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Nos petites soeurs les abeilles
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damejane
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MessagePosté le: Dim 18 Jan 2009 - 17:09    Sujet du message: Nos petites soeurs les abeilles Répondre en citant

« Répondre #15 le: 20 Octobre 2008 à 16:47: »

.



Une vidéo sur la disparition des abeilles :




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MessagePosté le: Dim 18 Jan 2009 - 17:09    Sujet du message: Publicité

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damejane
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MessagePosté le: Dim 18 Jan 2009 - 17:10    Sujet du message: Disparition des Abeilles , DVD pour Noël‏ Répondre en citant

.
« Répondre #16 le: 28 Novembre 2008 à 11:30: »




[SOS-planète]


Disparition des Abeilles , DVD pour Noël‏




De : Terre sacrée
(vivant12@wanadoo.fr)
Envoyé : jeu. 27/11/08 23:33
À : damejane



Un film-documentaire de Dominique Guillet et d’Ananda Guillet DVD de 2h15, sur la Disparition des Abeilles et sur la Terreur Pesticide: l’empoisonnement de l’humanité et de toute la biosphère.


Les Abeilles transhument vers le néant. Les Abeilles désertent par centaines de milliards. Les ruches se vident en moins d’une semaine. C’est une nouvelle catastrophe, qui s’annonce d’amplitude planétaire, car les abeilles pollinisent 40 % des récoltes agricoles et une grande partie de la flore naturelle. Cette catastrophe se nomme “syndrome d’effondrement des colonies”.


Ce film documentaire de 2h15, réalisé par Dominique Guillet et Ananda Guillet, est un cri d’alarme. Que deviendrait l’humanité sans les Abeilles? C’est aussi un réquisitoire implacable contre les empoisonneurs publics, les Monsanto, les Bayer, les Basf, les Syngenta, etc. Ainsi que le demandait Roger Heim, Président de l’Académie Nationale des Sciences, en 1965, dans son introduction au “Printemps Silencieux” de Rachel Carson: «Quand mettra-t-on les empoisonneurs publics en prison?»

Dans ce premier tome du Titanic Apicole, “la Terreur Pesticide”, l’empoisonnement des abeilles, de l’humanité et de la biosphère est dénoncé par de très nombreux lanceurs d’alerte: Fabrice Nicolino (journaliste), Jean-Pierre Berlan (INRA), Christian Vélot (CNRS), Professeur Bonmatin (CNRS), Professeur Belpomme (cancérologue), Dominique Guillet (Kokopelli), Cécile Fléché (anciennement Affsa), Patrick Drajnudel (Etoiles des Abeilles) et de nombreux apiculteurs de France (Maurice Coudoin, Franck Alletru, etc), de Suisse et des USA. La partie adverse est représentée par Jean-Charles Bocquet, directeur de l’UIPP, le lobby des pesticides, et Jean-Paul Faucon, chef d’unité au laboratoire de pathologies des abeilles de l’Afssa de Sophia-Antipolis.


Dans ce film-documentaire, nous exposons l’affaiblissement et l’effondrement des colonies d’abeilles suite à l’épandage massif de pesticides depuis des dizaines d’années, la corruption des hautes administrations et de l’INRA, la collusion entre ces administrations, les industriels des pesticides et les scientifiques “indépendants” (mais néanmoins à la solde de l’agro-chimie), la complicité des coopératives agricoles, les mensonges de l’UIPP (le lobby des pesticides), la lâcheté et la duplicité de l’Afssa, les fondements mortifères de l’agriculture moderne, le refus d’écouter les lanceurs d’alertes...


Ce premier DVD de la trilogie “Titanic Apicole” se termine sur un appel, du journaliste Fabrice Nicolino, à la révolte, un appel à se révolter tout de suite, maintenant, contre les industriels pesticideurs, un appel à les poursuivre devant les tribunaux, un appel à dénoncer les crimes contre l’humanité perpétrés par l’industrie des pesticides.


Le prix de 17 euros inclut le port.


http://www.kokopelli.asso.fr/boutic/bou_list.cgi?codefam=dvd





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MessagePosté le: Dim 18 Jan 2009 - 17:12    Sujet du message: Nos petites soeurs les abeilles Répondre en citant

« Répondre #17 le: 30 Novembre 2008 à 02:13: »

.



Cruiser : Le ministre va-t-il céder
aux pressions du lobby anti-pesticides ?





Il y a à peine un an, une singulière coalition réunissant l’association Terre d’Abeilles (proche de Philippe de Villiers), l’aile radicale de la Confédération paysanne (proche de José Bové), ainsi que quelques associations écologistes, annonçait la fin des abeilles suite à la décision du ministère de l’Agriculture d’autoriser un nouveau traitement de semences utilisé sur maïs : le Cruiser. « Les abeilles n’y résisteraient pas », avertissaient dans la presse lesdites associations, financées pour l’occasion par le Groupe Léa Nature, de Charles Kloboukoff – qui s’offrait ainsi une belle publicité verte. « Les abeilles et de nombreux autres insectes pollinisateurs en subiront les conséquences sur leur survie, de même que les oiseaux ne sont pas à l’abri d’un risque certain », ajoutaient Greenpeace, la LPO, et France Nature Environnement, dans un pathétique appel contre « le tueur d’abeilles et de biodiversité ». Bref, à en croire les habituels prophètes de l’apocalypse, la fin des abeilles était proche.

Courageusement, Michel Barnier n’a pas cédé, préférant prendre une décision rationnelle basée sur les recommandations scientifiques de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa). Une attitude d’autant plus raisonnable que les faits lui ont donné raison. En effet, les 154.000 hectares de maïs qui ont été protégés par l’insecticide de Syngenta n’ont provoqué aucune mortalité aiguë – y compris lors des semis –, ni même le moindre affaiblissement des colonies pourtant situées à proximité des champs traités. C’est d’ailleurs ce qu’a pu vérifier l’Afssa, qui note ainsi dans son avis du 23 octobre 2008 que « le suivi des pathologies des ruchers, les observations visuelles de l’état sanitaire des ruches, ne relèvent aucune mortalité suspecte et font état d’un état sanitaire en général satisfaisant des colonies suivies ». On ne peut être plus clair : aucune mortalité n’a été constatée, alors que le collectif anti-Cruiser prédisait une nouvelle hécatombe, digne de celle qui avait faussement été attribuée au Gaucho et au Régent TS, deux insecticides qui « présentent le même niveau de toxicité et les mêmes risques pour les colonies d’abeilles », à en croire les propos des militants écologistes.

Qu’importe ! Lamentablement aveugles face à une réalité qu’elles ne peuvent supporter, ces mêmes associations poursuivent inlassablement leur croisade. Maintenant, c’est le protocole de l’Afssa qui n’aurait pas de « caractère scientifique ». Pire, le lobby vert menace de lancer une campagne nationale sur le thème : « Barnier est à la solde de l’agrochimie ». Ainsi, une cellule de crise a été mise en place par Jean Sabench, l’animateur en charge du dossier pesticides de la Conf’, Sophie Duguet, de l’Unaf, Jean-Marie Barbanson, de la Fnosad et Christian Pacteau, de la LPO, afin d’impliquer « d’autres structures de la société civile », c’est-à-dire battre le rappel de l’ensemble des organisations écologistes. Dans La Nouvelle République du 18 novembre 2008, Sophie Duguet annonce « une action de grande ampleur au niveau européen en 2009 », année des élections européennes, auxquelles Michel Barnier a déclaré participer. Face à de telles pressions – y compris celles venant du ministère de l’Environnement –, Michel Barnier aura-t-il le courage de ne pas jeter l’éponge ?

Gil Rivière-Wekstein
28 novembre 2008

Télécharger l’avis de l’afssa : cliquer sur le lien source de cet article :

http://www.agriculture-environnement.fr/spip.php?article466



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MessagePosté le: Dim 18 Jan 2009 - 17:13    Sujet du message: Nos petites soeurs les abeilles Répondre en citant

« Répondre #18 le: 01 Décembre 2008 à 12:23: »

Disparition des abeilles :
un documentaire sur DVD







Un film-documentaire de Dominique Guillet et d’Ananda Guillet. Un DVD de 2h15, sur la Disparition des Abeilles et sur la Terreur Pesticide : l’empoisonnement de l’humanité et de toute la biosphère.

Les Abeilles transhument vers le néant. Les Abeilles désertent par centaines de milliards. Les ruches se vident en moins d’une semaine. C’est une nouvelle catastrophe, qui s’annonce d’amplitude planétaire, car les abeilles pollinisent 40 % des récoltes agricoles et une grande partie de la flore naturelle. Cette catastrophe se nomme “syndrome d’effondrement des colonies”.


Ce film documentaire de 2h15, réalisé par Dominique Guillet et Ananda Guillet, est un cri d’alarme. Que deviendrait l’humanité sans les Abeilles ? C’est aussi un réquisitoire implacable contre les empoisonneurs publics, les Monsanto, les Bayer, les Basf, les Syngenta, etc. Ainsi que le demandait Roger Heim, Président de l’Académie Nationale des Sciences, en 1965, dans son introduction au “Printemps Silencieux” de Rachel Carson : « Quand mettra-t-on les empoisonneurs publics en prison ? »

Dans ce premier tome du Titanic Apicole, “la Terreur Pesticide”, l’empoisonnement des abeilles, de l’humanité et de la biosphère est dénoncé par de très nombreux lanceurs d’alerte : Fabrice Nicolino (journaliste), Jean-Pierre Berlan (INRA), Christian Vélot (CNRS), Professeur Bonmatin (CNRS), Professeur Belpomme (cancérologue), Dominique Guillet (Kokopelli), Cécile Fléché (anciennement Affsa), Patrick Drajnudel (Étoiles des Abeilles) et de nombreux apiculteurs de France (Maurice Coudoin, Franck Alletru, etc), de Suisse et des USA. La partie adverse est représentée par Jean-Charles Bocquet, directeur de l’UIPP, le lobby des pesticides, et Jean-Paul Faucon, chef d’unité au laboratoire de pathologies des abeilles de l’Afssa de Sophia-Antipolis.

Dans ce film-documentaire, nous exposons l’affaiblissement et l’effondrement des colonies d’abeilles suite à l’épandage massif de pesticides depuis des dizaines d’années, la corruption des hautes administrations et de l’INRA, la collusion entre ces administrations, les industriels des pesticides et les scientifiques “indépendants” (mais néanmoins à la solde de l’agro-chimie), la complicité des coopératives agricoles, les mensonges de l’UIPP (le lobby des pesticides), la lâcheté et la duplicité de l’Afssa, les fondements mortifères de l’agriculture moderne, le refus d’écouter les lanceurs d’alertes...

Ce premier DVD de la trilogie “Titanic Apicole” se termine sur un appel, du journaliste Fabrice Nicolino, à la révolte, un appel à se révolter tout de suite, maintenant, contre les industriels pesticideurs, un appel à les poursuivre devant les tribunaux, un appel à dénoncer les crimes contre l’humanité perpétrés par l’industrie des pesticides.



kokopelli.asso.fr
Relayé par terresacree.org

http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article8875


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MessagePosté le: Dim 18 Jan 2009 - 17:15    Sujet du message: Nos petites soeurs les abeilles Répondre en citant

« Répondre #19 le: 31 Décembre 2008 à 12:17: »





Les abeilles en danger d'extinction‏



De : Terre sacrée
(vivant12@wanadoo.fr)
Envoyé : mar. 30/12/08 23:12
À : damejane






Les abeilles en danger d'extinction



Malgré l’avis des apiculteurs et des organisations environnementales, le Ministre de l’Agriculture a pris récemment la décision d’autoriser à nouveau l’utilisation du pesticide systémique CRUISER.



Cet insecticide neurotoxique est extrêmement dangereux pour les populations d’abeilles qui sont déjà fortement menacées de disparition.Alors qu’en Europe, le CRUISER est interdit par de nombreuses législations sur les cultures et notamment le maïs et que le Grenelle de l’Environnement a mis en place un plan d’urgence de préservation des abeilles, le gouvernement a donc, selon les défenseurs de la nature, "porté un coup supplémentaire aux apiculteurs et à la préservation des abeilles ainsi qu’à la biodiversité".


Les abeilles, "acteurs" de l'économie



Les abeilles, on l'ignore bien souvent, ont un impact écologique et économique majeur, via la pollinisation ; écologique, dans la mesure où la pollinisation assure la reproduction et donc la perpétuation de nombreuses espèces végétales et partant, animales ; économique, car selon une estimation de l'INRA et du CNRS, le poids économique de la pollinisation est évalué à 153 milliards d'euros par an !


Or depuis plusieurs années, la filière apicole est menacée ; des colonies entières d'abeilles disparaissent aux quatre coins du globe. En France, le taux de mortalité des abeilles est de 30 à 50% et la production de miel a baissé d'autant. Si cette disparition est d'origine multifactorielle, il n'en reste pas moins que l'intervention de l'homme sur la nature via notamment les insecticides fragilise les abeilles et menace la biodiversité. Phillippe de Villiers dénonce le Gaucho et le RégentLe Président du Conseil Général de la Vendée .


Philippe de Villiers a pris la tête d'une croisade contre deux insecticides destructeurs, le Gaucho et le Régent, produits considérés comme nuisibles par le Conseil d’Etat. Il met en cause "les industries chimiques, les industries agro-alimentaires et... la complicité de l’administration" dans un livre paru en 2004, Quand les abeilles meurent, les jours de l'homme sont comptés .


Phillippe de Villiers rappelle dans ce livre la prédiction d' Albert Einstein : "si l'abeille venait à disparaître, l'homme n'aurait plus que quelques années à vivre" . Pour lui les abeilles étaient "les sentinelles du monde" .

Le livre, écrit après avoir eu accès au dossier explosif du Gaucho® et du Régent®, deux insecticide ultra-puissants qui continuent leurs ravages dans nos campagnes, "s'interroge, révèle et sonne l'alerte".


Il met en cause non seulement un certain productivisme irresponsable manipulé par des industriels, mais aussi la passivité complice de l'administration.

La Bibliothèque Municipale de Lyon consacre un de ses Points d'Actu à ce "scandale d'Etat"

http://lyonenfrance-environnement.blogspot.com/2008/12/les-abeilles-en-dang…




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MessagePosté le: Dim 18 Jan 2009 - 17:15    Sujet du message: Nos petites soeurs les abeilles Répondre en citant

« Répondre #20 le: 08 Janvier 2009 à 05:52: »


 


à Maya (l'abeille) et à tous,


- Bref, quand nos scientifiques auront pigé comment sont mortes les abeilles, ben elle seront toutes mortes.. les abeilles, et c'est en historiens qu'ils pourront en parler.. en chaire (mais pas en noce), c'est beau la culture quand même ! - Dommage aussi que les écologistes ne soient pas aussi "malins" qu'eux ! - On sera peut être sauvés par des nano-abeilles technologicalement fabriquées en laboratoire-usine, et qui s'en iront tout aussi poétiquement que les vraies, voire mieux, polliniser les petites fleurs de nos campagnes.. et en plus elles joueront de la musique techno (pas "pecno".. oh..) en volant pour charmer nos charmants bambins et bambines de retour à la nature naturelle.. Naturellement, ce sera le grand retour vers les campagnes et on en profitera pour augmenter le prix des terrains agricoles, ce sera donc tout bénéfice pour l'actionnariat.. et pour les impôts locaux. Pendant ce temps nos excellents chimistes nous produiront du meilleur miel que le vrai, doté d'une immense gamme de parfums.. à tel point qu'on se demandera comment on avait fait du temps des abeilles pour se contenter d'un produit si simpliste et si compliqué à faire venir dans les pots, mais il sera ce miel post-naturel plus sucré que l'ancien, ce qui là aussi sera pour la plus grande satisfaction de la dentisterie, et ce sera autant de chomeurs en moins.





- bref, tout ne va-t-il pas pour le mieux dans le meilleur des mondes ?   


- ne sommes nous pas dans la maya ? alors de quoi se plaindrait-on ?   


et puis : consommez malin,
achetez votre "soleil vert" maintenant
anticipez la prochaine augmentation..   


lamadelama   
 
 

 

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Dernière édition par damejane le Mar 20 Jan 2009 - 20:09; édité 2 fois
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MessagePosté le: Dim 18 Jan 2009 - 17:19    Sujet du message: Nos petites soeurs les abeilles Répondre en citant

« Répondre #21 le: 09 Janvier 2009 à 12:14: »


 

Quelle est la position et l'action envisagée par les Devas des abeilles, les Devas de toutes les plantes qu'elles fertilisent?...Certes, le monde devique est joyeux, certes, il est plein d'amour, mais quels actes réclament cet amour pour la vie et le droit tant pour les abeilles que pour les plantes de la manifester?
Notre planète est un être vivant et intelligent dont une petite partie de l'humanité est criminelle envers elle. Comment se positionne-t-elle dans une situation si grave ?
Comment se positionne la Grande Nation des Étoiles qui veille sur nous?...
Mes questions pourraient sembler être un aveu d'impuissance, ce que sur le plan de la matière elles sont, mais j'invoque de tout coeur l'intervention divine pour que notre mère Nature soit sauvée de la cupidité mortelle de ces inconscients...
Lanou


 

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MessagePosté le: Mar 20 Jan 2009 - 20:08    Sujet du message: Nos petites soeurs les abeilles Répondre en citant

« Répondre #22 le: 14 Janvier 2009 à 23:21: »





Citation:

Quelle est la position et l'action envisagée par les Devas des abeilles, les Devas de toutes les plantes qu'elles fertilisent?...Certes, le monde devique est joyeux, certes, il est plein d'amour, mais quels actes réclament cet amour pour la vie et le droit tant pour les abeilles que pour les plantes de la manifester? (lanou)




lanou,

Chaque fois que j'essaie de prendre contact avec l'âme groupe des abeilles, c'est un silence douloureux qui imprègne mon coeur, puis une forme de réponse qu'elle formule par l'observation attentive des hommes et l'obligation de coopérer avec eux..

Les abeilles sont la noblesse du coeur de la nature, elles sont l'exemple vivant du travail de service et de coopération. Elles donnent le miel aux hommes, nectar divin aux propriétés diverses.

Comment peut on "cracher à la face" des abeilles, les punir pour l'oeuvre qu'elles fournissent depuis des éons..!

A t'on idée de l'esprit de sacrifice dont elles sont capables pour le bien de la communauté ?



quelques "rappels" utiles à garder à l'esprit :Elles sont impersonnelles, elles ont une âme groupe et "une conscience collective"
l'âme groupe prenant soin de chacun des "rouages des répartitions" des
tâches à accomplir pour chacune, les abeilles sont " Une " et séparées.

Au bout de leur évolution "animale", elles deviennent des dévas mineurs, puis.. etc..
 


Les abeilles n'éprouvent pas de colère, quand l'une d'elle meurt, c'est une part de vie dans l'essence même de la nature qui meurt avec elle, (d'un point de vue "écologico-dévique"..). Quand l'une d'elle souffre c'est toute la communauté qui souffre avec elle dans l'instant et l'accompagne, mais cela reste "impersonnel",(c'est une souffrance perçue collectivement).

L'âme du groupe des abeilles préfèrera alors se couper (de la "conscience corporelle".. de chaque "individu abeille" contaminé..) plutôt que de se laisser polluer par ce qui contamine une ou des abeilles. C'est pour cela que l'on explique pas forcément le décès, parfois d'un grand nombre d'entre elles, il s'agit ici plus d'une pollution énergétique aux répercussions vibratoires dont l'âme du groupe se doit de préserver le groupe.

Par exemple : si une abeille, à cause d'un pesticide est atteinte, "mutilée" au niveau de son circuit neuronal, cela entraînera une défaillance énergétique fatale (dabord, évidemment à elle-même..) à la reliance au groupe et l'âme groupe choisira de le préserver en se coupant d'elle, ce qui se formulera (dans la réalité physique..) par le décès de cette dernière.

Si elles disparaissent complètement, les âmes groupe gagneront des plans d'évolution (intermédiaires) déviques qui leur seront assigné. Il va manquer des possibilités d'évolutions normales pour les abeilles, causant ainsi un déséquilibre sur les autre dévas, à l'évolution devique ainsi qu'à l'évolution de l'homme. Les Dévas sont liés aux hommes.. et plus haut aussi.. par l'homme et directement..

Pourtant on me fait comprendre qu'il y a des lois, et que seuls ceux qui oeuvrent dans la Lumière de "Lui" , peuvent opérer par ces lois en conformité, et restaurer ce qui doit l'être, selon le grand plan de Dieu et son dessein, que seul Lui "connait"..



 




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MessagePosté le: Ven 20 Fév 2009 - 14:06    Sujet du message: Biodiversité à visage humain, l'hécatombe pour les abeilles‏ Répondre en citant

« Répondre #23 le: Hier à 12:53 »


 





Biodiversité à visage humain,
l'hécatombe pour les abeilles‏ 
 


De :  Terre sacrée
Envoyé : jeu. 19/02/09 11:43  
À :  damejane 
 


 




Biodiversité à visage humain, l'hécatombe pour les abeilles

Les apiculteurs d'Ariège lancent un pavé dans la marre : la perméthrine, molécule utilisée par les éleveurs pour luter contre la FCO (Fièvre catarrhale ovine) tue les colonies d'abeilles. Sont-ce là " l 'intelligence autochtone" revendiquée par BrunoBesche-commenge et les "externalités positives" créées par le pastoralisme ?  Apiculture : la molécule qui sauve les bovins tue les abeilles;«une intoxication à la Perméthrine, à des doses justifiant lamortalité des colonies».

C'est un cri d'alarme qu'ont lancé, hier matin, les apiculteurs professionnels d'Ariège, réunis à la mairie de Serres-Sur-Arget. «/Depuis décembre 2008, nous constatons des mortalités importantes de colonies d'abeilles dans des s secteurs différents, mais tous situés en zone d'élevage. En ce moment, les abeilles rescapées sont si peu nombreuses dans les ruches qu'elles n'arrivent pas à y maintenir la température nécessaire : les survivantes meurent de froid.

Leur peloton, autour de la reine, est à peine gros comme une mandarine. Ailleurs, provision et couvain ont été abandonnés. Là, il n'y a plus que des cadavres d'abeilles. Des colonies entières ont, ici, été retrouvées vides. Selon les endroits, 50 à 80 % des ruchers sont perdus/». C'est ce qu'ont déclaré, hier, Bertrand Théry, l'apiculteur de Serres, membre de la commission nationale apiculture, rejoint par d'autres professionnels et des éleveurs de la Confédération paysanne 09.

Sur les 30 apiculteurs professionnels de l'Ariège, 25 sont touchés par cette mortalité particulière. Dès la fin de l'été, les apiculteurs avaient constaté une mortalité inhabituelle dans des zones de montagne sauvage, jusqu'ici épargnées. Le phénomène est allé en s'aggravant, pour culminer en décembre.

Intoxication à la perméthrine

« Après s'être interrogé sur nos pratiques apicoles, le fait que l'hécatombe se situe à proximité des zones d'élevage, nous a fait envisager que les désinfectants utilisés dans la lutte contre la propagation du moucheron qui transporte le virus de la fièvre catarrhale pouvaient être en cause, ont expliqué les apiculteurs. Nous avons alors effectué des prélèvements d'abeilles fraîchement mortes pour les envoyer au laboratoire d'analyses du CNRS, à Solaize.

La conclusion est sans appel : intoxication à la perméthrine à des doses justifiant la mortalité des colonies/». On retrouve cette molécule dans les produits pulvérisés sur les étables et leurs abords, dans les véhicules de transport ; ce fut l'un des moyens de prophylaxie dans la lutte contre la FCO.

L'alerte ariégeoise dans le monde apicole régional et national, a fait remonter le problème. Actuellement, en France, concernée sur tout son territoire par la maladie de «/la langue bleue/», on constate des mortalités hivernales importantes d'abeilles. C'est le cas dans l'Aude, l'Aveyron, les Hautes-Pyrénées, les Pyrénées-Orientales…

mais aussi dans le Nord. «/Nous souhaitons que cesse la désinfectation et que l'on s'intéresse au renforcement des défenses immunitaires des troupeaux, ont dit apiculteurs et éleveurs présents à Serres. On a, jusqu'ici privilégié le souci économique non le souci sanitaire/». Présent, le Directeur départemental des services vétérinaires, M. Jabert a annoncé qu'une mission d'évaluation composée de deux enquêteurs de la Brigade nationale d'Enquête vétérinaire et phytosanitaire (BNEVP) arrivait en Ariège, pour deux semaines. Objectif : effectuer la corrélation entre la mortalité observée et les pratiques de désinsectisation qui ont été mises en œuvre.

La biodiversité à visage humain

Bruno Besche-Commenge, le linguiste, théoricien des ultrapastoraux, dans son "/*Montagnes : l’histoire oubliée d’une biodiversité à visage humain* " plaide pour le pastoralisme de montagne et ses bienfaits pour l'homme et sur la biodiversité. Bruno Besche-Commenge : "En montagne comme partout, l’homme est à la fois élément et acteur de biodiversité. Mais loin d’en être ce parasite que certains extrémistes jugeraient presque en trop (...), il y est un créateur, très souvent ignoré. (...)

/"La montagne produit des formes spécifiques d’agriculture et d’élevage, ce faisant, elle génère ce que la terminologie officielle appelle externalités positives : paysages; entretien des espaces par le pâturage: il évite l’embroussaillement, les risques d’incendie, mais assure aussi la richesse d’une flore qui nous semble naturelle uniquement parce qu’elle est devenue la nature que nous aimons; milieu ouvert enfin pour les randonnées familiales ou sportives, etc. (...)"/

/"Les systèmes traditionnels de pâturage sur les hauts plateaux et la gestion durable de la terre arable et des forêts dans les montagnes ont conduit à l’établissement d’une riche faune et flore et à l’amélioration des services rendus par les écosystèmes. (...) Mais l’on découvre aujourd’hui, que cette activité (NDLB: l’élevage extensif et le pastoralisme) est essentielle (...) par leurs conséquences positives sur la biodiversité des écosystèmes de montagne, et tout ce que le pastoralisme apporte aux autres usagers que sont touristes, randonneurs, urbains en général: notamment maintenir ouverts, accessibles, accueillants, des milieux qui, sans cela, deviendraient impénétrables, des déserts d’hommes. Ce sont les externalités positives."/

Le déclin des populations d’abeilles et ses conséquences.

La grande majorité des espèces végétales dans le monde, notamment celles qui produisent les fruits et légumes qui servent de base à notre alimentation, comptent sur les insectes pour se reproduire. Les conséquences de la disparition des abeilles pourraient être catastrophiques. En effet, la reproduction de plus de 80 % des espèces végétales dans le monde dépend directement des insectes pollinisateurs (principalement des abeilles et dans une moindre mesure des guêpes, papillons, mouches…). Les abeilles assurent donc la survie de ces espèces et de tout le cortège de vie sauvage qui leur est associé (oiseaux, rongeurs, mammifères…).

Plus précisément, la plupart des cultures fruitières (pommes, cerises, fraises…), légumières (courgettes, tomates, poivrons, choux…), oléagineuses (colza, tournesol) ou protéagineuses (féverole) dépendent des abeilles pour se reproduire. Rapportée au tonnage, c’est 35 % de la production mondiale de nourriture qui est menacée par la raréfaction des abeilles.


Article de la Dépêche du Midi
http://www.buvettedesalpages.be/2009/02/biodiversite-a-visage-humain.html
http://mirabel81.spaces.live.com/blog/cns!2D27DF9B3A23D425!2532.entry

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MessagePosté le: Sam 14 Mar 2009 - 13:15    Sujet du message: Nos petites soeurs les abeilles Répondre en citant

« Répondre #24 le: 2009-03-12, 22:02 »




Abeilles :
Transpiration mortelle du maïs‏







De : Terre sacrée
(vivant12@wanadoo.fr)
Envoyé : jeu. 12/03/09 15:36
À : damejane




Publiée le 12-03-2009



Le printemps est de retour et dans les ruches, l'activité reprend. Ces insectes, dont la vie est toute entière tournée vers la production de miel, sont, avec tous les insectes butineurs, responsables de 80% de la pollinisation du monde végétal. Des insectes sociaux dont des essaims entiers sont parfois décimés. Un printemps de tous les dangers, car boire les gouttelettes d'eau qui perlent à la surface des feuilles du Maïs peut tuer. Les apiculteurs ont tiré depuis longtemps la sonnette d'alarme, mettant en cause l'utilisation de substances neurotoxiques dans l'agriculture, conduisant en 2004 la France à interdire le Gaucho et le Régent, et l'Allemagne y ajoutant le Cruiser.


Ces trois insecticides commercialisés par la firme Bayer, sont, d'un point de vue de l'activité, identiques. Il s'agit d'agonistes de l'Acétylcholine, un neurotransmetteur présent dans le cerveau des insectes, comme du nôtre. Toute la difficulté, face à ces molécules, et de montrer l'effet délétère.Un pas vient d'être franchi par le Professeur Girolami et son équipe del'Université de Padoue, en Italie. Les scientifiques se sont penchés sur un phénomène peu connu : la guttation.



Il s'agit d'une forme de transpiration qui permet à certaines plantes comme le maïs, d'évacuer de l'eau par les stomates, sorte de pores à la surface des feuilles, lorsque la pression racinaire est trop forte. La guttation se produit généralement la nuit, en particulier lorsque les sols sont très humides. Alors que les graines sont traitées en enrobage, permettant d'éviter, pour ces céréales des traitements aériens, les chercheurs ont eu l'idée d'évaluer la présence du neurotoxique dans ces gouttelettes.


Ils ont découvert des concentrations 10 000 fois supérieures à la dose létales pour les abeilles.

Leur étude a montré que les gouttelettes d'eau issues de la guttation de plants traités tuaient les quelques minutes si elles s'abreuvaient en utilisant leur ligule, qui est leur langue trompe. Le fabricant de phytosanitaires a jusqu'alors profité de contradictions qui ont pu apparaître dans les différents rapports. D'autres facteurs sont en effet incriminables dans les vagues de mortalité chez cet insecte. Et comme bien souvent, la vérité est vraisemblablement multiples, comme le sont les interactions biologiques.


Comme le souligne Joe Cummins, professeur à l'université d'Ontario, c'est une combinaison de plusieurs facteurs qui doit être responsable de l'hécatombe des populations d'abeilles. Même si le neurotoxique ne tuent pas directement les abeilles, il affaiblit leur système immunitaire et les expose ainsi aux différents parasites incriminés par l'Agence Française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA).


Comme par exemple les agents pathogènes fongiques pulvérisés en complément sur les cultures. En tout état de cause, et parce que les abeilles jouent un rôle fondamental dans la pollinisation du monde végétal, et que le miel est un aliment aux vertus incomparables pour la santé, il est plus que temps que les politiques prennent les mesures de sauvegarde garantissant leur survie.




Source :
http://www.frequenceterre.com:80/chroniques-environnement-120309-1054-Abeil…
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MessagePosté le: Ven 3 Avr 2009 - 16:09    Sujet du message: Nos petites soeurs les abeilles :L'Abeille disparaît à cause des pesticides.. Répondre en citant

« Répondre #25 le: 23 Mars 2009 à 23:46: »





L'Abeille disparaît à cause des pesticides,
il est malhonnête de le contester







De : Terre sacrée
(vivant12@wanadoo.fr)
Envoyé : lun. 23/03/09 11:38
À : damejane





L'Abeille disparaît à cause des pesticides, il est malhonnête de le contester

Et la situation continue à se dégrader.



Le Grenelle de l'environnement a viré en Grenelle de l'empoisonnement :

L'industrie agrochimique remplace les anciennes molécules moins rentables par de nouvelles bien plus lucratives et d'une toxicité encore jamais vue. On ne mesure plus le toxique en mg/l, ou en ppm, mais maintenant en ppb (partie par milliard).

Exemple du Cruiser récemment autorisé. La fine pellicule d'enrobage d'un grain de maïs contient 0,63mg de thiaméthoxam (source Syngenta).

Ouvrez un ce ces sacs de semences Cruiser, prenez un grain de maïs, un seul, balancez le dans une cuve de 5000 litres d'eau, vous atteignez une contamination de 0,126 microgramme/litre, soit au dessus de la norme européenne de 0,1 microgramme/litre pour l'eau potable. Le thiaméthoxam est hyper soluble dans l'eau (jusqu'à 5gr/litre d'eau).


Semé à 100 000 grains/hectare, le potentiel de contamination d'un ha de maïs Cruiser correspond donc à la contamination potentielle d'un demi milliard de litres d'eau à 0,126 microgrammes/litres. Une partie de ce thiaméthoxam arrivera inéluctablement à votre robinet. Une partie aussi, c'est l'objectif, se diffusera dans la sève de la plante, et cette fois ce sont nos petites abeilles et tous les insectes pollinisateurs qui resteront sur le champ.

Et quel impact d'un tel poison sur les vers de terre et toute la flore microbienne du sol ? Les firmes chimiques connaissent l'extrême toxicité de la molécule ainsi que sa rémanence : « une utilisation seulement tous les 3 ans », « pas de plante attractive pour les abeilles dans la rotation des cultures » (et le maïs ? ) , « installer des déflecteurs sur les semoirs pour que les poussières ne s'envolent pas », « remplissez le semoir à plus de 10m du bord du champ », « semer par vent faible », « portez des équipements qui protégent les yeux, la bouche et le nez, notamment un masque, des gants, une combinaison à capuche. ».

Serait-ce « les graines de la mort » pour exiger de l'agriculteur tant de précautions ?
Vous pouvez consulter toutes les précautions d'emplois à l'intention de l'agriculteur . à vous donner froid dans le dos.
(1) Veulent-ils exterminer les apiculteurs, ces témoins gênants ?
Les abeilles disparaissent en quantité depuis une dizaine d'années, ce qui correspond à l'arrivée des néonicotinoïdes dont le fameux Gaucho que tout le monde croit interdit, mais sa molécule «l'Imidaclopride » est de plus en plus présente dans les sols français. Elle est toujours utilisée pour les céréales, pour la betterave à sucre, pour des fruitiers. sous une vingtaine de marques commerciales, liste que vous pouvez trouver sur le site du Ministère de l'agriculture

(2). Elle est présente partout,
Une étude en 2002 2003 relevait que 60 à 70% des pollens de végétation spontanée contenaient de l'Imidaclopride à des doses suffisantes pour constituer une toxicité chronique. La plupart des apiculteurs sont convaincus de ces faits, mais ce n'est pas facile pour eux de le prouver : les abeilles ne revenant pas à la ruche, il est difficile de les faire analyser. On assiste de plus en plus à une dépopulation des ruches tout au long de la saison, avec beaucoup de problèmes de fertilité (beaucoup de ruches bourdonneuses.).


Et que sait-on aujourd'hui des effets synergiques de plusieurs molécules ?
On retrouve un tel cocktail dans la nature, même dans l'eau de pluie Voir étude 1999-2002(3).

Une récente étude en Italie a prouvé l'extrême toxicité des exsudats de maïs traités aux néonicotinoïdes, de l'ordre de 1000 fois la dose fatale à l'abeille, (4)

La plupart des apiculteurs sont écourés du refrain de l'AFSSA « les mortalités d'abeilles sont dues à des causes multifactorielles » L'apiculteur était-il plus compétent autrefois ? Il y a moins de 20 ans, des « papis » produisaient du miel en se contentant de soulever le toit de la ruche 2 fois par an, une fois pour poser la hausse, une fois pour l'enlever. Leur principal souci était d'avoir des ruches vides pour installer les essaims naturels qui se présentaient.

Aujourd'hui malgré les élevages de reines et les nombreux essaims que nous faisons sans cesse, nous avons en permanence des palettes de ruches vides.

L'évolution est dramatique depuis quelques années. D'ailleurs les chiffres officiels l'annoncent : moins 15 000 apiculteurs amateurs au niveau national entre 1994 et 2004 (source audit GEM), et depuis le déclin s'est accéléré.

Les maladies, parasites ou champignons divers existaient avant, ils ne sont pas la cause première de nos soucis mais plutôt la conséquence de l'affaiblissement par les pesticides. Méfiez-vous de la désinformation perpétuelle pratiquée par le lobby agrochimique dans les médias, sur Internet avec ses liens sponsorisés.


Quand vous tapez « abeilles, environnement.» vous avez www.jacheres-apicoles.fr financé par BASF et les grands semenciers, vous y trouverez tout sur les menaces pesant sur l'abeille mais bien sûr un dédouanement des pesticides (5).


Nous avons face à nous la puissance de l'industrie chimique. Des « journalistes agricoles » tel Gil Rivière-Wekstein leurs sont totalement dévoués (6)...

Ils réussissent même à établir une « collaboration » avec des collègues apiculteurs tel Philippe Lecompte, apiculteur, bio de surcroît.
Doit-on encore considérer ceux-ci comme « apiculteurs » ou d'abord comme « consultants » pour ces firmes chimiques ? L'UIPP « l'Union des Industries de la Protection des Plantes » (7), organisme de propagande des pesticides siège à l'AFSSA.


Ainsi l'on comprend mieux pourquoi l'AFSSA peine tant à accuser les pesticides.). Sa présence est-elle compatible avec un fonctionnement indépendant ? (8)

Hier, je suis resté très perplexe à la lecture de la dernière fiche « Avertissements agricoles » sur l'utilisation du Cruiser, émise par le SRPV (Service Régional de la Protection des Végétaux). Juste les précautions d'emplois minimums concernant l'aspect technique. Absolument rien sur la forte toxicité du produit, même pas pour l'agriculteur. Aucune consigne pour demander de restreindre, ce traitement des plus polluant, aux parcelles à risques avérées.

Récemment en Bretagne (et ailleurs sans doute) une grosse propagande a eu lieu, pour inciter les agriculteurs à commander des semences traitées Cruiser, propagande par l'industrie chimique et très bien relayée par certains revendeurs. Ils parviennent à convaincre nombre d'agriculteurs de jouer la sécurité, on met de la semence traitée même ou il y a très peu de risques de taupins, pour ça il y a même des promotions.


Pourtant un technicien agricole expérimenté, libre et indépendant, vous dira que de nombreux agriculteurs conventionnels ne connaissent pas de dégâts sérieux dus aux taupins. Il vous dira que les risques déclenchant sont bien connus : dégradation des matières organiques en anaérobie, PH insuffisant, déséquilibre des sols. Il est aussi évident, que ces agriculteurs savent depuis longtemps incorporer les matières organiques au sol, bien avant le semis.


Soyons tous bien conscients que ce n'est pas ces 1 à 2% de parcelles à risques qui sont visées par Syngenta, mais bien toutes les surfaces de maïs. Dans leurs documents publicitaires, avec des arguments partisans et mensongers, ils promettent des rendements meilleurs dans toutes les situations, la lutte contre le taupin n'est qu'un prétexte et une porte d'entrée pour convaincre les agriculteurs à acheter leur poison.


Le matraquage systématique par la diffusion de « bulletins d'alertes taupins » auprès de techniciens agricoles et dans les journaux agricoles a préparé le terrain depuis quelques années. Ils avaient annoncé un pullulement de taupins suite à l'interdiction de certains produits jugés trop toxiques.


Comme ce ne fût pas le cas, il fallait aux firmes chimiques maintenir la pression, communiquer tous azimuts sur les parcelles touchées, sinon l'absence de traitements (et de taupins) aurait pu habituer l'agriculteur à se passer de ces produits que les firmes veulent rendre indispensables. Les agriculteurs italiens aussi, ont dus faire face à ces stratégies commerciales, offrant certains hybrides quasi exclusivement en semence traitée avec insecticides, ils contraignent les agriculteurs à acheter, bon gré mal gré, de la semence traitée.

Mais en Italie, suite à des hécatombes d'abeilles, toutes les semences traitées insecticides sont aujourd'hui interdites (Gaucho, Cruiser.). Auparavant, une expérience pluriannuelle, 2003 - 2006, menée sur un échantillon représentatif des conditions du maïs dans la plaine Padane, avait montré que le traitement avec des insecticides (Gaucho, Cruiser, Poncho, Régent) n'avait pas d'incidence de manière significative sur les rendements et la production du maïs (Université de Padoux).


L'expérimentation avait mis en évidence que les rendements de maïs obtenus à partir de semences traitées avec fongicides seuls tendent à être supérieurs à ceux obtenus avec des semences traitées avec insecticides, alors qu'il n'y avait aucune différence de production significative entre le maïs provenant de semences traitées avec insecticides et les non traitées.


Cette étude contredit tout ce qui est annoncé par Syngenta. En outre les semences sans insecticides ont tendance à germer plus rapidement. Malgré l'expérience italienne, il va falloir à notre tour, qu'on subisse ces hécatombes d'abeilles, qu'on accepte une pollution des sols, de l'eau, de l'air. Tout ça pour les seuls intérêts de Syngenta.


Nos responsables agricoles ne peuvent pas ignorer ces études. L'on peut donc s'interroger sur le rôle joué par la puissante FNSEA dans cette désinformation. Ses dirigeants roulent-ils exclusivement pour les firmes chimiques et les grands semenciers, ou alors que font-ils pour défendre, un tant soit peu, les vrais intérêts des agriculteurs ? Cette année, le produit miracle est chez nous, il s'appelle « Cruiser », et la lutte contre le taupin - ou plus souvent son fantôme - va battre son plein. Ici en Bretagne, nous avons, pour notre plus grand malheur, un des leaders du hard discount en pesticides. Ses pratiques commerciales, dont le seul objectif est de faire du chiffre, sont en totale opposition avec les belles déclarations de son site Internet (9).


Commercialisant des variétés de semences de maïs bon marché, la Cooperl (la coopérative des producteurs de porcs à Lamballe) réussi l'exploit de proposer des semences Cruiser quasiment aux tarifs pratiqués par d'autres coopératives pour des semences non traitées. De ce fait beaucoup d'agriculteurs cèdent aux arguments fallacieux du commercial. Et c'est ainsi plusieurs milliers d'ha de maïs Cruiser que la Cooperl va ensemencer pour cette saison aux quatre coins de la Bretagne.

Sur nos 4 départements le maïs couvrira plus de 400 000 ha. Si l'on se doit de féliciter les revendeurs courageux et responsables qui ont refusé les semences Cruiser, il est légitime aussi de monter du doigt, les irresponsables qui par une propagande mensongère atteindront peut-être les 50%... Imaginez la quantité de ce poison de thiaméthoxam balancé dans la nature, et qui fatalement nous reviendra à la figure. par l'air, par l'eau, par notre alimentation.


Quels en seront les dégâts pour nos abeilles déjà trop malmenées ? Qui peut dire quelle part de ce thiaméthoxam aboutira dans nos rivières ? Quel est l'avis du consommateur et du contribuable ? Qu'en pense le conseiller régional quand il doit trouver des millions d'euros pour le programme « Bretagne eau pure ». ou lorsqu'il vote d'importants crédits pour une agriculture plus respectueuse de l'environnement ?


Tout ceci se fait en usant de formules injustes et malhonnêtes « L'agriculture durable et raisonnée » dit une publicité Cruiser expédiée aux agriculteurs (1).

Alors que c'est tout l'inverse du raisonné, puisque l'on pellicule le grain d'insecticide et de fongicide sans savoir s'il y aura attaque d'insectes ou champignon éventuel. C'est le summum du traitement systématique et déraisonné. L'abeille est le témoin malheureux de ces pratiques inconscientes. Quel éleveur, quelle que soit la production, survivrait économiquement et psychologiquement à des pertes régulières de son cheptel de l'ordre de 30, 40, et parfois au-delà de 50% ? Des collègues sont désespérés, va-t-il falloir des drames humains, des drames familiaux pour que l'administration française arrête de nous traiter avec mépris.


Dans tout rapport officiel sur l'apiculture, une soi-disante incompétence des apiculteurs prend plus de place que les conséquences de l'usage des pesticides. Quand j'ai démarré, il y a 25 ans, quasiment sans formation et sans expérience, la taille de mon cheptel progressait sans difficulté. Aujourd'hui, malgré les techniques que j'ai acquises, les moyens plus importants dont je dispose, je me sens aussi désarmé que le débutant.


En cette fin mars, lors de mes premières visites ce printemps, la situation est toujours aussi préoccupante. Consultez en annexe, l'évolution du cheptel d'un jeune apiculteur installé en Bretagne en 2005 avec 400 colonies (12). Le récent rapport de Martial Saddier « pour une filière apicole durable »ne nous donne aucun espoir.


La limite des investigations est fixée dans la lettre de mission du 1er Ministre Mr Fillon en une phrase : « sans préjudice de la nécessaire prise en compte de la protection sanitaire des cultures ». En d'autres mots : « rassurez les apiculteurs ! Occupez les ! Mais interdiction au député de mettre en cause les pesticides ». Ces consignes ont été respectées, vous pouvez le constater dans le rapport (10).


Face aux défis que nous devons affronter, les moyens d'actions de notre syndicat sont dérisoires. L'adversaire est puissant, mais nous avons pour nous notre bonne foi et notre conscience, et un fabuleux atout : l'opinion publique, car, de plus en plus de personnes sont victimes de ces poisons jusque dans leur chair, et ils doivent en plus payer les dépollutions. Nous avons besoin d'être épaulés, nous manquons de moyens financiers pour communiquer, pour combattre l'hypocrisie des lobbyistes de l'agro chimie.


L'urgence et l'enjeu sont de taille, ils concernent chacun d'entre nous. Diffusez ce mail, alertez vos élus pour mettre l'agro chimie face à ses responsabilités.


Le maïs dans nos campagnes bretonnes : une catastrophe pour la planète : Une plante exigeante en eau, en engrais, en pesticides. donc des plus polluante. Une plante déséquilibrée pour l'alimentation de nos troupeaux, nécessité d'équilibrer les rations alimentaire avec du soja OGM, produit à l'autre bout de la planète au détriment des forêts et des cultures vivrières, affamant encore un peu plus les populations démunies (11)


Diffusez ce mail, alertez vos élus car le cruiser :

- constitue une grave menace supplémentaire pour nos abeilles
- constitue une grave menace pour l'eau, de nos rivières jusqu'à notre table

José Nadan Apiculteur professionnel depuis 1984,
Président du SAPBJose.nadan@wanadoo.fr

(1) Guide des bonnes pratiques Syngenta, adressé aux agriculteurs, les 4 pages qui suivent, et site http://www.syngentaagro.fr/synweb/produit_fiche_1694_1_CRUISER.aspx


(2) site du Ministère de l'agriculture : http://e-phy.agriculture.gouv.fr/

(3) « Produits phytosanitaires dans les eaux de pluie de la Région Nord - Pas-de-Calais »,1999 - 2002 l'étude ne semble plus téléchargeable (résultats peut être trop inquiétants ?). Nous pouvons vous la transmettre si vous désirez.

(4) http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3634 http://www.mieliditalia.it/n_rugiada.htm visionner aussi la petite vidéo

(5) www.jacheres-apicoles.fr

(6) voir site : www.affaire-gaucho-regent.com

(7) http://www.uipp.org/

(8) Lire « Pesticides, révélations sur un scandale français. » http://www.fabrice-nicolino.com

(9) Site de la Cooperl : http://www.cooperl-hunaudaye.fr

(10) rapport Saddier : http://www.developpement-durable.gouv.fr/article.php3?id_article=3776

(11) Voir le film « Herbe » : http://www.herbe-lefilm.com/ (à voir : Le Titanic Apicole - La Terreur Pesticide )

(12) Ci-dessous, l'évolution du cheptel d'un jeune apiculteur installé en 2005 avec 400 colonies.


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MessagePosté le: Ven 3 Avr 2009 - 16:10    Sujet du message: Re : Nos petites soeurs les abeilles: SPÉCIAL ABEILLES Répondre en citant

« Répondre #26 le: 26 Mars 2009 à 17:59: »





SPÉCIAL ABEILLES








Disparition des abeilles: la fin d'un mystère?


Alors qu’agriculteurs, apiculteurs et industriels continuent de s’affronter sur la responsabilité des insecticides dans la disparition des abeilles, le Sénat vient d’adopter en France un plan d’urgence pour sauver ces précieux pollinisateurs.

En s’associant à la diffusion du documentaire «Disparition des abeilles: la fin d’un mystère», Sciences et Avenir revient sur ce sujet polémique et propose un dossier exceptionnel rassemblant de nombreux points de vue.
26.03 à 16h38


Pour regarder un premier extrait du film documentaire:
Description :

Extraits du documentaire «Disparition des abeilles : la fin d’un mystère», diffusé sur France 5
et proposé en DVD aux lecteurs de Sciences et Avenir (avril 2009).
Réalisé par Natacha Calestremé, ce film défend la thèse d’une surmortalité des butineuses
liée aux pesticides utilisés dans l’agriculture.



Lien source :

< http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/sciences/ >







D'autres extraits du film à regarder..



[center]


Disparition des abeilles, le film (DVD) documentaire de Natacha Calestrémé
peut se commander par la revue Sciences Avenir, à un trarif préférentiel de 3€90,
frais de port compris, duré 52min en HD, voir à la page
27 de la revue Sciences Avenir.


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MessagePosté le: Mer 13 Mai 2009 - 17:21    Sujet du message: Nos petites soeurs les abeilles Répondre en citant

Répondre #27 le: 17 Avril 2009 à 11:38: »




: Sauvons les abeilles








De : Terre sacrée
(vivant12@wanadoo.fr)
Envoyé : jeu. 16/04/09 22:32
À : damejane





cyber@ction312 : sauvons les abeilles!



Pour participer 1 simple CLIC suffit




Malgré la participation de près de 12000 personnes à notre cyber @ction à l'automne dernier.

Le Ministre de l'Agriculture a renouvelé jusqu'au 15 mai 2009 l'autorisation pour 2009 de la préparation Cruiser, insecticide utilisé en traitement des semences de maïs pour lutter contre le taupin. à des conditions restrictives et sous réserve d'un renforcement du suivi de son utilisation, après un avis favorable de l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA) en date du 14 novembre 2008, indique un communiqué du ministère. On compte en France plus de 1000 espèces de pollinisateurs.


Ces dernières années, leur surmortalité a été constatée partout dans le monde. Les abeilles sont particulièrement touchées, avec une mortalité annuelle de 30 à 40 %.

Il faut savoir que 35 % du tonnage mondial d’aliments végétaux (fruits, légumes, oléagineux, café, cacao…) * et la survie de plus de 80% des espèces végétales dépendent directement de la pollinisation par les insectes ! Face à de tels enjeux agricoles, alimentaires, sanitaires et environnementaux, au nom du principe de précaution, nous demandons : - d’interdire immédiatement le Cruiser– de mettre en œuvre, sans retard et avec la plus grande vigilance, le plan Ecophyto 2018 issu du Grenelle de l’environnement, qui prévoit la réduction de 50% de l’usage des pesticides.



COMMENT AGIR ?

Sur le siteCette cyber @ction est signable en ligne
Par courrier électronique

C'EST FACILE : A VOUS DE SUIVRE LES 6 ETAPES SUIVANTES :

1- Copiez LE TEXTE À ENVOYER ci-dessous entre les ############

2- Ouvrez un nouveau message et collez le texte

3- Signez le : prénom, nom, adresse, ville4- Rajouter l'objet de votre choix : interdiction du Cruiser

5- Adressez votre message aux adresses suivantes :michel.barnier@agriculture.gouv.frministere@ecologie.gouv.fr cyberacteurs@wanadoo.fr

Ou bien Cliquer ici :

mailto:cyberacteurs@wanadoo.fr;michel.barnier@agriculture.gouv.fr
ou ici (selon votre logiciel de messagerie) mailto:cyberacteurs@wanadoo.fr,michel.barnier@agriculture.gouv.fr

Vérifiez que les 2 adresses apparaissent bien

6- Envoyez le message Cette cyber @ction est aussi signable en ligne
http://www.cyberacteurs.org

Par cette action, vous ferez connaître votre opinion au Ministre de l'Agriculture, au ministre de l'environnement et à Cyber @cteurs pour nous permettre d'évaluer l'impact de cette action.

==========Prénom NOM
profession adresse
code postal
ville

Le cruiser dangereux pour les abeilles c'est le fabricant lui-même qui l'écrit.
Selon France Nature Environnement on compte en France plus de 1000 espèces de pollinisateurs.
Ces dernières années, leur surmortalité a été constatée partout dans le monde. Les abeilles sont particulièrement touchées, avec une mortalité annuelle de 30 à 40 %. Il faut savoir que 35 % du tonnage mondial d’aliments végétaux (fruits, légumes, oléagineux, café, cacao…) * et la survie de plus de 80% des espèces végétales dépendent directement de la pollinisation par les insectes !

Face à de tels enjeux agricoles, alimentaires, sanitaires et environnementaux, au nom du principe de précaution, nous demandons :
- d’interdire immédiatement le Cruiser
– de mettre en œuvre, sans retard et avec la plus grande vigilance, le plan Ecophyto 2018 issu du Grenelle de l’environnement, qui prévoit la réduction de 50% de l’usage des pesticides.

Je vous prie de recevoir, Monsieur le Président, Monsieur le Ministre, l'expression de mes salutations citoyennes.

http://www.cyberacteurs.org






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MessagePosté le: Sam 22 Aoû 2009 - 18:48    Sujet du message: Nos petites soeurs les abeilles Répondre en citant

Répondre #28 le: 05 Août 2009 à 19:42: »




SOS Abeilles









Amélie Poisson,
le 06-08-2009


La disparition des abeilles se poursuit. Elle menace la survie de l’homme. L’“Apis mellifera”, ou abeille domestique, est menacée. En comprendre les causes est un casse-tête pour la recherche. L’enjeu est considérable: notre alimentation dépend en partie de la pollinisation des plantes à fleurs.

Si les abeilles venaient à disparaître, les hommes n’auraient plus que quatre années à vivre, aurait affirmé Albert Einstein. Prédiction funeste ou pure provocation, le fait est qu’aujourd’hui les abeilles sont réellement menacées de disparition. « Chaque année, c’est un tiers du cheptel français qui disparaît », s’alarme Yves Le Conte, responsable du pôle abeille à l’Institut national de recherche agronomique (Inra). Même si la mortalité des abeilles domestiques (Apis mellifera) est difficile à chiffrer avec exactitude en l’absence de réseaux de surveillance organisés, l’ampleur du dépeuplement actuel ne fait plus de doute: 30 % des abeilles ont disparu en 2008 (chiffre avancé par le congrès de Zagreb en mars dernier), soit un taux trois fois supérieur à la moyenne. Les régions françaises les plus touchées sont l’Auvergne (28 %), la Franche-Comté (45 %), la Bourgogne (50 %) et l’Alsace (62 %).
Les causes de ce déclin mettent les neurones des scientifiques à rude épreuve. Aucune piste n’est privilégiée si ce n’est celle d’une cause multifactorielle. « Ce n’est pas un seul facteur, sinon on le saurait. Nous penchons pour une conjonction de plusieurs stress », poursuit le biologiste. Parmi eux, les pesticides, véritable bête noire des apiculteurs. « Ils sont invoqués, mais pour l’instant nous ne pouvons pas dire que tout s’explique par cela », prévient Yves Le Conte. Les enjeux sont colossaux.

En France, le secteur des industries chimiques pèse plus de 85 milliards d’euros pour la seule année 2008. Il regroupe environ 1 200 entreprises pour un effectif direct de 239 500 salariés. Face à ce Goliath, les apiculteurs ont déjà gagné deux batailles contre les pesticides. En 1999, Jean Glavany, ministre de l’Agriculture, invoque le principe de précaution pour suspendre le traitement des semences de tournesol au Gaucho,un insecticide. Puis en 2004, ils obtiennent l’interdiction du Régent, un autre insecticide, pour le maïs et le tournesol.

Pourtant, rien n’y fait, le déclin des abeilles domestiques se poursuit. Chaque pays avance sa version. En Belgique, la mortalité des abeilles est attribuée au Varroa destructor, un acarien à la forme d’un petit crabe rouge venu d’Asie du Sud-Est. En Espagne, où 40 % du cheptel est décimé chaque année, la piste de la Nosema ceranae est privilégiée. Ce champignon microscopique est susceptible de provoquer des infections fongiques chez l’abeille.


Un institut scientifique spécifique va tenter d’élucider le mystère

À ces éléments pathogènes s’ajoutent d’autres facteurs émergents, comme l’apparition de prédateurs exotiques. Le frelon à pattes jaunes, Vespa velutina, dit aussi frelon asiatique, observé vers Bordeaux, est une menace prise très au sérieux par les apiculteurs. Le changement climatique, en modifiant les périodes de floraison des plantes, pourrait aussi devenir un facteur aggravant…

Finalement, les causes de ce déclin sont un casse-tête pour la recherche, au point que le gouvernement a décidé la création d’un Institut technique et scientifique de l’abeille, spécifiquement chargé d’élucider ce mystère. « Il devra faire la synthèse entre tous les acteurs concernés par la question des pollinisateurs et de l’apiculture, recenser les zones d’ombre et définir les priorités auxquelles sera attribué l’essentiel des financements de recherche », explique Jean-Pierre Comparot, le “monsieur abeille” du ministère de l’Agriculture. Doté de 150000 euros, l’Institut devrait être prêt à fonctionner à l’automne. Le temps presse. Déjà, en 2004, Philippe de Villiers a brisé le silence dans un livre au titre choc : Quand les abeilles meurent, les jours de l’homme sont comptés.

«On meurt en silence. C’est ce que je vois. Un collègue dans la Nièvre avait mille ruches, aujourd’hui il n’en a plus que quatre cents », avertit, en attendant, Christian Loiseau, apiculteur. Ce professionnel aux cheveux blancs possède une exploitation dans le Loiret.Depuis 1988, il est aussi chargé du rucher de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). Il fait un constat qui ne manque pas de surprendre : les abeilles se portent mieux en ville qu’à la campagne. « Ici, elles ont une diversité alimentaire qu’elles n’ont pas à la campagne. Là-bas, elles se nourrissent exclusivement de colza, par exemple, car il y a des champs sur plusieurs hectares. C’est comme si nous nous nourrissions uniquement de pâtes ! » déplore-t-il en levant les bras. À Levallois-Perret, c’est justement l’heure de la récolte. « Je frappe toujours avant d’entrer », prévient-il en enfumant une ruche. La fumée acre produit une diversion qui lui permet de soulever sans risque le toit de la ruche et d’observer la hausse où se trouvent les cadres pleins de miel.

Avec sa dizaine de ruches, l’apiculteur récolte presque 200 kilos de miel. « Et ce n’est que la première ! », précise- t-il, enthousiaste. Au total, le rucher de Levallois-Perret produit près d’une tonne de miel par an, avec un taux moyen de 60 kilos par ruche. « De l’île de la Jatte, elles vont butiner jusqu’au Jardin d’Acclimatation du bois de Boulogne, poursuit-il. Elles peuvent faire jusqu’à 4 kilomètres pour butiner. La diversité florale et, paradoxalement, la moindre pollution chimique en ville font de ces lieux un paradis pour les abeilles. » Et les paradis se développent. Paris possède désormais un rucher au jardin du Luxembourg et un autre, plus insolite, sur le toit de l’Opéra Garnier.

La production de miel n’est pas au coeur des préoccupations des scientifiques. Le déclin des abeilles met surtout en danger la pollinisation. « C’est 80 % de l’activité d’une abeille domestique, explique Yves Le Conte. Entre 70 et 80 % des plantes ne se reproduisent que grâce à des insectes pollinisateurs. » Les Apis mellifera sont des “super” pollinisateurs. Leur corps est recouvert de poils branchus leur permettant de transporter des quantités considérables de pollen dans leur toison. Sur une seule de ses pattes postérieures, l’abeille transporte 500 000 grains de pollen. Dès lors, 65 % des plantes cultivées sont menacées par la disparition de cette butineuse jaune. C’est en ce sens que ce phénomène menace la survie de l’homme.

Les États-Unis, sévèrement touchés (60% de disparition), ont dû importer des abeilles domestiques depuis l’Australie pour assurer la pollinisation de leurs vergers de pommiers et de leurs champs de myrtilles.

Récemment, les chercheurs ont mis en évidence que les cultures les plus dépendantes de la pollinisation par les insectes sont aussi celles qui ont la valeur économique la plus importante : 153 milliards d’euros en 2007. Elles correspondent par ailleurs aux principales cultures fruitières et maraîchères, qui sont à la base de l’alimentation humaine.

À lire

Quand les abeilles meurent, les jours de l’homme sont comptés, de Philippe de Villiers, Albin Michel, 176 pages, 13,50€.

À voir:

Abeilles sous surveillance, un film de Jean-Marc Serelle réalisé pour la Cité des sciences, 2009. www.cite-sciences.fr.



Lien source :
http://www.valeursactuelles.com/public/valeurs-actuelles/html/fr/articles.p…
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MessagePosté le: Sam 22 Aoû 2009 - 18:49    Sujet du message: Nos petites soeurs les abeilles Répondre en citant

« Répondre #29 le: 05 Août 2009 à 22:51: »





Une belle initiative,







En Angleterre, à Londres, l'agence publique de conseil sur l'environnement, Natural England, propose aux Londoniens, en partenariat avec le gouvernement, une nouvelle ruche en plastique baptisée "beehaus".

De taille plus grande que les conventionnelles, cette nouvelle ruche a pour objectif de faciliter son installation en ville, dans les jardins privatifs, sur les toits ou balcons de la city et de donner plus d'espace vital aux abeilles..

En effet, on a pu constater une baisse significative oscillant entre 10 et 15 % ces deux dernières années selon les lieux.. en Angleterre.


"Il n'y aucune raison pour laquelle les villes devraient être des déserts animaliers. Les animaux peuvent prospérer quand on conçoit nos zones urbaines avec la nature à l'esprit et la +beehaus+ est un très bon exemple montrant combien il est facile d'avoir un peu de nature à sa porte", a commenté Tom Tew, scientifique en chef de l'agence, (selon l'AFP)"

Selon Natural England, la "beehaus" demande une heure d'entretien hebdomadaire durant l'été et peut permettre une récolte d'une cinquantaine de pots..

Quand on sait que les abeilles peuvent trouver dans les villes le gîte et le couvert, dans les jardins des citadins, elles ont bien plus de chance de vivre car on sait qu'on utilise déjà beaucoup moins à pas du tout de pesticides pour l'entretien des jardins privatifs, qui vont des jardinières aux terrasses.. elles ne peuvent que s'épanouir et retrouver une population stable.. et connaître une certaine qualité de vie et de vitalité..



Bien à vous , DameJane





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MessagePosté le: Aujourd’hui à 17:22    Sujet du message: Nos petites soeurs les abeilles

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