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La famine et la pauvreté dans le monde ..
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damejane
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MessagePosté le: Jeu 28 Juil 2011 - 11:00    Sujet du message: Révélation : l’Ethiopie cède des terres agricoles à des compagnies étrangères en pleine période de famine Répondre en citant

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Révélation :
l’Ethiopie
cède des terres agricoles à
des compagnies étrangères
en pleine période de famine

25 Juillet
 





Une enquête de Survival International a apporté des preuves alarmantes selon lesquelles les tribus indigènes sont spoliées de leurs terres agricoles les plus productives pour être allouées à des compagnies étrangères qui y pratiqueront une agriculture intensive d’exportation – alors que des milliers de personnes souffrent de la famine en cette grave période de sécheresse qui affecte le sud de l’Ethiopie.
Des grandes étendues de terres fertiles de la vallée de l’Omo, au sud-ouest de l’Ethiopie, ont été cédées à des compagnies malaisiennes, italiennes et coréennes, ou sont directement gérées par l’Etat, pour y pratiquer une agriculture d’exportation, alors que les 90 000 autochtones qui vivent dans la région dépendent étroitement de leur terre pour leur survie.


Le gouvernement projette d’étendre à 245 000 hectares la superficie des terres qu’il destine principalement à la culture de la canne à sucre.




Des millions de personnes endurent la famine en cette période de sécheresse, la plus rude que connaît cette région depuis ces soixante dernières années. Les tribus de la vallée de l’Omo sont pour le moment relativement à l’abri. Mais le gouvernement les considère comme des ‘arriérés’ et est déterminé à les ‘moderniser’. Il veut que, de fermiers auto-suffisants, éleveurs et chasseurs, ils se convertissent en ouvriers agricoles dans les plantations. Cependant ils pourraient tout simplement être expulsés de leurs terres.


Une partie du projet gouvernemental implique la construction d’une série de barrages le long de la rivière Omo, dont celui de Gibe III qui deviendra le plus grand barrage du continent africain. La construction de centaines de kilomètres de canaux d’irrigation suivra celle du barrage, détournant les eaux indispensables à la survie des tribus qui ne pourront plus compter sur les crues annuelles pour cultiver.
Les populations locales, qui n’ont jamais été consultées, ont été réduites au silence avec l’interdiction de s’adresser aux étrangers ou aux journalistes. Un visiteur qui s’est récemment rendu dans la région à révélé à Survival que le gouvernement et ses forces policières répriment, emprisonnent, torturent les autochtones et violent leurs femmes pour déjouer toute opposition à la spoliation de leurs terres. Un membre d’une tribu lui a déclaré : ‘Notre peuple vit désormais dans la peur – il craint le gouvernement. S’il vous plaît, venez au secours des peuples pastoraux du sud de l’Ethiopie, ils vivent sous une terrible menace’.
Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : ‘Les tribus de la vallée de l’Omo ne sont pas ‘arriérées’ et n’ont pas besoin d’être ‘modernisées’ – elles sont tout autant dans le XXIe siècle que les multinationales qui cherchent à s’approprier leur terre. Le tragique de cette affaire est qu’en les forçant à devenir des ouvriers agricoles, leur qualité de vie sera réduite à néant et ils seront condamnés à la famine et à l’exclusion, comme bon nombre de leurs concitoyens’.




Source :
http://www.survivalfrance.org/actu/7522

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MessagePosté le: Jeu 28 Juil 2011 - 11:00    Sujet du message: Publicité

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damejane
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MessagePosté le: Mer 14 Sep 2011 - 11:02    Sujet du message: La famine et la pauvreté dans le monde .. Répondre en citant

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Combien ça vaut
douze millions d’êtres humains ?






Que valent ces deux millions d’enfants, la plupart décharnés, souvent contre la poitrine tout aussi amaigrie de leur maman, sous un soleil de plomb, dans la poussière de la Somalie ou de l’Ethiopie en proie au bourdonnement de nuées de mouches ? Combien valent, mesdames et messieurs les puissants de ce monde, douze millions d’êtres humains encerclés par la mort qui rôde pendant que vous tenez réunion après réunion à Rome, à Nairobi ou ailleurs ?
[Patrick Le Hyaric]
Certes, vous faites de beaux discours avec des trémolos dans la voix, mais vous ne faites rien ! Il vous arrive même de visiter la désespérance, les douleurs, l’horreur, l’agonie dans vos costumes trois pièces pour quelques minutes dans les camps de réfugiés.

Puis, vous parlez. Vous parlez encore et toujours pour les télévisions de manière proportionnelle à votre inaction concrète. Oui, dites nous combien valent-ils ces enfants, ces femmes, ces hommes qui en perdant leurs troupeaux, morts de faim et de soif, ont tout perdu et sont devenus eux aussi la proie de cette atroce mort ? Combien valent-ils ? dix millions d’euros a répondu le gouvernement français.

Honteux ! C’est le montant de la contribution de la France à la solidarité.
Dix millions ! C’est beaucoup moins élevé que le prix de n’importe quel hôtel particulier de Neuilly qui abrite n’importe lequel de ces maîtres de l’oligarchie française. Certes, on va encore nous rétorquer sur le ton de ces
donneurs de leçon qui mangeront langouste et caviar le week-end prochain sur leur yacht que c’est la crise. De quelle crise parle-t-on ?

La France dépense chaque jour plus de deux millions d’euros dans d’inutiles et imbéciles guerres en Libye ou en Afghanistan. Le budget militaire des Etats-Unis dépasse les 600 milliards de dollars. Mais, cette famine pour eux, ça vaut 20 millions de dollars ! Alors qu’ils viennent de décider qu’ils peuvent s’octroyer 2100 milliards de dollars supplémentaires de dette. Or, l’Organisation des Nations-Unies réclame moins de 2 milliards de dollars pour augmenter l’aide d’urgence à ces populations. Alors, que valent douze millions d’êtres humains pour la nouvelle aristocratie mondiale dont les noms figurent au palmarès des plus grandes fortunes de la terre. Les trois premières d’entre elles sur le podium de l’ultra-richesse, disposent à elles seules d’un patrimoine plus élevé que la richesse totale des 50 pays les moins développés ?

Que valent alors ces douze millions d’êtres humains qui agonisent dans la suffocante chaleur africaine ? Certes, y sévit la plus grande sécheresse depuis 60 ans. Mais comment peut-on aller sur la lune, explorer la planète Mars à la recherche de traces d’eau et être incapable de construire des usines de dessalement de l’eau de mer pour douze millions d’êtres humains ?

Cette famine n’est pas d’origine essentiellement technique. Elle prend sa source, comme les multiples maux qui minent désormais les équilibres et la vie sur notre planète, dans des décisions politiques au seul service de la finance. Oui, des décisions, des choix qui refusent de constituer des stocks publics mondiaux de céréales contre la spéculation sur les matières premières agricoles. Qui laissent des pays entiers mourir à petit feu pour satisfaire les institutions financières internationales qui se nourrissent de la dette de ces pays et de ses intérêts, sans pouvoir produire. Qui préconisent et organisent le libre-échangisme intégral et cette concurrence prétendument libre et totalement inégale et faussée, ces deux mamelles du capitalisme mondialisé.

Ce système favorise l’agriculture des terres fertiles au détriment des terres moins riches et soumises aux aléas climatiques. Au nom d’on ne sait quelle écologie, il privilégie la production d’agro-carburants au détriment de cultures vivrières en Afrique pour alimenter demain les réservoirs de nos voitures. Il oblige des paysans d’Ethiopie ou du Kenya devenus esclaves modernes à produire des fleurs qui sont réexportées en Europe.

Un système, le capitalisme mondialisé et financiarisé, incapable de concevoir que l’argent dilapidé dans la course aux armements et dans la guerre soit consacré à la recherche sur le climat, l’agronomie, l’eau ou les semences pour nourrir durablement une population mondiale qui va encore considérablement augmenter. Tout aussi incapable de concevoir un monde dans lequel l’eau, l’énergie et la production agricole seraient, comme l’air que l’on respire, des biens publics mondiaux, avec la possibilité pour chaque peuple de décréter les moyens de sa souveraineté alimentaire.

L’urgence est l’aide à apporter. Saluons et félicitons les organisations de solidarité, les bénévoles qui se dévouent pour aider ces populations. En même temps, une réflexion sur l’avenir s’impose.

La crise de ce système et le niveau atteint par la civilisation appellent partout coopération et partage. Mais, la course à la rentabilité capitaliste s’y oppose. Parce qu’il s’agit d’enjeux planétaire, parce qu’il s’agit de chaque être humain, de son environnement, il faut sortir de cette loi de la jungle, de la concurrence de tous contre tous, au profit de la solidarité et de la coopération. Coopération entre équipes de chercheurs et partage des savoirs. Coopération, réorientation et partage des richesses ; nouvelle manière de produire celles-ci. Coopération internationale et droits des peuples à disposer de leur souveraineté économique, politique, énergétique, alimentaire ; droits des peuples à penser un autre avenir, plaçant l’humain au coeur de tous les choix et gérant ensemble par de nouvelles institutions démocratiques, la planète au service de tous et non plus pour l’argent de quelques-uns qui détruit tout et sème la misère, la pauvreté, la mort partout.

Le monde aujourd’hui a besoin de ce nouvel humanisme, de ce communisme de liberté, de solidarité et de partage à inventer, dans un processus démocratique inédit qui permette de redonner leur immense valeur humaine aux douze millions d’êtres humains qui agonisent dans la canicule africaine.

Edito paru dans L’Humanité Dimanche en date du 4 au 17 août 2011


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damejane
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MessagePosté le: Sam 22 Oct 2011 - 13:30    Sujet du message: La famine et la pauvreté dans le monde .. Répondre en citant

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Extrait du Forum Bonne Volonté Mondiale à New York en 2010 et extraits de textes ayant accompagné une réflexion collective.



"La pauvreté est la pire forme de violence."

Mahatma Gandhi.





LE DÉFI DE LA PAUVRETÉ DANS LE MONDE : LA LUTTE POUR LA SURVIE DES PAYS EN PREMIÈRE LIGNE.

Anwarul K. Chowdhury, Ambassadeur.




Je suis profondément honoré de prendre la parole lors du symposium 2010 de la Bonne Volonté Mondiale, un mouvement organisé qui travaille depuis des décennies pour établir de justes relations humaines grâce à l'utilisation de la puissance de la bonne volonté. Durant ce même jour, ont également lieu les colloques de Genève et de Londres. Je suis ravi de pouvoir être le conférencier d'honneur de cet événement de New York.

Il y a près de 15 ans, l'Assemblée générale des Nations Unies a déclaré qu’"éradiquer la pauvreté est un impératif éthique, social, politique et économique de l'humanité." À l’issue de ce que l’ONU a déclaré comme Première Décennie pour l'élimination de la pauvreté (1997-2006 ), l'Assemblée Générale a proclamé en 2007, une Deuxième Décennie des Nations Unies (2008-2017) réaffirmant que l’éradication de la pauvreté était le plus grand défi auquel était confronté le monde et qu’elle était également une exigence de base pour le développement durable, en particulier pour les pays en développement. La Première Décennie a suscité une plus grande prise de conscience sur la nature de la pauvreté et une plus grande reconnaissance des liens intrinsèques entre l'éradication de la pauvreté et la réalisation de la paix et de la sécurité mondiales. La Deuxième Décennie a pris comme thème : le "plein emploi et un travail décent pour tous" et a également appelé à une réponse plus cohérente et plus intégrée des Nations Unies à l'échelle du système de réponse à la pauvreté. Le rappel d'un partenariat mondial pour l'éradication de la pauvreté a été exprimé au plus haut niveau du leadership du monde, au Sommet du Millénaire en 2000 avec comme objectif, de faire baisser le niveau de pauvreté mondiale de moitié, et à l’occasion des deux sommets suivants à intervalle de cinq ans convoqués par l’ONU, celui de 2005 et celui de ce Septembre auxquels se joignent les conférences mondiales consacrées à la réponse aux besoins des pays les plus vulnérables - les moins avancés, ceux qui sont sans littoral et les petites îles qui témoignent tous - au moins en principe - de la solidarité internationale en contre la pauvreté. Malgré tous ces engagements au plus haut niveau, l'éradication de la pauvreté continue à être LE défi de notre temps. C'est une honte que plus d'un milliard de personnes sur un total de six milliards et demi, se morfondent dans l'extrême pauvreté et la faim alors que nous assistons à une grave dégradation de l'environnement et à des défis démographiques alors que nous avons atteint les sommets du progrès matériel. Pouvons-nous vraiment être fiers de ces progrès quand une telle misère et une telle privation envahissent notre monde ? Comme nous le savons, la pauvreté a de nombreux visages et touche particulièrement les femmes et les enfants de façon la plus dramatique.

La pauvreté constitue un obstacle au progrès humain. La féminisation de la pauvreté en fait même quelque chose de pire.

La définition de la pauvreté a évolué au fil du temps. Le travail inestimable du prix Nobel d'économie le Professeur Amartya Sen - un collègue bengali, je suis fier de le dire - a contribué à un changement de paradigme crucial en attirant l'attention internationale sur un concept différent et multidimensionnel de la pauvreté et du développement :

à partir de la mesure du développement en termes de PIB par habitant et de celle de la pauvreté en termes de simple privation de revenu,
à une caractérisation du développement humain en termes d'expansion des légitimes capacités humaines, en mettant l’accent sur les libertés et les droits individuels.

Le Professeur Sen voit "le développement comme une des libertés". La faim et la pauvreté privent les êtres humains de leur dignité et de leur estime de soi, les laissant sans espoir et incapables de réaliser le genre de vie qu'ils aiment et désirent. Dans ce sens, «la liberté de la faim" n'est pas un cri de rhétorique. Les possibilités économiques défavorables ainsi que l'exclusion sociale systématique et la privation, constituent les sources majeures de ce que nous pouvons appeler "la non-liberté".

Ce concept multidimensionnel de la pauvreté et du développement, va au-delà de la signification de la pauvreté comme la simple conséquence d’un revenu insuffisant. Il va au-delà de la notion de développement humain pour montrer que la pauvreté, c’est aussi la vulnérabilité et le manque de droit à la parole, au pouvoir et à la représentation. Discrimination généralisée, marginalisation, exploitation et abus fondés sur l'appartenance ethnique, le sexe ou la religion, les turbulences sociales, la répression, la violence, la terreur et le conflit, tous sont étroitement liés à la pauvreté et l'absence simultanée des libertés fondamentales. Il est désormais largement admis que l'éradication de la pauvreté et l’instauration de la paix et de la stabilité mondiales sont les deux faces d'une même médaille. Dans le monde d'aujourd'hui, nos problèmes continuent d’être considérables et persistants, nécessitant, plus que jamais, que la communauté internationale s'unisse pour une réponse collective.

Pour lutter contre la pauvreté dans cette perspective englobante est d'assurer LA SECURITE HUMAINE. Dans notre monde toujours plus interdépendant, cela signifie :

protéger les libertés vitales des populations contre les menaces graves et omniprésentes découlant de la dépossession, des privations économiques, des maladies, et,
leur donner les moyens de faire face à ces dangers, de manière à leur permettre d’accomplir leurs potentialités et leurs aspirations.

Une approche des droits humains vers la réduction de la pauvreté est désormais de plus en plus reconnue et mise en œuvre progressivement au niveau international. Une telle approche lie la réduction de la pauvreté à l'obligation des décideurs, plutôt que la pitié ou la charité, à identifier les personnes les plus vulnérables qui sont à sortir de la pauvreté et la misère. Comme on l'a dit souvent, "Les pauvres le sont rarement par choix. Très peu de gens dans ce monde sont satisfaits de vivre de la charité. La plupart des gens pauvres savent qu'ils sont tout à fait capables de gagner leur vie par leurs propres efforts et sont désireux de le faire. Mais il faut leur donner une chance équitable d’y participer." Rien n’est plus marginalisant que le déni d'une chance équitable. Chaque être humain a le droit de se voir offrir une chance de sortir de la pauvreté. C'est la pauvreté non pas des revenus, mais des chances de s’en sortir qui pour la plupart, est écrasante. Il suffit de penser aux millions de femmes rurales analphabètes, vivant dans une pauvreté abjecte et subissant la discrimination de la société dans mon pays, le Bangladesh et dans 60 autres pays, qui ont fait sortir leurs familles de la pauvreté en retrouvant la dignité humaine grâce à cette fenêtre d'opportunité, sous la forme ouverte pour eux, d’un modeste microcrédit .

Il y a des pays qui font face aux défis les plus aigüs dans les domaines de la sécurité humaine et du développement humain - ils souffrent tous d'une extrême vulnérabilité qui peuvent nuire grandement à leurs efforts pour parvenir à un développement durable. La nature de ces vulnérabilités sont du domaine de l'extrême pauvreté dans le cas des PMA ; de la sensibilité aux risques environnementaux dans le cas des PMA et des petites îles; de l'éloignement physique des marchés mondiaux dans le cas des pays enclavés et des petites îles. Ces trois catégories, reconnues par l'ONU comme étant du nombre des pays les plus vulnérables forment un groupe de 90 pays, c’est à dire près d'un tiers des membres de l'Organisation constituée de 192 pays.

Le noyau de la précarité mondiale se trouve dans les quarante-neuf pays qui croupissent dans une pauvreté lamentable et qui sont classés par les Nations Unies comme "les moins avancés". Trente-trois d'entre eux sont situés dans le continent africain.

Lorsque le groupe des pays les moins avancés (PMA) a été créé par l'Assemblée générale en 1971, ils étaient au nombre de 25. Depuis, leur nombre a doublé. Ces pays sont les plus pauvres parmi les pauvres, les maillons les plus faibles de la communauté internationale. En dépit de riches ressources naturelles dans un certain nombre d'entre eux, ils sont trop souvent déchirés par des conflits dévastateurs ou exposées aux catastrophes naturelles. Bien que globalement, le taux annuel moyen de croissance de la population a diminué, ce taux de croissance en faveur des PMA est resté à la hauteur de 2,4 pour cent. La population totale des PMA devrait presque tripler entre 2000 et 2050, passant de 658 à 1 milliard 800 millions. Ces pays sont les moins en mesure de faire face à l’accroissement de la population, ce qui à son tour, menacera le développement durable et produira une nouvelle détérioration du niveau de vie et de la qualité de la vie. La combinaison de l'extrême pauvreté, la pression démographique et la dégradation de l'environnement sont un puissant facteur de déstabilisation sur plus d’un plan. En 2008, alors que les dirigeants du monde venaient pour leur rencontre annuelle à l'ONU, le New York Times dans son éditorial "Faillite de la pauvreté dans le monde", déplorait les résultats décevants de la communauté internationale en matière d’aide aux nations les plus pauvres du monde, en disant «... quels que soient les gains obtenus contre la pauvreté la plus abjecte, ils risquent d'être annulées par la hausse des prix des denrées alimentaires."

C’est le même accent qui est mis encore, maintenant que les dirigeants du monde entier convergent vers leur sommet qui fera le Bilan des Objectifs du Millénaire de l'Organisation des Nations Unies à New York. Les PMA ont fait de leur mieux pour attirer l’attention sur leurs difficultés rendues encore plus insupportables depuis les crises toujours en cours de l'alimentaire, du carburant et financières.

Les PMA continuent d'être l’ensemble des pays sans voix, marginalisés et les plus vulnérables du monde depuis que la catégorie a été créée. Ces pays ne disposent pas de moyens d'attirer l'attention du monde, sauf quand ils sont en proie à des conflits ou ravagés par des catastrophes naturelles, comme cela a été démontré ces dernières années dans le cas des Maldives suite aux tsunamis ou suite aux tremblements de terre à Haïti. La hausse récente dans le monde entier des prix alimentaires et du carburant, aggravée par la crise financière, ont accentué cette vulnérabilité compromettant sérieusement les programmes nationaux qui visent à réduire la pauvreté età répondre aux besoins de base des ressources propres de ces nations vulnérables et défavorisées. Presque tous les PMA sont considérés par l'ONU comme étant en déficit vivrier, et 20 d’entre eux comme étant en situation de crise alimentaire. La malnutrition est généralisée et croissante, menaçant de saper les acquis récents en matière de santé et d'éducation des PMA. Cette situation a incité l'ONU à identifier 26 PMA comme étant soumis à l'instabilité politique. Un autre exemple d'un «choc» qui est généré en grande partie à l'extérieur des PMA, mais qui les touche peut-être le plus sévèrement, est le changement climatique. Ensemble, les PMA émettent moins de 1/2 de 1%t des gaz à effet de serre global. Mais ils doivent humainement en payer une partie du prix très élevée. Le plus peuplé des PMA, encore une fois mon pays, les basses terres du Bangladesh, est menacé par des inondations en raison de la montée des eaux, comme une demi-douzaine des PMA des petites îles des océans Indien et Pacifique. La majorité des PMA sont situés en Afrique sub-saharienne et leur récent décollage économique est menacé par la perspective d'un réchauffement, de la sécheresse climatique et de la désertification.

Pour retrouver une certaine crédibilité, l'Organisation des Nations Unies et son Secrétaire général devraient être à la barre des efforts de la communauté internationale pour obtenir que ces pays soient tirés de ce marasme aggravé par, selon ses propres termes, la "crise du développement" global. Le Secrétaire général a annoncé au début de son mandat qu’il se concentrerait sur l'allégement des souffrances du "milliard d'en bas". Si cette expression accrocheuse a un sens, alors ces 800 millions - 50% d'entre eux survivent à peine avec moins d'un dollar par jour - qui vivent dans les PMA, devraient obtenir le soutien sans réserve et la priorité du système des Nations Unies. Son leadership en faveur des PMA devrait être visible dans toutes les dimensions du travail de l'organisation. De plus, ce qui manque le plus nettement dans ce tableau est un mécanisme d’amortissement des chocs extérieurs des terribles "CC" - changement climatique, crise du crédit et des coûts des produits de base - dans de nombreux cas, aggravée par des catastrophes imprévues, d'origine humaine et naturelles. Les efforts nationaux faits par les PMA ont besoin de recevoir un soutien adéquat, fiable et continu de la part de la coopération internationale. Un avenir meilleur pour toute l'humanité est de la responsabilité de tous - et il est du meilleur intérêt pour tous. Tant que des milliards de personnes ont peu d'espoir d'une vie meilleure, notre monde n'a aucune chance d'être stable, sûr et pacifique.

Un monde qui peut se permettre près d'un billion de dollars par an en dépenses militaires DOIT se permettre de mobiliser les ressources nécessaires pour aider le développement à lutter contre la pauvreté mondiale, l'inégalité et l'injustice. Nous DEVONS trouver les solutions pour éradiquer la pauvreté parce que la cause du développement est la cause de la paix.

Permettez-moi de rappeler dans mes pensées finales, ce que j'avais dit debout, devant la salle de méditation de l'ONU alors que je recevais en Mai de cette année, une pétition signée par plus de 50.000 personnes de 168 pays pour demander à l'organisation mondiale d’organiser une Journée Mondiale de l’Unité reconnaissant l'unité intérieure de l'humanité. J'ai déclaré: «Je crois que si nous n'avons pas ce sentiment de solidarité entre les peuples du monde, tous nos efforts de développement, de paix et de sécurité n'iront nulle part." J'ai ajouté que l'unité entraîne une appréciation de l'interdépendance de l'humanité, qui implique la tolérance, la compréhension et la solidarité, mesures nécessaires pour aller vers la paix. Je me suis joint cette année, à ces personnes bien intentionnées, pour assister à la première Journée Mondiale de l’Unité, le 24 Octobre, date de la Journée des Nations Unies.

Je suis ravi de dire que peu de temps après cet événement à l'ONU, le 24 mai 2010, l’Assemblée de l’État de New York a unanimement adopté une résolution affirmant que "Les États-Unis et d'autres pays doivent reconnaître l'unité sous-jacente de l'humanité pour l'amour de la paix mondiale". En outre, la résolution a déclaré qu’"Il est de la plus haute importance et urgence pour l'intérêt commun de l'État de New York dans son ensemble, des États-Unis d'Amérique et de la communauté internationale, de renforcer les idéaux de l'unité, de la diversité, de l'harmonie et de la compassion au sein et entre toutes les nations et touts les peuples."

Je voudrais donc m'unir de tout coeur à vous tous dans votre mission qui souligne que "LA BONNE VOLONTÉ est la pierre de touche qui transformera le monde !"



"C'est la pauvreté qui décide qu'un enfant doit mourir pour que vous puissiez vivre comme vous le souhaitez."

Mère Teresa de Calcutta.



"Le véritable problème des Nations Unies est double : il implique la distribution équitable des ressources mondiales, afin d’arriver à la suppression de la misère et il implique aussi l’établissement d’une véritable égalité des chances et de l'éducation pour tous, partout. Les nations qui ont d’abondantes richesses ne sont pas propriétaires; elles sont gardiennes des biens du monde, confiés à elles à l’intention de leurs semblables. Le temps viendra inévitablement où, dans l'intérêt de la paix et de la sécurité, les capitalistes des diverses nations seront forcés de comprendre cela, de rendre des comptes et seront également contraints de substituer le principe du partage à l'ancien principe d’une mainmise avide qui les a guidés jusqu’à présent."

Les Problèmes de l'Humanité, pp. 174-5. Alice Bailey en 1944.



"Dans un pays bien gouverné, la pauvreté est quelque chose de honteux."

Confucius.



«La plupart des pauvres du monde ne vivent plus dans les pays à faible revenu. On estime que c’est 960 millions de personnes pauvres - nouvel étiage d’un milliard- qui vivent dans des pays à revenu intermédiaire, à la suite du passage à cette catégorie supérieure de plusieurs pays très peuplés de gens en situation de faible revenu. Voilà de bonnes nouvelles, mais cela a des répercussions. Les donateurs devront changer leur façon de penser sur la réduction de la pauvreté. Ils doivent concevoir l'aide au développement au profit des populations pauvres et pas seulement au profit des pays pauvres, continuer à soutenir les pays à revenu intermédiaire, penser au-delà des aides traditionnelles pour élaborer des politiques de développement cohérentes, et contribuer à créer un espace pour une politique plus élargie réglant les processus d’aide des PRI nouveaux et anciens."

Sumner Andy, Center for Global Development.



"Puisque les organisations tentent souvent de montrer combien elles sont efficaces, sur la base du coût-par-bénéficiaire, le financement et les décisions peuvent être influencés par les comptes bénéficiaires. Et puisque le travail qui met l’accent sur les bénéficiaires est rapidement gratifiant, plutôt que celui qui examinerait des interventions plus réfléchie, et compte tenu qu’il puisse être traditionnellement considéré qu’il y a «succès» dès lors qu’il est fait état d’une augmentation de bénéficiaires à moindre coût, les organisations peuvent choisir de financer des projets qui sont moins coûteux pour les donateurs - creuser un puits au lieu de le forer , même si ce dernier procédé eut été le plus approprié ; comme de choisir l’appui d’une collectivité dont les coûts sont meilleur marché ; comme de mettre en œuvre les projets les plus proches des axes routiers, au détriment de ceux plus coûteux, qui concernent les populations les plus difficiles à atteindre. Cette façon de penser peut facilement faire boule de neige entraînant les donateurs à éviter les pays susceptibles de générer les plus grands coûts, où les défis sont réels, mais où les densités de population sont faibles et les conditions d’aide coûteuses, et où les investissements nécessaires peuvent compromettre les rapports coût-à-bénéficiaire qui font partie de ce qui est le moin bon à dire au moment de la collecte des fonds et du marketing."

Ned Breslin, Directeur général, Eau pour les Hommes.





"La redistribution est la plus difficile des ambitions politiques, parce que très peu de gens sont prêts à voir le niveau de vie de leurs enfants se réduire par rapport au leur. Dans le passé, la révolution violente a été le moyen de parvenir à une redistribution radicale. Cette fois, nous avons besoin d'une révolution dans nos attentes d'égalité à placer au cœur d'un nouveau paradigme de développement. Si cette révolution n'est pas rapide et rationnelle, alors elle peut être violente. Cet objectif nécessitera certainement des pressions politiques massives et soutenues. "

Glennie Jonathan, Overseas Development Institute.



"La sécurité future de l'humanité est, par conséquent, dépendante de deux choses :

Un enseignement progressif et rationnel, donné au peuple de chaque nation, sur les justes relations humaines, pour cultiver un esprit de bonne volonté. Cela amènera un changement complet des régimes politiques, qui surtout, s’inspirent actuellement du nationalisme dans leur planification et d’égoïsme dans leurs applications. La véritable démocratie qui à l'heure actuelle est seulement un rêve, sera fondée sur l'éducation à la bonne volonté.

L'éducation des enfants de l'avenir de la véritable unité humaine et de l’usage des ressources du monde pour le bien de tous."

Les Problèmes de l’Humanité, p. 67. Alice Bailey en 1944.



"Ainsi, nous avons besoin d’un moyen de créer une aspiration à la réduction de la consommation. Nous avons besoin de convaincre les uns et les autres que vivre avec moins de choses est bon pour nous. Nous avons besoin d'une théorie du développement pour un nouveau siècle. Il y a toujours eu de nombreuses raisons de se battre pour l'égalité. Mettre fin à la pauvreté absolue est encore une fois et définitivement l’une d'entre elles. Nous sommes engagés principalement dans une lutte pour l'âme de ce nouveau siècle. La victoire de notre vision dépend de notre victoire dans la bataille dans laquelle nous sommes, contre le terrorisme, pour la diffusion des avantages, et pour la réduction des contraintes du monde moderne, pour les changements dans les pays pauvres eux-mêmes qui permettront d'avancer et, enfin, sur le développement au niveau mondial de la conscience de ce que doivent être, nos relations et nos responsabilités les uns envers les autres."

Bill Clinton, 42ème Président des Etats-Unis.





"Si la cupidité domine, le moteur de la croissance économique épuisera nos ressources, poussera les pauvres de côté et nous conduira dans une profonde crise sociale, politique et économique. L'alternative est la voie d'une coopération politique et sociale, tant à l'intérieur des pays qu’à l'étranger. Il y aura suffisamment de ressources et de la prospérité pour tout le monde si nous convertissons nos économies vers des sources d'énergie renouvelables, des pratiques agricoles durables, et une fiscalité raisonnable des riches. C'est la voie de la prospérité partagée grâce à l'amélioration des technologies, l'impartialité politique et la conscience éthique."

Jeffrey D. Sachs. Conseiller spécial auprès des Nations Unies, Secrétaire général sur les Objectifs du Millénaire pour le développement.





Le Problème Économique



"Ce problème est fondamentalement beaucoup moins difficile à résoudre. Le bon sens peut le résoudre. Il existe des ressources suffisantes pour assurer la subsistance de la vie humaine, et la science qui peut l’augmenter et la développer, existe. La richesse minérale du monde, le pétrole, les produits des champs, la contribution du règne animal, les richesses de la mer, les fruits et les fleurs s’offrent d’eux-mêmes à l'humanité. L'homme est le contrôleur de tout cela qui appartient à tous et qui n’est la propriété de personne, groupe, nation ou race. C’est uniquement en raison de l'égoïsme de l'homme qui (en ces jours de transport rapide), peut voir des milliers mourant de faim alors que des aliments sont laissés à pourrir ou sont détruits ; c’est uniquement du à des politiques d’accaparement dont les injustices financières font que les ressources de la planète ne sont pas universellement disponibles grâce à un sage système de distribution. Il n'y a aucune excuse légitime au manque de l'essentiel pour la vie dans n'importe quelle partie du monde. Un tel état de manque désigne la politique à courte vue et le blocage de la libre circulation des besoins quelle qu’en soit les raisons. Toutes ces conditions déplorables sont basées sur des égoïsmes nationaux ou sur celui d'un groupe et sur l'échec de l’élaboration d’un plan sage et impartial pour l'approvisionnement des besoins humains à travers le monde.



Que doit-il être fait alors, en dehors de l'éducation des générations à venir, à propos du besoin de partage et pour une libre circulation de tous les produits de première nécessité ? La cause de cet engagement sur un mode de vie erroné, est très simple. Elle vient des mauvaises méthodes éducatives du passé, enseignant la concurrence et la facilité avec laquelle les démunis et les faibles peuvent être exploités. Aucun groupe n'est responsable en particulier comme certains idéologues fanatiques voudraient le laisser croire aux ignorants. Notre époque est tout simplement celle dans laquelle l'égoïsme de l'homme est arrivé à son apogée et en mesure soit de détruire l'humanité ou bien d’être mise intelligemment au service d’un but.



Trois choses mettront fin à cette condition de grand luxe et d'extrême pauvreté, de la choquante sur-alimentation de quelques-uns et de la famine du grand nombre, ainsi qu’à la centralisation d’un monde qui produit sous le contrôle d'une poignée de personnes dans chaque pays. Ce sont : premièrement, la reconnaissance qu'il y a suffisamment de nourriture, de carburant, de pétrole et de minéraux dans le monde pour répondre aux besoins de toute la population. Le problème est donc essentiellement celui de la distribution. Deuxièmement, cette hypothèse d'une offre suffisante qui serait traitée par un droit de la distribution, doit être acceptée, et les fournitures essentielles à la santé, la sécurité et le bonheur de l'humanité doivent être mises à disposition. Troisièmement, que le problème économique en entier et l'établissement des règles nécessaires et des organismes de distribution doivent être mises en oeuvre par une ligue économique des nations. Dans cette ligue, toutes les nations auront leur place ; connaissant leurs exigences nationales (en fonction de leur population et de leurs ressources intérieures, etc) et sachant aussi ce qu'elles peuvent apporter à la famille des nations ; le tout étant animé par la volonté de souscrire à l'intérêt général - une volonté-de-bien - qui sera probablement d'abord fondée sur les besoins nationaux et l'opportunisme, mais qui sera constructive dans son développement.



Certains faits sont évidents. L'ordre ancien a échoué. Les ressources du monde sont tombées dans les mains de l'égoïsme et il n'y a pas eu de juste répartition. Certains pays ont déjà trop obtenu, et ont exploité leurs excédents ; d'autres nations ont eu trop peu, et leur vie nationale et leur situation financière ont été de ce fait amputées. A l'issue de cette guerre, toutes les nations seront en difficulté financière. Toutes les nations auront besoin de reconstruction ; toutes devront participer activement à la mise en place de la vie économique future de la planète et de son adaptation sur des lignes saines.



Cette période d'ajustement offre la possibilité d'effectuer des changements radicaux et profondément nécessaire et la mise en place d'un nouvel ordre économique, fondé sur la contribution de chaque nation au bien commun, au partage des nécessités fondamentales de la vie et des sages mise en commun de toutes les ressources pour le bénéfice de tout le monde, en plus d'un sage système de distribution. Un tel plan est réalisable.



La solution offerte ici est si simple que, pour cette raison même, il manquera peut-être d’attrait. La qualité exigée par ceux qui entreprendrons ce changement d'orientation économique est si simple également, la volonté-de-bien que là aussi on n’y prêtera pas peut-être pas attention ; mais sans simplicité et bonne volonté, bien peu de choses pourront être accomplies après la première guerre mondiale. On aura grand besoin d’hommes ayant une large vision, une large capacité de sympathie, des connaissances techniques et des intérêts cosmopolites. Ils devront posséder également la confiance du peuple. Ils devront se réunir et fixer les règles selon lesquelles le monde pourra être nourri convenablement ; ils doivent déterminer la nature et l'ampleur de la contribution que n'importe quelle nation il faut faire, ils devront déterminer la nature et l'étendue de la contribution, qui devra être accordée à toute nation, engendrant ainsi les conditions qui feront circuler de manière juste, les ressources mondiales ; ils organiseront les mesures préventives propres à compenser l'égoïsme et la cupidité de l'homme.



Peut-on trouver un tel groupe d’hommes ? Je le crois. Il y a partout des gens qui étudient profondément la nature humaine, des chercheurs scientifiques pleins de sympathie pour les êtres humains, des hommes et des femmes consciencieux qui depuis longtemps, dans l’ancien et cruel système, sont aux prises avec le problème de la douleur et des besoins humains.



Cette ère nouvelle de simplicité doit arriver. Le nouvel ordre mondial inaugurera cette vie plus simple basée sur une nourriture suffisante, une pensée juste, une activité créatrice et le bonheur. Ces facteurs essentiels ne sont possibles que sous la règle du droit économique. Cette simplification et cette répartition rationnelle des ressources de la planète devront concerner le haut et le bas, les riches et les pauvres, donc au service de tous les hommes. "

L'extériorisation de la Hiérarchie, p.196-8. Alice Bailey en 1934.





"La conséquence inévitable de la pauvreté est la dépendance."

Samuel Johnson.





"Nous entrons dans une vaste période d'expérimentation et de découverte, nous allons découvrir exactement ce que nous sommes - en tant que nations, dans nos relations de groupe, à travers les expressions de nos religions et dans nos modes de gouvernement. Ce sera une époque d’intenses difficultés qui ne sera conduite au succès qu’à la condition que chaque nation reconnaisse ses propres défauts intrinsèques et les traite avec clairvoyanve avec des visées délibérément humanitaires. Cela signifie pour chaque nation, le dépassement de son orgueil national et la réalisation de son unité intérieure. Chaque pays est aujourd'hui sujet à des divisions intestines entre des groupes opposés : idéalistes et réalistes, aparatchiks et hommes d’états claivoyants, groupes religieux, fanatiques occupés avec leurs propres idées, capitalistes et ouvriers, isolationnistes et internationalistes, ceux qui sont violemment opposés à certains groupes ou nations et ceux qui travaillent pour leur propre compte. Le seul facteur qui puisse en temps voulu apporter l'harmonie et la fin de ces conditions chaotiques sera l’instauration des justes relations humaines.



Chaque pays a aussi beaucoup à offrir, mais aussi longtemps que cette contribution est considérée sous l’aspect de sa valeur commerciale ou de son utilité politique, comme maintenant, pareille contribution ne joue pas en faveur des justes relations humaines.

Chaque pays doit également recevoir de tous les autres. Cela implique une reconnaissance de certains manques spécifiques, en plus d'une volonté d’aborder les autres sur un pied d'égalité. Chaque pays a sa note particulière qui doit être mise à l'unisson pour aller grossir le flot du grand chœur de toutes les nations. Cela ne sera possible que lorsque la religion pure sera restaurée et que l'impulsion spirituelle, naissant dans chaque nation, sera donnée dans son expression libérée. Ce n'est pas encore le cas, les formes théologiques contraignent encore la vie spirituelle."

Problèmes de l'humanité p. 28. Alice Bailey.


"La question la plus importante avec laquelle nous avons à négocier est la liberté de mouvement."

Anna Lindh, Ministre Suédoise des Affaires Étrangères 1998-2003.


envoyé par Dom Castellino, samedi 23 juillet 2011, 01:23
http://www.facebook.com/notes/dom-castellino/une-méditation-sur-le-problème…

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MessagePosté le: Ven 23 Déc 2011 - 02:35    Sujet du message: La famine et la pauvreté dans le monde .. Répondre en citant

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L'Assemblée nationale vote une loi
pour jeter à la rue des milliers de pauvres !





La caravane ou le mobile home représentent pour un certain nombre de français, la seule façon de se loger toute l'année. Or, une proposition de loi adoptée par l'Assemblée Nationale, risque pourtant de jeter à la rue des milliers de personnes !



Dans les faits, vivre à l'année dans un camping est illégal. Les associations de lutte contre la pauvreté et l'exclusion estiment toutefois que, 70 000 à 120 000 personnes, y résident de cette façon.

Une bonne partie des locataires de ces : « habitats légers de loisirs et à l’hébergement de plein air » sont des travailleurs pauvres qui par la faiblesse leurs revenus n'ont pas la possibilité d'accéder à un vrai logement. Ainsi que le montre Stéphane Remael, photographe, qui leur leur a dédié sur son site un reportage photo et texte .

C'est était trop pour quatre députés UMP, qui ont, dans le plus grand silence médiatique, initié uneproposition de loi : relative aux habitats légers de loisirs et à l’hébergement de plein air et portant diverses dispositions relatives au tourisme, votée à l'unanimité par l'Assemblée Nationale, le 16 novembre 2011.

Que dit cette proposition de loi, qui va revenir bientôt, en deuxième lecture, au Sénat ?

Cette proposition de loi a pour but de : « (...) différencier la clientèle de passage de la clientèle résidentielle (...) » et d'éviter que ceux qui y habitent toute l'année ne puissent, à terme, plus le faire ! En effet, ce texte définit notamment : « (...) qu'en cas de location dans un terrain de camping et caravanage ou un autre terrain aménagé à cet effet d'un emplacement, équipé ou non d'un hébergement, pour une durée supérieure à trois mois, le locataire fournit au loueur un justificatif de domicile de sa résidence principale datant de moins de trois mois (...) »

Ce qui vous l'avouerez est impossible pour ceux dont c'est le seul logement !

Le but final étant de : (...) s'assurer que cette clientèle n'élit pas de facto domicile dans leur camping (...) » explique Le Monde , qui précise que la proposition de loi, prévoit notamment : « (...)d'obliger les exploitants des terrains de camping à déclarer chaque année en mairie le nombre d'emplacements concernés par cette pratique. Il renforce aussi les pouvoirs du maire, qui pourra inspecter même inopinément les terrains en vue de vérifier l'exactitude des déclarations (...) »

Si du côté des députés UMP, tout en refutant le fait de s'en prendre aux pauvres et précaires, en déclarant tout de même que : « (...) le texte permettrait de prévenir d'éventuelles dérives liées à la sédentarisation (...) » On affirme : « (...) Nous avons vu des cas de campings qui tournent pratiquement aux bidonvilles, et sur lesquels les maires n'ont aucune prise. (...) »

Eh oui, le pauvre ou le précaire, c'est bien connu, se complaisent dans les immondices et la saleté ! Généralisation scandaleuse lorsqu'on apprend qu'il n'y a qu'environ 2 % du parc qui pose de réels problèmes de salubrité.

Or si la proposition de loi était définitivement adoptée, elle pourrait créer de nouveaux bidonvilles ... individuels. En effet, explique Le Monde, elle développerait la : « sédentarisation, sur des parcelles privées ou dans la nature, de précaires pour qui la location d'un emplacement dans un camping est devenue impossible ». Dans des conditions bien pires, puisque les populations exclues des campings ne disposeraient plus de points d'eau, d'électricité, de sanitaires ou de collecte des ordures ménagères !

Le collectif Alerte de l'Uniopss , qui regroupe 35 fédérations et associations nationales de lutte contre la pauvreté et l'exclusion, pousse un vrai coup de gueule contre le raisonnement simpliste et odieux des députés.

Il dénonce un texte qui : « (...) risque de jeter à la rue les milliers de familles contraintes de vivre à l'année sur un terrain de camping (...) désormais, on pourrait expulser les plus pauvres de leur campement au bout de trois mois ! Et cela même en plein hiver ! Et même s'ils payent leur redevance ! (...) Ainsi, au total, grâce à cette généreuse proposition de loi, on est encore moins protégé quand on vit dans une tente ou une caravane sur un terrain de camping faute de logement décent (...) »

Et le collectif d'ajouter : « L’inacceptable est dépassé ! » Parfaitement d'accord !




Lundi 19 Décembre 2011
J-C Slovar
source : marianne2
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MessagePosté le: Ven 23 Déc 2011 - 02:46    Sujet du message: Assisterait on au grand au retour à l'époque de Jean Valjean et de Cosette ? Répondre en citant

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Assisterait on au grand au retour
à l'époque de Jean Valjean et de Cosette ?





Honte à ces politicards qui ont perdu de vue leur mission véritable en tant qu'élus....
Honte à eux pour avoir oser voter une telle loi qui privent les personnes disposant de faibles ressources, de vivre dignement dans un camping, à défaut d'un véritable logement hors de prix.
C'est un désastre pour les familles...
Où toutes ces personnes vont-elles aller vivre ?
dans les rues, sous un pont, dans une voiture ....

C'est une loi fallacieusement présentée sous un prétendu prétexte de salubrité...
Alors pourquoi laisse t'on des hôtels continuer à héberger des familles dans des chambres où les structures ressemblent à des taudis... insalubres..?
Des location faites à des prix d'or et c'est la Caf (l'état) qui paie...

C'est INDIGNE, INACCEPTABLE !
Ne laissons pas faire cela !

Même si,concernant cette loi (citation de Gilles Dupont) :
Citation:
""""Ce n'est qu'un premier passage devant le parlement, puis heureusement probablement elle sera modifiée au Sénat avant de revenir..."""


IL NE FAUT PAS QUE CETTE LOI PASSE DÉFINITIVEMENT...
REFUSONS ENSEMBLE CETTE LOI....INDIGNE...


bien à vous, votre dévouée : damejane


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MessagePosté le: Ven 23 Déc 2011 - 02:54    Sujet du message: Saisie sur salaire : le gouvernement resserre l'étau sur les endettés Répondre en citant

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Saisie sur salaire : le gouvernement resserre
l'étau sur les endettés

Lundi, 19 Décembre 2011 15:44





Une nouvelle loi scélérate, qui entre en vigueur le 1er janvier 2012, réduit la fraction insaisissable que le créancier doit laisser au salarié.

C'est la crise, et les gens sont pris à la gorge. Pour preuve, cette année, le nombre de dossiers déposés auprès des commissions de surendettement a bondi de 8,1%. Actuellement, selon les derniers chiffres de la Banque de France, près de 950.000 ménages seraient surendettés pour un montant moyen de 35.000 €. Plus de 80% d'entre eux disposent de ressources inférieures ou égales à 2.000 €/mois; 55% disposent de ressources inférieures ou égales au Smic, et 5% de ressources inférieures ou égales au RSA "socle".

Alors que cette crise entame une nouvelle phase qui promet d'être critique, le gouvernement adopte en catimini des mesures visant à étrangler davantage ses victimes : les personnes contraintes de vivre dans des campings seront traquées, et les salariés endettés dont le revenu est saisi vont tomber sous le joug de règles encore plus restrictives.

En effet, jusqu'à présent, le montant de la saisie sur salaire était déterminé par un barème publié chaque année par décret. Ce barème tenait compte de la rémunération annuelle brute et était corrigé en fonction du nombre de personnes à la charge du salarié.

Lors d’une saisie sur salaire, la loi interdit au créancier de prendre la totalité de la rémunération du débiteur afin que celui-ci continue à percevoir un minimum vital pendant le remboursement de son arriéré : ce "reste à vivre" devait être égal au montant du RSA applicable au foyer du salarié (article L. 3252-3 du Code du travail) et variait en fonction du nombre de personnes le composant.

La loi vient de modifier cette disposition. Désormais, la fraction insaisissable est fixe, peu importe le nombre de personnes composant le foyer du salarié, et correspond au montant du RSA pour une personne seule, soit 466,99 euros pour 2011.


SH


source : http://www.actuchomage.org
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MessagePosté le: Dim 26 Fév 2012 - 03:11    Sujet du message: La famine et la pauvreté dans le monde .. Répondre en citant

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Victor Hugo,
Discours sur la misère (1849)








Je ne suis pas, Messieurs, de ceux qui croient qu’on peut supprimer la souffrance en ce monde, la souffrance est une loi divine, mais je suis de ceux qui pensent et qui affirment qu’on peut détruire la misère.

Remarquez-le bien, Messieurs, je ne dis pas diminuer, amoindrir, limiter, circonscrire, je dis détruire. La misère est une maladie du corps social comme la lèpre était une maladie du corps humain ; la misère peut disparaître comme la lèpre a disparu. Détruire la misère ! Oui, cela est possible ! Les législateurs et les gouvernants doivent y songer sans cesse ; car, en pareille matière, tant que le possible n’est pas le fait, le devoir n’est pas rempli.



La misère, Messieurs, j’aborde ici le vif de la question, voulez-vous savoir où elle en est, la misère ? Voulez-vous savoir jusqu’où elle peut aller, jusqu’où elle va, je ne dis pas en Irlande, je ne dis pas au moyen-âge, je dis en France, je dis à Paris, et au temps où nous vivons ? Voulez-vous des faits ? Mon Dieu, je n’hésite pas à les citer, ces faits. Ils sont tristes, mais nécessaires à révéler ; et tenez, s’il faut dire toute ma pensée, je voudrais qu’il sortît de cette assemblée, et au besoin j’en ferai la proposition formelle, une grande et solennelle enquête sur la situation vraie des classes laborieuses et souffrantes en France. Je voudrais que tous les faits éclatassent au grand jour. Comment veut-on guérir le mal si l’on ne sonde pas les plaies ?



Voici donc ces faits :
Il y a dans Paris, dans ces faubourgs de Paris que le vent de l’émeute soulevait naguère si aisément, il y a des rues, des maisons, des cloaques, où des familles, des familles entières, vivent pêle-mêle, hommes, femmes, jeunes filles, enfants, n’ayant pour lits, n’ayant pour couvertures, j’ai presque dit pour vêtements, que des monceaux infects de chiffons en fermentation, ramassés dans la fange du coin des bornes, espèce de fumier des villes, où des créatures humaines s’enfouissent toutes vivantes pour échapper au froid de l’hiver. Voilà un fait.

En voici d’autres : Ces jours derniers, un homme, mon Dieu, un malheureux homme de lettres, car la misère n’épargne pas plus les professions libérales que les professions manuelles, un malheureux homme est mort de faim, mort de faim à la lettre, et l’on a constaté après sa mort qu’il n’avait pas mangé depuis six jours.


Voulez-vous quelque chose de plus douloureux encore ? Le mois passé, pendant la recrudescence du choléra, on a trouvé une mère et ses quatre enfants qui cherchaient leur nourriture dans les débris immondes et pestilentiels des charniers de Montfaucon !


Eh bien, messieurs, je dis que ce sont là des choses qui ne doivent pas être ; je dis que la société doit dépenser toute sa force, toute sa sollicitude, toute son intelligence, toute sa volonté, pour que de telles choses ne soient pas ! je dis que de tels faits, dans un pays civilisé, engagent la conscience de la société toute entière ; que je m’en sens, moi qui parle, complice et solidaire, et que de tels faits ne sont pas seulement des torts envers l’homme, que ce sont des crimes envers Dieu !

Voilà pourquoi je suis pénétré, voilà pourquoi je voudrais pénétrer tous ceux qui m’écoutent de la haute importance de la proposition qui vous est soumise. Ce n’est qu’un premier pas, mais il est décisif. Je voudrais que cette assemblée, majorité et minorité, n’importe, je ne connais pas, moi de majorité et de minorité en de telles questions ; je voudrais que cette assemblée n’eût qu’une seule âme pour marcher à ce grand but, à ce but magnifique, à ce but sublime, l’abolition de la misère !

Et, messieurs, je ne m’adresse pas seulement à votre générosité, je m’adresse à ce qu’il y a de plus sérieux dans le sentiment politique d’une assemblée de législateurs ! Et à ce sujet, un dernier mot : je terminerai là.

Messieurs, comme je vous le disais tout à l’heure, vous venez avec le concours de la garde nationale, de l’armée et de toutes les forces vives du pays, vous venez de raffermir l’Etat ébranlé encore une fois. Vous n’avez reculé devant aucun péril, vous n’avez hésité devant aucun devoir. Vous avez sauvé la société régulière, le gouvernement légal, les institutions, la paix publique, la civilisation même. Vous avez fait une chose considérable... Eh bien ! Vous n’avez rien fait !

Vous n’avez rien fait, j’insiste sur ce point, tant que l’ordre matériel raffermi n’a point pour base l’ordre moral consolidé ! Vous n’avez rien fait tant que le peuple souffre ! Vous n’avez rien fait tant qu’il y a au-dessous de vous une partie du peuple qui désespère ! Vous n’avez rien fait, tant que ceux qui sont dans la force de l’âge et qui travaillent peuvent être sans pain ! tant que ceux qui sont vieux et ont travaillé peuvent être sans asile ! tant que l’usure dévore nos campagnes, tant qu’on meurt de faim dans nos villes tant qu’il n’y a pas des lois fraternelles, des lois évangéliques qui viennent de toutes parts en aide aux pauvres familles honnêtes, aux bons paysans, aux bons ouvriers, aux gens de cour ! Vous n’avez rien fait, tant que l’esprit de révolution a pour auxiliaire la souffrance publique ! Vous n’avez rien fait, rien fait, tant que dans cette oeuvre de destruction et de ténèbres, qui se continue souterrainement, l’homme méchant a pour collaborateur fatal l’homme malheureux ! »

Victor Hugo

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MessagePosté le: Dim 22 Avr 2012 - 19:37    Sujet du message: Leçon de vie, paroles de l'Abbé Pierre .... Répondre en citant

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Leçon de vie, paroles de l'Abbé Pierre


http://youtu.be/YUSQddK-9FA






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