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La famine et la pauvreté dans le monde ..
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damejane
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MessagePosté le: Lun 2 Nov 2009 - 00:31    Sujet du message: La famine et la pauvreté dans le monde .. Répondre en citant

« Répondre #61 le: 25 Août 2009 à 22:59: »

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tchadoscopie

A. Assilek Halata :
"N’est-il pas temps de dire stop
à ceux qui nous exploitent ?"


Samedi 22 août 2009




Celui qui accepte le mal sans lutter contre lui coopère avec lui »Luther King



Voilà 49 ans jour pour jour que de notre pays le Tchad a obtenu son ’’indépendance ‘’ De toutes ces républiques que le Tchad en a connu, jamais la vie sociale, économique et politique n’ont été stable pour un développement durable et une vie harmonieuse. Nous devons d’abord faire l’autocritique, nous remettre en question et porter notre doigt accusateur sur les ennemies de la nation. Certes politiquement nous pouvons parler d’un Tchad décoloniser, mais nous ne pouvons nous tromper ; puisque d’autres forces nous maintiennent sous la coupe d’une clique des personnes prenant en otage, ce qu’on appel la coopération entre le peuple. Cette nouvelle deal postcolonial, s’explique par le réseau de chefs d’Etats ; la franc-maçonnerie ou bien certaines presses qui se donnent comme les bras armés des dictateurs. De jeune Afrique en passant par la revue internationale l’essentiel, nous avons vu la mafia-journalisme immorale et avec une stupide conscience, véhiculer des mauvaises informations à des manipulations, masquer la vérité sur la corruption, la misère de la population et des déplacés tchadiens à l’intérieur de leur propre pays, de l’injustice sociale, et de la présence MJE les toroboros ces questions n’ont jamais flirté nos mafia-journalistes puisque le régime a versé des sommes colossales pour cette campagne des désinformations . Nous revenons sur ces événements, mais nous en parlerons beaucoup plus sur le quinquennat soi- disant placé sur le signe social.


Il est de notre devoir d’agir et de riposter entant que citoyen tchadien, quand nos droits sont bafoués et diffamés par des mafia-journalistes véreux. N’ont-ils pas de conscience ces derniers ? En cherchant à maquiller tous ces gâchis commis par Deby et ses acolytes. Le Tchad va mal et très mal, malgré ce tape à l’œil de différentes sorties de Deby pour inaugurer ou mettre la pierre quelconque, le pays est pris en otage par ce poignet des personnes, 80% des directeurs des affaires financières des ministères (DAFM)sont des jeunes inexpérimentés issus du clan de Deby. Les membres du clan Deby sont des intouchables et dilapident les biens publics sans aucun remord et n’ont de compte à rendre à personne. Construisent des villas qui coûtes des centaines et de centaines de millions, toutes ces villas qui poussent à Ndjamena appartiennent aux membres du clan Deby ou bien à leur bouffons. Achètent des appartements en France et un peu partout dans le monde. Alors que ce peuple meurtri souffre du flambé des prix des denrées alimentaires, manque d’électricité et l’eau potable même au niveau de la capitale. Ces mafia-journalistes se permettent de nommer ‘’Deby bâtisseur’’.


Arielle Dombasle ne disait-elle pas « Le Tchad est très pauvre, très pauvre, je n’imaginais pas cette misère et pourtant, des pays pauvres, j’en ai vu »



Cette crise de Darfour a camouflé la misère de la population de l’est qui est d’abord persécutée par les toroboros célèbres milices de Deby ; cette population s’est retrouvée refugié dans son propre pays.


Disons à quoi malheur est bon, cette population est prise en charge par des ONG. Par contre à l’Ouest du pays la famine est entrain de décimer une ile répondant au nom de Fitné, selon un documentaire diffusé par une chaine française, intitulé « Le paradis en sursis » cette ile est quasiment inexistante sur la carte des autorités actuelles du pays alors que c’est une ile tchadienne .La famine, la malnutrition, les maladies, bref une mort certaine attend cette population qui est abandonnée par ce régime corrompu et irresponsable.


Comment parlez d’un bâtisseur qui n’arrive même pas a doté son pays de l’eau potable et de l’électricité, quand les autres pays amis comme la Chine et la Libye par un acte humanitaire apportent leurs aides dans l’électrification de la capitale, par des groupes électrogènes même les câbles sont fournies, quelle mesquinerie !


Ce qu’on appelle quinquennat social en marche, n’est que de trompe à l’œil. Usurper les réalisations des autres projets par exemple. Dans son sommaire numéro 236, Afrique éducation nous a parlé de la visite Mme Hinda Deby et l’ex-conseiller du président Abakar ADOUM MANANY et que le royaume a accepté de financer un hôpital à Ndjamena pour un coût total de 170.000.000 euros. Selon le même journal Hinda s’est alors empressé de préciser que cet ensemble hospitalier serait baptisé « Hôpital roi Abdallah Ibni Abdel Aziz Alsaoud »


Situé à Ndjamena l’hôpital aura un bâtiment de 4 niveaux d’une capacité de 500 lits dans 2 pôles d’hospitalisations .Il comptera aussi 2 plateaux de consultation, plusieurs plateaux médico-techniques, un pôle logistique, un axe de circulation, des villas et un grand centre d’accueil. Faites vos calculs, la question que nous posions est ce bien « l’hôpital de la mère et de l’enfant » qui est financé par le fond saoudien ?ou bien

« L’hôpital moderne de Ndjamena » qui est financé par le fond saoudien ? Si non nous avons la réponse, la primature parlais déjà que ces deux hôpitaux sont l’œuvre du gouvernement de la république du Tchad et financer sur fond propre de l’Etat le premier hôpital à hauteur 13 milliards FCFA et le second 31.200.000.000 FCFA. Après calcul nous aurons pour les deux hôpitaux 44.200.000.000 FCFA. Et l’aide saoudienne qui est 170.000.000 euros, équivaut à 111.350.000.000 FCFA. Donc ou est passé l’aide saoudienne ? Ainsi va le Tchad de Deby !

Nous pouvons aussi signaler que l’espérance de vie d’un tchadien est inférieure à 50 ans, on ne compte que trois (3) médecins pour 100.000 habitants et 16% seulement des accouchements sont assistés par un personnel de santé qualifié.

Concernant l’éducation, le pays manque cruellement de maitres 70 élèves/maitres 62% des maitres n’ayant que le BEPC et de classes 50% en pailles tressées renouvelées chaque année par les parents d’élèves .Il faut rappeler que les écoles normales d’instituteurs (ENI) ré ouvert depuis ont été fermées pendant les années scolaires 2001/2002 0 2003/2004 avec 4800 maitres en moins à la sortie.



Pour la bonne gouvernance il y’a un énorme déficit d’Etat de droit, une corruption persistante de certains élites et de service en uniforme (Ans, police,douane,gendarmerie.


Le climat est affecté pour l’investissement extérieur et privé, on peut dire que c’est la question de la bonne gouvernance qui met le bâton dans la roue pour le développement de ce pays. Le juge d’instruction le courageux Ali Abdoulaye a donné sa démission et en disant « Je suis arrivé en stade, où je ne peux plus continuer à travailler dans cette justice à double variante. Je refuse de cautionner une justice injuste. Je n’accepterai jamais d’être le dindon de la farce » fin de citation. Il faudra aussi signaler que + de 2/3 de la population est en dessous du seuil de pauvreté et le Tchad est classé au rang 173 sur 177 selon l’indice de développement humain (Pnud).


Nos valeurs, les us et les coutumes sont foulés au sol, ce qu’on appelle Etat n’existe que de nom .Les institutions sont vidées de leur substance.

N’est-il pas temps de dire stop, à ceux qui nous exploitent, et leurs hommes de main ?

On ne peut jamais être juge et partie ! Voilà 49 ans de dépendance le Tchad est encore sous la coupe de certains illuminés qui pensent jusqu’à la de domination pour assouvir leur petite personne. Nous ne reprochons pas à ces personnes à défendre leurs intérêts mais qu’ils les fassent avec moralité et humanité. C’est pour quoi nous privilégions la coopération civile. Et d’ailleurs depuis 49 ans ‘’d’indépendance’’ combien de médecins des ingénieurs, des agronomes, des sociologues tchadiens que la France a formé ?

Avouons le, la passivité de notre peuple et son indifférence ont favorisé certain pratiques peu orthodoxe. Luther King ne disait-il pas « Ce qui m’effraie, ce n’est pas l’oppression des méchants, c’est l’indifférence des bons »

Et nous disons ce n’est sont pas les besoins et les intérêts qui font l’homme, mais la fierté et la dignité. Dénoncer, et dire la vérité au jour d’aujourd’hui sont aussi un acte révolutionnaire. Ne soyons pas des fatalistes, forçons le destin, et protestons contre cette machine qui est la mafia-journalisme. Ta liberté naitra de ton courage !!!

« A cœur vaillant rien d’impossible »

A ce jour les assassins de Pr Ibni Oumar Mahamat Saleh ne sont pas traduis en justice.

A ce jour les familles des enfants de l’arche de zoé ne sont dédommagées.



Bon début de ramadan à tous les fidèles.

Abakar ASSILECK HALATA






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MessagePosté le: Lun 2 Nov 2009 - 00:31    Sujet du message: Publicité

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damejane
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MessagePosté le: Lun 2 Nov 2009 - 00:33    Sujet du message: La famine et la pauvreté dans le monde .. Répondre en citant

« Répondre #62 le: 30 Août 2009 à 10:15: »
re à http://shanti2208.free.fr/Forum/index.php?topic=251.msg4407#msg4407
( l'article " FAIM DE JUSTICE ", un peu plus haut dans ce "fil".. )



citation : Si les maîtres du monde voulaient en finir réellement avec la faim, ils déclareraient la grande propriété foncière crime contre l’humanité et permettraient la libre circulation des aliments, comme cela se passe avec l'argent.

autant dire, déclarer la richesse : crime contre l'humanité, non ?

en fait ce serait plutôt l'avidité, le crime contre l'humanité !



citation : De même si, au lieu d’attraper quelques narcotrafiquants, ils avaient aussi l’intention d’éradiquer le trafic de drogues, ils se mettraient à détruire définitivement, avec leurs machines de guerre, les champs de plantation de marijuana, de coca, de pavot et autres végétaux, les transformant en zones d’agriculture familiale. Sans matières premières, il n'y a pas de trafiquant capable de produire de la drogue.

et si le premier coupable était le "demandeur", le drogué, cet être "avide" d'étourdissement,
de conscience altérée parfois jusqu'à la "sous-humanité".. ?



bref les riches sont des sous-hommes , ainsi que les drogués.. et les drogués riches :
sous-sous hommes ? ne vous arrive-t-il pas quelquefois de le penser ?

Mais aussi n'est-il pas plus dangereux encore de jouer au "jeu des étiquettes" avec les gens ?



- pour autant je suis plutôt d'accord globalement avec ce qui se dit sur ce fil de discussion, et qui a le mérite d'être dit.. c'était juste un "grain de sel" un peu décalé.. que l'on n'y voie surtout pas malice !




Shalom, Salam, Shanti, . . lamadelama ལམདེལམ



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damejane
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MessagePosté le: Lun 2 Nov 2009 - 00:34    Sujet du message: La famine et la pauvreté dans le monde .. Répondre en citant

« Répondre #63 le: 03 Octobre 2009 à 16:30: »
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29/09/09
Inondations aux Philippines

Action contre la Faim
intervient en urgence"






- La situation est très inquiétante dans les endroits où la population s’est réfugiée: la nourriture manque et les conditions d’hygiène sont inexistantes, d’après une première analyse rapide des besoins faite à Manille et dans la région IV (sud de Manille) par les équipes d’Action contre la Faim sur place

- Le chef de mission d’urgence ainsi qu’un spécialiste des catastrophes naturelles sont en train de se rendre sur les zones sinistrées pour faire face à la catastrophe.

Des équipes d’Action contre la Faim sur place se sont immédiatement rendues dans les zones sinistrées pour mener une première évaluation des besoins suite au passage de la tempête tropicale Ketsana le 26 septembre dernier qui a fait près de 2 millions de sinistrés et poussé plus de 300 000 personnes dans des centres d’accueil d’urgence. La situation en termes d’eau et d’assainissement et de sécurité alimentaire est extrêmement précaire, et il est difficile d’y apporter une réponse adaptée du fait des contraintes logistiques. La population n’a plus aujourd’hui accès aux aliments de base et les services d’eau et d’assainissement sont très détériorés, voire détruits.

L’association mobilise actuellement les ressources d’urgence pour une distribution immédiate de nourriture, d’eau potable, de kits d’hygiène d’urgence et de services d’assainissement (latrines transportables), ainsi que des manteaux, matelas, draps et ustensiles de cuisine.

« Presque deux millions de personnes sont touchées et l’appel d’urgence du gouvernement philippin à la communauté internationale nous donne une idée de la tragédie de cette situation » explique Patrice Chataigner, le chef de mission de l’équipe d’urgence d’Action contre la Faim, qui indique qu’une autre tempête pourrait toucher de nouveau la région d’ici la fin de la semaine.

Au grand nombre de déplacés internes dans les centres d’évacuation vient s’ajouter la grande quantité de personnes bloquées sur leurs lieux de vie ; beaucoup sont encore coincés sur les toits des édifices dans l’attente de recevoir de l’aide.



Action contre la Faim est présente aux Philippines depuis 2000, à Manille et dans les régions de Mindanao, Caraga, et Bicol avec une cinquantaine de personnes sur place.




Lien source :
http://www.actioncontrelafaim.org/presse/communiques/communique/article/1/i…


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MessagePosté le: Lun 2 Nov 2009 - 00:35    Sujet du message: La famine et la pauvreté dans le monde .. Répondre en citant

« Répondre #64 le: 06 Octobre 2009 à 22:41: »

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Xavier Godinot:
La misère est une violation
des droits de l’homme.

04/10/2009




Cette interview est parue dans le supplément Dimé d’Amnesty International
Maurice dans la version papier de l’express.




Comment définiriez-vous les droits économiques, sociaux et culturels?

Les principes des droits économiques, sociaux et culturels (DESC) sont contenus dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Ils recouvrent des droits fondamentaux, tels que les droits d’être alphabétisés, d’aller à l’école, de maitriser sa langue et d’autres langues, le droit de disposer de moyens pour vivre décemment, une rémunération adéquate et si on ne peut pas travailler une allocation. Il s’agit aussi du droit à la santé, au logement, les droits culturels, le droit de connaître sa culture et celles des autres. Mais il est aussi question du droit de participer et d’être associés à la vie de son quartier, de sa région et de son pays. Les DESC, c’est le droit de pouvoir être acteur de son propre développement et de celui des autres.

Existent-ils des différences dans l’interprétation de ces droits entre les pays du Nord et ceux du Sud?

Avant de parler des différences, j’évoquerai ce qu’il y a en commun. Les populations qui vivent dans la misère sont privés de leurs droits aussi bien dans le nord que dans le sud. La misère est une violation des droits de l’homme. Elle rend compte d’un manque au niveau de la santé, de l’accès à la justice, de l’accès à l’éducation… Mais surtout elle révèle une situation d’exclusion sociale. Quand un individu n’a pas les moyens nécessaires pour assumer ses responsabilités, comme par exemple un père de famille en chômage depuis longtemps ou qui n’a pas un salaire adéquat aura des difficultés à nourrir sa famille, on finira par dire qu’il ne remplit pas ses obligations de père de famille. Cet individu finit par se retrouver en situation de rejet et de mépris sociaux. C’est pourquoi, à l’ATD Quart Monde, nous disons que la misère, c’est une synthèse d’extrême pauvreté et d’exclusion sociale. Donc, pour combattre la misère, il faut combattre les deux. Autrement dit, il ne faut pas seulement répondre aux besoins, mais il faut aussi changer d’attitudes à l’égard des pauvres.

Changer d’attitudes, qu’est-ce que cela implique?

Au lieu de considérer les populations défavorisées comme des bons à rien, il s’agit d’essayer de les prendre comme des partenaires. Au lieu de dire qu’elles sont des problèmes, penser qu’elles ont aussi des solutions avec d’autres.

Revenons aux différences entre le nord et le sud…

Elles interviennent au niveau de l’extrême pauvreté, d’exclusion sociale et de mode de participation. Chaque pays a sa culture, sa tradition, son mode de fonctionnement. Par exemple, la palabre sous le baobab, dans certains pays africains, permettait d’aboutir à une forme de consensus. C’était efficace. Aujourd’hui, on recherche le consensus à travers différentes formes de participation. On implique les gens dans des activités. On prend en compte leurs aspirations. Ce processus doit s’adapter à chaque pays car la démarche n’est pas uniforme pouvant s’appliquer à tous les pays.

Quand on parle de pauvreté, on pense souvent à des pays africains. Les pays riches trouvent des dollars pour sauver le système capitaliste. Mais ils en ont peu lorsqu’il s’agit, par exemple, de combattre la famine en Afrique.

Ne trouvez-vous pas cela injuste?

C’est vrai que des gouvernements occidentaux ne vont pas assez loin en ce sens. D’autres ne remplissent même pas leurs engagements. Lorsqu’un gouvernement ne tient pas ses engagements, cela veut dire que la pression publique n’est pas suffisante. C’est une question de prise de conscience des citoyens des pays occidentaux. Mais il est aussi vrai que beaucoup d’organisations travaillent à faire monter cette conscience. Le combat contre la pauvreté est un combat en faveur des droits de l’homme. Ceux qui vivent dans la misère sont les premiers experts et les premiers acteurs, avec les autres, dans la lutte contre la misère. Si on ne prend pas en compte leurs expériences, on n’a aucune chance de réussir. Il faut aussi aider ces populations à construire leurs pensées et leurs actions.


Parallèlement, le monde occidental persiste à sauver un système qui perpétue la pauvreté…

Certains ont effectivement espéré que la crise financière qui a abouti à la crise économique mondiale allait être une occasion de sursaut. Mais il ne faut pas oublier qu’il y a une crise qui est tout autant grave. La crise écologique. Si nous continuons, à ce titre, notre mode de production et de consommation, la planète court à sa perte. On est toujours devant l’enjeu de changer ou de disparaître. Personnellement, je ne désespère pas. Il faut continuer à être actif. Continuer à combattre le changement climatique et la misère. Il faut d’ailleurs lier les deux si on veut réussir. A Madagascar, comme ailleurs, il y a un grave problème de déforestation qui annonce une véritable catastrophe écologique. Il y a des programmes mondiaux de reforestation, soutenus par des programmes de l’ONU pour l’environnement qui a d’ailleurs lancé la campagne «Plantons pour la Planète.» Ainsi à Madagascar, ATD Quart Monde propose des emplois de reforestation à des personnes qui vivent dans la misère. Il s’agit d’unir dans une même action, la lutte pour la protection de l’environnement et celle contre la misère. Ce type d’actions peut se faire à une grande échelle. Si on arrive à unifier les combats, on aura des résultats.


Xavier Godinot en quelques mots

Xavier Godinot est délégué pour la région océan Indien d’ATD Quart Monde, Organisation internationale de lutte contre la grande pauvreté et l'exclusion sociale. Un mouvement qui considère la misère comme une violation directe des droits de l’homme. Il est diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris et docteur en sciences économiques. Il a dirigé pendant douze ans l’Institut de Recherche d’ATD Quart Monde, qu’il a représenté auprès de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International. Il a aussi coordonné l’ouvrage «Eradiquer la Misère: démocratie, mondialisation et droits de l’homme» avec d’autres chercheurs.


lien source :
http://www.lexpress.mu/news/164-interview-xavier-godinot-la-misere-est-une-…



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damejane
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MessagePosté le: Lun 2 Nov 2009 - 00:36    Sujet du message: La famine et la pauvreté dans le monde .. Répondre en citant

« Répondre #65 le: 10 Octobre 2009 à 14:38: »





Ce n’est pas la démographie des pauvres
mais la consommation des super-riches
qui menace la planète,

par George Monbiot

Mis à Jour le : 7 octobre 2009


http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2827






George Monbiot charge sabre au clair contre ceux qui affirment que la menace environnementale majeure serait la démographie des pays pauvres. « Ce n’est pas un hasard si la plupart de ceux qui sont obsédés par la croissance de la population mondiale sont de riches hommes blancs, trop âgés pour se reproduire : il s’agit de la seule question environnementale dont ils ne peuvent être tenus responsables, » écrit-il. Le véritable problème n’est pas celui de la démographie mais de la consommation excessive des pays riches, dont les hyper-fortunés donnent une image caricaturale, argumente Monbiot.

par George Monbiot, The Guardian, le 28 septembre 2009

Ce n’est pas un hasard si la plupart de ceux qui sont obsédés par la croissance de la population mondiale sont de riches hommes blancs, trop âgés pour se reproduire : il s’agit de la seule question environnementale dont ils ne peuvent être tenus responsables. Le brillant scientifique spécialiste des systèmes de la Terre James Lovelock a ainsi affirmé le mois dernier que « ceux qui ne parviennent pas à comprendre que la croissance démographique et le changement climatique sont les deux faces de la même pièce de monnaie sont soit ignorants, soit refusent de voir la vérité. Ces deux énormes problèmes environnementaux sont inséparables et il est irrationnel de discuter de l’un tout en ignorant l’autre. » Mais en l’occurrence, c’est Lovelock qui se montre ignorant et irrationnel.

Une étude publiée hier dans le journal Environment and Urbanization montre que les régions où la population a augmenté le plus rapidement sont celles où les émissions de dioxyde de carbone se sont élevées le plus lentement, et inversement. De 1980 à 2005, l’Afrique sub-saharienne est à l’origine de 18,5 % de la croissance de la population mondiale et seulement de 2,4 % de l’augmentation des émissions de CO2. L’Amérique du Nord ne représente que 4 % des nouvelles naissances, mais 14 % des émissions supplémentaires. Soixante-trois pourcent de la croissance démographique mondiale a lieu dans des régions où les émissions de CO2 sont très basses.

Mais ces faits bruts ne décrivent pas entièrement la situation. Cette étude indique que le sixième de la population mondiale est si pauvre que ses émissions ne sont absolument pas significatives. Tout en étant le groupe dont la croissance est apparemment la plus élevée. Les ménages en Inde qui gagnent moins de 3000 roupies par mois (43 € - 66 CHF) consomment par tête un cinquième de l’électricité et un septième du carburant utilisés par un ménage ayant un revenu de 30 000 roupies ou plus. Ceux qui dorment dans la rue ne consomment presque rien. Ceux qui vivent en fouillant les ordures (une part importante des citadins déshérités) ont le plus souvent un solde négatif d’émission de gaz à effet de serre.

De plus, une bonne part des émissions pour lesquelles les pays pauvres sont tenus responsables devraient en toute justice être attribuée aux nations développées. Par exemple, les torchères des compagnies pétrolières exportatrices du Nigéria ont produit plus de gaz à effet de serre que toutes les autres sources de l’Afrique sub-saharienne réunies. La déforestation dans les pays pauvres est principalement causée par l’exploitation commerciale du bois, de la viande et des aliments pour animaux destinés aux consommateurs des pays riches. Les paysans pauvres font bien moins de dégâts.

David Satterthwaite, l’auteur de cette étude, souligne que la vieille formule enseignée aux étudiants en développement, selon laquelle l’impact total (sur l’environnement) est égal à la population multipliée par la richesse et la technologie (I=PRT) est fausse. L’impact total doit être mesuré ainsi : Consommateurs x Richesse x Technologie. La majorité de la population mondiale consomme si peu qu’elle ne figure même pas dans cette équation. Et c’est elle qui a le plus d’enfants.

Alors qu’il n’y a qu’une très faible corrélation entre réchauffement global et croissance démographique, il y a par contre une forte corrélation entre réchauffement global et richesse. J’ai récemment jeté un coup d’œil sur quelques super-yachts, du style de ceux auxquels sont habitués les ministres travaillistes. J’ai d’abord parcouru les spécifications du Royal Falcon Fleet’s RFF 135, mais lorsque j’ai découvert qu’il ne consommait que 750 l. de fioul par heure, j’ai réalisé que ça n’allait pas impressionner Lord Mandelson. L’Overmarine Mangusta 105, qui pompe ses 850 l. à l’heure ne surprendrait guère à Brighton. Mais le rafiot qui a vraiment retenu mon attention est construit par Wally Yachts à Monaco. Le WallyPower 118 (qui confère aux imbéciles finis un sentiment de puissance [ En argot anglais, wally signifie imbécile - ndt ] ) consomme 3 400 l. à l’heure lorsqu’il file à 60 nœuds. Ce n’est pas loin d’un litre par seconde. Ou mesuré autrement, 31 litres au kilomètre.

Bien sûr, pour faire un vrai tabac, je devrais m’offrir du tek et des accessoires en acajou de mahogany, y ajouter quelques jet skis, ainsi qu’un mini sous-marin, transporter mes invités au port en jet privé et en hélicoptère, leur offrir des sushis de thon rouge et du caviar beluga, et pousser le monstre si rapidement que je hacherais menu au moins la moitié des espèces méditerranéennes. En tant que propriétaire d’un de ces yachts, je provoquerais plus de dégât à la biosphère en 10 minutes que la plupart des Africains ne peuvent le faire au long de toute une vie. Là ça chauffe vraiment, bébé...

L’une de mes relations qui fréquente les gens très riches me dit que dans la banlieue des banquiers, la lower Thames valley, certaines piscines extérieures sont chauffées à une température suffisante pour s’y baigner toute l’année. Les propriétaires adorent plonger dans leur piscine durant les nuits d’hiver et regarder les étoiles. Le chauffage leur coûte 3200 € (4 900 CHF) par mois. Cent mille personnes vivant comme ces banquiers épuiseraient les écosystèmes indispensables à la vie plus rapidement que 10 milliards de personnes vivant comme les paysans africains. Mais au moins, les hyper-nantis ont l’exquise attitude de ne pas se reproduire beaucoup, ainsi les vieux riches qui dénoncent la croissance démographique les laissent tranquilles.

En mai, le Sunday Times publiait un article titré : « Un club de milliardaires annonce qu’il veut réduire la surpopulation. » Il révélait que « plusieurs éminents milliardaires américains se sont rencontrés secrètement » afin de décider quelle bonne cause ils devraient défendre. « Un consensus a émergé, consistant à soutenir une stratégie s’attaquant à la croissance démographique, dénoncée en tant que menace environnementale, sociale et industrielle potentiellement désastreuse. » En d’autres termes, les ultra-riches ont décidé que ce sont les très pauvres qui polluent la planète. On peine à trouver une métaphore. C’est au-delà de la caricature.

James Lovelock, comme Sir David Attenborough et Jonathan Porritt, est l’un des soutiens du Optimum Population Trust. Ce n’est qu’une des campagnes et des organisations caritatives parmi des douzaines dont le seul but est de décourager les gens d’avoir des enfants au nom du sauvetage de la biosphère. Mais je n’ai pas réussi à trouver une seule fondation dont le seul objectif soit de s’occuper des impacts sur l’environnement des très riches.

Les tatillons pourraient argumenter que ceux qui procréent rapidement aujourd’hui pourraient s’enrichir dans le futur. Mais, alors que les hyper-nantis s’approprient une part toujours croissante et que les ressources commencent à se tarir, cette perspective, pour la plupart des très pauvres, est de plus en plus illusoire. Il y a de fortes raisons sociales pour aider les peuples à maîtriser leur démographie, mais pas du point de vue environnemental - sauf pour les populations plus aisées.

L’Optimum Population Trust ignore le fait que le monde se dirige vers une transition démographique : le taux de croissance ralentit presque partout, et selon un article publié par Nature, la population va vraisemblablement atteindre un pic au cours de ce siècle, probablement à 10 milliards. La majeure partie de cette croissance aura lieu dans des populations qui ne consomment presque rien.

Mais personne ne prévoit une évolution de la consommation. Les gens ont moins d’enfants à mesure qu’ils s’enrichissent, mais ils ne consomment pas moins - ils consomment plus. Comme le montre le mode de vie des super-riches, il n’y a pas de limite à la recherche du luxe chez l’homme. On peut s’attendre à ce que la consommation se développe parallèlement à la croissance économique jusqu’à ce que les compteurs de la biosphère atteignent la butée. Quiconque comprend cela et considère néanmoins que la population, et non pas la consommation, pose le principal problème « ne veut pas », selon les mots de Lovelock, « voir la vérité ». C’est la pire forme de paternalisme, qui accuse les pauvres des dégâts occasionnés par les riches.

Où sont donc les mouvements manifestant contre ceux qui sont pourris de fric et détruisent nos écosystèmes ? Où sont les actions menées contre les super-yachts et les jets privés ? Où donc est la Lutte de Classes quand on en a besoin ?

C’est le moment d’avoir les tripes d’appeler un chat un chat. Ce n’est pas le sexe le problème, c’est l’argent. Ce ne sont pas les pauvres le problème, ce sont les riches.


Publication originale The Guardian
http://www.guardian.co.uk/commentisfree/cif-green/2009/sep/28/population-gr…,

traduction aimablement communiquée par Igor Milhit
ttp://igormilhit.blogspot.com/2009/10/cessez-daccuser-les-pauvres-traductio…



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MessagePosté le: Lun 2 Nov 2009 - 00:37    Sujet du message: La famine et la pauvreté dans le monde .. Répondre en citant

« Répondre #66 le: 10 Octobre 2009 à 23:34: »

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CRISE ALIMENTAIRE

- LA FAIM DANS LE MONDE ?
CONNAIS PAS


de terre sacrée.org
Information recueillie par Olivier






Près d'un Français sur deux ignore l'aggravation de la situation alimentaire d'une bonne partie de la planète, révèle un sondage que publie le JDD.

Pour Action contre la Faim, cette méconnaissance n'est que le "reflet du manque de mobilisation de la communauté internationale".

Dans les années 80, stars et musiciens se mobilisaient pour lutter contre la famine en Ethiopie. C'était l'époque des grands concerts humanitaires et des images terrifiantes d'enfants aux membres squelettiques et au ventre gonflé par le kwashiorkor, qui mouraient presque en direct à la télévision. Des images qui se sont banalisées... puis qu'on a cessé de voir.

Pourtant, en trente ans, la situation a continué à s'aggraver en matière de malnutrition. Sans que les Français s'en aperçoivent, ce qu'un sondage TNS Sofres (1) réalisé pour Action contre la Faim et le Journal du Dimanche met dramatiquement en lumière aujourd'hui.

Selon cette étude, les Français sont ainsi 48% à ignorer qu'au cours des trente dernières années, le nombre de personnes victimes de malnutrition dans le monde a plus que doublé, au point de franchir en juin le cap du milliard. Si 52% des sondés pensent que la faim et la malnutrition se sont aggravées, 33% pensent que la situation n'a pas changé en 30 ans et 12% pensent que la situation s'est améliorée.

Les Français estiment toutefois à 68% que l'on ne parle pas assez de la faim dans le monde (contre 7% "on en parle trop"), un fléau identifié par plus des trois quarts (77%) comme étant plus meurtrier que le sida et la tuberculose réunis.

"1 milliard d'affamés : on en parle quand ?"

Une majorité de sondés (59%) estiment que la France et ses citoyens apportent une aide "importante" aux populations touchées par la faim, contre 32% pour qui elle est "pas ou peu importante". Pour autant, dans le contexte de crise économique, les Français sont 54% à estimer qu'il faut "augmenter l'aide à l'égard des populations les plus démunies", contre 36% qui estiment que "la France n'a plus les moyens d'aider les pays qui souffrent comme autrefois".

Plusieurs hypothèses de financements de la lutte contre la faim ont été soumises aux sondés : ils se prononcent massivement (72%, contre 17% d'opposés) pour l'affectation des intérêts des assurances vie sans bénéficiaire conservés par les compagnies d'assurances. Viennent ensuite l'augmentation de 1 euro de la taxe solidaire sur les billets d'avion (68% pour, 26% contre), la création d'un nouvel impôt solidaire de 2 euros par an et par foyer (52% pour, 44% contre) ou d'une nouvelle taxe sur les alcools et tabacs (47% pour, 48% contre).

Pour Action contre la Faim, le degré de méconnaissance "dramatique" des Français du fléau de la faim "est le reflet du manque de mobilisation de la communauté internationale malgré l'urgence". Cela dit, l'organisation humanitaire se félicite de la solidarité exprimée par les Français et de leur "plébiscite" pour de nouveaux modes de financement de l'aide.

Selon ACF, 20% des contrats d'assurance vie en France sont laissés en déshérence faute de bénéficiaire. Leur montant est estimé à une fourchette de 2 à 4 milliards d'euros et génère chaque année entre 100 et 250 millions d'euros d'intérêts. "Si ces intérêts étaient affectés à la lutte contre la faim, ils pourraient sauver de la mort près d'un million d'enfants atteints de la forme la plus grave de la malnutrition", estime François Danel, directeur général d'ACF, cité dans le communiqué. ACF a soumis ce mécanisme en septembre à l'Elysée "pour qu'il soit étudié dans les meilleurs délais".

L'ONG, qui fête ses trente ans, axe sa campagne de sensibilisation sur le thème de l'indifférence. Le slogan "1 milliard d'affamés : on en parle quand ?" sera décliné lors de rendez-vous en marge de la Journée mondiale de l'alimentation le 16 octobre et lors des rendez-vous internationaux.


Source :
http://tf1.lci.fr/infos/monde/institutions/0,,4841069,00-la-faim-dans-le-mo…


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MessagePosté le: Lun 2 Nov 2009 - 00:38    Sujet du message: La famine et la pauvreté dans le monde .. Répondre en citant

« Répondre #67 le: 21 Octobre 2009 à 02:02: »

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Sécurité alimentaire :

Hillary Clinton propose
une nouvelle approche


le 16 octobre 2009






Le travail quotidien qui consiste à cultiver, acheter ou vendre des produits définit l'existence
d'un milliard d'habitants de par le monde. Cela nous concerne tous.




Par Hillary Clinton

Considérons, par exemple, la vie (de la femme..) du petit agriculteur. Elle habite dans un village, se lève avant l'aube, et parcourt des kilomètres pour trouver de l'eau. Si la sécheresse, la rouille et les insectes ne détruisent pas ses récoltes, elle produira suffisamment assez pour nourrir sa famille --- et peut-être même qu’elle disposera d’un surplus de produits qu'elle pourra vendre. Mais il n'y a pas de route pour le transporter au marché le plus proche, ni personne ayant de quoi pour le lui acheter.

Considérons maintenant un jeune homme dans une ville surpeuplée, à une centaine de kilomètres de ce village. Il gagne un salaire de misère. Au marché, il trouve des produits déjà avariés ou dont le prix n’est pas à sa portée.

La cultivatrice a donc un surplus de produits à vendre et le jeune homme veut l’acheter. Mais cette transaction simple ne peut se faire, en raison de forces complexes indépendantes de leur contrôle.

Relever le défi que constitue la faim dans le monde est au cœur de ce que nous appelons «la sécurité alimentaire» - il s'agit d'assurer aux producteurs du monde le moyen de semer et de récolter, d'élever le bétail ou de pêcher du poisson, puis d’apporter les produits à ceux qui en ont besoin.

La sécurité alimentaire représente la convergence de facteurs compliqués: la sécheresse et les inondations causées par les changements climatiques, les aléas de l'économie mondiale qui agissent sur le prix des produits alimentaires, et l’augmentation des prix des produits pétroliers, ce qui affecte le coût des transports.

En fait, la sécurité alimentaire ne se réduit pas au volet aliment, mais est tout simplement une question de sécurité. La faim chronique menace la stabilité des gouvernements, des sociétés et des frontières. Ceux qui souffrent de famine ou de sous-alimentation, et ne peuvent nourrir leur famille se sentent découragés et désespérés, une situation qui peut provoquer des tensions, des conflits et même engendrer la violence. Depuis 2007, des émeutes de la faim ont éclaté dans plus de 60 pays.

Les faiblesses du secteur agricole dans de nombreuses régions du monde ont des retombées sur l'économie mondiale. L'agriculture demeure la source unique ou principale de revenus pour plus des trois quarts des populations pauvres du globe. Quand autant de personnes travaillent si ardemment et ne peuvent toujours pas progresser, c'est le monde entier qui régresse.

Le gouvernement Obama a fait du sujet de la faim chronique une priorité essentielle de la politique étrangère des États-Unis. D'autres pays se sont joints à cette lutte. Les principaux pays industrialisés se sont engagés à consacrer plus de 22 milliards de dollars au cours des trois prochaines années pour la promotion d'une croissance économique axée sur l'agriculture. Le 26 septembre, le secrétaire général de l'ONU, M. Ban Ki-moon et moi, avons coparrainé une conférence à laquelle ont participé les dirigeants de plus de 130 pays dans le but de mobiliser un appui international à cette cause.

Notre approche s'inspirera de l’expérience. Nous avons passé trop d'années et dépensé trop d'argent dans des projets de développement qui n'ont pas abouti à des résultats durables. Mais nous en avons tiré des leçons. Nous savons que les stratégies les plus efficaces proviennent de ceux qui sont proches du problème, et non de gouvernements étrangers ou d'institutions situés à des milliers de kilomètres. Nous savons que le développement donne de meilleurs résultats lorsqu’il est perçu comme un investissement, et non une assistance.

Compte tenu de ces leçons, nous fondons notre initiative de sécurité alimentaire sur cinq principes.

Premièrement, il n'y a pas de modèle unique d'agriculture applicable à toutes les situations. Nous collaborerons avec les différents pays pour élaborer et adopter des plans qui répondent à leurs besoins spécifiques.

Deuxièmement, nous nous attaquerons aux causes premières de la faim, en investissant dans tous les domaines, allant de l’amélioration des semences à des programmes d’assurance pour les petits agriculteurs. Et nous augmenterons les capacités et encouragerons la persévérance des femmes, qui représentent la majorité des agriculteurs du monde.

Troisièmement, nous coordonnerons les efforts à l'échelle nationale, régionale et mondiale puisqu’aucune entité ne saurait à elle seule éradiquer la faim.

Quatrièmement, nous supporterons les institutions multilatérales qui possèdent les meilleures ressources et moyens d'actions.

Enfin, nous encouragerons l'engagement à long terme et la transparence, et nous investirons dans des méthodes de suivi et d'évaluation qui permettront au public de voir ce que nous avons fait.

Nos efforts de développement fondés sur l’agriculture renforceront nos engagements de base pour ce qui est de l'aide alimentaire d'urgence et de notre réponse face aux appels de drames et de catastrophes naturelles - comme cela se produit actuellement dans le Corne de l'Afrique, où la sécheresse, les mauvaises récoltes et la guerre civile ont provoqué une grave crise humanitaire.

Revitaliser le secteur agricole mondial ne sera pas chose aisée. C'est en fait l'une des tâches les plus ambitieuses sur le plan de la diplomatie et du développement que notre pays n’ait jamais entreprise. Mais, elle peut s'accomplir. Elle en vaut la peine. Notre réussite sera le gage d'une prospérité et d'une paix accrues dans les années à venir.

HPN



source :

http://www.haitipressnetwork.com/news.cfm?articleID=12727

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MessagePosté le: Lun 2 Nov 2009 - 00:39    Sujet du message: La famine et la pauvreté dans le monde .. Répondre en citant

« Répondre #68 le: 26 Octobre 2009 à 22:22: »

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LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ,
LA MALADIE,
ET LA VIOLATION DES DROITS DE LA FEMME...


La réflexion engagée à Addis-Abeba







Ouverte hier à Addis-Abeba, la Conférence internationale sur la population et le développement (Cipd+15) est partie pour être de grands moments de réflexion sur les questions liées à la pauvreté, aux maladies à soins coûteux, aux violations des droits de la femme, au chômage des jeunes qui freinent le développement du continent africain.

(Addis-Abeba) - La salle 2 du centre de conférences des Nations unies d’Addis-Abeba était remplie hier d’experts, de représentants des gouvernements africains et de partenaires des autres pays du monde. Ils sont en Ethiopie, sur invitation du Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa), de la Commission économique pour l’Afrique des Nations unies et de la Commission de l’union africaine (Cua), pour participer à la Conférence internationale sur la population et le développement (Cipd), 15 ans après celui du Caire en 1994.

Ces experts et représentants des gouvernements ainsi que les membres de la Société civile vont réfléchir pendant quatre jours sur comment faire pour sauver le continent africain des maux qui l’assaillent. Notamment la pauvreté, la violation des droits de la femme, les conflits ethniques, les difficultés liées à l’Education pour tous, à la santé ainsi que les crises économiques et le changement climatique qui sont venus s’ajouter à ces fléaux.

Les travaux de la Cipd+15 ont été ouverts par le ministre d’Etat, des Finances, à la Planification de la République fédérale démocratique d’Ethiopie, Mekonnen Manyazewel qui a demandé aux Etats africains de mobiliser et de bien gérer les ressources financières internes, s’ils veulent faire face aux problèmes de santé.

Dans ce domaine, un rapport de l’Unfpa publié lors de l’ouverture des travaux a révélé que malgré les efforts consentis ces dernières années par certains pays africains en matière de santé, l’Afrique perd encore plus de 8 millions de vies par an. Ceci à cause du paludisme, de la tuberculose, du Vih/Sida et de la mortalité maternelle et infantile. D’où l’urgence pour les gouvernements africains de mettre en place un cadre de réflexion permettant de sortir le continent de ces pathologies, suggère la commissaire aux Affaires sociales de l’Union africaine Mme Bience Gawanas, qui a plaidé pour qu’il y ait des politiques d’emploi des jeunes en vue de la réduction de la pauvreté, mais aussi du respect des droits de l’Homme.

Le développement ne peut se faire si dans certains pays comme dans les Grands Lacs, la Guinée-Conakry, etc. l’on continue à violer et à violenter les femmes en bafouant leurs droits, se plaint Mme la commissaire.

Ainsi, a-t-elle demandé aux gouvernements africains de mettre en place des cadres qui permettent, même pendant la guerre, que la dignité humaine soit respectée.

La directrice du Centre africain pour le Genre et le développement social (Cageds), Monique Rakotomalala a, quant à elle, invité les gouvernements africains qui ont signé la Charte des Nations unies de respecter les droits de l’Homme. Pour elle, tant que les droits de base de l’être humain ne sont pas respectés, l’Afrique ne sortira pas de la pauvreté.

Donc, le groupe d’experts va réfléchir sur toutes ces questions pour les cinq prochaines années, car l’objectif est que l’on mette la priorité sur les questions liées à la santé maternelle, aux droits humains, aux violences contre les femmes, au chômage des jeunes...

Eugène KALY (Envoyé spécial)



Source :
http://www.lesoleil.sn/article.php3?id_article=51885#

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MessagePosté le: Lun 2 Nov 2009 - 00:39    Sujet du message: La famine et la pauvreté dans le monde .. Répondre en citant

« Répondre #69 le: 26 Octobre 2009 à 22:26: »

.


« Les misérables sont les fantômes de la société »
Hommage à une résistante


Mardi 20 Octobre 2009


TÉMOIGNAGES, SOLIDARITÉ.
À l'occasion de la Journée du refus de la misère, samedi,
le Collectif libournais a lu plusieurs témoignages de personnes
vivant la précarité au quotidien
.






«La misère, c'est l'injustice personnifiée. » Voilà l'une des réflexions recueillies dans les rues de Libourne. Elle fut prononcée par un homme de 67 ans et lue, samedi, par Francine, adhérente des Amis du monde diplomatique, l'une des associations libournaises du Collectif du refus de la misère (1), à l'occasion de la Journée nationale de la misère, célébrée ce 17 octobre. Vingt-trois ans après l'appel lancé depuis le Trocadéro par le père Joseph Wresinski, fondateur du mouvement ATD Quart-monde, dont la parole est inscrite dans la pierre de la stèle du refus de la misère, sur les allées Robert-Boulin (« Sud Ouest » du 14 octobre). Répétons-la : « Là où les hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l'homme sont violés. S'unir pour les respecter est un devoir. »

Selon l'Insee, quelque 8 millions de personnes vivaient sous le seuil de pauvreté (908 euros) en 2007, dont 2,4 millions de moins de 18 ans. Dans le Libournais, Bernard Lion, directeur du Lien, confirme que la situation est dramatique. Cent soixante-dix personnes ont été hébergées dans ses locaux cette année. Mais d'autres « accidentés de la vie » n'osent pas révéler la précarité quotidienne de leur existence.

Trois ans dans la rue

S'il y a un message à retenir de cette journée, c'est celui-là : la misère ne doit pas devenir une fatalité. « On ne pourra sans doute pas l'éradiquer mais, au moins, lutter pour y parvenir. Collectivement, on doit pouvoir trouver de solutions », insistait Bernard Lion.

Témoigner en est une. Telle était la volonté du Collectif et de Thérèse Lacaze, responsable d'ATD Quart-monde à Libourne.

Ainsi, Michel s'est glissé dans la petite foule rassemblée devant la stèle, petits pas par petits pas, les deux mains accrochées à son déambulateur comme un naufragé à la planche de bois qui flotte. Michel est SDF (sans domicile fixe). Il a vécu pendant trois ans dans la rue. Il a connu le froid, la faim. Il lui est arrivé de ne pas manger pendant quatre ou cinq jours et de se voir refuser un bout de pain par un boulanger. Michel parle dans un murmure, sans colère, de sa vie misérable. « C'est comme ça ! », dit-il. Le Lien et le CCAS (Centre communal d'action sociale) lui ont trouvé un hébergement. « Le plus difficile, expliquait Bernard Lion, c'est d'arriver à construire un projet de vie avec ces personnes qui vivent depuis longtemps dans la rue et ont perdu tous leurs repères sociaux et communautaires. »

Une rencontre décisive

Refuser la misère est un combat de chaque instant pour ces hommes et ces femmes. François Hervé (ATD Quart-monde), viticulteur retraité, âgé de 74 ans, demeure à Villegouge. Il est ce qu'il appelle un « allié » dans l'association. Il y a les militants, les volontaires et les alliés. Voilà vingt ans, il a rejoint ATD Quart-monde, mais son engagement remonte encore plus loin dans le temps. Avec la rencontre d'un clochard qui venait vendanger sa propriété. « Moi, viticulteur bourgeois, il m'a humanisé, raconte-t-il. Il a changé mon regard sur la société. Les pauvres incarnent une richesse que je ne soupçonnais pas. La résistance, le pardon, l'espérance... » D'une voix douce, François Hervé parle de « révélation » et avoue croire en l'homme, malgré tout. « L'homme est un remède pour l'homme. C'est cet espoir qui me guide. Oui, il y a toujours la misère mais quelque chose a changé. Ce rassemblement aujourd'hui (NDLR : samedi) devant la stèle n'aurait pas été possible il y a quelques années. Je crois que personne n'est insensible à la misère ». Comme le dit cette femme de 40 ans : « Les misérables sont les fantômes de la société ».

(1) Le Collectif du refus de la misère se compose de 15 associations : Acat, Alliance, Amis du monde diplomatique, Amnesty international, ATD Quart-monde, Attac en Libournais, CCFD, Croix-Rouge française, Entraide protestante, Groupement d'entraide mutuelle (GEM), Ligue des droits de l'homme (LDH), Secours catholique, Secours populaire français, Saint-Vincent-de-Paul.

La 23e édition de la Journée mondiale du refus de la misère, samedi, fut également l'occasion d'inaugurer la rue Geneviève-Anthonioz-de-Gaulle, en présence notamment du maire, Gilbert Mitterrand, et du député, Jean-Paul Garraud. L'idée en avait été lancée par Christophe-Luc Robin, il y a sept ans, en Conseil municipal, juste après le décès de cette remarquable résistante que fut la nièce du général de Gaulle.

Dominique Lemoine, adjointe déléguée au patrimoine, qui préside la commission municipale de dénomination des voies, cita d'ailleurs l'élu de l'opposition, auteur d'un dictionnaire des rues de Libourne : « Derrière les plaques de rue, est inscrite en filigrane l'histoire des communautés. »

Tant par son engagement dans la Résistance que par son action comme présidente d'ATD Quart-monde, Geneviève Anthonioz de Gaulle méritait cet hommage ce jour-là.

Des membres du Collectif libournais du refus de la misère ont lu plusieurs témoignages émouvants, recueillis auprès de personnes vivant dans la précarité. En voici des extraits.

Lu par le Secours Catholique « En septembre 2008, j'ai trouvé un travail à 668 euros dans le nettoyage. Avant, je travaillais dans des emplois précaires. J'avais des dettes et j'étais menacé d'expulsion pour des loyers impayés. Une assistance sociale m'a aidé financièrement et m'a donné de la nourriture. J'ai fait une demande de curatelle pour ne pas perdre mon loyer et recevoir ma fille. Le Secours catholique m'a payé un loyer et m'a donné des bons alimentaires. Ma situation s'est améliorée. J'ai obtenu un CDI. Mais je reviens toujours au Secours catholique, car j'ai besoin de leur écoute [...]. »

Lu par le Groupement d'entraide mutuelle « Suite à des problèmes de santé, je me suis retrouvée avec une pension d'invalidité. Ma santé et mes ressources financières m'ont mise en marge de la société, malgré mes efforts. Le GEM m'a permis de retrouver le goût de vivre, confiance en moi et de réaliser des projets. » Paroles de la rue « La misère, c'est le fait de se sentir seul et isolé. » « Les misérables sont ceux qui ont perdu leur liberté. » « Tous ceux qui sont oubliés ou ignorés sont des misérables. » « La misère : perdre sa voix et l'envie de penser. » « La misère, c'est se sentir étranger dans son propre pays. »

Auteur : ALAIN MONTaNGUON



Source :
http://www.sudouest.com/gironde/actualite/libournais/article/743370/mil/525…

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MessagePosté le: Mar 3 Nov 2009 - 01:52    Sujet du message: La famine et la pauvreté dans le monde .. Répondre en citant

« Répondre #69 le: 26 Octobre 2009 à 22:26: »
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« Les misérables sont les fantômes de la société »
Hommage à une résistante


Mardi 20 Octobre 2009


TÉMOIGNAGES, SOLIDARITÉ.
À l'occasion de la Journée du refus de la misère, samedi,
le Collectif libournais a lu plusieurs témoignages de personnes
vivant la précarité au quotidien
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«La misère, c'est l'injustice personnifiée. » Voilà l'une des réflexions recueillies dans les rues de Libourne. Elle fut prononcée par un homme de 67 ans et lue, samedi, par Francine, adhérente des Amis du monde diplomatique, l'une des associations libournaises du Collectif du refus de la misère (1), à l'occasion de la Journée nationale de la misère, célébrée ce 17 octobre. Vingt-trois ans après l'appel lancé depuis le Trocadéro par le père Joseph Wresinski, fondateur du mouvement ATD Quart-monde, dont la parole est inscrite dans la pierre de la stèle du refus de la misère, sur les allées Robert-Boulin (« Sud Ouest » du 14 octobre). Répétons-la : « Là où les hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l'homme sont violés. S'unir pour les respecter est un devoir. »

Selon l'Insee, quelque 8 millions de personnes vivaient sous le seuil de pauvreté (908 euros) en 2007, dont 2,4 millions de moins de 18 ans. Dans le Libournais, Bernard Lion, directeur du Lien, confirme que la situation est dramatique. Cent soixante-dix personnes ont été hébergées dans ses locaux cette année. Mais d'autres « accidentés de la vie » n'osent pas révéler la précarité quotidienne de leur existence.

Trois ans dans la rue

S'il y a un message à retenir de cette journée, c'est celui-là : la misère ne doit pas devenir une fatalité. « On ne pourra sans doute pas l'éradiquer mais, au moins, lutter pour y parvenir. Collectivement, on doit pouvoir trouver de solutions », insistait Bernard Lion.

Témoigner en est une. Telle était la volonté du Collectif et de Thérèse Lacaze, responsable d'ATD Quart-monde à Libourne.

Ainsi, Michel s'est glissé dans la petite foule rassemblée devant la stèle, petits pas par petits pas, les deux mains accrochées à son déambulateur comme un naufragé à la planche de bois qui flotte. Michel est SDF (sans domicile fixe). Il a vécu pendant trois ans dans la rue. Il a connu le froid, la faim. Il lui est arrivé de ne pas manger pendant quatre ou cinq jours et de se voir refuser un bout de pain par un boulanger. Michel parle dans un murmure, sans colère, de sa vie misérable. « C'est comme ça ! », dit-il. Le Lien et le CCAS (Centre communal d'action sociale) lui ont trouvé un hébergement. « Le plus difficile, expliquait Bernard Lion, c'est d'arriver à construire un projet de vie avec ces personnes qui vivent depuis longtemps dans la rue et ont perdu tous leurs repères sociaux et communautaires. »

Une rencontre décisive

Refuser la misère est un combat de chaque instant pour ces hommes et ces femmes. François Hervé (ATD Quart-monde), viticulteur retraité, âgé de 74 ans, demeure à Villegouge. Il est ce qu'il appelle un « allié » dans l'association. Il y a les militants, les volontaires et les alliés. Voilà vingt ans, il a rejoint ATD Quart-monde, mais son engagement remonte encore plus loin dans le temps. Avec la rencontre d'un clochard qui venait vendanger sa propriété. « Moi, viticulteur bourgeois, il m'a humanisé, raconte-t-il. Il a changé mon regard sur la société. Les pauvres incarnent une richesse que je ne soupçonnais pas. La résistance, le pardon, l'espérance... » D'une voix douce, François Hervé parle de « révélation » et avoue croire en l'homme, malgré tout. « L'homme est un remède pour l'homme. C'est cet espoir qui me guide. Oui, il y a toujours la misère mais quelque chose a changé. Ce rassemblement aujourd'hui (NDLR : samedi) devant la stèle n'aurait pas été possible il y a quelques années. Je crois que personne n'est insensible à la misère ». Comme le dit cette femme de 40 ans : « Les misérables sont les fantômes de la société ».

(1) Le Collectif du refus de la misère se compose de 15 associations : Acat, Alliance, Amis du monde diplomatique, Amnesty international, ATD Quart-monde, Attac en Libournais, CCFD, Croix-Rouge française, Entraide protestante, Groupement d'entraide mutuelle (GEM), Ligue des droits de l'homme (LDH), Secours catholique, Secours populaire français, Saint-Vincent-de-Paul.

La 23e édition de la Journée mondiale du refus de la misère, samedi, fut également l'occasion d'inaugurer la rue Geneviève-Anthonioz-de-Gaulle, en présence notamment du maire, Gilbert Mitterrand, et du député, Jean-Paul Garraud. L'idée en avait été lancée par Christophe-Luc Robin, il y a sept ans, en Conseil municipal, juste après le décès de cette remarquable résistante que fut la nièce du général de Gaulle.

Dominique Lemoine, adjointe déléguée au patrimoine, qui préside la commission municipale de dénomination des voies, cita d'ailleurs l'élu de l'opposition, auteur d'un dictionnaire des rues de Libourne : « Derrière les plaques de rue, est inscrite en filigrane l'histoire des communautés. »

Tant par son engagement dans la Résistance que par son action comme présidente d'ATD Quart-monde, Geneviève Anthonioz de Gaulle méritait cet hommage ce jour-là.

Des membres du Collectif libournais du refus de la misère ont lu plusieurs témoignages émouvants, recueillis auprès de personnes vivant dans la précarité. En voici des extraits.

Lu par le Secours Catholique « En septembre 2008, j'ai trouvé un travail à 668 euros dans le nettoyage. Avant, je travaillais dans des emplois précaires. J'avais des dettes et j'étais menacé d'expulsion pour des loyers impayés. Une assistance sociale m'a aidé financièrement et m'a donné de la nourriture. J'ai fait une demande de curatelle pour ne pas perdre mon loyer et recevoir ma fille. Le Secours catholique m'a payé un loyer et m'a donné des bons alimentaires. Ma situation s'est améliorée. J'ai obtenu un CDI. Mais je reviens toujours au Secours catholique, car j'ai besoin de leur écoute [...]. »

Lu par le Groupement d'entraide mutuelle « Suite à des problèmes de santé, je me suis retrouvée avec une pension d'invalidité. Ma santé et mes ressources financières m'ont mise en marge de la société, malgré mes efforts. Le GEM m'a permis de retrouver le goût de vivre, confiance en moi et de réaliser des projets. » Paroles de la rue « La misère, c'est le fait de se sentir seul et isolé. » « Les misérables sont ceux qui ont perdu leur liberté. » « Tous ceux qui sont oubliés ou ignorés sont des misérables. » « La misère : perdre sa voix et l'envie de penser. » « La misère, c'est se sentir étranger dans son propre pays. »

Auteur : ALAIN MONTaNGUON



Source :
http://www.sudouest.com/gironde/actualite/libournais/article/743370/mil/525…

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MessagePosté le: Mer 11 Nov 2009 - 23:10    Sujet du message: La famine et la pauvreté dans le monde .. Répondre en citant



« Les misérables sont
les fantômes de la société »

Hommage à une résistante


Publié le 02/11/2009


Jean Ziegler, .
membre du comité consultatif des droits de l’Homme
auprès des Nations unies, accuse les pays riches
d’organiser la famine en Afrique, puis de criminaliser
l’émigration de la faim vers l’Europe.n
.




Vous avez démontré dans vos deux ouvrages majeurs * que les migrants de la faim sont produits directement par l’Europe et les pays riches, qui organisent la misère en Afrique. Pourquoi ?

Jean ZIEGLER : «Deux mécanismes opèrent conjointement : tout d’abord, le dumping agricole comme je l’explique dans le chapitre de mon livre sur Sarkozy en Afrique. Ainsi l’an dernier, les pays industrialisés ont versé à leurs paysans des subventions à l’exportation et à la production, à hauteur de 349 milliards de dollars, ce qui veut dire que sur n’importe quel marché en Afrique, vous pouvez trouver des fruits, des légumes et du poulet français, grec ou espagnol, à la moitié ou au tiers du prix des productions locales équivalentes. Et vous avez, quelques kilomètres plus loin, un paysan wolof sénégalais et sa femme travaillant douze heures par jour, sous un soleil brûlant, qui n’a aucune chance d’arriver un jour au minimum vital ! Evidemment, je ne dis pas que ces subventions n’ont pas de sens en matière de politique européenne. Et il n’y a pas d’intention de détruire les paysans d’Afrique, mais c’est la conséquence inévitable de cette politique électoraliste en France ou ailleurs.
Deuxième élément du mécanisme : ces subventions créent la surproduction en Europe. Celle-ci est écoulée en Afrique et provoque des catastrophes sur les marchés locaux. En trente ans, le nombre des personnes sous-alimentées en Afrique subsaharienne est passé de 81 à 203 millions ! Enfin, la dette extérieure des 122 pays du Sud les plus pauvres, dont 39 en Afrique, équivaut à 2 100 milliards de dollars, ce qui ne leur laisse aucune marge de manœuvre pour investir !»
Vous êtes très sévère sur les moyens utilisés par l’Europe pour repousser les migrants, à l’image de l’agence Frontex, aux méthodes critiquées, qui lutte contre l’immigration clandestine et attend sur les côtes…
«Il y a une hypocrisie inimaginable à Bruxelles : les Etats européens organisent la faim dans le Sud et ils ont la structure paramilitaire Frontex pour refouler les migrants en mer, les réfugiés de la faim, avec un nombre de morts considérables chaque année en Méditerranée ! […] Je rappelle juste qu’un enfant meurt de la faim dans le monde toutes les cinq secondes ; toutes les quatre minutes, quelqu’un perd la vue à cause d’un apport insuffisant de vitamines. Un milliard d’êtres humains est en permanence sous-alimenté. C’est absurde et barbare, je le répète, quand on sait que l’agriculture mondiale telle qu’elle est aujourd’hui pourrait nourrir douze milliards d’hommes à 2 100 calories par jour, soit le double de ce que nous sommes !»
Eric Besson, lance ce matin le débat sur l’identité nationale après avoir démantelé la jungle de Calais, expulsé des Afghans. Comprenez-vous que l’immigration et son contrôle soient un tel sujet de débat ?
«Non. Un tel débat est absolument, totalement et complètement indigne d’un pays tel que la France. Nous ne parlons pas ici d’une immigration de plaisance, il s’agit de gens qui sont forcés de migrer à cause de la misère, de la guerre […] Il faut réfléchir un minimum d’où vient cette misère. Et elle vient en grande partie de la politique française menée dans ces pays ! La bonne réaction aurait été de chercher à casser les causes de cette immigration. Mais la stratégie à l’œuvre, là derrière, vise à maintenir l’exploitation de ces pays, au Niger, deuxième gisement d’uranium du monde, avec Areva (nucléaire), et au Gabon avec Total (pétrole). A des conditions scandaleuses : le Niger est ainsi le deuxième pays le plus pauvre du monde ! Tout cela est évidemment lié au soutien de régimes totalement corrompus dans le cadre d’un néocolonialisme très choquant. On peut faire référence à l’arrêt récent de l’enquête sur les biens mal acquis des souverains africains en France comme Bongo. […] Dans ce contexte, l’avenir est sombre quand on sait que les migrations climatiques dans les cinquante années à venir vont déplacer entre un et trois milliards d’êtres humains, chassés des zones côtières.»

Propos recueillis par Alain MORVAN. * L’Empire de la honte (Fayard) et La Haine de l’Occident (Albin-Michel
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MessagePosté le: Mer 30 Déc 2009 - 23:21    Sujet du message: Nations Unies : Objectif 1 Éliminer l’extrême pauvreté et la faim Répondre en citant

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Objectif 1
Éliminer l’extrême pauvreté et la faim


http://www.un.org/fr/millenniumgoals/pdf/goal1.pdf



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MessagePosté le: Mer 30 Déc 2009 - 23:29    Sujet du message: La famine et la pauvreté dans le monde .. Répondre en citant

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Pauvreté et mondialisation
20 novembre 2005 par Jean-Claude St-Louis






En lisant un article d’une économiste sur le sujet ci-haut mentionné, et paru dans le Journal de Montréal, en date du 16 novembre 2005, j’ai eu la réflexion suivante : « Mon Dieu ! si c’est ça la « pensée » des économistes, je vous en supplie : Sauvez-nous des économistes ! » Ainsi donc, selon cette dame, la mondialisation serait notre « Sauveur » ; une sorte de « main de Dieu » qui viendrait sauver le monde de la misère et de la pauvreté. Ce que cette femme ne dit pas, c’est que la mondialisation ne profite qu’aux riches. Pendant que 80 % de la population mondiale s’appauvrit de plus en plus, 20% de cette population s’enrichit honteusement. Ce sont les Puissances de l’argent qui contrôlent le monde et la mondialisation est le moyen le plus efficace pour accroître leurs richesses.

Que font les multinationales, les véritables maîtres du monde, avec la mondialisation ? Elles vont installer leurs pénates dans les pays les plus pauvres, afin de bénéficier d’une main d’oeuvre à bon marché et ne pas payer d’impôts. Évidemment qu’elles créent de l’emploi dans ces pays pauvres. En contrepartie, elles créent du chômage dans les pays industrialisés qui ont largement contribué à leur enrichissement , par des subventions, des prêts sans intérêt, etc. Croyez-vous que ces géants baissent leurs prix en s’installant dans les pays pauvres ? Aucunement ! Ils aident, il est vrai, les plus pauvres à sortir de la misère, en créant des emplois, mais croyez-vous que ces petites gens pourront se payer leurs produits avec les salaires de famine quelles reçoivent ? Il se produit actuellement un nivellement par le bas dans le monde. La classe moyenne des pays riches, s’appauvrit de plus en plus, en voyant ses revenus ne plus suivre l’augmentation du coût de la vie, tandis que les Puissants s’enrichissent en engrangeant des milliards.

Quand je vois des économistes de la trempe de cette dame, vanter les mérites de la mondialisation et tenter de nous faire prendre des vessies pour des lanternes, j’enrage littéralement ! Cette dame oublie une chose très importante : C’est le pouvoir d’achat des individus qui fait tourner la roue de l’économie. C’est ça le vrai moteur ! Les multinationales font leur argent en vendant leurs produits, c’est la base même de leur réussite. Lorsqu’une multinationale comme Nike, installe ses pénates dans un pays pauvre et qu’elle paie des salaires de misère, croyez-vous qu’elle vend ses souliers à cent dollars la paire, à ses petits salariés ? Certainement pas ! Elle les vend dans des pays riches où les gens ont les moyens de se les procurer.

Qu’arrive-t-il quand les multinationales s’installent dans des pays pauvres ? Elles augmentent considérablement leurs profits, c’est un fait indéniable. Elles créent un semblant de richesse dans ces pays pauvres, en créant des emplois sous-payés, c’est également un fait. Mais durant ce temps, le chômage augmente dans les pays dits « riches » ; les salaires diminuent car ils ne peuvent être concurrentiels et graduellement la classe moyenne rejoint la cohorte grandissante des chômeurs, assistés sociaux, miséreux, exclus, etc.

Quelle est l’avenir des multinationales assoiffées de profits ? Elles verront éventuellement leurs ventes diminuer, car il y aura de moins en moins de gens en mesure d’acheter leurs produits. Dans les premiers temps, elles réagiront, comme elles le font actuellement, en congédiant massivement. Pour combien de temps pourront-elles le faire ? En agissant comme elles le font et en s’installant dans les pays pauvres pour obtenir du « cheap labor » et ne pas payer d’impôts, les multinationales se « tirent » dans le pied. Elles ne pourront survivre, tout comme un système pyramidal ne peut survivre. La « tête » ne peut s’enrichir éternellement au détriment de la base.

Arrive un moment où les « poires » viennent à manquer, et ça les économistes de la trempe de cette dame, ne le réalisent pas !
Quelle pitié !

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MessagePosté le: Dim 3 Jan 2010 - 20:49    Sujet du message: Surpopulation : la vérité qui dérange Répondre en citant

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Faire des enfants tue






Surpopulation : la vérité qui dérange



« L’autre jour, dans un supermarché, un vieil homme bougon invectivait une jeune femme effrayée par ses propos : « Vous n’avez pas honte, Madame ? Avec des gens comme vous, nous serions déjà 25 milliards sur cette pauvre Terre ! ». Elle poussait un cadi chargé de victuailles, elle tirait un landau dans lequel braillaient des jumeaux, un garçonnet de 3 ou 4 ans s’accrochait à ses jupes et… elle était enceinte.

(…)

Nous feignons d’ignorer la finitude d’un Monde dans laquelle notre multitude puise allègrement et sans relâche. Nous n’avons nul besoin d’une descendance qui ne recevra en héritage que des lambeaux et des restes.

(…)

Il n’y a qu’une raison légitime de ne pas avoir d’enfant, c’est de ne pas surpeupler davantage la seule planète dont nous disposions. Si on aime les enfants, il ne faut pas en faire. »


Faire des enfants tue, tue la planète.

Homo sapiens est la pire espèce invasive.

Notre monde est passé de 250 millions à quasiment 6,7 milliards d’habitants depuis l’an 1 de l’ère chrétienne. En augmentant de 4 milliards, la population planétaire a triplé depuis 1950.

Stop, ou encore ?

Nous avons toutes les preuves que la planète ne pourra pas nourrir 9 milliards de terriens en 2050 ou 17 milliards en 2100. Nous feignons d’ignorer la finitude d’un monde dans laquelle notre multitude puise allègrement et sans relâche.

Il faut quelque chose de plus qu’un couple pour faire un enfant, il faut au moins une planète viable. Posséder une famille nombreuse n’est-il pas un délit environnemental, une grave atteinte à la planète et à l’avenir commun ?

Pour un ami de la Terre, toute abstinence à la procréation humaine, toute pénurie des naissances sont reçues comme de bonnes nouvelles.

Sans peur ni reproche du métissage, le renouvellement des générations des pays développés devra se faire par les immigrants.

Contrairement à toute logique, la décroissance démographique reste un problème épineux, un énorme tabou qui n’ose pas dire son nom, un scandale qui provoque tous les courroux ! Suggérer de modérer la démographie d’un monde en proie à la surpopulation semble relever de l’outrage, de l’infamie, tant le thème appartient à la langue de bois.

Si vous estimez que nous n’avons aucune responsabilité ni vis-à-vis des 11 millions d’enfants qui meurent chaque année avant d’atteindre leur cinquième anniversaire, ni à l’endroit des espèces végétales et animales qui disparaissent à la vitesse grand V, que notre reproduction n’est pas excessive ou en tout cas acquittée de telles accusations, alors oui, faites encore et encore des enfants. Mais faites vite !

Quelques générations vouées à seulement un enfant par femme, voire assurer un soutien financier aux couples qui n’enfanteraient pas, serait cependant le programme d’une politique courageuse et écoconsciente.

La survie de l’humanité dépend du possible, et non de l’impossible.

L’impossible, c’est une meilleure gestion et répartition des ressources. On a tout essayé depuis des lustres et même la morale égalitaire professée par les grands livres n’a pas donné les résultats escomptés.

Le possible pour cultiver les futurs, c’est d’encourager une mondialisation de la dénatalité.

Faire des enfants tue, tue la Planète.

Vivre moins nombreux pour que tout le monde puisse tout simplement vivre. Tout pacte écologique devrait sous-tendre l’idée d’un pacte antinatalis
te.

Michel Tarrier





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MessagePosté le: Mar 26 Jan 2010 - 14:05    Sujet du message: La famine et la pauvreté dans le monde .. Répondre en citant

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comment vivre mieux
en gaspillant moin



.Date: Mon, 25 Jan 2010 18:45:59
From: fjhgerard@yahoo.fr
Subject: [SOS-discussions]
simplicité volontaire
To: terresacree@googlegroups.com
A:damejane




Chers amis et citoyens du monde,
Je m'intéresse à vos discussions sur l'allocation universelle, la décroissance, comment vivre mieux en gaspillant moins etc... J'habite au Burkina Faso, le Pays des Hommes Intègres... (qui ne sont plus intègres hélas) un des pays les plus pauvres de la planète où je vis avec une retraite d'infirmière qui représente ici un super salaire, bien que les "expats" gagnent en moyenne 3 fois plus que moi ! (ah les 4X4 insolents !)
Ici tout se récupère, tout se bricole, tout se transforme : les sachets et les bouteilles en plastique, les vieux pneus, la ferraille, les tiges de mil, les bouses de vaches, les bidons d'huile et d'essence etc.
Les enfants jouent avec les chutes de bois du menuisier, les cerceaux sont des chambres à air, ils jouent surtout avec leur imagination débordante. Les petites filles sautent à l'école avec des bouts d'élastiques rapiécés 10 fois, les rustines constellent les pneus des vélos, et cependant partout la fierté et la joie de vivre éclatent, manières gracieuses et courtoisie sont la règle. Bien que les maisons en terre s'écroulent ( les gens hélas rêvent de béton et de tôle ) les boubous, malgré la chaleur impitoyable et la poussière rouge, sont propres, bien repassés, et si élégants !
Surtout, il y a des oasis de maraichage bio et d'artisanat, souvent l'oeuvre de coopératives de femmes courageuses et intelligentes. Je trouve très émouvante cette résistance à mains nues face aux monstres des multinationales qui veulent affamer l'Afrique et voler les terres et les stériliser après en avoir pillé les ressources. Voyez vous, tous les jours je pense que notre prospérité d'occidentaux s'est batie en partie sur le cadavre de l'Afrique : je ne savais pas que l'industrie de la traite négrière avait été aussi méthodique pendant des siècles, les chiffres sont effarants ! Tout ça parce que les blancs avaient des fusils...
Berceau de l'humanité, - parait-il - je crois que l'Afrique est aussi l'Avenir de l'humanité, si nous voulons reconstruire le lien social qui nous fait tellement défaut parce que nous l'avons sacrifié à notre goût illimité du confort matériel...Nous avons beaucoup à apprendre de l'Afrique, en espérant que les nouvelles générations ne chercheront pas à imiter l'Occident malgré les "télé novelas" qui inondent le continent...
Avec mes meilleurs voeux pour un monde solidaire,

Françoise G. de Ouagadougou
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Dernière édition par damejane le Dim 26 Fév 2012 - 03:16; édité 1 fois
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