties dissociées, qu'à la disparition de la réalité une du « Moi ».

Or, il faut savoir que le « Moi » est une entité mobile et non statique, multiple et non répertoriable, changeante et non figée, vivante parce que modulable, adaptable, malléable et surtout hétérogène, donc insaisissable et non classable.

En voulant sectionner de la sorte « l'ensemble indissociable du moi » en ses diverses composantes, l'approche psychologique classique, dite phénoménologique, s'est éloignée justement de l'objectif de recherche d'unité qu'elle s'était tracée. La psychologie traditionnelle n'a ainsi conduit qu'à arrêter la vie qui, précisément en constant mouvement naturel ne peut être stoppée, et n'a pu être en mesure d'appréhender le dynamisme et la complexité qui fondent la richesse même de l'individu. Cette tentative de standardisation mécaniste et matérialiste de l'être humain ne peut être que non-inclusive, donc erronée. Elle enferme l'être dans « l'avoir », dans un instantané qui n'est pas « lui », mais simplement une de ses composantes, une sorte d'image photographique morte, tout juste une particularité de lui, « un moment de lui » mais en aucun cas, la totalité de « lui ». De nos jours, cette attitude réductionniste de l'individu qui est manifestement une utopie, est d'ailleurs pratiquement rejetée par les chercheurs en psychologie humaniste.


Les tendances actuelles vont vers une approche holistique et intégrale. Elles soutiennent qu'en réalité, l'homme forme un tout indissociable et non fragmenté et ne peut donc être enfermé dans une classe-type. Mieux, c'est cette même base plurielle, hétérogène et diversifiée qui confère au vivant sa richesse et son caractère d'unicité et d'indivision.
Cette acceptation totale, globale et holistique de l'être humain est particulièrement soulignée par la Science des Sept Rayons, véritable méthode révolutionnaire d'investigation de l'homme multidimensionnel.


Après de nombreuses années d'investigation et d'exploration sur la Science des 7 Rayons, j'en suis venu à la conclusion que cet instrument permet de mettre en lumière toutes nos zones d'ombre, et invite chacun à se gérer avec intelligence et avec beaucoup de délicatesse pour soi-même. Certaines lignes d'énergies de Rayons nous incitent vers tels ou tels comportements. La première étape consiste à s'observer, à se regarder agir, à se « lire » avec bienveillance à travers nos actes, nos paroles, nos actions. La Science des 7 Rayons permet cette lecture aimante de soi. Elle aide à donner du sens à nos micro-comportements quotidiens. Elle ouvre à une compréhension aimante et à un regard lucide et juste sur soi-même.


Comment pourrais-je en effet évoluer si je n'avais pas ce retour sur moi-même, ce miroir bienveillant réfléchissant et auto-réflecteur de mon être privé et intime, cette petite « voix » intérieure dénuée de tout jugement et de toute culpabilité, qui me guide pas à pas ?
Pour aller loin, il faut aller d'abord tout près de soi-même. La Science des 7 Rayons invite à cette rencontre. Comme toute science humaine, la Science des 7 Rayons ne restera néanmoins qu'un outil au service de l'homme. Elle n'est pas une fin en soi et peut très bien ne pas être une approche incontournable de connaissance de soi. Tellement d'autres approches contemporaines sont là pour aider l'être humain à mieux se comprendre, à mieux s'aimer et donc à mieux ETRE ! La Science des 7 Rayons présente néanmoins un aspect multidimensionnel, multisensoriel et énergétique. Elle revêt une dimension psychologique globale particulièrement pertinente pour les chercheurs contemporains. Elle peut leur permettre d'appréhender le monde avec justesse et clarté. Encore faut-il qu'ils lâchent l'instrument et plongent dans l'action !


Si cette Science m'a permis un temps, d'avancer avec joie sur le sentier de la compréhension et dans ma quête du sens, je suis en ce moment, en passe de la lâcher peu à peu, de la quitter progressivement car l'outil, si merveilleux soit-il, ne sera jamais qu'un outil qui doit s'effacer dans l'action et dans la découverte du surgissement de l'instant dans sa nouveauté et sa beauté.
Accueillir l'instant dans sa fraîcheur ne peut passer par aucun instrument, aucun intermédiaire, car le mouvement de la vie ne peut être ni arrêté, ni freiné, ni enfermé dans aucune forme.
Le mouvement de la liberté s'écoule quand nous mourrons au savoir, au su et au connu.
Rencontrer l'inconnu au cour de chaque instant ouvre à une dimension profondément humaniste, silencieusement religieuse et à une juste vision du coeur. Je peux dire que si auparavant c'était l'organe « cerveau cortical » qui était pleinement actif en moi quand j'ai découvert l'approche des Rayons, et qu'ensuite ce fut l'organe « coeur » qui prit le relais, aujourd'hui, il n'y a ni contrôleur, ni centre-observateur, ni chose observée. Un seul mouvement interne-externe m'invite à chaque instant à être. Etre présent au non connu qui surgit à flot, au non su, en communion avec ce qui est et non en quête de ce que je voudrais avoir, posséder, ce que je souhaiterais changer, être ou devenir.


Dans le fait de « devenir », devenir quelqu'un de connaissant, de meilleur, de compréhensif, devenir intelligent, il y a nécessairement le fait de la toute puissance et de la toute autorité du moi, le fait de ne pas accepter ce que je suis et de m'inscrire dans une continuité de moi-même en pariant sur un « à-venir » qui n'est pas.

Lorsque s'efface toute volition et toute attente, la souffrance et la frustration disparaissent. Naît alors la joie de la découverte.
Le souffle de la liberté est telle la bise inattendue du matin qui caresse mon visage lorsque j'ouvre la fenêtre de ma demeure. Rien ne l'annonce comme rien ne peut le contenir ni l'expliquer, ni même le traduire.


III
Net-Journal Essence - Pourriez-vous nous donner un exemple d'application concrète de l'approche proposée par les sept rayons, par exemple pour la compréhension d'un état de crise ?
Prenons l'exemple du 4ème Rayon qui véhicule l'expression de l'Harmonie par les Conflits dans ma vie quotidienne.


Le Rayon 4 est le principal acteur qui ouvre à l'arrière-plan de mes relations humaines.
Ainsi, les types de rapports sociaux en couple, au bureau, dans mes contacts journaliers, les multiples relations que j'entretiens avec le monde, qu'ils soient de proximité ou à distance, sont-ils tissés sur des rapports de force, d'harmonie, d'équilibre ou de dominant - dominé, autant d'échanges interactifs qui visent à construire à la fois le « moi » individuel et les multiples « mois » de groupe.
La construction de l'Ego est régie et conditionnée par les interrelations humaines quotidiennes.
Celles-ci fondent les types de liens qui sont mes lignes de forte ou de moindre résistance - c'est à dire des choses qui sont faciles pour moi et les choses qui réclament de ma part des efforts.
Autant dire que les états de crises, de conflits, de retours sur moi et sur autrui, les moments de tension psychique et physique vie interne - vie externe, sont les ciments sur lesquels s'érigent, souvent de façon compulsive et névrotique la forteresse de l'Ego.

Le Rayon 4 est donc le pivot, l'axe principal autour duquel gravite le façonnage et le modelage du Moi.

La manière dont j'investis ce Rayon 4 d'harmonie par les Conflits va avoir une résonance dans les types de relations, dans les crises que je vais contracter dans ma vie de tous les jours.
Ce Rayon opère aussi bien vis à vis de mes propres contradictions internes - rupture ou dichotomie entre mes pensées et mes actes d'où un dialogue intérieur conflictuel - que vis à vis des contradictions sociales et communautaires qui existent entre mes opinions, mes modes de représentations, mes actions et les heurts produits ainsi avec le mouvement de la vie externe.
Lorsque le potentiel actif du Rayon 4, lequel tend à aider à résoudre les conflits rencontrés au mieux de son équilibre psychologique, est quasiment absent de ma vie quotidienne:
- Je suis plutôt porté par l'indolence, la mollesse, la morosité ou la mélancolie.
- Une certaine lâcheté morale peut me gagner, avec faillite de courage pour affronter les difficultés, les conflits et les crises qui peuvent se présenter.


- Dans un tel contexte de fragilité émotionnelle et psychique, divers "substituts au bonheur" ; idéologies, drogues, sexe. peuvent avoir une certaine emprise sur moi, particulièrement si le Rayon 1 - qui exprime dans des conditions naturelles d'appropriation, ma volition, mon désir de me prendre en charge, le fait d'oser, d'avoir de l'audace. - me fait défaut et si le Rayon 6 - symbolisant l'investissement objectal, l'idéal, une vie tissée sur des projets à courts ou longs termes, sur le besoin et le désir d'adhésion avec l'autre - est affaibli, auquel cas cela me rend dépendant de l'extérieur, n'ayant de ce fait ni la capacité ni la force nécessaire pour faire face à mes problèmes et résoudre par moi-même les conflits rencontrés.

Tout Rayon 4 dysharmonique accompagnant ici, un R1 et un R6 déficitaires, signe en effet la dépendance à quelqu'un ou à quelque chose : que ce soit à un idéal religieux ou partisan, à des sectes, à des drogues diverses, café, tabac, alcool, ou à des habitudes névrotiques défensives.
Conflits et tiraillements intérieurs pénibles me déchirent alors.


J'ai l'impression d'être dans l'impasse. Ma vie intérieure revêt une dynamique en spirale infernale. Elle se peuple de cauchemars, d'insuffisances, d'incapacités et de maux divers. Dans un tel contexte psychologique, pas de médiation ou de remédiation possibles : je n'ai pas la possibilité de composer de façon harmonieuse et je crois ne pas pouvoir « m'en sortir par moi-même »
Visiblement, il y a absence de moyens termes ou de moindre mal trouvé ou recherché pour pouvoir refaire surface. Mon être se trouve ainsi égaré dans une ornière. Le constat d'impuissance caractérisée et de dévalorisation narcissique font force de loi. Il s'agit là d'un des paramètres entrant la fonction de dépression psychique.

Tout Rayon 4 déficitaire, donc non investi ou mal investi, développe et accentue en outre, toutes mes peurs. J'évite tout conflit, toute contradiction, toute opposition car ils me mettent en insécurité et en péril. J'en ai donc peur.

- Absence d'investissement, due précisément à de nombreuses peurs : peur d'être déstabilisé, peur de blesser, peur de me mettre en avant, peur de prendre position, autant de peurs qui favorisent et nourrissent :

- Ma totale neutralité, parfois mon effacement de la scène, dans des situations là où justement mon engagement s'avère indispensable. Etant neutre par peur de m'affirmer, craintif face à l'affrontement ou à la prise de risque, je ne prends pas de décision. Je suis incapable de choix affirmé. Cela débouche naturellement sur :

- Une complète ou partielle inhibition. Trop sensible aux jugements de valeurs d'autrui, je reste fortement influençable : cela ne peut que renforcer ma dévalorisation narcissique. Si de plus, le sens de la culpabilité et de la médiocrité me gagne, c'est alors inévitable !
Considérons l'exemple de Dominique.


Dominique est une personne qui, au sein de sa vie quotidienne, à la maison, dans le cercle restreint et protégé de ses amis ou au bureau, est bien incapable de prendre un engagement franc et décisif. Son langage quotidien traduit bien ce manque de détermination: « Peut-être ». «Je ne sais pas ». « Nous verrons plus tard ».- Il semblerait qu'elle ait peur d'être jugée en fonction de ce qu'elle va faire ou dire, avant même d'agir.


Le choix de son mari n'est pas anodin: c'est un homme de décision, toujours en première ligne, ne consultant jamais son épouse sur des choix importants ou même mineurs et qui la décrit d'ailleurs comme une femme inhibée, lâche et n'ayant aucun caractère, aucune personnalité.
Dès que Dominique se trouve confrontée à la moindre décision à prendre, elle dit se sentir comme tétanisée, pas sûre du tout de ce qu'il convient de faire ou de ne pas faire.


Cette dévalorisation narcissique témoigne d'un Rayon 4 et d'un Rayon 2 inhibés (le premier signant son incapacité à gérer toute crise majeure), le second montrant son manque d'amour de soi), d'un Rayon 1 qui n'a jamais été investi ni encouragé à l'être (dans ce cas, absence de culot, d'audace.), ainsi que d'un Rayon 6 inhibé dominant (la force de l'idéal du moi ou imago fait défaut), lequel signe sa soumission et sa dépendance à l'opinion et aux décisions de l'autre qui sont, à ses yeux, forcément supérieures aux siennes.


Cette lacune généralisée de plusieurs Rayons autour d'un Rayon 4 quasiment inexploré explique son absence de dimension personnelle et l'incertitude permanente qui la bloque dans ses rapports sociaux.

Il ne fait aucune doute que c'est la mauvaise exploitation de sa dimension conflictuelle qui inhibe, bloque, freine totalement Dominique.
Elle est dans l'incapacité de s'autoriser à accepter une vie basée sur les conflits et les contradictions.
Il lui faut donc rompre avec un Ego inféodé à la toute autorité de son mari et de l'autre en général. Il lui faut apprendre à vivre selon sa propre lumière, ses propres désirs, sans se sentir ni jugée ni coupable, ce qui correspond à solliciter son potentiel de Rayon 1 et de Rayon 2. Nonobstant la volition et l'amour de soi, la force de gestion de ses propres crises peut alors s'exprimer naturellement.


En réalité, il faut qu'elle renoue avec le culot, avec l'audace (émergence d'un Rayon 1 actif), quelle accepte de rentrer dans le conflit de sa vie journalière (éclosion d'un Rayon 4 actif), qu'elle « se fasse violence » et qu'elle apprenne à dire « non » aux désirs égotiques et exclusifs de l'autre, aux projets qui ne sont pas les siens., tout en s'affirmant dans ses choix et en ne se préoccupant pas du « Qu'en dira-t-on » (attitudes et comportements signant l'appropriation des Rayons 1, 2 et 4 actifs).
Voici un autre exemple de déficit de Rayon 2, cette fois.


Pauline a été placée dès l'âge de 10 ans dans un foyer de l'enfance, suite à une décision du juge pour enfants, afin de la séparer d'un milieu familial alcoolique particulièrement violent et dangereux pour la vie de l'enfant : des parents marqués par un manque total de Rayon 2 apportant amour, compassion, attention aux besoins, soins journaliers qu'on est en droit naturellement d'attendre d'eux,- déficitaires sur le plan culturel et intellectuel signant une faillite des Rayons 3 et 5, sans projets, sans idéal éducatif ou social pour leur fille, montrant ainsi, une réelle pauvreté de Rayon 6, enfin hyper violents, agressifs, dangereux, sans aucun self-control, ce qui dénote un Rayon 4 entièrement déséquilibré et excessif et un Rayon 1 sur un versant dangereux et criminel.
En effet, depuis sa plus tendre enfance (laquelle aurait pu normalement être tendre et aimante), Pauline était journellement battue par ses parents. Elle fut même enfermée dans sa chambre et privée de toute nourriture durant trois jours. C'est sa maîtresse qui, ayant constaté des ecchymoses sur le corps de l'enfant, alerta immédiatement le médecin scolaire, lequel saisit sur le champ le juge pour enfants qui n'eut aucun mal à traduire les parents en justice et à placer Pauline dans un foyer pour enfants maltraités.


Les parents indignes et monstrueux furent jugés pour ces sévices sur leur jeune enfant. Ils perdirent naturellement sa garde et écopèrent de plusieurs années de prison.
Pauline, dévalorisée narcissiquement, dont la personnalité fut broyée, resta longtemps inhibée et renfermée, ayant coupé tout échange verbal avec les adultes qu'elle rencontrait. A la simple vue des éducateurs hommes ou femmes, elle était prise d'une peur panique et se cachait, prostrée, dans un recoin de la pièce.


Dans sa 12ème année, Pauline fut dirigée vers une famille d'accueil minutieusement choisie pour le climat de confiance, d'amour et de joie qui y régnait (présence active du Rayon 2 d'Amour - Sagesse et du Rayon 4 d'Harmonie par les conflits).
Un couple et trois autres enfants adoptés constituèrent sa nouvelle cellule familiale.
Après plus de deux ans de placement, Pauline retrouva l'usage normal de la parole et put enfin expérimenter l'amour dans ses relations aux autres, n'ayant que trop longtemps connu la haine, la méchanceté et l'humiliation.


Grâce à cette famille de substitution, l'enfant put refaire surface et entamer un travail de restauration narcissique.

C'est bien la force du Rayon 2 d'Amour-Sagesse qui rayonnait dans sa nouvelle famille qui a enfin permis à Pauline de renouer avec la vie, de tisser et recréer des liens avec la communauté humaine.
Mais c'est aussi l'équilibrage des autres Rayons, néanmoins centrés et axés autour du pivot du cour du Rayon 2, dans son nouvel entourage, qui l'a aidée à se reconstruire en lui ouvrant à nouveau les portes de la communication avec le monde interne et externe.
Ce deuxième exemple démontre avec force combien est primordial, pour un enfant, un environnement éducatif, affectif, attentif et adéquat, qui doit le propulser en toute confiance et suffisamment armé dans le monde des adultes.


IV
Net-Journal Essence - Comment voyez-vous l'articulation entre une perspective telle que celle proposée par les sept rayons, et la quête de l'unité.

À quelle Unité se réfère cette quête ?


1- S'il s'agit de la quête de l'unité psychologique de ma personnalité ou Ego, unité considérée dans sa micro conception - physique - émotionnelle - intellectuelle, à la stricte échelle sociale et planétaire, la Science des 7 Rayons peut intervenir et fournir de précieuses aides en matière d'harmonisation individuelle. Elle répond donc à cette quête légitime et sécuritaire du « moi » qui éprouve l'impérieuse nécessité de trouver et de donner impérativement du sens à sa souffrance et à ses peurs, histoire d'échapper à sa mort et au chaos.


La perspective proposée par les 7 Rayons s'articule alors en tant que proposition de connaissance de soi, en tant qu'outil aiguisé et pertinent de lecture compréhensive de nos mécanismes de fonctionnement physique, émotionnel, mental et psychologique.

Face aux multiples crises affectives, mentales et psychiques rencontrées par mon Ego et contractées quotidiennement, face aux contradictions que traverse ma personnalité dans mes rapports en miroir au sein des interrelations communautaires, l'approche des 7 Rayons peut être une réponse adéquate puisqu'elle suggère des médiations, des réajustements de d'attitudes ou de comportements jugés comme dérives.

Soigneusement employée, la Science des 7 Rayons induit une vision auto - critique dans l'instant de mon propre agir, qui procède davantage d'une vision active, tout en demeurant profondément passive parce qu'étant un constat non interventionniste et par nature observateur et sans volition particulière ou volonté quelconque de changement ou de modification, que d'une interprétation de son propre comportement.

Il s'agit d'une invitation à mieux m'appréhender et à mieux me connaître dans les moindres recoins de mon être, tel qu'il est ou du moins tel qu'il se donne à voir.
La dynamique des 7 Rayons dans ma vie de tous les jours permet donc une vision lucide en miroir de mes attitudes, croyances, comportements, de mes croyances, de mes opinions, de mes idées reçues, des modes de relation d'approche de l'autre et de moi-même que je privilégie.
Une auto-observation de chaque instant, dans une attention souple et non mentale, une présence à moi-même en termes d'énergies dominantes, d'énergies inhibées ou d'énergies adaptatrices, donc de lignes de moindre et de forte résistance.

Cette auto-exploration ne peut être libre d'interprétation erronée de soi que lorsque je suis à la fois observateur et observé...
Oeuvrant dans le champ de l'auto-observation de ce qui est « faux » en moi comme de ce qui est « faux » autour de moi (mes leurres, mes projections, mes attentes, mes opinions arrêtées, mes projets idéalisés...), l'enseignement que procure la connaissance des typologies de Rayons actives ou inactives en moi, permet de laisser « surgir » le vrai, c'est à dire CE QUI N'EST PAS faux.
Néanmoins, une compréhension émoussée par une observation interprétative et fausse de moi-même (et le conditionnement familial, éducatif, religieux, national, universitaire,... est là pour déterminer le type de représentations du monde que j'ai), peut aussi bien me cantonner sur un niveau de fragmentation et de séparativité qui m'éloigne de ma propre unité psychologique et humaine, de mon appartenance en tant qu'unité indivisible tout en étant séparée de l'Etre-Humanité.
En d'autres termes, la Science des 7 Rayons peut être agent de transformation et de développement personnel car elle part de ce que je suis et s'en tient là, sans chercher à créer une image de ce que je voudrais être.


Ce que je suis est alors mis en lumière par l'apport des attitudes et comportements révélateurs de mon intégration de ces 7 niveaux d'Energies dans ma vie journalière.
Elle est alors sujet de connaissance de soi, facilitateur de changement et de mutation personnelle.
Elle ouvre de ce fait à la Lumière grâce à une lucidité de chaque instant, dans laquelle chaque micro - comportement, chaque action s'harmonisent avec l'unité de mon être et participent ainsi avec l'Unité de la vie.

Mais la Science des 7 Rayons, sortie de ce contexte uniciste par essence non fragmentaire et récupérée à des fins de déterminations comportementales spécifiques ou à des objectifs docimologiques de grille de lecture de l'individu en termes d'items ou de sous-unités constituantes, risque fort alors d'être un simple objet ou un puéril outil dévoyé de savoirs accumulés sur le « moi », ce qui est souvent le propre des instruments scientifiques actuels...
... Au lieu d'être ce tremplin, cette base temporaire qui peut faire émerger un jour, cette connaissance intime de « soi », cette unité qui n'est plus alors une quête mais simplement un instant inconnu et fugitif de lumière à soi-même.


2 - S'il s'agit de l'Unité au sens total et holistique de l'être, celle-ci ne peut, à mon sens, être ou faire l'objet d'une quelconque quête et nul instrument si performant soit-il - et la Science des 7 Rayons ne fait pas exception à la règle- ne peut se donner comme finalité de me faire parvenir à l'Unité.
Nul outil de connaissances mises bout à bout à bout, de savoirs accumulés sur le « moi » ne permettra jamais de rendre compte de l'Unité atemporelle et a-spatiale de l'Etre.
Lorsque je me mets à distance convenable de cet outil d'observation et que la Science des 7 Rayons devient un moyen de lecture de lecture totalement intégré, ce n'est plus le mental qui intervient dans le processus de récognition de moi-même.


L'instrumentiste et l'instrument ne forment alors qu'une seule entité dans laquelle il n'y a plus l'observateur d'un côté et la chose observée de l'autre avec une méthode d'observation et de compréhension entre les deux faisant lien intellectuel.
Le centre et la périphérie s'effaçant, seule demeure la vision explosive de l'instant qui contient sens en elle-même et ne peut être traduite par aucune expérimentation, ni aucune interprétation.
Dépourvu même de sens et de quête de sens, seul subsiste alors le silence.

V
Net-Journal Essence - Nous vous remercions du temps passé avec nous, qui a permis d'approfondir ces différentes questions. Avez-vous un message à transmettre au monde de la santé mentale ? Avez-vous un message à transmettre aux lecteurs du Net-Journal Essence ?
De la même manière que la Lumière Est Lumière, bien qu'apparaissant en réflexion prismatique sous la forme de sept Couleurs fondamentales, avec de multiples autres sous-tons, en tant qu'Etre Humain, JE SUIS une entité unique à part entière dont une décomposition en sept Lignes de Rayons, même si elle apporte un éclairage sur ce que je suis, ne rendra jamais la réalité ni ne fera état de ma totalité et de mon unicité.

Le psychologue, le psychiatre ou le thérapeute spirituel qui ont recourt à la Science des
7 Rayons en tant qu'instrument d'investigation et outil de médiation et d'harmonisation aidant à la gestion des crises et conflits psychologiques contractés par leurs patients, doivent en permanence, garder à l'esprit le caractère d'unicité de l'être, afin d'éviter de tomber dans une vision fragmentée de la conscience qui serait de nature séparatiste et destructrice.
Il est important qu'ils connaissent et déterminent eux-mêmes quelles sont leurs propres lignes de Rayons actifs et déficitaires avant de se pencher sur la constitution énergétique des Rayons d'un patient.

D'autre part, seule une vision lucide, uniciste, centrée sur le cour, peut appréhender la totalité des actions-pensées-mots-émotions constituant toute la riche palette des composantes de Rayons d'un individu.

Chez le thérapeute, un cour fort et intelligent (alliance positive des actions conjuguées des Rayons 2, 1 et 3) est évidemment requis. Il lui permet non seulement une lecture juste et éclairée de la manière dont s'articulent entre elles les lignes de Rayons en présence chez le patient qui souffre, mais il lui ouvre un champ possible d'actions thérapeutiques à mener en vue de restaurer une personnalité souvent malmenée, déchirée, blessée, et de réajuster les conduites déviantes constatées sur le plan affectif, moteur et mental.


Lorsque les troubles psychologiques ne sont pas trop profonds et que ce travail d'auto-observation en miroir est possible, le simple constat conscient et lucide (mais aussi bienveillant pour soi-même) de sa propre désorganisation psychologique et qui prend appui sur des dérives constatées de comportements liés à des Rayons déficitaires ou mal gérés, peut déboucher, chez le patient, sur une re-valorisation narcissique indispensable pour se sortir de situations dépressives ou inhibitrices, sur l'appétence pour une nouvelle vie de projets conduite en auto-guidance, sur le désir de se re-connaître, de se voir, de s'accepter tel quel et de se prendre en charge, sur la volonté et l'audace, voire le culot d'oser faire ce qu'on s'interdisait ou que l'entourage nous interdisait.

La Science des 7 Rayons, lorsqu'elle rencontre la Foi en Soi, cette Soif d'Etre A l'Ecoute de Soi, cette Passion de la Vie et la confiance en soi ainsi retrouvée, doit pouvoir aider chacun à comprendre qu'il est une lumière pour lui-même, et que personne d'autre que lui-même ne peut faire cela, tout comme il a la possibilité de vivre dans l'ombre de lui-même ou espérer que quelqu'un d'autre le réparera ou le guérira.

Je suis tel que je me bâtis au quotidien et tel que le conditionnement social me façonne et me moule. Me libérer de l'étau des croyances et de mes identifications en tant qu'images projetées par autrui ou par moi-même (ou par autrui à travers moi-même, « l'autre » en moi) ne peut intervenir que lorsque je me connais moi-même, que lorsque je m'appréhende au travers de la totalité de mon être, au-delà de ses multiples facettes et jeux de rôle, bien entendu à condition que mes fonctions mentales et psycho-affectives me laissent suffisamment d'espace psychique disponible pour opérer cet acte sur soi.

En effet, je ne peux « aller loin » si je ne commence pas par aller « très près de moi-même », car tôt ou tard il faudra que j'y revienne.
La Science des 7 Rayons permet cette approche bienveillante et aimante de moi-même car elle est éclairante, déculpabilisante et sans aucun jugement ni aucune trace de toute puissance égotique.
Elle peut permettre d'opérer ce constat lucide qui est un défi à moi-même, un challenge que le thérapeute m'a permis de me lancer à moi-même, en toute sécurité psychologique (dans un premier temps du moins car la guidance cesse quand je suis compétent et apte à cheminer tout seul et de façon très insécuritaire d'ailleurs mais librement consentie de toutes façons).
Elle me permet de me rencontrer, là où auparavant je me combattais, je m'esquivais ou je me fuyais.


Elle est à la fois miroir, loupe et télescope tant que demeure l'Observateur, le Témoin, travail de vision sur le monde intérieur et extérieur que favorise le thérapeute.
Lorsque l'Observateur et l'Observé ne font qu'un, la Science rejoint la Religion et il n'y a plus alors ni objet se penchant sur le sujet, ni un sujet se penchant sur l'objet. Coeur et mental fusionnent.
A ce stade, la Science des 7 Rayons (comme toute autre science ou approche d'investigation sérieuse de l'être) s'efface devant le Silence immensément religieux de la Présence à soi-même.
Seul demeure l'instant dans toutes ses potentialités et ses expansions possibles.

Les compétences latentes, les capacités enfouies au fond de l'inconscient, tout le caractère falsifié des idéaux auxquels je me suis accroché, l'absurdité de la manipulation induite par mes formes-pensées cultivées au quotidien, la mesquinerie de la sécurité psychologique savamment et inconsciemment entretenue par moi-même jusqu'alors, tout cela m'apparaît en un éclair fulgurant de lucidité. Le vrai surgit lorsque je vois le « faux » en tant que faux cause de ma souffrance, de mes peurs, de mes angoisses, de mes représentations psychiques nourries. Le faux est l'inutile, le non économique, l'absurde, le projectif, le virtuel, l'autorité du penseur, le moi, les pensées accumulées, les idéaux, le su et le connu, la mémoire, le passé, le présent, le temps et l'espace.

N'est-ce pas là une des tâches majeures des intervenants dans la Santé Mentale que de conduire chaque patient à comprendre sa souffrance, à voir ses propres fantasmes et projections, à réaliser l'autorité de ses propres représentations mentales, le poids de ses images créées et nourries quotidiennement, à s'apercevoir de ses rôles et jeux de dépendances, à voir ses leurres, ses stupidités, travers, vices, peurs ou désirs. à admettre ce qu'il est et non projeter sur ce qu'il devrait être ou avoir, à s'aimer tel que ce qu'il est dans l'ici et pas dans l'hier qui n'est plus ou dans le demain qui n'est que virtuel, pour en dernière analyse, agir-sur-soi et agir-en-soi du fait même de cette présence-à-soi, au mieux de sa lucidité. ?

L'acte (c'est-à-dire l'action) thérapeutique ne doit-il pas conduire à porter un regard neuf sur soi-même, dépourvu de toute interprétation passée issue d'un quelconque savoir - si pertinent soit-il - plaqué de toute autorité ?

L'action thérapeutique ne doit-il pas inviter à la liberté de s'accepter tel que l'on est et donc de souffrir ou de se défaire de ses propres chaînes (sans compter sur l'autre pour nous les délier) et donc de ne plus souffrir ?

J'en profite ici pour remercier le Docteur Jean-Marc Mantel et toute l'équipe de rédaction du Net-Journal Essence pour avoir ouvert une large place à cette approche spirituelle et souvent peu ou mal connue (même parmi les intervenants dans la relation d'aide et dans le service) qu'est la Science des 7 Rayons.

Mon souhait est qu'elle puisse être éprouvée comme un outil, un langage possible - seulement temporaires, car l'être essentiel ne peut être abordé par aucun instrument et le mot ne traduira jamais la chose dont on parle - jaillissant sur une connaissance de soi encore plus fine et mieux aiguisée que celle apportée par les investigations et approches psychologiques traditionnelles, cliniques et systémiques.

Je reste à la disposition des lectrices et lecteurs pour répondre aux questions qu'ils se posent sur cette science, et je les invite, si ce n'est déjà fait, à lire mon ouvrage « La Science des 7 Rayons, guide pratique de psychologie spirituelle », paru en février 2001, aux Editions Michel d'Orion (consultable sur site www.editorion.com).

_________________
La vérité est la lumière de feu que te dicte ton coeur.
"Shanti-Om"


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MessagePosté le: Dim 31 Aoû 2008 - 01:49    Sujet du message: Publicité

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damejane
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Inscrit le: 14 Aoû 2008
Messages: 6 013

MessagePosté le: Dim 31 Aoû 2008 - 01:51    Sujet du message: "Entretien avec Serge Pastor" Répondre en citant

.
  

Merci Serena,  


 


De la psychologie ésotérique (et des 7rayons, "selon DK et AAB"), si cette dernière ne semblait pas trop prise au sérieux par les "psy", de nos jours,  elle fait son entrée dans les consciences dans ces "milieux".La psychologie ésotérique selon les fondements enseignés par Nos anciens Maîtres deviendra une science reconnue, elle sera employée de plus en plus car les résultats seront bien meilleurs en terme de "profondeur", la psychologie ésotérique, au niveau de la personnalité, lui permet de se re-positionner sous le regard et dans le flux des énergies de l'âme, redevenant ce qu'elle n'aurait jamais dû cesser d'être, une science de l'âme, et des sept forces essentielles de l'univers affluant par l'homme véritable.. en les trois corps, dont ce "kama-manas".. (le mental et l'émotionnel..), concernant le psychisme de l'homme actuel incarné, ce qui est en passe de devenir...



Pour ceux qui ne connaissent pas, lire : 
- Traité sur les Sept Rayons :(Auteurs Alice Anne Bailey et Djwal Khul )Vous pouvez retrouver la liste complète de leurs oeuvres dans notre bibliothèque.
14 - Vol. I - Psychologie Esotérique I (420 pages) (1936)
15 - Vol. II - Psychologie Esotérique II (692 pages) (1942)
16 - Vol. III - Astrologie Esotérique (609 pages) (1951)
17 - Vol. IV - Guérison Esotérique (557 pages) (1953)
18 - Vol. V - Les Rayons et les Initiations (621 pages) (1960)



 



Bien à vous :damejane 

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