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La famine et la pauvreté dans le monde ..
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damejane
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MessagePosté le: Dim 1 Fév 2009 - 16:22    Sujet du message: Sri Lanka : 300.000 civils souffrent de la famine Répondre en citant

« Répondre #46 le: 29 Janvier 2009 à 19:00: »




Sri Lanka : 300.000 civils
souffrent de la famine


De :  Terre sacrée
(vivant12@wanadoo.fr
Envoyé : jeu. 29/01/09 14:00
À :  damejane


« L’armée sri lankaise (SLA) a chargé l'ONU et les fonctionnaires du Programme alimentaire mondial de se tenir à l'écart de la «zone de sécurité», soumise à un barrage d’artillerie inhumain et continu", indiquent les derniers rapports du Directeur régional des services de santé (RDHS) de Kilinochchi et de Mullaiththeevu. 300000 Tamouls sont privés d'eau potable et sont confrontés à la famine. "Totalement abandonnés par la communauté internationale, les civils doivent faire face au destin seuls. Les habitants déclarent préférer mourir de faim plutôt que d’être rattrapé par l'armée de Colombo", affirme un personnel médical de l’hôpital d’Udaiyaarkaddu. 

"Ces gens expriment un attachement maternel à leur terre et leur liberté." 

"Si les instigateurs de la guerre de Colombo, l'Inde et en particulier les codonateurs, ne changent pas leur attitude, ces personnes souffriront de la famine et mourront. La situation est encore pire qu’au Congo et dans les autres pays de l'Afrique", dit-il. 

"Ils pensent que les gens vivront dans les mains de l’armée comme ils ont été forcés de le faire à Champoor et à Vaakarai, mais ils ne parviennent pas à saisir la réalité." 

Cette catastrophe humanitaire s'aggrave, d’autant plus que l'approvisionnement en eau potable a été sévèrement restreint. 
Pendant ce temps, de violents combats ont été signalés dans plusieurs régions sur le front Nord-est.
http://www.tamoulobs.com/the-news/310-sri-lanka--300000-civils-souffrent-de…


damejane

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MessagePosté le: Dim 1 Fév 2009 - 16:22    Sujet du message: Publicité

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damejane
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MessagePosté le: Ven 6 Fév 2009 - 17:08    Sujet du message: Le sommet de l'UA s'alarme des effets de la crise ..... Répondre en citant

« Répondre #47 le: 04 Février 2009 à 00:58: »

.

 



Le sommet de l'UA s'alarme des effets
de la crise économique en Afrique‏  
 
 
 
 
De :  Terre sacrée
Envoyé : mar. 03/02/09 16:07  
À :  DameJane  
 
 
 
 


  Le sommet de l'UA s'alarme des effets de la crise économique en Afrique.
 
ADDIS ABEBA (source vérifiée)  
    — Le sommet de l'Union africaine (UA) s'est alarmé, mardi au dernier jour de ses travaux, des répercussions - humaines, sociales, économiques
- de la crise économique mondiale sur le continent le plus pauvre de la planète. "Il est maintenant clair que l'économie mondiale subit une crise profonde. Chaque semaine, le pronostic pour l'économie mondiale est de pire en pire", a déclaré à l'ouverture de la séance le Premier ministre éthiopien, Meles Zenawi, dont le pays - parmi les plus déshérités de la Terre - est l'un des principaux bénéficiaires de l'aide internationale au développement. Dans ce climat de crise, nombre de pays du continent redoutent une baisse de l'aide internationale à l'Afrique, vitale pour certains projets de développement.

Dès avant le début du sommet dimanche, dont le thème officiel est le développement des infrastructures du continent, le président de la Commission de l'UA, Jean Ping, avait déjà insisté sur la gravité pour les Africains d'une crise "orientant davantage l'agenda de la communauté internationale vers le sauvetage et le renflouement des institutions bancaires et financières, que sur le financement du développement".

"Au même moment, les économies et les populations africaines s'apprêtent à subir de plein fouet les conséquences de ces crises dont elles ne sont nullement responsables", avait-il souligné à Addis Abeba qui accueille le sommet de l'UA. Si l'Afrique a conservé en 2008 une croissance globale robuste de 5,4% en 2008, elle est néanmoins en baisse de 1,5 point par rapport à l'année précédente et 2009 ne s'annonce pas sous les meilleurs auspices, selon la Banque mondiale (BM). "

La crise financière, qui est devenue une crise économique, devient maintenant une crise de l'emploi et dans les mois à venir, elle deviendra, pour certains, une crise humaine", a sombrement prédit le président de la BM, Robert Zoellick, devant le sommet.

"Beaucoup d'entre vous ont déjà vu les signes du danger - en premier lieu, pauvreté, famine et malnutrition - l'année dernière du fait de la hausse des prix du pétrole et des produits alimentaires", a-t-il rappelé aux chefs d'Etat et de gouvernement africains réunis à Addis Abeba.Passant le relais au dirigeant libyen Mouammar Kadhafi élu lundi à la présidence de l'UA pour un an, le chef de l'Etat tanzanien, Jakaya Kikwete, avait appelé ses pairs à prendre la mesure de ces défis et à se consacrer davantage au développement du continent.

"Nous consacrons beaucoup trop de temps à régler les conflits ou les partages de pouvoir entre nos politiciens. Il faut que nous redéfinissions nos priorités pour nous consacrer au développement de nos économies (...) pour nous libérer de la honte qui est la nôtre d'être le continent le plus pauvre du monde", avait-il déclaré.

Une bonne partie de l'attention des chefs d'Etat a été mobilisée depuis l'ouverture du sommet par les crises et conflits du continent (Somalie, Darfour, RD Congo, Zimbabwe, récents coups d'Etat en Mauritanie et en Guinée) et par une journée de discussions sur le "gouvernement de l'Union" cher à M. Kadhafi.
Les débats sur cette question institutionnelle se sont achevés sans grande avancée: les dirigeants ont simplement convenu de changer la dénomination de la Commission, organe exécutif de l'UA, en l'appelant "autorité africaine".

lien source => http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gN4OxHW2o8bmD3CVAbQF5a78…
 

 


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MessagePosté le: Lun 16 Fév 2009 - 17:36    Sujet du message: La famine et la pauvreté dans le monde .. Répondre en citant

« Répondre #48 le: 09 Février 2009 à 14:29:




La crise alimentaire va s’aggraver‏



Terre sacrée
(vivant12@wanadoo.fr)
Envoyé : lun. 09/02/09 01:19
À : damejane






Société.
La crise alimentaire va s’aggraver.
Les prix agricoles mondiaux sont redescendus,
mais ils restent très élevés.
Et le ralentissement économique pèse sur la situation
des populations pauvres
.


Oxfam - 26 janvier 2009


Alors que s’ouvre aujourd’hui à Madrid la conférence de haut niveau sur « La sécurité alimentaire pour tous », Oxfam International publie un nouveau rapport sur la crise alimentaire et rappelle qu’à l’heure actuelle, la majorité des personnes souffrant de la faim dans le monde ne reçoivent toujours aucune assistance.


Ce rapport, intitulé « Un milliard de personnes ont faim », souligne que malgré la baisse des prix alimentaires ces derniers mois, ils ne sont pas redescendus à leur niveau d’origine, privant des millions de personnes supplémentaires d’une alimentation suffisante. La population souffrant de la faim ne cesse de s’accroître, touchant aujourd’hui un milliard de personnes, soit près d’une personne sur six dans le monde.


A cela s’ajoutent la récession économique mondiale qui limite un peu plus la capacité des pays pauvres à faire face à la crise alimentaire et l’augmentation des risques liés au changement climatique, qui accroît la fréquence et l’intensité des inondations, des sécheresses et des cyclones tropicaux. Les prix des produits alimentaires sont susceptibles de s’envoler à tout moment.


"La crise alimentaire est plus que jamais d’actualité. L’instabilité des marchés pétroliers et l’augmentation des risques liés au changement climatique accentuent la volatilité des prix alimentaires. Alors que les hausses brutales des prix privent les consommateurs pauvres de l’accès à la nourriture, leur chute soudaine détruit les moyens de subsistance des agriculteurs. A cela s’ajoute la récession économique mondiale, qui détruit des emplois, diminue les recettes publiques et réduit la capacité des pays du Sud à mettre en place des mécanismes de protection sociale pour les populations les plus vulnérables. Un cercle vicieux qui nécessite plus que jamais une action coordonnée de la communauté internationale " explique Jean- Denis Crola d’Oxfam France - Agir ici.


Face à cette situation, le soutien de la communauté internationale est insuffisant pour permettre aux gouvernements des pays touchés par la crise alimentaire d’assumer leurs responsabilités vis-à-vis des familles confrontées à la faim et à la pauvreté. Les agences d’aide privilégient trop souvent la fourniture d’aide alimentaire, en provenance majoritairement des pays riches, aux solutions locales ou régionales, plus appropriées.



Le rapport « Un milliard de personnes ont faim » fait des recommandations fortes pour accroître la protection sociale des populations les plus vulnérables, comme un soutien aux programmes de travaux publics, à l’assurance d’un salaire minimum, à des transferts financiers ciblés ou à la mise en place de mécanismes d’atténuation des risques des catastrophes naturelles. Pour être efficaces, ces solutions nécessitent un financement prévisible et durable des bailleurs de fonds, ce qui, aujourd’hui, n’est toujours pas le cas.



"Face à la crise alimentaire qui perdure, les gouvernements et les agences d’aide doivent agir immédiatement et prendre des mesures financières concrètes et coordonnées pour apporter une aide d’urgence, mais surtout un soutien à long terme aux populations en situation de pauvreté chronique", affirme Jean-Denis Crola.


Le rapport appelle également à un partenariat mondial renouvelé, notamment pour améliorer l’efficacité des mécanismes existant et la cohérence des politiques énergétiques, commerciales, agricoles des pays riches pour préserver l’agriculture et la sécurité alimentaire mondiale.


http://reporterre.net/spip.php?article159



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MessagePosté le: Mar 17 Fév 2009 - 00:11    Sujet du message: La famine et la pauvreté dans le monde .. Répondre en citant

« Répondre #49 le: 16 février à 23:09 »



Les pays pauvres
à vendre ?




De : Terre sacrée
(vivant12@wanadoo.fr)
Envoyé : mer. 11/02/09 22:49
À : damejane


Actualités de l'humanitaire et de la solidarité internationale
Publié le 10/02/2009




Partez à la conquête de nouveaux territoires..
Achetez des régions entières, engrangez les récoltes. Et surtout soyez le plus rapide !
Un nouveau jeu de stratégie ?
Non, une réalité
!

Depuis quelques mois, la course pour le contrôle des terres agricoles en Asie, en Afrique, est lancée. Des pays industrialisés essaient de s'approprier le maximum de terres d'Etats désargentés. Un phénomène inquiétant. Beaucoup de pays émergents n'ont en effet, pas assez de terres fertiles pour produire la nourriture qu'ils consomment.

Ainsi, les pays du Golfe, la Chine ou la Corée du Sud, importent une grande partie de leur alimentation. Avec l'explosion du prix des denrées alimentaires, ces pays veulent se lancer dans l'agriculture. Pour nourrir leur population. Mais aussi pour investir dans un secteur stratégique.



Entre les menaces de crise alimentaire et les très rentables agrocarburants, l'agriculture apparaît comme un placement d'avenir. Et les pays qui ont de l'argent mais pas assez de terres veulent à tout prix se positionner sur ce créneau prometteur.


Leur solution : acheter ou louer des régions entières dans des pays très pauvres. Y compris lorsque ceux-ci peinent déjà à subvenir aux besoins de leur propre population. Ainsi, le Cambodge, qui ne nourrit sa population que grâce à une aide alimentaire d'urgence, est courtisé par plusieurs Etats du Golfe.. Il envisage de leur confier prochainement l'exploitation de plusieurs milliers d'hectares de son territoire.


L' Ethiopie, au bord de la famine, pourrait suivre le même chemin. A Madagascar, la société coréenne Daewoo aurait récemment décroché un contrat lui permettant d'exploiter la moitié des terres arables du pays pour 99 ans sans contrepartie financière directe. En échange, Daewoo s'engagerait simplement à financer la mise en valeur des terres : la création de routes, de systèmes d'irrigation...

Ces investissements bénéficieront-ils à la population locale ? Rien ne le garantit. Les effets risquent d'être assez limités, la production étant destinée à l'exportation. Inutile de dire que pour beaucoup de malgaches, le compte n'y est pas. Dans un pays où la moitié des enfants de moins de 3 ans souffre de malnutrition, ces accords pourraient bien expliquer en partie les récentes émeutes qui ont agité la capitale et fait des dizaines de morts.


Alors que partout sur le globe des Etats mettent leurs terres en viager, le Président de la FAO craint
« l'émergence d'un pacte néocolonial pour la fourniture de matières premières,
sans valeur ajoutée pour les pays producteurs ».

Source : http://www.portail-humanitaire.org/news/actu/2009-02-10-Les-pays-pauvres-a-…


Nota de damejane : c'est devenu un phénomène planétaire le problème de nourriture, ce qui poussera des peuples à vivre encore plus dans le désespoir, un honte pour le reste de l'humanité qui continue à spéculer et à s'engraisser sur les pauvres ! La famine obligera les gouvernants à modifier de façon radicale leurs comportements de dirigeant ainsi qu'à mettre de l'ordre dans leur propre pays s'il veulent que leur peuples survivent. Les nations du monde seront obligées de partager de façon équitable, car elles ne seront plus en position de force face à une épidémie radicale de la famine ainsi que l'épuisement des matières premières..


Bien à vous : damejane.

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MessagePosté le: Mar 17 Fév 2009 - 14:30    Sujet du message: La famine et la pauvreté dans le monde .. Répondre en citant

« Répondre #50 le: 17 février 2009à 13:28 »




"SEMENCES IRRADIEES ET
IRRADIATION DES ALIMENTS"



De : Terre sacrée
(vivant12@wanadoo.fr)
Envoyé : mer. 11/02/09 22:49
À : damejane57






L’irradiation des aliments vient s’ajouter à une longue liste de technologies destinées à la conservation des aliments : appertisation (stérilisation par la chaleur dans des contenants hermétiques), congélation, surgélation, pasteurisation et traitement UHT…. Ici, un rayonnement ionisant inférieur à 10 kGray (dose absorbée moyenne) est projeté sur les aliments afin d’éradiquer germes, champignons, œufs d’insectes et parasites.


Néanmoins, cette dose ne permet pas d’éliminer toutes les bactéries, ni les toxines, ni les virus, ni le prion. Les aliments n’en sortent pas radioactifs, mais de nouvelles molécules éventuellement génotoxiques, cytotoxiques et cancérigènes sont générées. De plus, la toxicité de ces produits de radiolyse n’a été que très peu étudiée, au mépris du principe de précaution.


Prolonger artificiellement la durée de conservation des denrées... Les produits principalement concernés en France sont les épices, les plantes aromatiques, les oignons, les aux, les légumes et fruits secs, germes de céréales, gomme arabique, farine de riz, volaille, cuisses de grenouilles congelées, sang séché et plasma, crevettes, caséïne, caséïnates, ovalbumine…


La finalité de cette technologie est en fait de prolonger artificiellement la durée de conservation des denrées en vue de leur exportation des pays du Sud vers les pays occidentaux, gros consommateurs. Cette politique agro-industrielle, marquée par l’hygiénisme nord américain, entérine de fait le commerce d’une alimentation mondialisée et de plus en plus aseptisée.

Mais les partisans des technologies de l’atome vont encore plus loin dans leur volonté de contrôler la nature et l’évolution... Pour répondre à la crise alimentaire, l’Agence internationale pour l’énergie atomique (AIEA), en collaboration avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) propose de modifier le patrimoine génétique des cultures de produits alimentaires par la technique dite de « mutation incitée par irradiation ».


Défendant ardemment depuis 50 ans les « bienfaits » de l’atome, l’AIEA s’est employée à bombarder des semences de riz, de blé…, par des radiations ou des toxiques chimiques, pour développer des variétés qui seraient plus résistantes aux aléas climatiques. Affirmant que cette technique est « propre et saine » (AIEA, agence Reuters, Vienne 02/12/2008) car les semences ne sont pas radioactives, et qu’en comparaison avec la technique de la transgénèse (les Organismes Génétiquement Modifiés), elles ne reçoivent pas de gène étranger, ces chercheurs modifient en fait de manière irréversible et totalement aléatoire le génome de l’espèce irradiée.


Une telle variété irradiée de plante est donc, exactement comme un Organisme génétiquement modifié, une chimère génétique, dont les conséquences éventuelles sur la santé humaine (allergies, cancerogénèse, mutations du génome humain…) sont totalement inconnues.

Les mutations existent dans la nature : soumises à un stress climatique par exemple, les plantes adaptent leur génome, mutent ou expriment d’autres gènes qui étaient en sommeil. Des mutations sont provoquées au petit bonheur la chance... Dans le cas de l’irradiation, ces mutations sont provoquées au petit bonheur la chance, sur un intervalle de temps infiniment plus court, comme pour les OGM.


Affirmer que « cette mutation induite ne fait qu’accélérer le processus naturel de modifications spontanées qui surviennent dans les plantes » (AIEA, agence Reuters, Vienne 02/12/2008) fait totalement abstraction du fait que nous savons dans la réalité que peu de choses sur ce processus naturel.

En effet, pour prendre l’exemple du génome humain, seuls 2 % de notre patrimoine génétique sont codants pour la synthèse des protéines, alors que nous ne connaissons pas à ce jour le rôle des 98 autres %, constitués de séquences répétitives.

La connaissance du génome n’en est qu’à ses balbutiements. Autant dire que nous jouons, une fois de plus, aux apprentis sorciers. La FAO, associée à ce projet avec l’AIEA depuis la création de leur Division mixte en 1964, indique que son but est désintéressé et ne vise qu’à développer un commerce plus équitable, afin de venir en aide aux paysans les plus démunis pour leur permettre de vivre décemment (Agence Reuters : « La science nucléaire au service de la sécurité alimentaire : l’AIEA dit que les semences irradiées pourraient atténuer les effets de la crise alimentaire », Vienne, 2 décembre 2008).


Mais, en réalité, le droit de tous à la terre, à une alimentation suffisante et à la santé, ne passera-t-il pas plus simplement par un partage équitable des ressources et des richesses ?

Auteur :Thierry FOLLIARD Naturopathe et ingénieur énergie-environnement Co-animateur au Collectif Français contre l’Irradiation des Aliments.

Administrateur de Consom'Solidaire (Paris 13e), qui est membre du C.A. d'Action Consommation Source :
Article publié par la revue Biocontact n°188, février 2009Pas de lien web, désolé!




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MessagePosté le: Mar 24 Fév 2009 - 16:16    Sujet du message: La famine et la pauvreté dans le monde .. Répondre en citant

« Répondre #51 le: 21 Février 2009 à 23:37: »


Pour nourrir l'humanité,
il suffirait de moins gaspiller




De :  Terre sacrée
(vivant12@wanadoo.fr
Envoyé : mer. 18/02/09 17:23
À :  damejane57


Pour nourrir l'humanité, il suffirait de moins gaspiller

Chaque jour, la planète se peuple de 200 000 nouvelles bouches à nourrir. D'ici à 2050, la population mondiale devrait atteindre 9,2 milliards d'individus contre 6,7 milliards aujourd'hui. La réponse la plus courante à ce défi est de dire qu'il faudra augmenter la production alimentaire mondiale de 50 % d'ici là.

Peter Gleick :
"Utiliser plus intelligemment chaque goutte d'eau"
 

Ce n'est pas celle que retient le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) dans son rapport consacré à la crise alimentaire, publié mardi 17 février à l'occasion de sa réunion annuelle à Nairobi. Pour sortir du piège de besoins alimentaires croissants, l'organisation privilégie le recyclage des millions de tonnes d'aliments aujourd'hui perdus ou gaspillés, et affirme qu'une meilleure efficacité de la chaîne de production alimentaire permettrait à elle seule de nourrir le surcroît de population attendu à l'horizon 2050. "Cette voie a jusqu'à présent été très peu explorée alors qu'elle aurait de plus l'avantage de réduire la pression sur les terres fertiles et de limiter la déforestation", déplore le PNUE.

CONCURRENCE POUR LES TERRES


Le rapport cite en rafale des exemples qui, s'ils ne sont pas tous nouveaux, illustrent bien la faiblesse de beaucoup d'agricultures de pays du Sud, exposées aux pestes végétales, aux médiocres moyens de stockage, au manque de transport... mais aussi le gaspillage de nos sociétés d'abondance. Au Royaume-Uni, un tiers de la nourriture achetée n'est pas consommé et, aux Etats-Unis, les pertes observées au niveau des différents systèmes de distribution sont estimées à environ 100 milliards de dollars par an. A titre de comparaison, les besoins du Programme alimentaire mondial, qui vient au secours des populations souffrant de la faim, se sont élevés à 3,5 milliards de dollars (2,77 milliards d'euros) en 2008.

Au total, près de la moitié de la production alimentaire mondiale est aujourd'hui perdue, mise de côté parce qu'elle ne correspond pas à des normes de marchés ou gaspillée lors de la consommation. Le PNUE relève ainsi que 30 millions de tonnes de poisson sont rejetées à la mer chaque année. Des volumes qui suffiraient, selon l'organisation, à assurer la moitié des besoins supplémentaires de pêche d'ici à 2050 pour maintenir le niveau de consommation de poisson par habitant au niveau actuel.

Le PNUE plaide par ailleurs pour que la valorisation de ces "déchets" serve à nourrir le bétail, afin qu'une part croissante de la production mondiale de céréales ne finisse pas dans l'alimentation animale. Un tiers des céréales y est aujourd'hui destiné, 50 % le seront d'ici à 2050 si les tendances se poursuivent. Cela pourrait avoir des conséquences graves sur l'approvisionnement des populations dont, rappelle l'organisation, l'apport calorique journalier dépend en moyenne pour moitié des céréales.

Mais le rapport ne s'arrête pas là. Il suggère aussi que le recyclage des déchets soit orienté vers la production d'agrocarburants afin de limiter, là encore, la concurrence pour l'exploitation des terres à l'origine de la flambée des prix et de la crise alimentaire.



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MessagePosté le: Mar 24 Fév 2009 - 16:16    Sujet du message: La famine et la pauvreté dans le monde .. Répondre en citant

« Répondre #52 le: 22 Février 2009 à 01:14: »



Salut à tous!
Cit.: "D'ici à 2050, la population mondiale devrait atteindre 9,2 milliards d'individus, contre 6,7 milliards aujourd'hui." (...)
Ce type de prévision semble née de la croyance que les choses peuvent aller comme elles vont actuellement pendant encore 40 ans sans surprise, sans réaction du vivant via les canaux du grand inconscient collectif et autres expressions encore inimaginables au plus grand nombre, qu'un tel déséquilibre peut encore perdurer tout ce temps. Personnellement, j'en doute grandement.
Il y a 40 ans nous n'avions pas prévu tant de facteurs conditionnant ce que nous vivons aujourd'hui...
La place du Net dans nos quotidiens, la dérive des multinationales, de la technologie, et plus profondément, le pas évolutif du monde dévique, la présence et le rôle d'initiés de haut grade en incarnation...
Je trouve l'indignation juste et ne la critique nullement, je l'expérimente également. Jusqu'à m'en sentir si fragile bien des fois. Puisse l'appel des vivants sincères et aimants :  être entendu!
Fraternellement,
Lanou


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MessagePosté le: Mar 24 Fév 2009 - 16:18    Sujet du message: La famine et la pauvreté dans le monde .. Répondre en citant

« Répondre #53 le: 24-02-2009 à 13:10 »




Bonjour à tous,


C'est un petit coup de coeur qui m'a poussé à vous parler de ce qui suit:
Pour faire suite l'article précédant,
c'est par une info partagée par Anagogicus sur Anthakarana,
qui a donné l'envie de vous en parler.
Il s'agit du site et projet :

AU PETIT COLIBRI
http://aupetitcolibri.free.fr/EcolieuAUPETITCOLIBRI.html

AUPETITCOLIBRI est un projet qui est une petite merveille pour l'avenir et,
pour ceux qui ne ne sont pas encore allés voir le site indiqué par le lien,
ils verrons une petite vidéo présentant le projet qui est remarquable par sa synthèse.

Ce projet mérite d'être connu et défendu, et d'être diffusé..




Lien de la vidéo,(à regarder et à écouter),
c'est riche d'enseignements, assurément !


http://aupetitcolibri.free.fr/NOUS_AIDER/Film1_Defense_Colibri.html





Nota: si le choix a été fait de placer ce sujet dans ce topic,
c'est pour démontrer que des solutions peuvent exister, encore faut il avoir
l'esprit ouvert et le coeur de la bonne volonté à servir !




Votre dévouée : damejane.

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MessagePosté le: Sam 14 Mar 2009 - 13:48    Sujet du message: - Misère et famine en Haïti Répondre en citant

« Répondre #54 le: Hier à 21:44 »

.


Libre opinion

Misère et famine en Haïti:
une situation dramatique‏





De : Terre sacrée
(vivant12@wanadoo.fr)
Envoyé : ven. 13/03/09 03:08
À : damejane



Libre opinion - Misère et famine en Haïti:
une situation dramatique Pierre Beaudet, Sociologue,
Université d'Ottawa Édition du mercredi 11 mars 2009



En Haïti, le pays le plus pauvre de l'hémisphère, 3,8 millions de personnes (47 % de la population) souffrent de la faim. Dans le monde rural, moins de 50 % des paysans ne mangent qu'une fois par jour. Or, paradoxe des paradoxes, Haïti recèle de grandes potentialités agricoles. Jusqu'à récemment, la production nationale de riz réussissait à répondre aux besoins, alors qu'aujourd'hui les biens alimentaires sont importés. Comment expliquer cela?


En réalité, l'agriculture connaît de graves problèmes: infrastructure inadéquate, techniques primitives, petite taille des parcelles, etc. À cela s'ajoutent la dégradation de l'environnement (la déforestation) et les ouragans qui, à l'automne 2008, ont détruit 60 % des récoltes. Mais cela n'explique pas tout. Depuis 1995, en effet, les pays occidentaux, dont les États-Unis, ont imposé à Haïti l'ouverture des marchés, y compris celle des marchés agricoles. Cette politique a été entérinée par un accord signé avec le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale. Depuis cette libéralisation, le secteur agricole a subi une dégradation très sensible. Haïti, qui produisait de 80 %à 90 % de ses aliments en 1986, n'en produit plus que 47 %.


Malgré les politiques annoncées par le gouvernement Préval, le problème de la réforme agraire demeure. Les petits paysans n'ont toujours pas accès aux terres les plus fertiles et sont confinées à des microparcelles (1,8 hectare en moyenne) non irriguées. Bien que les petits paysans occupent très souvent des terres, ils ne disposent pas des titres qui leur permettraient de capitaliser sur leurs actifs. Certes, sous l'autorité du gouvernement, l'Institut national pour la réforme agraire (INARA) a pour mandat de favoriser la réforme agraire, mais il est pratiquement sans moyen. Le préjugé contre le monde paysan est profondément incrusté parmi les élites haïtiennes, selon le sociologue Alain Gilles, où le monde paysan est vu comme un «monde du dehors», dans une sorte d'extériorité qui «légitime les violences internes exercées contre les paysans».



Les attentes des paysans .


Plusieurs associations paysannes récemment réunies demandent des changements à la fois modestes et importants: relance de la réforme agraire et renforcement des programmes d'appui aux petits paysans (crédit agricole, irrigation, aide au marketing et à la distribution des produits agricoles, appui à la production familiale). Il est inacceptable, selon Camille Chalmers, qui anime la plate-forme haïtienne de plaidoyer pour un développement alternatif, que «le gouvernement refuse d'accorder la priorité à l'agriculture». Dans le Document stratégique national pour la croissance et la réduction de la pauvreté, qui élabore les grandes priorités du pays, aucun investissement massif n'est prévu dans le secteur paysan (le tourisme et les zones franches restent les deux priorités du gouvernement Préval). Le budget de l'État accorde moins de 11 % des ressources à l'agriculture, selon l'étude du groupe de recherche et d'appui en milieu rural (Haïti et le droit à la sécurité alimentaire).


Par ailleurs, selon Bernard Ethéard, directeur de l'Institut national de la réforme agraire (INARA), le projet du gouvernement consistant à établir une zone franche sur 3000 hectares dans le département du Nord-Est pourrait déposséder plusieurs centaines de paysans. Les associations demandent aux organisations paysannes de se mobiliser afin d'inciter l'État haïtien à assumer ses responsabilités envers le monde rural. Elles encouragent l'État, via la Coordination nationale sur la sécurité alimentaire, à trouver avec les collectivités des solutions à la crise.


Les associations paysannes déplorent également l'indifférence des donateurs internationaux. D'une part, l'aide internationale reste liée à l'acceptation par Haïti du sacro-saint principe de l'ouverture des marchés. Il est vrai que l'État peut, du moins en principe, invoquer des «raisons majeures» et protéger l'agriculture, mais une telle démarche ne serait certes pas bien vue à Washington, qui accorde aux producteurs états-uniens d'énormes subventions pour le riz qu'ils déversent sur le marché haïtien. En pratique et en fin de compte, les cadres de la coopération internationale mis en place avec Haïti en ce moment concernent davantage d'autres secteurs que celui de l'agriculture et de la sécurité alimentaire.


Source :http://www.ledevoir.com/2009/03/11/238493.html


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MessagePosté le: Ven 3 Avr 2009 - 13:34    Sujet du message: La faim dans les villes‏ Répondre en citant

Répondre #55 le: 18 Mars 2009 à 21:10: »

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La faim dans les villes‏



De :  Terre sacrée
(vivant12@wanadoo.fr
Envoyé : mar. 17/03/09 21:57
À :  damejane


Le mouvement global d'exode rural fait entrer la faim dans les villes 
Comment nourrir un monde de villes ?


La planète devrait compter 5,3 milliards de citadins en 2050 selon les prévisions de l'ONU, soit 2 milliards de plus qu'aujourd'hui. Dans les pays en développement, 5 millions de nouveaux habitants viennent, chaque mois, gonfler la population des villes.
Beaucoup fuient la pauvreté des campagnes, déplaçant dans les bidonvilles les problèmes de sécurité alimentaire. 

C'était l'un des thèmes du Forum mondial des sciences de la vie Biovision, qui se tenait à Lyon du 8 au 11 mars. "Les émeutes de la faim, dans les villes d'Haïti notamment, ont permis d'attirer l'attention sur l'importance de la pauvreté urbaine dans la crise alimentaire mondiale" , remarque Florence Egal , responsable de l'initiative "Food for Cities" au programme des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). 

Car si la majorité des quelque 900 millions de personnes qui souffrent aujourd'hui de faim et de malnutrition sont des agriculteurs pauvres, le phénomène risque de devenir, ces prochaines décennies, essentiellement urbain. "En ville, les gens ont peu d'accès direct aux biens agricoles, leur capacité à se nourrir dépend de l'argent qu'ils gagnent" , souligne Nathalie Ernoult, vice-présidente de l'organisation non gouvernementale (ONG) Action contre la faim. 

Sur un continent comme l'Afrique, où la majorité des urbains vivent avec moins d'un dollar par jour, le plus petit choc économique et la moindre augmentation des prix sont fatals. Action contre la faim observe ainsi une montée du nombre de citadins qui doivent se contenter d'un repas par jour. "Le taux est passé de 36 % à 52 % de la population à Bangui (Centrafrique)" , cite M me Ernoult. Avec à la clé des carences nutritionnelles dramatiques, notamment chez les enfants. 

Face à la menace d'un développement massif de la malnutrition en ville, la FAO et les ONG cherchent à favoriser des systèmes alimentaires plus robustes, enracinés dans le terrain local, alors que des logiques de spécialisation économique ont souvent fait disparaître des filières de production et d'approvisionnement de proximité.  MARAÎCHAGE URBAIN  "Infrastructures, organisation des marchés...

On doit étudier toute la chaîne des problématiques alimentaires en zones urbaines, très différente de celle des zones rurales , analyse Florence Egal. Le modèle de développement que nous avons promu ne fonctionne pas. Il s'appuie sur une échelle macroéconomique qui s'est révélée plus fragile que prévu, et surtout il ne prend pas en compte l'environnement local." 

Conséquence de la crise, l'agriculture se développe à l'intérieur même des villes, encouragée par de nombreuses ONG. "L'agriculture urbaine permet aux gens non seulement de se nourrir eux-mêmes et de diversifier leur régime alimentaire, mais de gagner un complément de revenu en vendant le surplus" , explique Nathalie Ernoult. Avec parfois des solutions ingénieuses quand la terre manque : dans un bidonville de Nairobi, c'est dans des sacs qu'on cultive désormais les légumes. 

La FAO cherche à encadrer ces cultures devenues vitales. "Il y a des risques sanitaires , indique M me Egal. Il faut vérifier avec quelle eau les plants sont arrosés, que les égouts ne se déversent pas dans les cultures, mais aussi les produits utilisés par les agriculteurs." Des travaux qui pourraient servir dans les villes des pays riches, où l'idée du maraîchage urbain s'impose de plus en plus comme ingrédient du développement durable.  

Grégoire Allix Le Monde.
Article paru dans l'édition du 17.03.09.
  

Source :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/03/16/le-mouvement-global-d-exod…

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MessagePosté le: Jeu 14 Mai 2009 - 16:22    Sujet du message: Pourquoi une faim galopante et comment l'éradiquer ?‏ Répondre en citant

« Répondre #56 le: 27 Avril 2009 à 23:08: »

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Pourquoi une faim galopante
au XXIe siècle
et comment l'éradiquer ?‏




De :  Terre sacrée
(vivant12@wanadoo.fr
Envoyé : lun. 27/04/09 22:44
À :  damejane



Lundi 27 avril 2009, par jesusparis

 
Comment expliquer qu’on soit toujours confronté à la faim au 21ème siècle ?
Un habitant de la planète sur sept souffre de la faim en permanence. Les causes sont connues : une injustice profonde dans la distribution des richesses, un accaparement des terres par une minorité réduite de très grands propriétaires.

Selon la FAO [1], 963 millions de personnes souffraient de la faim en 2008. Structurellement, ces personnes appartiennent paradoxalement à la population rurale. Ce sont en majorité des producteurs agricoles qui ne possèdent pas de propriétés ou pas assez de terres, ni de moyens pour les mettre en valeur.

Qu’est-ce qui a provoqué la crise alimentaire de 2007-2008 ?
Il faut souligner qu’en 2007-2008, le nombre de personnes souffrant de la faim a augmenté de 140 millions. Cette nette augmentation est due à l’explosion du prix des produits alimentaires [2]. Dans de nombreux pays, cette augmentation des prix de vente des aliments au détail tourne autour de 50 %, parfois plus.

Pourquoi une telle augmentation ?
Il est important de comprendre ce qui s’est passé depuis trois ans pour répondre à cette question et, ensuite, mettre en place des politiques alternatives adéquates. D’une part, les pouvoirs publics du Nord ont augmenté leurs aides et leurs subventions pour les agro-carburants (appelés à tort « biocarburants » alors qu’ils n’ont pourtant rien de bio).
Du coup, il est devenu rentable de remplacer les cultures vivrières par des cultures fourragères et d’oléagineux, ou de dévier une partie de la production de grains (maïs, blé…) vers la production d’agro-carburants. D’autre part, après l’éclatement de la bulle de l’immobilier aux Etats-Unis, puis dans le reste du monde par ricochets, la spéculation des grands investisseurs (fonds de pension, banques d’investissement, hedge funds…) s’est déplacée vers les marchés boursiers où se négocient les contrats sur les denrées alimentaires (principalement trois Bourses des Etats-Unis spécialisées dans les marchés à terme de grains :
Chicago, Kansas City et Minneapolis).
Il est donc urgent pour les citoyens d’agir pour interdire par voie légale la spéculation sur les aliments… Bien que la spéculation à la hausse ait pris fin au milieu de l’année 2008 et que les prix sur les marchés à terme soient ensuite retombés en flèche, les prix au détail n’ont pas suivi le même mouvement.
L’écrasante majorité de la population mondiale dispose de revenus très bas et subit encore aujourd’hui les conséquences dramatiques de l’augmentation des prix des aliments de 2007-2008. Les dizaines de millions de perte d’emplois annoncées pour 2009-2010 à l’échelle mondiale vont aggraver la situation. Pour contrer cela, il faut que les autorités publiques exercent un contrôle sur les prix alimentaires afin de les faire baisser.

L’augmentation de la faim dans le monde n’est pas due pour le moment au changement climatique. Mais ce facteur aura des conséquences très négatives dans l’avenir en termes de production dans certaines régions du monde, en particulier les zones tropicales et subtropicales. La production agricole dans les zones tempérées devrait être moins touchée.

La solution consiste en une action radicale pour réduire brutalement les émissions de gaz à effets de serre (le GIEC [3] recommande une diminution de 80 % des émissions pour les pays les plus industrialisés et de 20% pour les autres).

Est-il possible d’éradiquer la faim ?
Eradiquer la faim, c’est tout à fait possible. Les solutions fondamentales pour atteindre cet objectif vital, passent par une politique de souveraineté alimentaire et une réforme agraire. C’est-à-dire nourrir la population à partir de l’effort des producteurs locaux, tout en limitant les importations et les exportations. Il faut que la souveraineté alimentaire soit au cœur des décisions politiques des gouvernements.

Il faut se baser sur les exploitations agricoles familiales utilisant des techniques destinées à produire des aliments dits « bio » (ou « organiques »). Cela permettra en plus de disposer d’une alimentation de qualité : sans OGM, sans pesticides, sans herbicides, sans engrais chimiques.
Mais pour atteindre cet objectif-là, il faut que plus de 3 milliards de paysans puissent accéder à la terre en quantité suffisante et la travailler pour leur compte au lieu d’enrichir les grands propriétaires, les transnationales de l’agrobusiness et les commerçants. Il faut aussi qu’ils disposent, grâce à l’aide publique, des moyens pour cultiver la terre (sans l’épuiser).

Pour ce faire, il faut une réforme agraire, réforme qui manque toujours cruellement, que ce soit au Brésil, en Bolivie, au Paraguay, au Pérou, en Asie ou dans certains pays d’Afrique. Une telle réforme agraire doit organiser la redistribution des terres en interdisant les grandes propriétés terriennes privées et en fournissant un soutien public au travail des agriculteurs.

Il est important de souligner que le FMI et surtout la Banque mondiale ont d’énormes responsabilités dans la crise alimentaire car ils ont recommandé aux gouvernements du Sud de supprimer les silos à grains qui servaient à alimenter le marché intérieur en cas d’insuffisance de l’offre et/ou d’explosion des prix.

La Banque mondiale et le FMI ont poussé les gouvernements du Sud à supprimer les organismes de crédit public aux paysans et ont poussé ceux-ci dans les griffes des prêteurs privés (souvent de grands commerçants) ou des banques privées qui pratiquent des taux usuriers. 
Cela a provoqué l’endettement massif des petits paysans, que ce soit en Inde, au Nicaragua, au Mexique, en Egypte ou dans de nombreux pays d’Afrique subsaharienne. Selon les enquêtes officielles, le surendettement des paysans qui touche les paysans indiens est la cause principale du suicide de 150 000 paysans en Inde au cours des dix dernières années.

C’est un pays où précisément la Banque mondiale s’est employée avec succès à convaincre les autorités de supprimer les agences publiques de crédit aux agriculteurs. Et ce n’est pas tout : au cours des 40 dernières années, la Banque mondiale et le FMI ont aussi poussé les pays tropicaux à réduire leur production de blé, de riz ou de maïs pour les remplacer par des cultures d’exportation (cacao, café, thé, bananes, arachide, fleurs…). 

Enfin, pour parachever leur travail en faveur des grandes sociétés de l’agrobusiness et des grands pays exportateurs de céréales (en commençant par les Etats-Unis, le Canada et l’Europe occidentale), ils ont poussé les gouvernements à ouvrir toutes grandes les frontières aux importations de nourriture qui bénéficient de subventions massives de la part des gouvernements du Nord, ce qui a provoqué la faillite de nombreux producteurs du Sud et une très forte réduction de la production vivrière locale.

En résumé, il est nécessaire de mettre en œuvre la souveraineté alimentaire et la réforme agraire. Il faut abandonner la production des agro-carburants industriels et bannir les subventions publiques à ceux qui les produisent. Il faut également recréer au Sud des stocks publics de réserves d’aliments (en particulier de grains : riz, blé, maïs…), (re)créer des organismes publics de crédit aux agriculteurs et rétablir une régulation des prix des aliments. Il faut garantir que les populations à bas revenu puissent bénéficier de bas prix pour des aliments de qualité.

L’Etat doit garantir aux petits producteurs agricoles des prix de vente suffisamment élevés afin de leur permettre d’améliorer nettement leurs conditions de vie. L’Etat doit également développer les services publics dans les milieux ruraux (santé, éducation, communications, culture, « banques » de semences…). Les pouvoirs publics sont parfaitement à même de garantir à la fois des prix subventionnés aux consommateurs d’aliments et des prix de vente suffisamment élevés pour les petits producteurs agricoles afin qu’ils disposent de revenus suffisants.

Ce combat contre la faim n’est-il pas partie prenante d’un combat bien plus vaste ? On ne peut prétendre sérieusement lutter contre la faim sans s’attaquer aux causes fondamentales de la situation actuelle. Or la dette est l’une d’entre elles, et les effets d’annonce sur ce thème, fréquents ces dernières années comme lors des sommets du G8 ou du G20, masquent mal que ce problème demeure entier.

La crise globale qui touche le monde aujourd’hui aggrave la situation des pays en développement face au coût de l’endettement et de nouvelles crises de la dette au Sud sont en préparation. Or cette dette a conduit les peuples du Sud, souvent pourvus en richesses humaines et naturelles considérables, à un appauvrissement général.
La dette est un pillage organisé auquel il est urgent de mettre fin.
En effet, le mécanisme infernal de la dette publique est un obstacle essentiel à la satisfaction des besoins humains fondamentaux, parmi lesquels l’accès à une alimentation décente. Sans aucun doute, la satisfaction des besoins humains fondamentaux doit primer sur toute autre considération, géopolitique ou financière.
Sur un plan moral, les droits des créanciers, rentiers ou spéculateurs ne font pas le poids par rapport aux droits fondamentaux de six milliards de citoyens, piétinés par ce mécanisme implacable que représente la dette. Il est immoral de demander aux pays appauvris par une crise globale dont ils ne sont nullement responsables de consacrer une grande partie de leurs ressources au remboursement de créanciers aisés (qu’ils soient du Nord ou du Sud) plutôt qu’à la satisfaction de ces besoins fondamentaux.

L’immoralité de la dette découle également du fait qu’elle a très souvent été contractée par des régimes non démocratiques qui n’ont pas utilisé les sommes reçues dans l’intérêt de leurs populations et ont souvent organisé des détournements massifs d’argent, avec l’accord tacite ou actif des États du Nord, de la Banque mondiale et du FMI. Les créanciers des pays les plus industrialisés ont prêté en connaissance de cause à des régimes souvent corrompus. Ils ne sont pas en droit d’exiger des peuples qu’ils remboursent ces dettes immorales et illégitimes.

En somme, la dette est un des principaux mécanismes par lesquels une nouvelle forme de colonisation s’opère au détriment des peuples. Elle vient s’ajouter à des atteintes historiques portées également par les pays riches : esclavage, extermination de populations indigènes, joug colonial, pillage des matières premières, de la biodiversité, du savoir-faire des paysans (par le brevetage au profit des transnationales de l’agrobusiness du Nord des produits agricoles du Sud comme le riz basmati indien) et des biens culturels, fuite des cerveaux, etc.

Il est plus que temps de remplacer la logique de domination par une logique de redistribution de richesses dans un souci de justice.

Le G8, le FMI, la Banque mondiale et le Club de Paris imposent leur propre vérité, leur propre justice, dont ils sont à la fois juge et partie. Face à la crise, le G20 a pris le relais et cherche à remettre un FMI discrédité et délégitimé au centre du jeu politique et économique. Il faut mettre fin à cette injustice qui profite aux oppresseurs, qu’ils soient du Nord ou du Sud.
Damien Millet, Eric Toussaint Damien Millet, mathématicien, est porte-parole du CADTM France (Comité pour l’annulation de la dette du tiers-monde, www.cadtm.org). Eric Toussaint docteur en sciences politiques, est président du CADTM Belgique. Ils ont écrit ensemble le livre « 60 Questions 60 Réponses sur la dette, le FMI et la Banque mondiale », CADTM/Syllepse, novembre 2008.

Notes
[1]
Organisme des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, http://www.fao.org
[2] Voir Damien Millet et Eric Toussaint, « Retour sur les causes de la crise alimentaire mondiale », 2008. Voir aussi Eric Toussaint, « Une fois encore sur les causes de la crise alimentaire
[3] Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, voir http://www.ipcc.ch/languages/french.htm

Source / auteur : CADTM http://www.hns-info.net/spip.php?article18396
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MessagePosté le: Sam 22 Aoû 2009 - 18:35    Sujet du message: la famine et la pauvreté....Eradiquer la famine ? Un devoir urgent Répondre en citant

« Répondre #57 le: 03 Août 2009 à 16:58: »


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Eradiquer la famine ?
Un devoir urgent !






Cette semaine est marquée par des journées mondiales contre la misère et pour l’alimentation. Celles ci sont utiles à la réflexion, au débat, voire à l’action solidaire. Mais ce sont toutes les journées de l’année qui devraient être consacrées à la lutte contre la pauvreté, la misère, la famine. En effet, alors que le monde regorge de richesses, que la médecine comme l’agriculture ont fait des progrès considérables, on est abasourdi et révolté de constater qu’une personne meurt de faim dans le monde toutes les quatre secondes. Dix millions d’enfants de moins de cinq ans meurent chaque année de sous alimentation ou de consommation d’eau non potable. Quel scandale ! Trois milliards d’individus sont contraint de vivre avec moins de deux euros par jour. Pendant ce temps sept millions de millionnaires disposent de près du tiers de la richesse mondiale.

L’aggravation de la famine et de la pauvreté n’est pas un problème technique. Il s’agit d’un enjeu politique de première importance. Il concerne chacune et chacun. On ne peut, en effet, espérer vivre dans un monde de stabilité, de paix tant que la moitié de l’humanité survivra dans le dénuement et la misère. Ces insupportables maux frappent maintenant de plus en plus en Europe et aux Etats Unis, alors que les plus pauvres des pays pauvres cherchent à migrer vers les pays développés à la recherche d’un hypothétique eldorado. Les forces de l’argent mettent ainsi de plus en plus d’individus en concurrence pour faire baisser les salaires. Aussi incroyable que cela puisse paraître, le monde capitaliste ne se contente pas de produire cette misère. Il s’en nourrit. Les dirigeants des pays capitalistes versent théoriquement 54 milliards de dollars aux 120 pays les moins développés, mais ils leur en pompent 436 milliards avec le remboursement de la dette, grossie des intérêts exorbitants.

On s’est réjouit que le prix Nobel de la paix ait été décerné au fondateur du micro-crédit, le Bangladais Muhammad Yunus. Il est bien que la ténacité, le courage, la générosité de ce professeur d’économie qui a délaissé ses cours pour se mettre au service des autres soit ainsi honorés. Il est bien aussi que le lien soit fait entre la lutte contre la pauvreté et la paix. Mais la nature du combat à mener est d’une toute autre dimension. Il s’agit de placer au cœur de toute politique, le bien être humain et non plus l’accumulation du capital. Cela nécessiterait de reconnaître la production agricole et alimentaire, l’accès à l’eau, à la santé, à l’éducation pour toutes et tous comme des biens et des droits humains universels imprescriptibles. En conséquence, ils ne devraient plus faire l’objet des discussions des grands marchands internationaux à l’Organisation mondiale du commerce. Comment continuer d’accepter que la « régulation mondiale » pour l’agriculture et l’alimentation se fasse par la concentration agraire, la mise en jachère des terres, la pression à la baisse sur les prix agricoles à la production, le surendettement des petits et moyens paysans dans les pays développés, la privation de terres pour les paysans du Sud, premières victimes de la famine ? En fait, les multinationales et les banques organisent la mise en concurrence généralisée des paysans du monde entier alors que leurs conditions de production sont radicalement différentes, pour obtenir la diminution des prix à la production. Les paysans du tiers monde sont contraints de produire des cultures d’exportation qui viennent concurrencer les producteurs du Nord. Cela se fait au détriment de leurs cultures vivrières. En retour, les multinationales se font subventionner pour exporter des produits alimentaires dans les pays du Sud, les rendant ainsi toujours plus dépendants. Les modifications successives de la politique agricole européenne, sous la pression de l’OMC et des dirigeants des Etats-Unis, n’ont pour objet unique que de servir ces quelques grands trusts transnationaux dominant les marchés mondiaux. Ainsi, seulement quatre multinationales se partagent 90 % du commerce mondial des céréales. Deux ou trois contrôlent le marché de la banane, du riz, ou du cacao.Il n’y a pas d’issue véritable pour éradiquer la famine, la malnutrition, la misère, sans des transformations radicales.

Annuler les dettes des pays pauvres devient un impératif. Une taxation légère des 1 500 milliards de spéculation financière quotidienne permettrait de résoudre les problèmes de l’accès à l’eau, à la santé, à l’alimentation. Il faut engager un grand plan mondial coordonné pour permettre aux paysans d’accéder a la terre. Une coopération entre pays ou entre continents doit être impulsée sur la base d’un système de préférence continental, inspiré d’une préférence communautaire rénovée. Cela impliquerait la définition de prix mondiaux de base pour des quantités données de production. Enfin les principes de sécurité et de souveraineté alimentaire devrait prévaloir dans tous les échanges internationaux. Il serait possible de libérer le monde de la faim si on ne consacrait que le dixième des dépenses de surarmement à la lutte contre l’extrême pauvreté et la malnutrition. Construire un monde meilleur, débarrassé de la famine, de la misère, appelle une lutte sans merci pour réorienter l’argent des profits vers les êtres humains ; faire cesser la ruineuse course aux armements ; sortir l’agriculture et l’alimentation des marchandages internationaux de l’Organisation mondiale du commerce. La vie de milliards d’êtres humains en dépend
.

Lundi 03 aout 2009
par Patrick Le Hyaric




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MessagePosté le: Sam 22 Aoû 2009 - 18:36    Sujet du message: 17 octobre: Journée mondiale contre la misère Répondre en citant

« Répondre #58 le: 03 Août 2009 à 17:03: »



17 octobre:
Journée mondiale contre la misère


ARTE : Evelyne, militante d’ATD Quart Monde, revient sur les difficultés
qui ont jalonné sa vie et sa solution pour s’en sortir.
http://www.oct17.org/fr


Extrait vidéo à regarder :
http://www.arte.tv/fr/Videos-sur-ARTE-TV/2151166,CmC=2270654.html



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MessagePosté le: Sam 22 Aoû 2009 - 18:37    Sujet du message: la famine et la pauvreté dans le monde. Malnutrition Répondre en citant

« Répondre #59 le: 03 Août 2009 à 17:15: »


Malnutrition
documents à lire






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MessagePosté le: Sam 22 Aoû 2009 - 18:38    Sujet du message: la famine et la pauvreté dans le monde. Répondre en citant

« Répondre #60 le: 19 Août 2009 à 21:04: »




Faim de Justice.
13 août 2009
Frei BETTO






Aujourd’hui, les personnes menacées par la faim chronique sont déjà 950 millions. Elles étaient 800 millions en 2007. Leur nombre a augmenté entretemps à cause de l’expansion de l’agrobusiness - dont les technologies élèvent le prix des aliments - et de l’extension de superficies destinées à la culture d’agro-carburants produits pour assouvir la faim des machines et non des gens.
La faim est l’arme la plus meurtrière inventée par l’injustice humaine. Elle cause plus de morts que toutes les guerres. Elle élimine 23.000 vies par jour, presque 1000 personnes par heure ! Les principales victimes sont les enfants.

Presque personne ne meurt par manque d’aliments. L’être humain supporte presque tout : politiciens corrompus, humiliations, agressions, indifférences, l’opulence de quelques-uns. Même l’assiette vide. C’est pourquoi on ne peut dire que qui que ce soit meure d’absence complète d’aliments. Les affamés, quand ils n’ont rien à manger, mettent en bouche, pour tromper la faim, des résidus de poubelles, des lézards, des souris, des chats, des fourmis et des insectes divers. Le manque de vitamines, d’hydrates de carbone [1] et d’autres substances nutritives essentielles affaiblit l’organisme et le rend vulnérable aux maladies. Les enfants rachitiques meurent d’un simple rhume, par manque de défenses.

Il n’y a que quatre facteurs de mort précoce : accidents (de travail ou de circulation), violence (meurtre, terrorisme ou guerre), maladies (cancer ou SIDA) et faim. Cette dernière produit le plus grand nombre de victimes. Toutefois c’est le facteur qui suscite le moins de mobilisations. Il y a des campagnes répétées contre le terrorisme ou pour traiter le SIDA, mais qui proteste contre la faim ?

Les misérables ne protestent pas. Seul celui qui mange se met en grève, descend dans la rue, manifeste publiquement son mécontentement et ses revendications. Comme ces gens ne souffrent pas de menace de faim, les affamés sont ignorés.

Les dirigeants des nations les plus riches et puissantes du monde réunis en G-8 au début du mois de juin à l’Aquila, en Italie, viennent de décider de libérer 15 milliards de dollars US pour calmer la faim dans le monde.

Quel cynisme se paie le G-8 ! Il est le responsable du fait que les affamés sont en multitude. Ceux-ci n’existeraient pas si les nations métropolitaines n’adoptaient pas des politiques protectionnistes, des barrières douanières, des multinationales d’agro-toxiques et de semences transgéniques. Presque 5 millions d’enfants ne mourraient pas chaque année si le G-8 ne manipulait pas l’OMC, ne stimulait pas l’inégalité sociale et tout ce qui l’augmente : la grande propriété, la spéculation sur les prix des aliments, l’appropriation privée de la richesse.

15 milliards de dollars seulement ! Ces messieurs-dames du G-8 savent-il combien de millions ont été destinés pour sauver, de septembre 2008 à juin 2009, non l’humanité, mais le marché financier ? Mille fois cette somme ! 15 milliards de dollars servent seulement à offrir quelques caramels à quelques affamés. Sans compter qu’un bonne partie de ces ressources ira dans la bourse des corrompus ou servira de monnaie d’échange électorale. « Je vous donne un pain, votez pour moi ».

Si le G-8 avait réellement l’intention d’éradiquer la faim du monde, il promouvrait des changements dans les structures mercantilistes qui régissent la production et le commerce mondiaux, et il canaliserait plus de ressources vers les nations pauvres que vers les agents du marché financier et l’industrie de guerre.

Si les maîtres du monde voulaient en finir réellement avec la faim, ils déclareraient la grande propriété foncière crime contre l’humanité et permettraient la libre circulation des aliments, comme cela se passe avec l’argent. De même si, au lieu d’attraper quelques narcotrafiquants, ils avaient aussi l’intention d’éradiquer le trafic de drogues, ils se mettraient à détruire définitivement, avec leurs machines de guerre, les champs de plantation de marijuana, de coca, de pavot et autres végétaux, les transformant en zones d’agriculture familiale. Sans matières premières, il n’y a pas de trafiquant capable de produire de la drogue.

Dire que le G-8 essaye d’en finir avec la faim ou de sauver la planète de la dégradation environnementale équivaut à espérer que le Père Noël apporte en cadeau, lors de la prochaine fête de Noël, une vie digne à tous les enfants pauvres. Le cynisme est tel que les dirigeants du monde promettent d’établir des bases de viabilité environnementale à partir de 2050.

Or l’un des enseignements évidents de la nature, c’est qu’à moyen terme, nous serons tous morts. Si la Terre a déjà perdu 25% de sa capacité d’auto-régénération, que va-t-il se passer si l’humanité doit attendre 40 autres années pour que se prennent des mesures efficaces ?

Si ceux qui n’ont pas faim avaient au moins faim de justice - vertu qualifiée de béatitude par Jésus -, alors l’espérance en un futur meilleur ne serait pas vaine.


Frei BETTO





[1] Les hydrates de carbone, ou glucides,
sont une classe de molécules de la chimie organique.
Ils font partie, avec les protéines et les lipides, des constituants
essentiels des êtres vivants et de leur nutrition, car ils sont un
des principaux intermédiaires biologiques de stockage et de
consommation d’énergie. (Wikipedia)





Source : Fome de justiça


Article original publié le 27/7/2009

Traduit par Thierry Pignolet. Édité par Fausto Giudice

Thierry Pignolet et Fausto Giudice sont membres de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d’en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur, le traducteur, le réviseur et la source.

URL de cet article sur Tlaxcala :
http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=8329&lg=fr

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http://www.legrandsoir.info/Faim-de-Justice.html




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La vérité est la lumière de feu que te dicte ton coeur.
"Shanti-Om"


Dernière édition par damejane le Dim 26 Fév 2012 - 03:15; édité 1 fois
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