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La famine et la pauvreté dans le monde ..
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damejane
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MessagePosté le: Dim 12 Oct 2008 - 12:12    Sujet du message: La famine et la pauvreté dans le monde .. Répondre en citant



Voilà un constat éminemment triste et révoltant !!!!
Saurait il pourtant vraiment nous surprendre ? Cette crise économique est avant tout une
crise MORALE d'une société, d'un monde en agonie ...Les dirigeants vont ils le comprendre ???
Que faudra t'il donc de plus pour qu'enfin ils se réveillent, et que l'argent redevienne le juste tribut
d'un travail et non le fruit d'un jeu de hasard réservé aux plus nantis ?





manorah 

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"Shanti-Om"


Dernière édition par damejane le Dim 26 Fév 2012 - 03:39; édité 3 fois
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MessagePosté le: Dim 12 Oct 2008 - 12:12    Sujet du message: Publicité

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damejane
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MessagePosté le: Dim 26 Oct 2008 - 12:21    Sujet du message: La famine et la pauvreté dans le monde .. Répondre en citant

.



Les USA et l'UE ont dépensé en une semaine
de quoi nourrir le monde
pendant 50 ans.
 

 De : Terre sacree
(vivant12@wanadoo.fr)
Envoyé :dim. 12/10/08 22:07 
À : damejane
 






Une alerte Google sélectionnée par Michelle :  
 
 
 
Les USA et l'UE ont dépensé en une semaine de quoi nourrir le monde pendant 50 ans. 


Dimanche 12 octobre 2008: En Juin, la FAO (ONU) a demandé aux leaders mondiaux 30 milliards de $ pour relancer
l’agriculture et parer à la menace de la pénurie alimentaire. Elle n’a obtenu que 7.5 milliards,
payables en 4 ans. Ceci contraste avec les 700 milliards du "Plan de sauvetage" US

- sans tenir compte des milliards européens. 7.5 milliards, payables en 4 ans,
ça fait 1 (UN !) milliard et 875 millions par an. Or, dans la semaine du 30 Septembre
au 8 Octobre, outre les 700 milliards du "plan de sauvetage" (des banquiers) US, l’Allemagne
a "injecté" [c’était de la morphine?] 50 milliards d’Euros pour "sauver" une banque, et

l’Angleterre a acheté pour 90 milliards de $ d’actions et mis 350 milliards de £ à la disposition
des banques (-iers). "Comment, dès lors, expliquer à une personne de bonne foi et pleine de
bon sens qu’il est impossible de trouver 30 milliards de dollars par an pour permettre à 862
millions d’être humains qui ont faim de bénéficier du plus élémentaire
des Droits de l’Homme, le droit à se nourrir."


Ce qui a été dépensé en une semaine en "injection" de capitaux aurait permis d’assurer la
sécurité alimentaire pour à peu près 50 ans !Et si ce constat n’était pas assez désolant,
il faut ajouter qu’il se perd chaque année pour 100 milliards de $ de nourriture et que
la surconsommation des obèses atteint 20 autres milliards de $ au niveau mondial... !


Par ailleurs, l’industrie de la GUERRE a coûté l’an passé 1,2 billions de $, et cette année,
ce chiffre a sûrement augmenté. Pour l’industrie de la GUERRE et le "sauvetage" des BANQUES,
il y aura probablement toujours suffisamment d’argent, pendant qu’il est demandé aux gens
de travailler plus, mais sans manger. "L’aide alimentaire" n’arrive que quand les exclus et les
miséreux descendent dans la rue", a dit Jacques Diouf, Président de la FAO
http://www.aporrea.org/actualidad/n...


D’où la tenue de la Conférence Internationale des Réponses du Sud à la Crise Economique
Mondiale les 8, 9 10 et 11 octobre 2008 à Caracas.Quelques unes de ces réponses ,
rapportées par le journaliste Argentin Luis Bilbao :L’ALBA est un bouclier contre la crise
financière mondiale."Nous devons appeler tous les gouvernements à intégrer l’ALBA,
et à dissoudre le MERCOSUR et la CAN""Il faut aussi proposer une Banque du Sud sans
la présence des représentants du système financier international". (Suivez son regard...)
Il a aussi souligné la nécessité de créer une monnaie d’échange pour les pays du Sud.
http://www.abn.info.ve/noticia.php?...

Source :

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article72490

.
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damejane
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MessagePosté le: Dim 26 Oct 2008 - 12:22    Sujet du message: La famine et la pauvreté dans le monde .. Répondre en citant



[SOS-planète] Les crises de la semaine  






De : Terre sacrée
(vivant12@wanadoo.fr)   
Envoyé :dim. 12/10/08 17:05  
À : damejane  
 
 
 
 
 
 
Les crises de la semaine
Jean Lemire   
 

La Presse Le monde est en crise. C'est du moins ce que l'on peut lire en première page de tous les journaux de la planète. Les Bourses dégringolent et les petits épargnants voient leurs économies fondre. Pour sauver un système économique artificiellement gonflé, on est même allé
puiser dans les poches des contribuables pour tenter de sauver un système financier qui favorise
une minorité, pour sauver Wall Street.

Mais, on le sait, une crise financière n'est jamais éternelle. Ce qui descend remonte, inévitablement.
À terme, tout redevient normal, et la consommation peut reprendre son rythme de croissance.
Une crise financière n'est pas éternelle.

Pendant que les journaux nous inondent de scénarios catastrophe au sujet de la future récession,
une autre crise se dévoile sous nos yeux sans que les gens s'en inquiètent outre mesure. Pourtant,
cette crise sera irréversible, et tout l'argent de la planète n'arrivera pas à ramener à la vie les
espèces qui disparaîtront par simple insouciance. Je parle évidemment de la crise de la biodiversité.
L'ampleur de cette crise est sans précédent.

Selon le réputé magazine Science, de 25% à 36% de toutes les espèces de mammifères de la
planète seraient en danger d'extinction. Des centaines d'espèces de mammifères risquent de
disparaître durant notre simple passage sur cette planète. Et, faut-il le rappeler: l'extinction,
elle, est pour toujours! Quand la crise financière ébranle l'économie, les dirigeants de la
planète se mobilisent. Quand la crise de la biodiversité menace la vie, on fait la sourde oreille.


Lors de la dernière conférence de l'ONU, certains pays ont essayé de mobiliser les dirigeants
de la planète, mais rien en comparaison de la présente crise financière. L'Allemagne a dégagé
800 millions de dollars dans un fonds pour l'application d'une Convention sur la biodiversité,
ce qui a incité d'autres pays à investir dans la recherche de mesures visant la conservation des espèces.

Le Canada a pour sa part annoncé un investissement de 50 000$ pour la formation d'un comité d'étude...
Or, le comité d'étude international qui vient de publier ses résultats regroupe déjà 1800 scientifiques
de 130 pays! Un minuscule comité d'étude canadien et un investissement dérisoire dans l'une
des plus importantes crises planétaires sont inacceptables, surtout pour un pays bordé par trois
océans et qui possède des forêts ancestrales, une grande partie de l'Arctique et une variété
impressionnante d'écosystèmes uniques au monde.

Il y a aussi la crise planétaire des changements climatiques qui touche tous les domaines de la
sacro-sainte économie. Cette semaine, 230 économistes canadiens parmi les plus réputés au
pays ont exigé un plan d'action immédiat pour lutter contre le réchauffement planétaire.
Au même moment, 120 scientifiques canadiens, des experts du climat, ont dénoncé l'inaction
du gouvernement conservateur et affirmé que l'absence de mesures concrètes et efficaces
pour lutter contre la crise des changements climatiques allait augmenter les risques et faire
gonfler les coûts d'une action qui, de toute façon, sera nécessaire.


Les scientifiques, pour une rare fois dans une campagne électorale, prennent position et invitent
la population à voter stratégiquement pour l'environnement mardi prochain. Il y a aussi la crise
alimentaire qui frappe les pays les plus pauvres de la planète, le résultat d'une économie
de libre marché qui a complètement dérapé.


Et je ne vous parle pas de la crise de l'accès à l'eau potable qui fera de plus en plus de victimes
dans le monde. Le monde est en crise, et plusieurs crises sévissent en même temps.
Analysez bien la situation et vous constaterez qu'elles sont souvent liées.

Certaines crises semblent mobiliser davantage que d'autres. Mais faisons-nous vraiment les bons
choix dans nos efforts de sauvetage? Investissons-nous dans les bons secteurs pour préserver
ce qu'il y a de plus précieux sur cette planète: la vie, sous toutes ses formes?




http://www.cyberpresse.ca/opinions/chroniqueurs/jean-lemire/200810/12/01-28…
.
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damejane
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MessagePosté le: Dim 26 Oct 2008 - 12:23    Sujet du message: La famine et la pauvreté dans le monde .. Répondre en citant

Pour Jean Ziegler,
"un enfant qui meurt de faim  
aujourd'hui est assassiné"  
 
 
 
 
De : Terre sacrée(vivant12@wanadoo.fr)
Envoyé :mar. 14/10/08 14:06
À : damejane
 



Pour Jean Ziegler, "un enfant qui meurt de faim aujourd'hui est assassiné" Par Isabelle LIGNER
L'ex-rapporteur de l'Onu pour le droit à l'alimentation Jean Ziegler qualifie la faim dans le monde
de "crime contre l'Humanité" et s'élève particulièrement contre le développement des biocarburants
et la spéculation sur les denrées de base.

"En 2000, le premier objectif du millénaire que les Etats de l'Onu s'étaient fixé était de réduire la
faim structurelle de moitié d'ici 2015, or la catastrophe ne cesse de s'agrandir pour toucher 925
millions de personnes", souligne M. Ziegler dans un entretien à l'AFP à l'occasion de la Journée
internationale de l'alimentation du 16 octobre.

"Depuis 2000, les Etats les plus riches n'ont pas trouvé les 82 milliards de dollars par an pendant
cinq ans nécessaires pour atteindre les huit objectifs du millénaire notamment la fin des épidémies
ou de la faim mais parallèlement depuis début septembre des milliers de milliards de dollars ont
été brûlés dans la crise financière", s'emporte le sociologue suisse.


Selon M. Ziegler, qui consacre son dernier livre, publié la semaine dernière, à cette thématique,
"cette absurdité va renforcer la haine de l'Occident ressentie dans les pays pauvres".
"Imaginez-vous en Afrique, les gens qui vont vers la mort à cause de la faim et qui apprennent
par leur petite radio que les Américains et les Européens préfèrent sauver leurs banques", s'indigne-t-il.
"C'est un crime contre l'Humanité qui est en train d'être perpétré, un enfant
qui meurt de faim aujourd'hui est assassiné".


Le manque de moyens financiers concerne également le Programme alimentaire mondial de l'Onu,
dépendant de la contribution des Etats, et qui, pour Jean Ziegler, "en est réduit à rationner
la nourriture pour les réfugiés, par exemple au Darfour où un adulte reçoit 1.600 calories
par jour au lieu des 2.200 recommandées par l'Organisation mondiale de la santé" (OMS).


Selon M. Ziegler, rapporteur spécial de l'Onu pour le droit à l'alimentation de 2001 à 2008,
"la tragédie de la faim s'est également amplifiée à cause de l'explosion des prix mondiaux
des matières agricoles" qui ont provoqué des émeutes dans une quarantaine de pays au
printemps 2008 et "en raison du développement aussi massif que criminel des agrocarburants".


"La Banque mondiale elle-même dit qu'environ 45% de l'augmentation des prix des denrées
de base est due aux prélèvements faits sur le marché mondial par les biocarburants",
souligne M. Ziegler, aujourd'hui membre du comité consultatif du conseil des droits de l'Homme de l'Onu.


"Pour obtenir 50 litres d'agro-éthanol pour faire marcher une voiture américaine, il faut brûler
358 kilos de maïs, ce qui ferait vivre un enfant mexicain pendant une année", assure-t-il.
"Et le crime continue puisque l'Union européenne va s'y mettre".


Parallèlement, ajoute-t-il, environ 40% des augmentations de prix des produits de base,
sont dues "à la spéculation de ceux qui ont fui la bourse financière fin 2007 lors du premier
petit krach et se sont transportés essentiellement à Chicago où sont fixés spéculativement
les prix des principaux produits agricoles".


M. Ziegler espère qu'avec le krach financier, "les gens qui vont souffrir en Occident, vont
tout à coup découvrir l'ennemi" qu'il définit comme "le néolibéralisme qui a fait croire
qu'une dérégulation frénétique allait résorber tous les problèmes de l'Humanité dont la faim".


Selon lui, "cet obscurantisme totalement discrédité va lentement se déliter en faisant
malheureusement d'autres victimes, avant d'être jeté dans les poubelles de l'Histoire".


http://www.france24.com:80/fr/20081014-jean-ziegler-enfant-meurt-faim-aujou…

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damejane
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MessagePosté le: Dim 26 Oct 2008 - 12:24    Sujet du message: La famine et la pauvreté dans le monde .. Répondre en citant

JOURNEE MONDIALE DE L’ALIMENTATION 

 
 
 
 
communiqué de Presse 
 
 
 
 
Via Campesina: Nous pouvons mettre fin à la crise alimentaire!  

(Maputo, le 15 octobre 2008) Nous ne viendrons à bout de la crise alimentaire qu’en utilisant les principes de la souveraineté alimentaire et de l’agroecologie.
La Via Campesina met l’accent sur ce point lors de son Congrès à Maputo qui débute
l’Assemblée des Jeunes réunissant des jeunes ruraux du monde entier.

De nombreux jeunes souhaiteraient devenir agriculteurs et pratiquer une agriculture respectueuse
de l'environnement, une production autonome et une commercialisation locale de leurs produits.
Or, les politiques actuelles ne les encouragent pas et favorisent les méthodes de production industrielles.

Aujourd’hui, lors de la Journée Mondiale de l’Alimentation de la FAO, la Via Campesina lance un
message d’espoir en pleine crise alimentaire; une crise due à un modèle d’agriculture industrielle
et d’exportation allant à l’encontre de millions de paysans et de paysannes ainsi que
de la population partout dans le monde.

Cette crise pourrait être résolue si ce modèle était abandonné car il exclut les petits producteurs
de leurs terres, il détruit la biodiversité et l’environnement et il débouche sur la faim et la pauvreté
dans le monde. La crise alimentaire est l'un des chanons les plus spectaculaires de la chaîne
des crises déclenchées par le système économique néolibéral - crise climatique, crise de l’énergie,
crise financière, crise de la biodiversité...
Il est temps de changer de direction, en commençant par l’agriculture.

La souveraineté alimentaire offre une alternative permettant aux peuples de développer leurs
propres politiques agricoles et alimentaires donnant la préférence à une production rurale
locale et durable en vue d’assurer la subsistance des paysans et des paysannes.

La Via Campesina insiste sur ce message lors de sa Vième Conférence à Maputo (au Mozambique),
où sont présents 600 délégués paysans et paysannes du monde entier. 60% de toute la nourriture
consommée au Mozambique est importée. La famine et la malnutrition pointent dans tout le pays.
Le Mozambique, comme tous les autres pays du monde, a besoin de la souveraineté alimentaire
et d'aides à l'agriculture pour developer une production durable – en utilisant des moyens protégeant
l’environnement- afin de nourrir sa population, développer l'emploi et de metre fin à la famine.

Aujourd’hui, lors de l’Assemblée des Jeunes, la Via Campesina met l’accent sur la nécessité de
faciliter l’accès des jeunes générations à l’agriculture et aux moyens de production.
La Via Campesina demande instamment aux gouvernements d’améliorer l’accès des jeunes
à la terre, car le futur de l’agriculture et de la production alimentaire dépend d’eux.

En d’autres termes, la crise alimentaire ne peut pas être résolue si de nombreux jeunes
n'ont pas la possibilité de s'installer et pratiquer une agriculture basée sur la souveraineté
alimentaire et l'agroécologie.

Pour plus d’information: Isabelle Delforge (e-mail: idelforge@viacampesina.org, +258 829628439) www.viacampesina.org



 




Manorah 

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damejane
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MessagePosté le: Dim 26 Oct 2008 - 12:26    Sujet du message: La famine et la pauvreté dans le monde .. Répondre en citant

La population mondiale augmente, la famine avec.


Par Terra Economica | Magazine du développement durable | 15/10/2008


Une population en constante augmentation, des prix alimentaires historiques,
certains font rapidement le lien.

Ce jeudi 16 octobre a lieu, comme chaque année depuis la création de la FAO
(Organisation des Nations Unis pour l’alimentation et l’agriculture) en 1945, la Journée mondiale de l’alimentation.

L’explosion des prix Avec la hausse des prix des denrées alimentaires depuis trois ans,
les populations les plus pauvres peinent à assurer leur survie. Les organisations non
gouvernementales constatent aujourd’hui une aggravation des situations de malnutrition
et de grande pauvreté alimentaire dans de nombreux pays.
Parallèlement, le PRB (Population Reference Bureau) a publié la semaine dernière un
rapport prévisionnel pour l’évolution de la population mondiale (télecharger le PDF).
Celui-ci envisage le chiffre de 7 milliards d’habitants sur la planète en 2012,
contre 6,7 milliards aujourd’hui. Et 9,3 milliards en 2050...
Le rapprochement d’un thème à l’autre est vite fait, notamment par le PRB qui déplore
« une répartition inégale de la croissance démographique, ainsi que de la production alimentaire »
à travers le monde.

Mais pour Sylvain Trottier de l’organisation Action contre la Faim, le problème n’est pas si simple.
« Notre planète peut nourrir 9 milliards de personnes », affirme-t-il, « des études le montrent ».
La réelle préoccupation vient du contexte lié à cette hausse des prix alimentaires depuis quelques années.
La faim touche les classes moyennes « Les modes de consommation des pays émergents
comme l’Inde ou la Chine, les agrocarburants ou les troubles climatiques sont extrêmement inquiétants »,
estime Sylvain Trottier.

En avril, l’ONU avait exigé des mesures concrètes de la part des pays membres.
« Une première ! » remarque-t-il. Car la question de la faim et de la malnutrition est trop souvent oubliée.
Figurant dans les Objectifs du Millénaire pour 2015, la faim est l’enfant pauvre de l’ONU.
Pour un cadre d'ACF:
« La raison est toute simple : les populations affamées ne sont pas une menace pour les gouvernants.

La prise de conscience est venue avec les émeutes, qui n’ont pas été le fait des plus mal nourris,
mais de classes moyennes en voie de paupérisation à cause des hausses de prix. »
Une situation qui empire donc. Aujourd’hui, les ONG procèdent à des distributions
d’urgence en Afghanistan, au Liberia, au Népal. Fin 2007, 925 millions d’êtres humains
souffraient de la faim, 55 millions d’enfants de moins de cinq ans étaient mal nourris.

Selon ACF, 3 milliards de dollars seraient suffisants chaque année pour prendre
entièrement en main la sévère malnutrition des 19 millions d’enfants en danger,
alors que que la faim coûte environ 2 à 3 points de PIB par an aux pays concernés.

Prendre les choses en main Il y a six mois, une promesse de don de 6,5 milliards
de dollars a été faite par les membres de l’ONU. Mais l’argent est toujours attendu.
Pour sortir de l’impasse, car c’est bien à la catastrophe alimentaire que court le globe,
il faut « réduire les objectifs des pays en termes d’agrocarburants »
et donner la priorité à l’alimentation, conclue Sylvain Trottier.


La journée mondiale de l’alimentation, en marge de laquelle sont prévus un grand
« freeze mob » à la Défense à Paris et un certain nombre d’actions de sensibilisation,
orientera le débat vers la réalisation des promesse faites par les
Nations unies et le G8 au printemps dernier.

Le thème du changement climatique et des agrocarburants a été commenté vendredi
dernier par Alexander Mueller, sous-directeur général de la FAO, en ces termes :
« Il convient d’élaborer des stratégies d’adaptation, plus particulièrement dans les
pays vulnérables où vivent la plupart des quelque 920 millions d’affamés ; il faut revoir
la question de l’utilisation des terres, les programmes de sécurité alimentaire et les
politiques forestières et de pêche afin de protéger les pauvres des effets du changement climatique. »

Tout est dit, reste à agir.



[url:a146bd5d61=http://www.rue89.com:80/2008/10/15/la-population-mondiale-augmente-la-famin%E2%80%A6]http://www.rue89.com:80/2008/10/15/la-population-mondiale-augmente-la-famin…
[/url:a146bd5d61]


manorah

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MessagePosté le: Dim 26 Oct 2008 - 12:27    Sujet du message: La famine et la pauvreté dans le monde .. Répondre en citant

Message du Secrétaire général de l'ONU  
 
 
 
 
 
Message du Secrétaire général de l'ONU sur le thème
de la Journée mondiale de l’alimentation/TeleFood 2008:  
 
«Sécurité alimentaire mondiale: les défis du changement climatique et des bioénergies»
 La Journée mondiale de l’alimentation vient cette année en période de crise.
La tourmente financière mondiale exacerbe les inquiétudes causées par l’envolée des prix des vivres et
des carburants, qui a déjà plongé 75 millions d’êtres humains plus bas dans la faim et la pauvreté.

Cette tragédie humaine aux dimensions colossales survient tandis que nous luttons pour tenir
la promesse faite dans le premier objectif du Millénaire pour le développement, de réduire de
moitié la faim et la pauvreté avant 2015. La situation serait déjà bien assez alarmante si elle
ne concernait que la faim, mais quand la pénurie de vivres est aussi étendue, elle déclenche
d’autres menaces, depuis les troubles sociaux jusqu’à la dégradation de l’environnement,
tout en compromettant les conditions de vie d’une génération entière dont le monde dépendra à l’avenir.

Avant même que les prix aient commencé à monter, 800 millions d’êtres humains se couchaient
tous les soirs l’estomac creux. Dans le même temps, les effets des changements climatiques,
dont le risque accru de sécheresse, la pluviométrie plus instable et les phénomènes
météorologiques extrêmes, menaçaient d’en exposer des millions d’autres à la malnutrition
et à la pénurie d’eau. Et maintenant, avec la hausse des prix de l’énergie et celle du prix
des vivres, lequel a plus que doublé en l’espace d’une seule année, 100 millions d’êtres
humains de plus risquent de se trouver affamés et indigents.

Ces défis critiques lancés à notre humanité commune – réagir aux changements climatiques
comme à la crise mondiale de l’alimentation et de l’énergie – sont indissociables, et d’ampleur
mondiale par nature. Et la réaction doit donc être mondiale aussi. Ce ne sont pas des crises
passagères, il faudra pour en venir à bout que gouvernements, donateurs, organisations
internationales et régionales, société civile et secteur privé s’en occupent
avec persévérance pendant des années.

Consciente de l’ampleur et de la complexité de ce problème, l’Organisation des Nations Unies
a constitué une Équipe spéciale de haut niveau sur la crise mondiale de la sécurité alimentaire
qui a défini un cadre global d’action afin de tracer la voie à suivre pour les gouvernements,
la communauté des donateurs, la société civile et le secteur privé.

La Journée mondiale de l’alimentation est l’occasion de développer cette action en nous attachant
au thème de cette année, les changements climatiques et les bioénergies dans le contexte
de la sécurité alimentaire mondiale.

Il y a là des questions de vie ou de mort, et il est de notre devoir de nous y attaquer en agissant
résolument après mûre réflexion. En cette Journée mondiale de l’alimentation,
j’exhorte les gouvernements,
les organisations et les citoyens du monde à constituer de véritables partenariats pour surmonter
ces difficultés en sorte que nous puissions atteindre tous nos objectifs du Millénaire pour le développement,
et à terme faire du monde un endroit où la faim et la pauvreté n’ont plus de place.


Ban Ki-moon
Secrétaire général
Nations Unies
La Sécurité alimentaire mondiale: les défis du changement climatique et des bioénergies


M. Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies (ONU)



lien source du site :
http://www.fao.org/getinvolved/worldfoodday/worldfoodday-unsgmessage/fr/
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MessagePosté le: Dim 26 Oct 2008 - 12:28    Sujet du message: La famine et la pauvreté dans le monde .. Répondre en citant

Après l’émotion et les promesses, place à l’action ?
 
CRISE ALIMENTAIRE MONDIALE       
03/10/08       
 
Action contre la Faim lance la campagne       
« En finir avec la malnutrition »        
 
 
 
815 millions en 2002.        
 
854 millions en 2006.        
 
En 2007, ce sont plus de 925 millions de personnes qui souffraient de la faim.        
 
Combien seront-ils demain ?        
 
 
Alors que la flambée des prix alimentaires ne cesse de faire plonger  
de nouvelles familles dans la faim, ce sont déjà plus de 55 millions  
d’enfants qui sont en danger de mort souffrant de malnutrition aigüe . 
 
 Le gouvernement américain était capable de mobiliser plus de 500 milliards d’euros 
 pour enrayer la crise financière et le traitement des 19 millions d’enfants les plus  
gravement malnutris nécessiterait moins de 3 milliards d’euros par an.  
Qu’attend-on pour agir ? Depuis plusieurs mois, de nombreuses promesses ont été faites.  
Quelques initiatives
ont vu le jour mais aucune solution concrète n’a pour l’instant été mise en place.  
 
Action contre la Faim lance une campagne pour que le traitement de la malnutrition  
soit enfin placé au premier rang des priorités mondiales. 
 
>> TELECHARGER LE DOSSIER DE PRESSE 





 
http://www.actioncontrelafaim.org/fileadmin/contribution/0_accueil/pdf/Doss…

Avril 2008. De Port au Prince à Dakar en passant par le Caire ou Dhaka,
 de violentes émeutes urbaines éclatent un peu partout dans le monde.
Les manifestants protestent contre la flambée des prix des denrées alimentaires
de base, crient leur faim et réclament une réaction de leurs pouvoirs publics.
Cette onde de choc fortement relayée par les médias du monde entier fait
revenir la faim à l’agenda des gouvernements, des institutions, et des sommets internationaux. Les prévisions de la Banque Mondiale et du Programme Alimentaire Mondial sur les conséquences de cette déferlante
font froid dans le dos : entre 100 et 130 millions de personnes supplémentaires pourraient basculer
dans la « sous-alimentation » et souffrir de la faim dans les mois à venir à cause de la crise alimentaire.

Le sommet de la FAO à Rome en juin et la réunion du G8 au Japon en juillet ont donc été en partie
consacrés à cette question. Des rallonges budgétaires conséquentes ont été promises au
Programme Alimentaire Mondial pour soutenir des efforts supplémentaires en termes d’aide alimentaire.
L’agriculture vivrière a fait un retour –encore inconcevable il y a quelques années- dans les préoccupations
des décideurs politiques de la planète. De grandes promesses ont été faites pour
« mettre le paquet sur l’agriculture » comme l’a déclaré le président français Nicolas Sarkozy à Rome.
Le sommet de la FAO s’est terminé par des promesses de dons à hauteur
de 6,5 milliards de dollars pour l’alimentation et l’agriculture.



Malgré les débats et les promesses, 1 enfant sur 10 souffre toujours de malnutrition
Action contre la Faim, dont les équipes interviennent sur les pires terrains de la faim,
a déjà pu constater sur certaines de ses missions les effets directs de la hausse des
prix sur les populations .
(Libéria, Népal, Ethiopie, Afghanistan, etc.). L’association lançait donc dès le mois d’avril
un appel en faveur de la constitution d’un Fond Mondial contre la Faim et la Malnutrition.

L’objectif de ce nouvel outil était notamment d’attirer des fonds nouveaux pour lutter
contre la malnutrition aigüe,
fléau souvent négligé dans les politiques de santé publique des Etats ou les schémas
de l’aide internationale.
Le prestigieux magazine « The Lancet » expliquait d’ailleurs en janvier dernier
dans une série d’articles
consacrés à cette question que, de 2000 à 2005, l’investissement international
en nutrition avait été
d’environ 300 millions de $ alors que dans le même temps, l’aide et la sécurité alimentaire
avaient bénéficié d’1,5 milliards d’euros.

Une urgence est pourtant en cours car 1 enfant sur 10 dans le monde souffre de
malnutrition.
Si le simple fait de soulager leurs souffrances n’est pas une motivation suffisante
pour les bailleurs
de fonds et les décideurs internationaux, il est utile de rappeler que la malnutrition coûte
jusqu’à 2 à 3% du PIB des pays les plus touchés du fait des conséquences en terme
de développement. (Rapport Banque Mondiale 2006 Repositioning Nutrition
as Central to Development).



Un partenariat mondial pour l’alimentation et l’agriculture, oui mais…
Parallèlement à l’initiative d’ACF, le président Français Nicolas Sarkozy lançait en juin dernier
l’idée d’un « partenariat mondial pour l’alimentation et l’agriculture »basé sur 3 piliers :
- le renforcement d’une coordination internationale pour une nouvelle stratégie mondiale
de sécurité alimentaire
- la création d’un équivalent du GIEC (Groupe intergouvernemental d’Experts sur l’évolution du Climat)
sur les questions alimentaires et agricoles :
le Groupes d’experts internationaux sur la sécurité alimentaire (GIESA)

- la création d’une Facilité gérée par le FIDA (Fond International pour le Développement Agricole)
à Rome et destinée à attirer des fonds additionnels pour répondre aux nouveaux
enjeux de sécurité alimentaire mondiaux.

Si Action contre la Faim se réjouit qu’une partie des idées fondatrices du « fonds mondial »
aient été reprises par le gouvernement français et soutenues par l’Espagne, le Royaume-Uni
ou l’Allemagne, l’organisation humanitaire tient tout de même à souligner quelques points
d’achoppement avec le projet, tel qu’il est présenté actuellement :

- La lutte contre la malnutrition semble encore être le parent pauvre de cette initiative.
Si la mise en œuvre d’une politique ambitieuse de relance des agricultures locales
est essentielle, il ne faut pas pour autant en oublier l’urgence nutritionnelle en cours.

- La création du GIESA est une très bonne initiative mais ce groupe d’experts doit être
délié des agences existantes afin d’avoir un véritable rôle de sentinelle sur les questions
de la faim et de la malnutrition.

- ACF considère également que l’hébergement de la « facilité » au sein du FIDA n’est
pas le meilleur atout pour attirer des fonds additionnels comme l’a prouvée l’expérience
du Global Fund (totalement détaché des agences existantes afin d’attirer les ressources
financières des nouveaux bailleurs comme les fondations)

- Enfin, ce partenariat mondial doit mettre en place 2 « guichets » destinés à financer,
via la « facilité », des actions d’urgence et des projets à moyen terme sécurité alimentaire.
Et pour lancer les premiers projets, le partenariat mondial aurait besoin selon les experts
de 250 millions d’euros qui manquent pour l’instant cruellement au projet.



Action contre la Faim appelle donc la France, à l’initiative de ce « partenariat mondial »,
à concrétiser ses promesses de Rome, en mettant à disposition les 50 premiers millions
d’euros qui entraîneront les contributions d’autres Etats.



Une grande campagne « End Malnutrition »
Action contre la Faim lance donc une campagne internationale dont l’objectif est de plaider
pour que la lutte contre la malnutrition soit réellement intégrée dans les dispositifs
futurs mis en place pour répondre à la crise alimentaire mondiale.

La campagne va se dérouler en différentes étapes :



- Création d’un groupe « Global Initiative Against Malnutrition »
Plusieurs ONG internationales intervenant dans la lutte contre la malnutrition se
regroupent avec l’objectif de faire pression pour une plus grande place accordée
à la nutrition dans les réponses à la crise alimentaire mondiale.



- Mardi 7 octobre de 15h30 à 17h00 / Evian : Animation d’une table ronde sur la crise alimentaire
lors de la « World Policy Conférence » d’Evian




- Mercredi 8 octobre / Paris : colloque « En finir avec la malnutrition :
une question de priorités ? » en partenariat avec le GAIN, l’IRIS, le CNAM

Ce colloque scientifique et technique réunira des représentants d’Unicef, Europaid,
Fondation Clinton, CNAM, IRIS, MSF Suisse, Ministère de la santé du Niger et du Burkina Faso,
Valid International, Fondation Gates, GAIN, ECHO, ACF, etc.

Cette journée se terminera par une rencontre-débat sur « Crise alimentaire :
vers une explosion de la malnutrition infantile ? », en présence de Jean Ziegler
(comité consultatif du conseil des droits de l’homme des Nations Unies, Eric Laroche
(Directeur Adjoint Interventions sanitaires en cas de crise, OMS), Pascal Boniface
(Directeur de l’IRIS), Florence Lasbennes (Chef du Bureau des politiques de développement
économique et agricole, Ministère des Affaires Etrangères), François Danel
(Directeur Général d’ACF).(Dossier complet de présentation du colloque disponible sur demande)



- 15 octobre 2008, veille de la Journée mondiale de l'alimentation : STOP à l'immobilisme !
Les militants d’Action contre la Faim descendent dans la rue et appellent à la mobilisation
les Français pour « En finir avec la malnutrition ».

Pour symboliser l’immobilisme de la communauté internationale face à l’urgence en cours,
ACF donne rendez-vous à des milliers de Français à Paris et dans 19 villes de France
(Ajaccio, Angers, Clermont-Ferrand, Toulouse, Cherbourg, Montpellier, Marseille, Annecy,
Bastia, Caen, Bordeaux, Brest, Lyon, Lille, Tours, Nantes, Nîmes, Périgueux, Rennes),
pour…s’immobiliser. Sur le modèle des « freeze mob », le 15 octobre prochain,
ACF organise le plus grand « freeze » de France pour dénoncer l’immobilisme
mondial sur la question de la faim.



- Octobre 2008 : parution du rapport Hunger Watch 2008 « Les saisons de la faim » :
L’« Observatoire de la faim », cellule de chercheurs travaillant pour ACF UK, publie son
rapport annuel. Cette année, il y est question de la saisonnalité de la faim, c'est-à-dire
des populations rurales pauvres confrontées aux mêmes difficultés chaque année à la
même époque : privations, hausse des prix agricoles, manque d’emplois…

Cette faim saisonnière est responsable d’une grande part des cas de malnutrition dans
le monde et cet ouvrage très documenté explore, du Malawi au Niger en passant par l’Inde,
les causes profondes de ce phénomène, la réalité quotidienne de ceux qui le subissent
ainsi que des solutions possibles.
Le rapport conclut entre autres qu’il faudrait au maximum 3 milliards d’euros par an
chaque année pour traiter les 19 millions d’enfants souffrants de malnutrition aigüe sévère.








LIEN SOURCE : Action Pour la Faim

http://www.actioncontrelafaim.org/presse/communiques/communique/article/1/c…http://www.actioncontrelafaim.org/presse/communiques/communique/article/1/c…
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MessagePosté le: Mar 4 Nov 2008 - 18:33    Sujet du message: La famine et la pauvreté dans le monde .. Répondre en citant

.






Campagne "Les agrocarburants,   
çà nourrit pas son monde"
 
 
 
 
 
 
De : Terre sacrée (vivant12@wanadoo.fr)
Envoyé :mer.     
À : damejane57@hotmail.fr     
 
URGENT: Campagne "Les agrocarburants,
çà nourrit pas son monde"

 Nous avons reçu de assistantcampagne1@oxfamfrance.org :

Bonjour, En recherchant sur Internet des sites traitant des
questions environnementales et sociales,
j’ai identifié le vôtre dont la teneur me laisse à penser que la thématique
des agrocarburants pourrait vous intéresser.
Je me permets donc de vous solliciter à propos de la campagne d’opinion
« Les agrocarburants, çà nourrit pas son monde » menée par Oxfam France


– Agir ici, en partenariat avec le CCFD et les Amis de la Terre et 4 organisations
des pays du Sud. Un billet, un lien ou une référence sur votre blog permettrait
d’augmenter sensiblement le nombre de signataires de la pétition sur le
site web de la campagne alors que le temps presse : c’est en décembre que
l’Union européenne doit décider du rôle dévolu
aux agrocarburants dans sa politique énergétique !

Enfin, pour agrémenter vos articles, vous trouverez sur le site dédié de la campagne,
des bannières et autres goodies. Ci-dessous, une brève présentation de celle-ci :
Campagne « Les agrocarburants, ça nourrit pas son monde »

 A l’heure où s’ouvrent des négociations au niveau européen sur la consommation
à grande échelle d’agrocarburants, Oxfam France
– Agir ici lance, avec le CCFD
– Terre solidaire et Les Amis de la Terre, la campagne
« Les agrocarburants, ça nourrit pas son monde ».

Menée en partenariat avec des associations indonésienne, colombienne,
béninoise et brésilienne, la campagne s’oppose à tout objectif chiffré
d’incorporation des agrocarburants dans la consommation énergétique
des transports européens d’ici à 2020.

Les associations membres de la campagne soulignent les impacts catastrophiques
d’un développement à grande échelle des agrocarburants, et ce à tous les niveaux :

alimentaire, environnemental et social. Des effets désastreux qui ne pourront
être atténués que par la révision des politiques de soutien à ce marché
et non par une illusoire certification ou une future « seconde génération ».

En effet, présentés comme la solution miracle contre l’épuisement des réserves
de pétrole mais également comme un remède au réchauffement climatique,
les agrocarburants menacent aujourd’hui les populations locales et les
cultures vivrières en accaparant la terre et les ressources naturelles.

Ils contribuent également à la hausse mondiale des prix alimentaires
qui a plongé près de 100 millions de personnes supplémentaires
dans la faim et la pauvreté et mis en danger les moyens
de subsistance de 300 millions de personnes.


Ce chiffre, déjà intolérable, pourrait doubler d'ici à 2025 si l'actuelle ruée sur
les agrocarburants se poursuit. D’un point de vue strictement environnemental,
 le développement massif des agrocarburants a de graves impacts écologiques
sur notre planète, au Nord comme au Sud : augmentation des pollutions
chimiques, risque génétique ou encore appauvrissement de la biodiversité,
des sols et des réserves en eau.


N’hésitez pas à visiter le site Internet de la campagne
http://www.agrocarb.fr.


Prolongement Web de la campagne, il contient de nombreuses informations
complémentaires (rapports, dossier complémentaire, document de mobilisation,…)
et permet de suivre au plus près l’actualité relative aux agrocarburants via
un blog alimenté par les associations membres de la campagne.


Cordialement,

David Quadrado Assistant Campagne Oxfam France
- Agir ici 104 rue Oberkampf 75011 Paris .: 20 ans d'action citoyenne !

Parce que le monde ne changera pas sans vous. Pour en savoir plus
http://www.oxfamfrance.org
.






.
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MessagePosté le: Dim 4 Jan 2009 - 13:30    Sujet du message: La famine et la pauvreté dans le monde .. Répondre en citant

« Répondre #40 le: 31 Octobre 2008 à 19:42: »







De : Terre sacree
(vivant12@wanadoo.fr)       
 
Envoyé :ven. 31/10/08       
 
À : damejane57      
 
 
 
 
 

Organisme: FAO Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture


Bill Clinton : "Alimentation, énergie, malheurs financiers, tout est lié"

Le président Bill Clinton a appelé la communauté internationale à cesser d'utiliser la crise
financière mondiale comme "excuse" pour éluder le problème de la faim qui s'aggrave,
ajoutant que l'autosuffisance agricole est la seule réponse à long terme si l'on veut
réduire la faim et prévenir d'autres malheurs financiers à l'avenir.
L'ancien président des Etats-Unis s'exprimait au siège des Nations Unies, à New York,
au cours de la cérémonie marquant à la fois la célébration de la Journée mondiale
de l'alimentation (JMA) et le 63e anniversaire de la FAO.

 "La nourriture n'est pas une matière première comme les autres",
a dit M. Clinton qui dirige une ONG internationale portant son nom. "
Nous devrions retourner à une politique d'autosuffisance agricole maximum", a souligné
M. Clinton. Alors qu'il y aura toujours un marché mondial pour des cultures comme le riz,
le blé ou le maïs, a-t-il ajouté "il serait insensé de considérer la nourriture comme un
téléviseur couleur et penser qu'il est possible de développer beaucoup de ces pays
où je travaille sans renforcer leur capacité à se nourrir par leurs propres moyens".

M. Clinton a préconisé le renforcement du commerce équitable et des programmes de
commercialisation directe ainsi que d'autres mesures susceptibles de réduire le
déséquilibre entre les producteurs agricoles des pays développés et les agriculteurs
- des petits paysans pour la plupart - qui produisent la plus grande partie des aliments
consommés dans le monde.

La faim s'aggrave
Le thème de la JMA cette année est La sécurité alimentaire mondiale: les défis du
changement climatique et des bioénergies, mais l'événement a pris une connotation
plus forte du fait de l'urgence face à l'aggravation de la faim et à la crise financière.


"La crise alimentaire, la crise énergétique, la crise financière montrent que nous vivons
dans un monde interdépendant et qu'il n'est pas possible d'échapper à notre destinée
commune", a dit le président Clinton. "Il est très important pour les pays nantis,
les particuliers riches et les compagnies prospères de réaliser, même s'ils ont été
très durement touchés par la crise financière, qu'ils n'ont pas d'excuse pour éviter
de se pencher sur les problèmes des autres, car cela nous évitera une autre crise
financière à long terme." 
Ban Ki-moon
Le Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, qui a pris la parole
avant M. Clinton, a invité lui aussi les pays à collaborer en vue d'élaborer une
"approche complète au problème de la sécurité alimentaire".
"Les difficultés actuelles s'intensifieront si nous ne parvenons pas à prendre
une action résolue maintenant", a dit M. Ban Ki-moon.

"Le temps n'est plus où on pouvait se pencher sur un seul problème à la fois",
a déclaré de son côté M. Miguel d'Escoto, président en exercice de l'Assemblée
générale. Selon lui, les pays donateurs devraient tripler les fonds consacrés
à l'assistance au pays en développement.

"Nous devons trouver des solutions qui transcendent les intérêts nationaux
étroits et servent tous les peuples, toutes les nations et notre planète si fragile",
a dit M. d'Escoto.

Diouf M.
Jacques Diouf, Directeur général de la FAO, a mis en garde contre les conséquences
sociales plus larges qui pourraient résulter de l'absence de solution
au problème de la faim.

"L'élargissement du fossé entre la richesse fabuleuse et la pauvreté abjecte a
poussé un grand nombre de démunis et de désespérés à s'exiler, outre mer
ou à travers les continents, à la recherche de la terre promise.

"Confrontés à l'immigration, certains riches se sont barricadés dans leurs forteresses.
Mais comment contraster l'exode massif sinon par la croissance économique
et notamment le développement agricole vu que 70 % des pauvres vivent en milieu rural?"

M. Diouf a appelé à une révision urgente des droits de douane
et d'autres barrières techniques qui "dénaturent les règles de la
concurrence du commerce international".

"Nous devons bâtir de nouvelles relations internationales qui puissent procurer
aux agriculteurs des pays développés des revenus comparables à ceux de leurs
concitoyens des secteurs secondaire et tertiaire, mais sans pénaliser les
agriculteurs des pays en développement", a souligné M. Diouf. 

"Enfin, les Etats-Unis, les pays du G8 dont la présidence sera assurée par
le premier ministre italien Silvio Berlusconi, le G5, le Conseil de coopération
du Golfe et les autres Etats membres de la FAO et des Nations Unies devraient
être capables de convoquer, durant la seconde moitié de 2009, un Sommet
mondial sur la sécurité alimentaire au niveau des Chefs d'Etat et
de Gouvernement en vue de parvenir à un large consensus pour éradiquer
la faim dans le monde. 
"Ce nouveau Sommet alimentaire mondial, a poursuivi M. Diouf,
devrait permettre de trouver 30 milliards de dollars par an pour
développer les infrastructures rurales et stimuler la productivité
agricole dans les pays les moins développés." 

Selon les derniers chiffres de la FAO, 75 millions de personnes ont rejoint,
en 2007, les rangs des affamés, portant à 923 millions le nombre d'affamés.  






Source : http://www.newspress.fr/communique_208441_1258.aspx

.
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MessagePosté le: Dim 4 Jan 2009 - 13:50    Sujet du message: La famine et la pauvreté dans le monde .. Répondre en citant

 
L'UE débloque un milliard d'euros
contre la crise alimentaire        


De :  Terre sacrée
(vivant12@wanadoo.fr)         

Envoyé : lun. 24/11/08 1        

À :  damejane       





L'UE débloque un milliard d'euros contre       

la crise alimentaire Richard Werly,
Bruxelles , Collaboration:        

Margaux Fritschy Samedi 22 novembre 2008




L'Union européenne a bien failli ne pas tenir sa promesse
d'aide pour lutter contre la crise alimentaire mondiale.  





Vendredi à Bruxelles, les Vingt-Sept ont bataillé       
jusque dans la soirée pour débloquer le milliard      
d'euros promis par la Commission européenne      
en juillet aux fermiers des pays les plus pauvres.  


Cette somme sera débloquée en trois étapes:
260 millions avant la fin de l'année,
570 en 2009 et le solde en 2010. 


Ces fonds, surtout destinés à l'Afrique,       
serviront en priorité à des achats de semences       
et d'engrais, et au soutien des agriculteurs vivriers.  


L'UE, premier bailleur de fonds mondial pour       
l'aide humanitaire, avait fait de ce «milliard»       
un symbole.       

Sa décision intervient quelques jours après       
un appel record pour 7 milliards de dollars lancé      
par l'ONU afin de faire face aux situations
d'urgence à travers le monde l'an prochain.  


Le symbole a néanmoins été écorné. D'abord, en raison
de la rudesse des discussions budgétaires.
Ensuite, parce que le prélèvement envisagé
de ce milliard sur les excédents agricoles n'aura pas lieu.  


L'Allemagne et plusieurs autres Etats ont refusé       
d'utiliser ces fonds pour des actions hors       
du territoire de l'UE. Les montants prévus pour      
les actions extérieures européennes     
seront donc mis à contribution,ainsi que les réserves   
d'aide d'urgence. 


Le Parlement européen, qui avait, lui, approuvé le
«milliard», se préparait à riposter en cas de blocage.

«Si, fin décembre, les fonds restent bloqués,
ce sera pitoyable», déclarait au Temps
l'eurodéputé néerlandais Thijs Berman,
avant l'accord.  


Plusieurs Etats membres, dont la France qui       
préside actuellement l'UE, sont accusés       
par les organisations non gouvernementales      
(ONG) de projeter une réduction  de leur aide
en raison de la crise financière.  


La part du PIB français pour le développement       
devrait atteindre 0,42% en 2009.       
Au lieu du 0,7% fixé par les Objectifs       
du Millénaire de l'ONU.  


Alors que l'UE s'apprête à annoncer mercredi un
plan de relance économique d'environ
130 milliards d'euros, un blocage budgétaire
in extremis aurait à coup sûr été vécu comme
une trahison par ses partenaires du Sud. 



http://www.letemps.ch/template/international.asp?page=4&article=244543        









 
 

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MessagePosté le: Mar 6 Jan 2009 - 13:27    Sujet du message: La famine et la pauvreté dans le monde .. Répondre en citant

.
« Répondre #42 le: 02 Décembre 2008 à 23:36: »
Crise alimentaire :
à qui la faute ?


En France, une hausse des prix entraîne une baisse
du pouvoir d’achat et de plus en plus de difficultés
pour boucler les fins de mois. Mais dans certains pays,
c’est de famine et de morts qu’il s’agit.

Une personne meurt de faim toutes les quatre secondes.
1,1 milliard d’êtres humains vivent avec moins d’un dollar
par jour (« extrême pauvreté »).
Ils en dépensent 90 % pour leur nourriture.
Pour eux, l’augmentation des prix de la nourriture est une catastrophe.

Quatre multinationales se partagent 90 % du commerce
mondial des céréales.
Selon le PNUD (Programme des Nations-Unies pour le Développement),
chaque vache de l’Union Européenne reçoit 3 dollars de subvention
par jour, alors que 40% des Africains vivent avec moins de 1 dollar par jour.

Fin mars, les prix du blé et du riz avaient doublé par rapport à
ceux relevés un an plus tôt. Le prix du maïs a augmenté de plus d’un tiers.
Le prix des denrées alimentaires a augmenté de 53 % au cours
des quatre premiers mois de l’année 2008 par rapport à la même
période de 2007. « Pour la seule année 2007, les chiffres de
l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture
(la FAO) montrent une hausse de 80 % pour les produits laitiers
et de 42 % pour les céréales. » (L’Humanité, mai 2008).

Les gens mangent des galettes d’argile pour se remplir le ventre.
Des manifestations violemment réprimées ont éclaté dans les pays
les plus pauvres. A Haïti, où en une semaine le sac de riz est passé
de 35 à 70 dollars, des scènes de pillage ont eu lieu, des commerces
ont été dévastés, les émeutes ont provoqué des morts et des blessés.
Le gouvernement n’a pas pu résister : le Premier ministre,
Jacques Edouard Alexis, a démissionné.

En avril 2008, les « émeutes de la faim » ont secoué plus de 35 pays :
l’Egypte, le Maroc, l’Indonésie, les Philippines, Haïti, le Nigéria, le Cameroun,
la Côte d’Ivoire, le Mozambique, la Mauritanie, le Sénégal,
le Burkina-Faso, Madagascar, etc.

Les instances internationales (l’ONU, la Banque Mondiale, l’OMC ...)
ne s’y sont pas trompées. La révolution russe de 1917 a commencé
par des manifestations de femmes réclamant « du pain ».

Elles ont entraîné tout le peuple... Déjà Flaubert, au XIXe siècle,
disait : « Ah ! La faim ! La faim ! Ce mot là, ou plutôt cette chose-là,
a fait des révolutions ; elle en fera bien d’autres ! ».

Au Mexique, en 2007, la flambée des cours du maïs a provoqué
la « révolte de la tortilla », base de l’alimentation nationale.

Jean Ziegler, rapporteur spécial des Nations-Unies, expliquait récemment :
« Dans les pays pauvres, la situation était déjà épouvantable en temps normal.
A présent, je redoute une colère populaire qui rappellerait la prise
des Tuileries pendant la Révolution française. Tout peut arriver. »

Donc, la menace – pour leur système – a été prise au sérieux par les capitalistes.
Mais ils sont impuissants à régler le problème. Le 3 juin, un Sommet mondial
sur la sécurité alimentaire s’ouvrait à Rome, au siège de la FAO
(Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture).
En trois jours, les 192 états membres devaient s’accorder sur des
réponses à la crise. Mais chacun a défendu ses propres intérêts !
Ainsi va le capitalisme. Le sommet s’est achevé sans engagement
concret. Il a juste permis de beaux effets d’annonce, en versant
des larmes de crocodiles. « Dans certains pays parmi les plus pauvres
au monde, l’augmentation des prix peut faire la différence entre avoir
un repas quotidien et devoir se passer de nourriture », a dit M. Bush.
Il a promis un milliard de dollars
– lui qui en a déjà dépensé 3000 milliards dans la guerre en Irak !

De son côté, le directeur de la Banque Mondiale a annoncé que cette
institution avait l’intention de porter à six milliards de dollars son « effort »
dans le secteur de l’agriculture, l’an prochain.
Quand on connaît les sommes perçues par le remboursement de la dette
de tous les pays pauvres ! L’ensemble de la dette du « tiers-monde »
s’élève à plus de 2500 milliards de dollars, avec des taux d’intérêt de 16 %...

En outre, toutes ces aides sont intéressées. Elles ont des contreparties.
Comme l’écrivait L’Alsace à propos du Programme Alimentaire Mondial,
qui a débloqué 1,2 milliard de dollars, « même l’aide est “calibrée”
pour bénéficier avant tout aux producteurs du Nord : par exemple,
les Américains paient le Programme Alimentaire Mondial en nature,
ce qui leur permet d’écouler leurs surplus, de continuer à subventionner
leurs agriculteurs... et ainsi de concurrencer les pays producteurs
pauvres sur le marché mondial ».

On comprend aisément que ces « aides » n’enrayeront pas le
processus engagé. C’est un système en faillite qui se révèle ici.
Seul un système socialiste permettra d’en finir avec les famines
et toutes les manifestations de l’extrême pauvreté.

le 01-12-2008
Sophie Rault (PCF 31)

http://www.lariposte.com/Crise-alimentaire-a-qui-la-faute-1112.html

.
http://www.lariposte.com/Crise-alimentaire-a-qui-la-faute-1112.html
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MessagePosté le: Sam 17 Jan 2009 - 18:54    Sujet du message: un krash alimentaire mondial Répondre en citant

« Répondre #43 le: 03 Décembre 2008 à 23:09: »









un krash alimentaire mondial 
Soirée Théma d’Arte        
 
 
 
 
 
 
De :  Terre sacrée
(vivant12@wanadoo.fr)          
 
Envoyé : mar. 02/12/08 15:26         
 
À :  damejane        
 
Alors que la mondialisation est censée être synonyme de croissance,    
le monde se trouve dans une situation qu'il n'a plus connue depuis trente ans :    
les stocks de céréales n'assurent plus que 37 jours de nourriture à la population mondiale.    
 
C'est bien en-deçà du niveau officiel de la sécurité alimentaire,    
fixé à soixante jours. Le monde risque d'être plongé dans une crise très grave.    
Les statistiques indiquent que les récoltes de 2008 seront insuffisantes pour nourrir    
tous les habitants de la planète,
pour la septième fois en huit ans. Au moment même où la demande chinoise en céréales    
s'est brusquement accélérée, les biocarburants ont commencé à redessiner la carte    
de l'agriculture mondiale. Aux Etats-Unis, la production d'éthanol à base    
de maïs engloutit le tiers des récoltes du pays.   

 
 


Cela commence par un documentaire choc de 80 minutes d’Yves Billy, qui présente des    
images fortes, en particulier d’Afrique, d’Argentine et de Chine, entrecoupées    
de nombreuses interventions très claires de spécialistes qui donnent des clés    
pour mieux comprendre, dont Bruno Parmentier, qui intervient régulièrement,    
un peu comme fil rouge, mais aussi par exemple Lester Brown ou Marc Dufumier.   
Ce document coup de poing donne une alerte très précise sur ce qui nous attend
si nous ne nous saisissons pas collectivement du problème agricole et alimentaire mondial.    
Malheureusement il ne donne guère de solutions, mais il fixe très clairement les enjeux.   
 
Ci-dessous une interview que Bruno Parmentier a donné à Arte à cette occasion
« Pour une révolution de la pratique agricole »Directeur de l’ESA (École Supérieure d’Agriculture),
Bruno Parmentier, ingénieur des mines et économiste, est l’auteur d’un ouvrage référence
 Nourrir l’humanité (Ed. La Découverte, 2007, prix Terra 2008) sur le défi alimentaire.
Il en décrypte les enjeux.

Pourquoi n’a-t-on pris conscience de la crise alimentaire qu’en 2007 ?

Alors que huit des dix dernières ont été déficitaires en céréales, les stocks préalablement
constitués (environ six mois de consommation depuis des décennies) ont un temps
permis de maintenir les cours à bas niveau, jusqu’à ce qu’apparaisse la réalité d’une
légère pénurie : nos stocks de céréales sont actuellement au plus bas depuis la
2ème guerre mondiale. Or quel que soit le prix, la demande des 6,5 milliards
d’habitants sur la planète, elle, ne fléchit pas. Elle augmente même de 2% par an,
entre les 80 millions de « convives supplémentaires », la croissance de la consommation
de viande et de lait par une partie de la population, notamment les classes moyennes
d’Asie, et la production de biocarburants. En outre, au gâchis à la production
dans le Sud – les récoltes pourrissent par insuffisance de transports et de stockage
-, s’ajoute celui, effrayant, à la consommation dans le Nord. Ainsi, en 2007, les courbes
de croissance structurelle de la demande mondiale et celle de l’offre, très dépendante
des conditions climatiques, se sont croisées.

Comment vont évoluer l’offre et la demande alimentaire
mondiale dans les prochainesdécennies ?


Avec environ 3 milliards d’habitants en plus d’ici 2050, la demande alimentaire variera en
fonction des continents. Afin que chacun mange à sa faim, il faudrait doubler la production
agricole mondiale, mais en réalité la multiplier par 5 en Afrique, 2, 3 en Asie et 1,9 en
Amérique latine. L’offre aura beaucoup de mal à suivre. Pourtant, le XXème siècle a
enregistré certains succès en la matière. Ce n’est peut-être pas glorieux, mais alors
que la population quadruplait, le chiffre de ceux qui souffraient de la faim est resté
stable, à savoir 850 millions. On a donc produit nettement plus, mais avec beaucoup
plus de ressources. Désormais, nous allons devoir faire toujours plus, mais avec moins
de ressources, ce qui est beaucoup plus difficile.

Moins de terres, mais aussi moins d’eau et d’énergie…

Les terres arables (1,5 milliard d’hectares soit 12% de la planète) ne sont pas extensibles.
Bien que les réserves, essentiellement les forêts tropicales, soient mises en culture à un
rythme déraisonnable, accélérant le réchauffement climatique, nous perdons plus de terres
que nous n’en gagnons, à cause de la pollution et de l’urbanisation massive.
La Chine, par exemple, perd 1 million d’hectares par an ! Si en 1960, nous mangions à deux
sur un hectare de terre cultivée pour quatre aujourd’hui, nous serons six en 2050.
De plus, le réchauffement de la planète augmente les problèmes dus à l’eau et nous aurons
à la fois davantage de sécheresse (par exemple depuis cinq ans, il ne peut plus en Australie,
qui était un grand pays exportateur de céréales) et davantage d’inondations.
Nous exploitons 200 millions d’hectares irrigués sur la planète et ne pourrons augmenter ce
chiffre que de 20%, avec d’énormes investissements, tandis que le niveau des nappes
phréatiques va baisser de façon très importante dans de nombreuses régions. Enfin, l’agriculture
est très « énergétivore » : pour produire une tonne deblé, il faut près de 300 litres de pétrole,
pour les engins, mais surtout pour les engrais et les pesticides. Les agriculteurs devront
impérativement produire avec moins d’énergie. Dans le même temps, on leur demande de
remplir les réservoirs d’essence avec les biocarburants.
C’est un défi gigantesque.

Quelles solutions préconisez-vous ?

Au XXème siècle, on a artificialisé au maximum l’activité agricole, et notamment par la chimie,
à travers les engrais, les fongicides, les insecticides et les herbicides. Une solution coûteuse,
tant sur le plan financier qu’en termes d’énergie, de pollution et d’impact sur la santé.
L’âge de la chimie pour l’agriculture est maintenant révolu. Le XXIème siècle devra être
celui de la biologie, et en particulier de l’agriculture à « haute intensité environnementale ».
Il faut trouver des moyens de faire jouer à la nature le rôle des engrais et des pesticides,
c’est à dire par exemple avoir recours à des associations de plantes qui se protègent et se
nourrissent entre elles et plus généralement faire appel à la biodiversité. Les vers de terre,
par exemple, qui sont d’excellents laboureurs, les abeilles pollinisatrices, les bactéries,
les champignons, etc. En outre, comme dans les régions tropicales, nous devrons récolter
au moins deux fois l’an : une l’hiver pour nourrir la terre avec des plantes fixant le carbone
et l’azote et économiser les engrais, et une l’été pour nourrir les hommes. Cette révolution
urgente de toute la pratique agricole implique de vastes programmes de recherches.
D’autant qu’il va falloir inventer des milliers d’agricultures, une par canton et par micro-climat…

Que pensez-vous du débat sur les OGM ?

Il est faussé, parce que les premiers OGM n’apportent pas de réelle solution aux problèmes
de l’humanité et qu’ils ont été fabriqués par une multinationale américaine spécialisée dans
les herbicides et les insecticides, Monsanto, dont le gouvernement américain a assuré des
conditions favorisant le monopole, la privatisation du vivant et une impunité face aux dérives.
Mais les vrai enjeux sont autres, par exemple la mise au point de céréales moins
consommatrices d’eau ou de plantes productrices de protéines ou de vitamines, ou résistantes
au froid ou à l’altitude, etc. Il peut y avoir des OGM « de vie ». Tandis que l’Europe bloque sur
la question, les OGM plantés dans le monde recouvrent déjà cinq fois la surface agricole française.
S’il faut d’abord parier sur une agriculture à haute intensité environnementale, nousdevons
aussi lancer des recherches, publiques, sur les OGM en garantissant la sécurité pour calmer
les peurs qui se sont multipliées. Car si les paysans échouent, la faim, elle, sera également
très dangereuse quand elle engendrera émeutes et guerres.

Quelle est la responsabilité de l’OMC dans la crise alimentaire ?

Depuis vingt ans, la pensée unique a imposé l’idée qu’il fallait arrêter de soutenir les agriculteurs
et ouvrir les frontières, pour une plus grande émulation. C’est pourquoi on a retiré à la FAO
l’organisation de l’agriculture mondiale pour la confier aux commerçants de l’OMC. On a ainsi
expliqué aux États africains que s’acharner à faire de la nourriture ne servait à rien, puisque
d’autres pays étaient plus efficaces pour produire. Au nom du remboursement de la dette, la
Banque mondiale et le FMI ont découragé le soutien à l’agriculture vivrière, au profit de celle
génératrice de devises : arachide, coton, café, cacao... Cette politique s’est effondrée en 2007
lorsque les pays exportateurs de céréales ont fermé leurs frontières, affamant les pays qui
avaient bradé leurs agricultures.
Si dans l’imaginaire français traumatisé par les pénuries de la 2ème guerre mondiale, la faim
est un phénomène urbain, ce sont en réalité des paysans qui meurent aujourd’hui de faim
dans le monde, en silence. Le problème n’est donc pas de les nourrir, tâche pratiquement
impossible, mais plutôt de cesser de les empêcher de se nourrir eux-mêmes !
D’où la nécessité d’une sorte de « planMarshall » pour reconstruire et soutenir l’agriculture
vivrière et familiale dans ces pays.

La paix mondiale sera à ce prix

arte.tv
http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article8907
http://television.telerama.fr/tele/emission.php?id=11114179


 
 

Rediffusions sur ARTE :         
 
Vers un crash alimentairerediffusé le :
11.12.2008 à 09:55      
 
(France, 2008, 90mn)      
 
ARTE F      
 
Réalisateur: Richard Prost, Yves Billy      
 
Auteur: Richard Prost, Yves Billy      

 

 
 
Le monopoly de la faimComment l'aide alimentaire d'urgence       
 
est tombée dans l'escarcelle de la finance.       
 
Un exemple éloquent, à travers le destin de la récolte éthiopienne 2006.
 
Le monopoly de la faim      
 
rediffusé le :      
 
04.12.2008 à 04:25      
 
09.12.2008 à 04:25      
 
11.12.2008 à 02:15      
 
11.12.2008 à 11:30      
 
13.12.2008 à 11:10      
 
(France, 2008, 30mn)      
 
ARTE F      
 
Réalisateur: Karel Prokop      
 
Producteur: Constance Films      
 
 

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MessagePosté le: Sam 17 Jan 2009 - 19:17    Sujet du message: La famine et la pauvreté dans le monde .. Répondre en citant

« Répondre #44 le: 12 Décembre 2008 à 14:10: »


 



Publié le 11/12/2008 N°1891 Le Point  


La malédiction éthiopienne 


La famine frappe de nouveau en Ethiopie.


Environ 6 millions de personnes ont besoin d'une aide alimentaire d'urgence. 

De notre envoyée spéciale Mireille Duteil  
 


http://www.lepoint.fr/actualites-monde/la-malediction-ethiopienne/924/0/298996  

 





Assise à même le sol de terre battue dans un coin de la cour, au voisinage de deux poules
et d'un chien famélique, Haddas Berhan, les cheveux ramassés sous un foulard rouge,
allaite son dernier-né. « Il a 9 mois », précise-t-elle. L'enfant, les jambes gonflées par
un oedème dû à la malnutrition, les paupières closes, ne pèse guère plus qu'un nouveau-né.
Elle a marché quatre heures, le bébé sur le dos, pour l'emmener au dispensaire le plus proche.
Une infirmière lui a remis des doses d'une alimentation vitaminée donnée par l'Unicef.
Elles ont évité la mort à l'enfant, qui ne semble pas sauvé pour autant. Haddas, 38 ans,
maigre, le visage allongé, la peau presque translucide, raconte résignée qu'il ne lui reste
que deux oeufs et un kilo et demi de sorgho pour nourrir ses trois autres fils.
De quoi tenir une semaine. Après ?
Elle ne sait pas, elle n'a plus un seul birr, la monnaie éthiopienne.

Sa descente aux enfers a commencé l'an dernier lorsqu'elle a perdu le boeuf qui lui permettait
de labourer son lopin de terre. Pas assez forte pour pousser l'araire sur ses 2 500 mètres
carrés de terre caillouteuse, elle a fait appel à un voisin : en retour, il lui a demandé la
moitié de sa récolte. Mais il n'a pas plu depuis un an et son champ n'a guère donné de
sorgho au début de l'été. Depuis, c'est la misère noire. Pas question pour son troisième
fils d'entrer à l'école en septembre. Certes, la scolarité est gratuite, mais il faut acheter
des cahiers qui coûtent 35 birrs (environ 2,5 euros).

Un drame silencieux se joue une nouvelle fois sur les hauts plateaux abyssins. La situation
alimentaire est devenue catastrophique. Bon an mal an, 7,2 des 82 millions d'Ethiopiens
vivent dans un état de malnutrition chronique. Cette année, la situation est pire.
Faute de pluie l'hiver 2007 puis au printemps dernier, l'Unicef estime que ce sont 6,4 millions
de paysans supplémentaires qui, victimes de cette sécheresse inhabituelle et du triplement
des prix alimentaires en un an, sont au bord de la famine. En juin, ils n'étaient que 4,6
millions en situation de malnutrition aiguë. Un mot pudique qui cache une réalité tragique :
sans aide d'urgence, c'est la mort assurée.

La famine a d'abord touché, en mars, le sud du pays et la région afar, cette vaste plaine
quasi désertique, à l'est. Le bétail a commencé à mourir, les hommes se sont affaiblis.
Les religieuses, sur place, ont tiré la sonnette d'alarme, les hôpitaux ont, très vite,
été submergés. Comme toujours, les enfants, les plus fragiles, ont été les premiers
à mourir. Déjà, au cours d'une année de pluviométrie moyenne, 49 % des moins de
5 ans souffrent de malnutrition chronique. « Ils sont le miroir de la situation sanitaire d'un pays »,
explique Sylvie Chamoiseau, responsable de la nutrition du bureau de l'Unicef à Addis-Abeba.
L'espérance de vie en Ethiopie n'est que de 41 ans, l'une des plus faibles au monde.
« La situation est probablement la pire depuis la grande famine de 1984. Si l'extérieur
ne nous vient pas en aide, nous aurons une grave crise alimentaire d'ici à la fin de l'année »,
explique le docteur Gebreab Barnabas. La cinquantaine débonnaire, le visage rond,
le directeur de la santé du Tigré, cette province septentrionale qui longe la frontière
de l'Erythrée, ne s'embarrasse pas de périphrases.
« Au début, on ne voulait pas reconnaître que nous allions vers une nouvelle catastrophe »,
avoue-t-il, tout en le déplorant, dans un anglais parfait.

1984, 1992, 1996, 2003, 2008... La famine serait-elle une fatalité en Ethiopie ? « Absolument pas »,
rétorque un ingénieur agricole européen. « Il y a assez de céréales pour tous. Le problème,
c'est la mauvaise répartition géographique de cette production céréalière.
Le pays perd en moyenne 40 % de sa production de céréales, faute de capacité de stockage,
de filière de commercialisation et à cause de l'absence de transport », explique-t-il.
Les routes sont exécrables, à l'exception de quelques grands axes, même si les autorités
ont commencé à les remettre en état. Les conséquences du cloisonnement des campagnes
sont terribles. Un diplomate raconte avoir dégusté des bananes récoltées dans un village
du sud du pays, alors que, 10 kilomètres plus loin, les paysans n'avaient jamais vu une
banane de leur vie. Un détail interpelle en parcourant la campagne : c'est le silence qui l'habite.

On n'entend jamais un bruit de machine agricole. Au Tigré, nous ne verrons aucun tracteur
dans les champs, au mieux le paysan dispose d'un boeuf pour tirer sa charrue.

Et les choses ne s'arrangent pas : une partie des familles paysannes est plus pauvre
d'année en année. Les parcelles sont trop petites et les fermiers consomment la totalité de
leurs récoltes de céréales, y compris celles réservées aux semences. Il ne leur reste plus
qu'à s'en procurer chez un fermier plus riche qui se paiera en prenant une fraction de
la prochaine récolte, voire de la terre.

Les autorités veulent donner une autre image du pays, rompre avec cette réputation d'une
Ethiopie où des paysans faméliques meurent sous l'oeil des caméras, comme en 1984,
au temps de Mengistu Hailé Mariam, le Négus rouge, ou de Hailé Selassié, l'empereur
détrôné en 1974 pour avoir voulu cacher au monde la famine qui ravageait les campagnes.
Au Tigré, cette question est d'autant plus sensible que le pouvoir en place est issu du Front
de libération de cette région. C'est lui qui a renversé le régime sanglant de Mengistu, en 1991,
et Meles Zenawi, l'ancien chef du Front tigréen, est depuis lors le tout-puissant
Premier ministre du pays.

Dans cette région pauvre, coeur traditionnel des famines éthiopiennes, la situation est
contrastée en cette fin d'automne. Mekele, la capitale régionale installée dans une plaine
agricole entourée de montagnes, semble presque prospère. Des avenues bordées d'arbres,
une zone industrielle, des usines en construction, dont l'une fabrique des tuyaux pour
l'arrosage par goutte à goutte (un luxe dans ce pays qui est l'un des plus pauvres d'Afrique),
rappellent que la province est le berceau des autorités au pouvoir. Leurs détracteurs
racontent que les investissements sont plus nombreux au Tigré qu'ailleurs et que,
dans l'administration, disposer d'un intermédiaire tigréen ne nuit
pas à l'avancement des dossiers...

L'ouest de la province est verdoyant. Il a plu, la dernière récolte a été correcte et les paysans
cultivent le sésame, une graine exportée exclusivement en Israël. L'Ethiopie a de tout temps
entretenu d'excellentes relations politiques et économiques avec l'Etat hébreu.
Mais, à l'est du Tigré, au-delà de la chaîne de montagnes qui arrête les pluies venues de l'Afrique
centrale, c'est la misère. Comme dans le village d'Haddas Berhan, à trois heures de piste de Mekele.
Certes, la situation n'est pas aussi catastrophique qu'en 1984. Cette année-là, entre 1 et 2
millions de personnes étaient mortes de faim, en majorité au Tigré.

« we are the world »

Le monde entier, ému, s'était précipité au chevet de l'Ethiopie.
Le chanteur britannique Bob Geldof avait organisé des concerts et rassemblé des aides financières
impressionnantes. « We are the world », chantait-on alors. Bis repetita en 2003 : 13 millions
de personnes, affectées par la sécheresse, avaient eu besoin d'une aide alimentaire d'urgence.
Cent mille avaient succombé. Les ONG internationales et le gouvernement avaient réussi à
mobiliser des fonds venus des quatre coins du monde. Mais, à chaque nouvelle crise, la mobilisation
est plus difficile. Comme cette année, où l'Unicef ne réussit pas à réunir les fonds nécessaires
pour acheter de la nourriture vitaminée pour les 100 000 jeunes enfants les plus mal en point.

C'est après la famine de 2003 que le gouvernement a décidé d'instaurer le safety net , le filet
de sécurité. Il s'agit de fournir aux familles qui ne parviennent pas à faire la soudure entre
deux récoltes les moyens de ne pas connaître la famine. « On passe vite de la malnutrition
chronique à la malnutrition aiguë, et celle-ci est rapidement mortelle », explique à Mekele un
responsable du ministère de la Santé. Plus de 7 millions de fermiers en bénéficient.
Un nombre bien insuffisant, mais le programme est coûteux et les caisses de l'Etat sont
loin d'être pleines. A Atsbi, grosse bourgade à l'est du Tigré, les petites maisons au toit de zinc
s'étalent à flanc de coteau dans un paysage somptueux de montagnes. Environ un millier de
paysans, hommes et femmes en grandes robes blanches, une petite croix d'argent au cou,
sont rassemblés sur une place pour recevoir le safety net. En contrepartie de travaux
d'intérêt général (réfection du toit d'une école, d'un centre de santé, d'une route...),
le travailleur choisit de recevoir de l'argent (40 birrs par mois, soit environ 3 euros)
ou des céréales. « Il y a trois ans, tous voulaient de l'argent, maintenant tous veulent
des céréales », affirme un infirmier de la localité. Le prix du tef, la céréale locale, est passé
de 300 birrs à 900 birrs la tonne en un an. Ce jour-là, à Atsbi, nombre de paysans quittent
le bourg en tirant un âne chargé d'un gros sac de jute blanc marqué du sigle de l'US-AID,
la coopération américaine. A l'origine, le programme du safety net était prévu pour durer cinq ans.
« Il va sans doute être poursuivi après 2009 », affirme un ingénieur agricole.

« On est à un tournant, estime un expert européen en agriculture. Le gouvernement commence
à dire : arrêtons l'aide alimentaire et pensons à faire autre chose. Ils sont conscients qu'il faut
utiliser l'argent pour mettre en place une véritable politique agricole. » Petit à petit, des
coopératives paysannes se créent, on réfléchit à l'irrigation, aux semences.
Reste le problème du foncier, car la terre appartient toujours à l'Etat, même si le paysan peut
léguer l'exploitation à ses enfants. Le développement est certes un problème de temps, mais
faire évoluer les mentalités des dirigeants, d'anciens maoïstes, est une véritable gageure
qui prendra des années. Ceux-ci sont obsédés par une crainte : récréer une classe de grands
propriétaires terriens, comme sous l'empereur. Sur les plateaux éthiopiens la nature n'est pas
seule responsable. Si l'on y meurt de faim, c'est aussi à cause de la folie des hommes.




Les miracles du Plumpy'nut

Ce sont deux nutritionnistes français qui ont conçu cet aliment vitaminé miracle, le Plumpy'nut (PPN),
adopté par l'Unicef pour sauver les jeunes enfants atteints de malnutrition aiguë.
« La révolution du Plumpy'nut est aussi importante que celle des antirétroviraux pour le sida en 2000 »,
affirme-t-on dans l'organisation. Constitué d'une pâte d'arachide additionnée d'huile de soja, de lait
et de vitamines, le PPN est conditionné sous forme de portions individuelles hypercaloriques.
Premier avantage : facile à utiliser par les mères à domicile, il évite l'hospitalisation de nombreux
enfants. Second avantage : il peut être fabriqué localement. Des ONG, dont l'Unicef et la fondation
Clinton, ont financé des usines en Ethiopie, au Niger, à Saint-Domingue.

L'Ethiopie en fournit 100 tonnes par mois, il lui en faudrait dix fois plus. Inconvénient :
son prix de production élevé, que les ONG peinent à financer.
« Il faudrait un fonds comme pour le sida », dit-on à Addis-Abeba M. D.




Bien à vous :damejane

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MessagePosté le: Sam 17 Jan 2009 - 19:20    Sujet du message: - La FAO préoccupée‏ Répondre en citant

« Répondre #45 le: 11 Janvier 2009 à 14:48: »

.



Crise alimentaire
- La FAO préoccupée‏



De : Terre sacrée
(vivant12@wanadoo.fr)
Envoyé : sam. 10/01/09 22:49
À : damejane





Alors que le prix des matières premières a largement baissé ces
derniers mois, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et
l’agriculture reste inquiète pour l’avenir. En 2008, 40 millions de
personnes ont rejoint les rangs des personnes sous-alimentées
sur la planète. Au total, ce sont donc près d’un milliard de personnes
qui souffrent quotidiennement de la faim dans le monde.

Les prix sont évidemment responsables de cette dégradation et,
malgré la baisse récente, la FAO observe que son indice des prix
des denrées alimentaires était en octobre 2008 toujours plus haut
de 28 % par rapport à son niveau d’octobre 2006.

Par ailleurs, la crise financière actuelle inquiète également l’organisme
des Nations unies : « Si le recul des prix et les restrictions sur le crédit
associés à la crise économique devaient forcer les paysans à réduire
les surfaces plantées, un nouveau cycle dramatique affectant les prix
des denrées alimentaires pourrait se déclencher », indiquait en décembre
le sous-directeur général de la FAO, Hafez Ghanem.


Pour faire face à ces menaces, la FAO demande à nouveau aux leaders
de la planète d’organiser un Sommet mondial sur la sécurité alimentaire
au cours du premier semestre 2009 afin de « jeter les bases d’un nouvel
ordre agricole mondial et de trouver 30 milliards par an pour éradiquer
rapidement et définitivement la faim ».

http://www.secours-catholique.asso.fr/actualiteinternational_1708.htm


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