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Nos petites soeurs les abeilles
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damejane
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MessagePosté le: Mer 17 Sep 2008 - 08:22    Sujet du message: Nos petites soeurs les abeilles Répondre en citant

Bonjour,

J'ai décidé de faire oeuvre commune avec d'autres sites, pour
dénoncer ce qui est en train de se passer pour nos amies les
abeilles. C'est d'une grande importance et il y va de la
responsabilité de tous POUR AGIR et les aider.

Vous trouverez à la suite, une série d'articles publiés à ce
sujet, afin que vous puissiez par vous même vous en faire
une idée.

Bien à vous :dameJane

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MessagePosté le: Mer 17 Sep 2008 - 08:22    Sujet du message: Publicité

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damejane
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MessagePosté le: Mer 17 Sep 2008 - 08:23    Sujet du message: Nos petites soeurs les abeilles Répondre en citant

.

Hécatombe parmi les abeilles Nord-américaines 

Avec une chute dramatique des populations d'abeilles, le printemps est rude pour les apiculteurs américains. Identifié en novembre passé, le syndrome d'effondrement des colonies d'abeilles (CCD - Colony Collapse Disorder) aurait déjà causé la disparition de la moitié des ruches dans une trentaine d'Etat des USA, selon l'USDA, l'équivalent du ministère de l'agriculture français. Inexpliqué, ce syndrome se caractérise par le non-retour, à la ruche, des ouvrières chargées de collecter le nectar et le pollen sur les fleurs. De plus, un délai anormalement long est observé avant le pillage, par d'autres colonies, des ruches concernées.
Si historiquement, on a déjà enregistré des mortalités massives d'abeilles, l'ampleur de la crise actuelle est sans précédent. Les causes possibles sont très nombreuses :
- pesticides et/ou OGM, qui contamineraient les abeilles,
- rayonnements électromagnétiques des antennes relais pour les téléphones portables, qui empêcheraient les abeilles de s'orienter,
- hiver trop sec,
- infection parasitaire avec, par exemple, le varroa, un acarien d'origine asiatique redouté des apiculteurs,
- toxicité éventuelle du sirop de sucre utilisé en substitut alimentaire durant l'hiver, pour les abeilles, et fabriqué à partir de plantes transgéniques,
- apparition d'un nouveau champignon,
- pratiques apicoles trop intensives avec le recours quasiment systématique à la production artificielle de reine, les traitements antibiotiques constants, etc.

Abeille parasitée par des varroas :
De nombreux chercheurs se penchent évidemment sur le problème; ceux de l'université de Columbia pourraient avoir trouvé une première piste pour expliquer le CCD. En analysant des abeilles et des larves de ruches touchées par le CCD, ils ont constaté leur contamination par de multiples micro-organismes, ce qui ressemble fort à un grave déficit du système immunitaire des mouches à miel. Selon certains chercheurs, ce déficit pourrait s'expliquer par l'utilisation d'antibiotiques comme la terramycine pour prévenir l'apparition de la loque américaine, une maladie causée par un bacille qui infecte les larves dans la ruche.
Outre-atlantique, la chute des populations d'abeilles ne touche pas que les apiculteurs. L'USDA considère en effet que les abeilles sont à l'origine de 80% de la pollinisation des plantes (fruits, légumes et céréales) utilisées dans l'alimentation humaine. Le problème est tel, que les autorités s'inquiètent également pour la nourriture du bétail (céréales) et... la production de biocarburant en très forte expansion aux USA, avec les graines de colza notamment.
Kevin Hackett, le responsable du programme de pollinisation et des abeilles à l'USDA, n'hésite pas à déclarer que cette crise est la plus grande menace globale que les USA aient connue pour leur autonomie alimentaire, tout en s'interrogeant sur l'aptitude des populations d'abeilles américaines à se reconstituer...


Lien source:

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=2632

LIRE AUSSI : les articles consacrés sur le sujet, sur: ==> le site "Antahkarana"

Fraternellement, DameJane. 
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MessagePosté le: Mer 17 Sep 2008 - 08:25    Sujet du message: Nos petites soeurs les abeilles Répondre en citant

Une vidéo
A regarder et à diffuser. 
 
 
Le pollen de la discorde 




damejane. 
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MessagePosté le: Mer 17 Sep 2008 - 08:32    Sujet du message: Nos petites soeurs les abeilles Répondre en citant

.
Trops d'actions sont menées par des lobbys en notre nom, pour soi-disant apporter du progrès à l'homme, alors qu'en réalité c'est au profit de quelques hommes qui recherchent le monopole dans des domaines spécifiques, comme les vendeurs de graines, de pesticides, sans compter certains scientifiques qui y contribuent dans le domaine de la génétique. (pour ne citer que ce qui nous interresse ici).Entre les pesticides, les intérêts et quotas agricoles imposés par la communauté des pays européens, le manque ou la disparition d'espaces pour butiner, les abeilles, à ce ryhtme là, vont tout droit vers la disparition.
L'effet pervers de cette situation est d'obliger l'humanité, (par l'entremise permissive et des magouilles de dirigeants bien fortunés), à consommer ce qui va faire du mal au niveau de la santé, au niveau des règnes de la nature, conduire à la disparition des abeilles et autant dire, vers une fin à peu près certaine de l'humanité.
Il y a une note positive, c'est que dans les grandes villes, comme Paris, il y a beaucoups de petits jardins sur les toits, les balcons, des fleurs partout, ce qui donne à l'abeille citadine, le loisir de butiner. Elles y vivent bien, car les particuliers qui jardinent en ville, en général, n'utilisent pas de pesticides.
Amicalement: damejane.

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MessagePosté le: Mer 17 Sep 2008 - 08:32    Sujet du message: Nos petites soeurs les abeilles Répondre en citant

 
 
Des abeilles étouffeuses de frelons


 
Des chercheurs du CNRS ont découvert un nouveau comportement de défense collective chez l'abeille, inconnu jusqu'ici dans le règne animal. Les abeilles étouffent leurs prédateurs, les frelons, en les enserrant et en bloquant les orifices d'entrée d'air ainsi que les mouvements respiratoires de l'abdomen.

L'étouffement d'un frelon
Les frelons sont des prédateurs d'insectes qui représentent une menace pour les abeilles dans de nombreuses régions du monde. Ils fondent souvent sur elles au moment où elles se posent avant d'entrer dans la ruche et les tuent avec leurs puissantes mandibules pour les manger. Comme la cuticule des frelons est très dure, les piqûres d'abeilles sont généralement sans effet.
Dans certains cas, les abeilles sont capables de se défendre en tuant leur agresseur. Gérard Arnold et Agnès Rortais, du laboratoire Évolution, génomes, spéciation (LEGS) du CNRS à Gif-sur-Yvette, en collaboration avec des chercheurs grecs (Alexandros Papachristoforou et ses collègues), viennent de montrer que des abeilles domestiques originaires de Chypre (la sous-espèce Apis mellifera cypria) utilisent une technique jusqu'alors inconnue pour tuer leur principal prédateur, le frelon oriental (Vespa orientalis). Quand un frelon essaie de s'attaquer à une abeille devant la ruche, ou qu'il essaie de pénétrer dans celle-ci, un grand nombre de gardiennes (entre 150 et 300) l'enserre et bloque sa respiration, à la fois en empêchant ses mouvements respiratoires abdominaux et en recouvrant les orifices d'entrée et de sortie d'air.
Les premiers travaux réalisés sur le comportement de défense des abeilles asiatiques contre les frelons avaient montré que plusieurs dizaines d'abeilles entourent le prédateur en formant une boule autour de lui et le tuent en produisant de la chaleur ("thermo-balling") à une température supérieure à la température létale du frelon. Les abeilles chypriotes, qui présentent la même température létale que celle du frelon (50°C), ne peuvent pas le tuer par la technique du "thermo-balling". Pour survivre aux attaques de ce prédateur, elles ont développé une nouvelle stratégie, l'étouffement, probablement très rare dans le règne animal.


.
Source: CNRS
Illustration: Emmanouil Filippou - CNRS 200

http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=4535


 
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MessagePosté le: Mer 17 Sep 2008 - 08:34    Sujet du message: Nos petites soeurs les abeilles Répondre en citant

(Citation)

[SOS-planète]


Manifestation contre le Cruiser :
De : Terre sacree
(vivant12@wanadoo.fr)
Envoyé :
ven. 22/02/08 15:26
À :
damejane







Manifestation contre le Cruiser :

Il faut retirer l’autorisation de cet insecticide !





A l’occasion de la manifestation organisée aujourd’hui à l’initiative de la filière apicole française, la fédération France Nature Environnement rappelle sa demande de retrait de l’autorisation de mise sur le marché de l’insecticide CRUISER (produit par la société Syngenta Agro SAS) pour l’enrobage des semences de maïs, accordée en janvier par le Ministre de l’agriculture. Les études présentées pour l’homologation du CRUISER sont totalement insuffisantes pour attester de l’absence de risque pour les populations d’abeilles et autres insectes pollinisateurs. Par ailleurs, FNE demande que l’agronomie reprenne enfin le pas sur la chimie, et que soient remises en cause les pratiques à risques telles que la monoculture de maïs.


Le CRUISER, utilisé en enrobage de semences de maïs, appartient au même groupe d’insecticides que le Gaucho et le Régent. Comme eux, c’est un produit systémique qui diffuse dans toute la plante et sa présence dans le pollen est reconnue. La substance active de ce produit, le thiaméthoxam, est reconnue par l’Europe et l’AFSSA en France comme très toxique entre autres pour les abeilles.

FNE dénonce une autorisation accordée dans la hâte, sous la pression des fabricants, distributeurs de pesticides et des semenciers.


Pour Claudine Joly, référente agricole de France Nature Environnement : « La France a, vis-à-vis du Gaucho et du Régent, une position originale et courageuse que nous saluons. Nous lui demandons de rester dans cette logique en revenant sur l’autorisation du Cruiser. »


Les agriculteurs sont, certes, confrontés à un parasitisme croissant des cultures. Mais pour FNE, le problème de fond réside dans des pratiques à risque telles que la monoculture de maïs, qui augmentent considérablement la dépendance des cultures aux pesticides.


Pour Jean-Claude Bévillard, chargé des questions agricoles à France Nature Environnement : « Il est temps que l’agronomie prenne enfin le pas sur la chimie et que, dans le cas du maïs, il soit mis fin aux pratiques de monoculture à l’origine évidente des problèmes parasitaires. Il est plus qu’indispensable de promouvoir les techniques alternatives à l’usage des pesticides, en particulier la rotation des cultures. »





bien à vous : DameJane


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MessagePosté le: Mer 17 Sep 2008 - 08:35    Sujet du message: Nos petites soeurs les abeilles Répondre en citant

Salut DameJane,
A toutes et à tous,

J'ai vu la plupart des vidéos que vous présentez et que je trouve aussi sur la chaîne Planète,, une particulièrement m'a étonné, c'est celle où les abeilles font monter la température du frelon éclaireur et le tue afin que la ruche ne soit pas découverte par le gros de la troupe des frelons.
Quelle ingéniosité on peut trouver dans ce règne "animal" n'est-ce pas?

Fraternellement.
Amilius

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MessagePosté le: Mer 17 Sep 2008 - 08:36    Sujet du message: Nos petites soeurs les abeilles Répondre en citant

.

Bonjour à tous et à toutes !

Bonjour Amilius !


Oui, vous avez raison, la nature est ingénieuse !

L'instinct de survie, bien que primaire,
est une nécessité et une des lois de la vie.



Son utilité coule de source, (la sauvegarde des espèces, les abeilles sont des petites "servantes" au service du seigneur,) mais c'est aussi un passage obligé de l'évolution des espèces qui doivent s'adapter au milieu, en une règle générale qui n'a qu'une seule exception : l'homme, le seul à modifier l'environnement, allant même à modifier les autres espèces sur une très grande échelle, planétaire..


Les plus grands prédateurs des différents règnes sont donc les hommes, parce qu'ils ont oublié, du fait de leur évolution, d'où il viennent et également parce qu'ils ont encore à développer les réelles qualités et attributs de l'Amour, ils en sont encore, (pour la plus grande partie d'entre eux..), au stade égoïste de l'Amour, et pour ceux, les rares qui l'ont dépassé, ils ont gagné avec ce dépassement : la conscience de leur propre aspect divin qu'il reconnaissent aussi en Tous et en Tout.



Bien à vous, DameJane.





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MessagePosté le: Ven 3 Oct 2008 - 11:41    Sujet du message: Nos petites soeurs les abeilles Répondre en citant

Le declin des abeilles produit ses premiers effets économiques


De : Terre sacrée
(vivant12@wanadoo.fr)
Envoyé :ven. 26/09/08 22:22
À : damejane57



Le déclin des abeilles produit ses premiers effets économiques LE MONDE | 19.09.08 Les populations d'abeilles domestiques déclinent partout dans le monde. Pourquoi ? Les causes possibles de cette érosion sont au centre de vifs débats. Mais, alors que scientifiques et apiculteurs en discutent, les premiers effets sur la production de fruits et légumes se font d'ores et déjà sentir aux Etats-Unis. 

LA POLLINISATIONLA SURVIE et l'évolution de plus de 80 % des espèces végétales de la planète et la production de 84 % des espèces cultivées en Europe dépendent, au moins en partie, de la pollinisation par les insectes.  100 000 ESPÈCES D'INSECTES (abeilles, bourdons, papillons), d'oiseaux (colibris et passereaux) et de mammifères (chauves-souris) servent à la reproduction sexuée de la plupart des plantes à fleurs. 

QUELQUES CULTURES sont presque intégralement dépendantes des pollinisateurs : le cacao, la vanille, les courges et les potirons, les melons et les pastèques, les fruits de la passion, ainsi que les noix du Brésil et de macadamia. Sans pollinisateurs, l'homme doit effectuer l'opération manuellement. 

SEULES DE RARES ESPÈCES VÉGÉTALES dépendent exclusivement du vent ou des cours d'eau pour se reproduire.Dennis van Engelsdorp, 39 ans, chercheur au département d'agronomie de l'université de Pennsylvanie, est l'un des premiers scientifiques à avoir décrit, à l'automne 2006, ce que les Américains ont baptisé le Syndrome d'effondrement des colonies (Colony Collapse Disorder, ou CCD).  

Comment définir le Syndrome d'effondrement des colonies d'abeilles ?   Disons qu'il s'agit d'un phénomène caractérisé par la disparition brutale - quelques jours à quelques semaines - de la quasi-totalité d'une colonie. On ne retrouve dans la ruche que la reine et les individus les plus jeunes. Quant aux cadavres des individus adultes, ils ne sont pas retrouvés dans la ruche, ni même à proximité.   L'érosion des populations d'abeilles ailleurs qu'aux Etats-Unis est-elle caractérisée par de tels phénomènes ?   Dans plusieurs pays européens, en tout cas, des situations similaires ont été rapportées. Mais au-delà de ce que nous nommons CCD, nous constatons une surmortalité annuelle supérieure à 30 % dans tous les pays où il existe une documentation correcte de la mortalité des abeilles. Ce rythme ne pourra pas être supporté longtemps.  
Quelles sont pour l'heure les répercussions économiques de cette situation ?  
Aux Etats-Unis, la problématique est particulière, parce que nous avons de très gros apiculteurs, dont certains gèrent jusqu'à 40 000 colonies. En Europe, un apiculteur s'occupe de quelques centaines de colonies tout au plus. Surtout, aux Etats-Unis, un apiculteur sur deux ne vit pas du commerce de miel, mais de la transhumance de ses ruches. C'est, à la différence de ce qui se passe en Europe, une véritable industrie, avec des apiculteurs qui chargent plusieurs centaines de colonies par camion et qui parcourent le pays pour vendre aux grandes exploitations de fruits et légumes un service de pollinisation.  
Par exemple ?   
Par exemple, un apiculteur de Pennsylvanie commencera la saison sur les plantations d'oranges de Floride, puis il reviendra en Pennsylvanie poser ses ruches dans les plantations de pommes, puis chez les producteurs de myrtilles du Maine, puis en Californie dans les grandes plantations d'amandes... A chaque fois, il loue aux producteurs les services de pollinisation de ses abeilles. La question économique ne se limite donc pas à la production de miel, mais se répercute largement sur les coûts de production des fruits et légumes.  
L'impact se fait-il déjà sentir ?  
Jusqu'à présent, les apiculteurs ont globalement réussi à répondre à la demande de pollinisation. Mais si l'on continue encore trois ou quatre hivers avec des mortalités d'abeilles de plus de 30 %, on va commencer à voir des apiculteurs mettre la clé sous la porte. Il y a un vrai risque. La Californie, par exemple, produit 80 % des amandes consommées dans le monde. Aujourd'hui, il faut la moitié des 2,4 millions de colonies d'abeilles américaines pour polliniser ces plantations d'amandiers. En 2012, si tout continue au même rythme, il n'y aura plus suffisamment d'abeilles aux Etats-Unis pour polliniser ces seules cultures. Déjà, la réduction des populations d'abeilles se fait sentir : auparavant, les apiculteurs louaient la colonie d'abeilles entre 45 et 65 dollars (32 à 46 euros). Cette année, le prix payé par les producteurs d'amandes se situe autour de 170 dollars (120 euros) par colonie. Globalement, le coût de la pollinisation a augmenté pour tous les types de producteurs. Et, pour la première fois, des producteurs de concombres de Caroline du Nord ont réduit leur production jusqu'à 50 % simplement parce qu'ils n'ont pas trouvé suffisamment de colonies disponibles pour assurer la pollinisation.  

Et les pollinisateurs sauvages ?   
Aux Etats-Unis, il y avait trois principales espèces de bourdons (qui, comme les abeilles domestiques, comptent parmi les insectes pollinisateurs) : l'une est éteinte et les deux autres sont menacées. En Europe, une étude récente a montré que les insectes pollinisateurs sauvages sont aussi en déclin, ce qui provoque celui de plusieurs plantes sauvages qui en dépendent.  
Y a-t-il aux Etats-Unis un débat sur les pesticides et leur implication dans le déclin des abeilles ?  
Oui. L'une de nos priorités est d'ailleurs d'analyser les résidus de pesticides dans les ruches. Mais quand nous relevons des échantillons dans les ruches, atteintes ou non par le CCD, nous ne trouvons pas de traces conséquentes de résidus chimiques. Cependant, il n'est pas exclu que les pesticides aient des effets sublétaux plusieurs semaines après l'exposition, provoquant par exemple un affaiblissement du système immunitaire des insectes.   Et les ondes électromagnétiques émises par les antennes-relais ou encore les cultures génétiquement modifiées...   Les auteurs de la seule publication suggérant un lien éventuel avec la téléphonie mobile se sont rétractés. Quant aux endroits aux Etats-Unis où il y a le plus de cultures de maïs Bt, ils ne correspondent pas aux zones où les plus fortes mortalités sont relevées...
Seule une étude européenne a suggéré que des abeilles exposées à des cultures génétiquement modifiées pouvaient être plus sensibles à certains pathogènes. Nous savons une chose : nous retrouvons chez beaucoup d'abeilles touchées par le CCD une sorte de virus grippal nommé Israeli Accute Paralysis Virus (IAPV). Mais toute la question est de savoir pourquoi il devient mortel dans certaines colonies et pas dans d'autres... En l'état des connaissances, on ne peut qu'attribuer le déclin des abeilles à un ensemble de causes, et non à une en particulier. 
Propos recueillis par Stéphane Foucart

http://www.lemonde.fr/sciences-et-environnement/article/2008/09/19/le-decli…
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MessagePosté le: Ven 3 Oct 2008 - 11:41    Sujet du message: Nos petites soeurs les abeilles Répondre en citant

Articles à lire ou à relire sur ANTAHKARANA


Citation:
Silence des abeilles
En Chine, dans la province du Si-Chuan, l'usage intensif de pesticides a provoqué la disparition totale des abeilles. Or il y a beaucoup de vergers dans cette région agricole. Et sans abeilles, pas de fécondation des fleurs, et donc pas de fruits.
Ce sont donc maintenant les hommes qui doivent féconder les arbres fruitiers, fleur par fleur, et chaque arbre en compte des centaines. Ce qui était accompli auparavant par les abeilles "gratuitement" nécéssite désormais le travail de centaines d'ouvriers.
Sylvain que je remercie
à voir

http://www.dailymotion.com/video/x4rmcv_le-silence-des-abeilles_news
article écrit par Ambre

Lien source de cet article cité, (aller en page 2) :
 
http://antahkarana.forumzen.com/plan-pour-la-planete-bleue-f8/abeillesles-s…


Les abeilles à la chasse aux mines en Croatie :

http://antahkarana.forumzen.com/rue-notre-dame-de-la-bonne-nouvelle-f13/les…
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MessagePosté le: Dim 26 Oct 2008 - 14:31    Sujet du message: Sanctuaires environnementaux pour la préservation des abeilles, Répondre en citant

.


Sanctuaires environnementaux
pour la préservation des abeilles 
 


De : Terre sacrée
Envoyé : 
jeu. 09/10/08 00:30 
À : damejane 
 

 


Bonjour, Je souhaiterais vous faire connaitre une initiative intéressanteque j'ai trouvée sur le net. Il s'agit d'une démarche visant à sensibiliserles élus dans la création de sanctuaires pour les abeilles, mises à malpar l'activité humaine. Comme vous le savez un syndrome supplémentaire génère ladisparition des abeilles et l'équilibre de l'écosystème, ainsi que laproduction agricole qui est en jeu. Voilà je vous passe l'info. cordialementang, le 9 octobre 2008.

Sanctuaires environnementaux pour la préservation des abeilles  Les abeilles sont actuellement en danger : des publications sont parues et un faible écho médiatique ont fait état d'une disparition inquiétante des populations d'abeilles partout dans le monde. Le phénomène actuel est nouveau dans le fait que celui-ci est brutal et relativement récent. Ce n'est pas un phénomène anodin puisque tous les pollinisateursdont les abeilles font partie, concourent à l'équilibre écologique de la planète.

Elles contribuent à la fructification des plantes,et en particulier un nombre très important qui nourissent l'humanité. Sans les abeilles, la diversité existante des plantes chutera etmettra en danger la variété alimentaire de l'homme. Il est vraique les préoccupations actuelles sont d'ordre boursier, mais la pérennité alimentaire humaine est un enjeu majeur. Une des actions possible est de préserver les abeilles dans des sanctuaires environnementaux et bien entendusde promouvoir des solutions concrètes à grande échelle pour enrayer le phénomène de disparition. Les institutions ne bougent que si la population commence à s'interesser aux problèmes quels qu'ils soient. Je vous invite donc à adresser à vos élus proches ainsi qu'aux adresses indiquées ci-dessous ce courrier type, afin de les sensibiliser à ce problème et faire avancerles choses.
Merci   
Association des Maires Ruraux de France (AMRF)
52, avenue Maréchal FOCH
69006 LYON
tel : 04 72 61 77 20
fax : 04 72 61 79 97
http://www.amrf.asso.fr/
amrf@amrf.asso.fr 
Apvf Association des petites villes de France
42, boulevard Raspail
- 75007 Paris Tél : 01 45 44 00 83
Fax : 01 45 48 02 56
http://www.apvf.asso.fr/apvf_type.asp?id=11arobert
@apvf.asso.frepatay
@apvf.asso.fr 
Fédération des Élu-es Écologistes
247 rue du fauboug Saint Martin
- 75010 PARIS
jc.biau@elus-ecologistes.org  



 


Bonjour,   
Je fais appel à vous en tant qu'élu sur un problème émergeant qui aurade lourdes conséquences sur la production agricole et sur les biotopes. Des publications scientifiques commencent à faire état qu'aux Etats unisen Europe et partout dans le monde, un nouveau fléau porte atteinte à la santé des abeilles. Les populationsdéclinent dangereusement et c'est tout un pan de la fertilisation de la florequi se trouve en péril et notamment celui d'origine agricole. Le risque est sous nos yeux dans une atonie médiatique, politique, institutionnelle.Les consciences sont tournées actuellement sur la crise boursière,mais toutes les crises de cette nature, aussi graves soient-elles sont surmontables,tandis qu'une crise environnementale où la production alimentaire serait déficienteaura des conséquences délétères à grande échelle. Il ne s'agit pas d'une préoccupation mineure d'occidental et de citadin.C'est une affaire qui concerne tout le monde. La prise de conscience actuelle de la symbiose entre l'humanité,la faune et la flore est insuffisante, et encore moins des risques majeurspour l'équilibre écologique et la nutrition humaine.

Il est urgent desoulever un débat, éveiller des bonnes volontés, susciter des actionsde préservations des abeilles au sein des territoires des communes. Il est vrai que déjà certaines initiatives ponctuelles ont été entreprisespour la préservation des abeilles, notamment l'installation dans desenvironnements urbains.Mais qu'étant donné la gravitédu phénomène de disparition des abeilles, des initiatives de grandeampleur et concertées seraient nécessaires.

La constitution dans l'immédiat d'un réseau de sanctuaires environnementauxpour la préservation des abeilles serait le garant d'un avenir meilleur. Des études urgentes, rapides, sérieuses et indépendantes sont égalementnécessaires pour remédier définitivement au déclin actuel des abeilles :Il y a des responsabilités, des causes et des effets qui ne doivent pas êtremis aux oubliettes !  vous trouverez ci-dessous des liens vers des documents sonores et écrits illustrant le problème. Votre contribution en tant qu'élus dans cette action est primordiale.

La Terre nous porte chaque jour,soutenons-la.
Merci Bien cordialement.   
documents sonores
sources :
http://www.cite-sciences.fr/ 


Yves Leconte, directeur de recherches à l'INRA :
''C'est l'activité humaine qui menace les abeilles...''
Les abeilles sont elles menacées de disparition ? © CSI/sciences actualités
http://a511.g.akamai.net/7/511/1242/

Franck Aletru, Président du syndicat des apiculteurs de Vendée :
''Une industrialisation mal controlée, des produits chimiques nouveaux, les causes sont complexes...''
Quelle part de responsabilité aux insecticides ?
© CSIhttp://a511.g.akamai.net/ 
Yves Leconte:

“L'écosystème des abeilles a été perturbé par l'agro-industrie...“
© CSIhttp://a511.g.akamai.net/7/511/1242 
Yves Leconte :
 ''L'abeille n'a pas qu'une maladie...''
© CSI/ sciences actualités
http://a511.g.akamai.net/7/511/1242/ 
Franck Aletru :
“Les pathologies ont une traçabilité qui suit le mauvais usage des nouvelles molécules...“ © CSI
http://a511.g.akamai.net/7/511/1242/v1 
Franck Aletru :
“La phrase d’Einstein est une caricature mais elle est proche de la vérité...''
« Si l’abeille venait à disparaître, l’homme n’aurait plus que quelques années à vivre », prophétisait Einstein…© CSI 2007
http://a511.g.akamai.net/7/511/1242/
sources : http://www.cite-sciences.fr/  



 


document écrit  

http://www.science.gouv.fr/fr/    
Pollution électromagnétiqueLe dernier élément trouvé pour expliquer la disparition des abeilles est la pollution électromagnétique. Une étude allemande a montré que depuis l’avènement et la massification des téléphones portables, elle empêchait les abeilles de retrouver leur chemin car celles-ci utilisent les mêmes longueurs d’ondes pour communiquer entre elles. La mise en place de la téléphonie dite de troisième génération, dont les antennes sont omniprésentes, serait une hypothèse pour expliquer pourquoi les abeilles ne rentrent pas à la ruche. De plus, ces ondes affectent fortement la capacité de résistance des abeilles qui seraient alors plus sensibles aux parasites qu’auparavant et expliquerait le déficit immunitaire relevé sur beaucoup d’entre elles.   
Les synergies : des pistes très inexploréesLa plupart des études scientifiques sur les abeilles et leur surmortalité ont porté sur l’analyse de facteurs isolés les uns les autres. Pourtant, tout porte à croire que les facteurs sont multiples et que des synergies existent entre eux. Ainsi, dans le cas de la pollution électromagnétique, les abeilles affaiblies seraient ensuite détruites par les virus et autres parasites habituels.
De la même manière, les champignons qui s’attaquent aux insectes et qui sont utilisés comme arme biologique sont beaucoup plus virulents quand l’insecte est déjà affaibli par des doses sub-létales d’insecticides de la classe des néonicotinoïdes. Ainsi, il est courant de traiter des cultures avec un mélange de spores de champignons du genre Nosema et d’imidaclopride (lutte contre les sauterelles avec Nosema locustea et Nosema pyrausta contre la pyrale du maïs par exemple), dont la synergie est puissante et ravageuse.
Rappelons que des doses faibles mais réelles d’imidaclopride ont été relevées dans la plupart des ruches effondrées ou non. Les champignons seraient alors des opportunistes qui profiteraient de l’affaiblissement des défenses des abeilles.De la même manière, on sait que certains fongicides ou herbicides alliés à des insecticides peuvent accroître de manière spectaculaire la toxicité de ces derniers (plus de 1000 fois).
En bref, il semble évident que les abeilles sont exposées à des cocktails toxiques dont les effets ne se mesurent pas directement, car les dosages ne sont plus ceux des premiers pesticides comme le DDT de l’après-guerre, et que les abeilles meurent de manière plus lente. Les scientifiques américains lors de leur dernier colloque sur les abeilles l’avouent, ils ont retrouvé plusieurs types de pesticides dans les ruches et personne ne sait exactement quelles sont les synergies qui peuvent en découler.   
Conséquences
– Du rôle majeur des insectes pollinisateursLa plupart des études portent sur l’abeille dite domestique, c’est-à-dire Apis mellifera (Europe, Afrique, Amérique, Australie) et Apis cerena (Asie méridionale et orientale). Et si ces deux espèces assurent à elles seules 85 % de la pollinisation des espèces de plantes de nos contrées, il ne faut pas qu’elles cachent ce qui arrive aux autres butineurs sauvages comme les bourdons, Bombus sp., ou d’autres insectes qui eux aussi souffrent des activités de l’homme. Plusieurs espèces de Bombus sont menacées d’extinction, et une récente étude anglo-hollandaise montre l’effondrement parallèle des populations de pollinisateurs et des plantes qui leurs sont associées.
 – sans préciser si ce sont les plantes ou les insectes qui disparaissent en premier. Avec la disparition des abeilles, c’est 65 % des plantes agricoles qui sont menacées, soit 35 % de notre alimentation. Les cultures maraîchères et fruitières dépendent par exemple à 90 voire 100 % des abeilles et déjà, les Etats-Unis ont dû importer massivement des abeilles d’Australie pour leurs vergers de pommes et leurs champs de myrtilles. 80 % des plantes à fleurs dépendent de ce type d’insectes pour leur reproduction et donc pour leur survie.
Si elles venaient à disparaître, le changement serait tellement énorme qu’il est impossible d’en mesurer les conséquences pour l’environnement et pour l’homme. L’abeille est considérée et utilisée comme sentinelle de l’environnement dans de nombreuses recherches actuelles. Sa disparition traduit bien l’état de la planète en ce début de XXIe siècle.
Un envoi de ang.
http://terresacree.org/sanctuaires.htm



 

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MessagePosté le: Dim 26 Oct 2008 - 14:33    Sujet du message: Nos petites soeurs les abeilles Répondre en citant

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En Chine :
Le silence des abeilles,  
une vidéo édifiante à regarder.. 
 




 


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MessagePosté le: Dim 26 Oct 2008 - 14:33    Sujet du message: Nos petites soeurs les abeilles Répondre en citant

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Vidéo


Abeille et OGM





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MessagePosté le: Dim 26 Oct 2008 - 14:35    Sujet du message: Nos petites soeurs les abeilles Répondre en citant

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Lien d'un site à lire..





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MessagePosté le: Dim 18 Jan 2009 - 17:08    Sujet du message: Nos petites soeurs les abeilles Répondre en citant

« Répondre #14 le: 12 Octobre 2008 à 23:52: »

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Un brin d'api-culture






Le miel est certainement le dernier aliment entièrement naturel encore à notre disposition. Il devrait donc recueillir la grande majorité des suffrages des consommateurs qui se préoccupent de leur bien-être alimentaire.

Or, c'est loin d'être le cas. Le miel, soumis à l'écrasante concurrence du sucre industriel, est victime d'une surprenante méconnaissance de la part du public et d'un ensemble de préjugés qui, curieusement, le classent, dans l'esprit de beaucoup, dans la catégorie des produits "trafiqués".

Or - c'est là un étrange paradoxe - il s'agit bien, comme nous le disions plus haut, du dernier aliment entièrement naturel que nous puissions consommer. C'est en effet un aliment qui, du producteur - l'abeille - au consommateur - vous et moi - ne subit AUCUN traitement, AUCUNE transformation, AUCUNE adjonction. Le miel, en France tout du moins, est un produit soumis à des contrôles sévères. Tout ajout d'une substance étrangère (colorant, arôme ou autres) - a fortiori de plusieurs - le déclasserait ipso facto. Il ne serait plus permis de le commercialiser sous le nom de miel. Le terme "Miel" ne peut plus, dès lors, apparaître sur l'étiquette commerciale. C'est pourquoi, en France, tout miel du commerce est une substance naturelle.

Bien sûr, si ce miel est chauffé, par exemple, il perdra la plupart de ses propriétés thérapeutiques et gustatives. En revanche, qu'il soit liquide ou dur, les abeilles le consommeront avec autant de plaisir. Car, ne l'oublions pas, le miel est avant tout la nourriture de l'abeille et non celle des hommes. Pourtant, depuis la nuit des temps, le miel fut longtemps pratiquement la seule source de sucres à la disposition des êtres humains, jusqu'à la culture systématique des plantes sucrières - canne et betterave, principalement.

Mais le miel est loin d'être le seul produit de la ruche qui soit utile à l'homme. Quels sont ces autres produits ? Gelée royale, pollen, propolis, cire et venin, autant de substances très différentes les unes des autres tant par leur origine que par leur composition. Leurs propriétés, leur destination et leurs goûts sont également très variés. Il y a les substances que l'abeille secrète elle-même et celles qu'elle collecte sur les plantes visitées.

Les substances physiologiques, tout d'abord :
La gelée royale
A la fois célèbre et mal connue. Elle est sécrétée par les ouvrières-nourrices dans leurs glandes pharyngiennes. Cette substance est destinée à l'alimentation de toutes les larves de la ruche pendant quelques jours et à celle de la reine pendant toute la durée de son existence. Contrairement à ce que pensent la plupart des gens, il ne s'agit absolument pas d'un miel de qualité supérieure mais d'une substance totalement différente. Sa composition est extrêmement complexe et certains de ses composants, encore mal déterminés, font l'objet de recherches actives. Son goût très acide est loin de valoir celui du miel ; c'est d'ailleurs pourquoi on la propose souvent dans le commerce mélangée au miel. La gelée royale, contrairement à la légende qui lui sert de cortège, ne possède aucun pouvoir mystérieux. En revanche, elle est incontestablement un remarquable aliment de soutien des états asthéniques et convalescents. Elle semble également réduire les états dépressifs par ses qualités euphorisantes et rééquilibrantes. En outre, des travaux récents - facultés des sciences d'Orléans, Francfort et Los Angeles - semblent mettre en évidence le rôle antiviral de certaines gelées royales provenant de butinages sur pollen riches en bore et en silicium - pollens de certaines bruyères et certains tournesols. En effet, tels pollens butinés, telles gelées royales sécrétées.



La cire
Elle est produite par les glandes cirières des ouvrières qui se trouvent sur certains anneaux de leur abdomen. La cire est peut-être la mieux connue de toutes ces substances. Dans la ruche, elle constitue le matériau de base des rayons contenant le miel, le pollen ou les larves. Utilisée brute, elle sert aux artistes pour réaliser des moulages mais en combinaison avec d'autres produits du commerce, elle permet de confectionner des cirages, des encaustiques, des cosmétiques et même des pâtisseries - les cannelés de Bordeaux, par exemple.



Le venin
Produit par la glande à venin de l'abdomen, près de l'aiguillon, son utilisation est avant tout médicale. Il semblerait que le venin soit recommandé dans le traitement des rhumatismes.


Les substances de collecte, à présent :
Le pollen.
Il est, bien sûr, récolté sur les fleurs. Les abeilles en font de petites pelotes qu'elles piquent dans un creux de leurs pattes postérieures prévu à cet effet et qu'elles rapportent à la ruche où il servira à fabriquer le "pain d'abeilles", nourriture des larves. Le pollen est, lui aussi, un remarquable aliment de complément pour l'homme.


La propolis
Il s'agit d'une sorte de mastic composé de résines récoltées sur différents bourgeons de peuplier, entre autres - de cire et d'autres éléments en moindres quantités. Les abeilles s'en servent pour consolider leurs constructions, pour rétrécir et donc protéger les entrées de leur habitation, pour colmater des fissures ou encore pour embaumer les petits animaux - mulot, couleuvre, etc. - qui, après avoir réussi à s'introduire dans la ruche, y ont été tués mais que les abeilles n'ont pas eu la force de ressortir. La propolis est un très puissant antiseptique et, dit-on, un antibiotique naturel.

Mais quel être vivant élabore tous ces produits ? L'abeille, bien sûr ; mais encore ? Qu'est-ce, exactement, qu'une abeille ? C'est un animal, incontestablement. Mais qui n'a rien à voir avec les animaux que nous fréquentons quotidiennement et que nous connaissons bien. A l'instar de tous les animaux dits sociaux, l'abeille n'existe pas en tant qu'individu. Elle n'a d'existence qu'en tant que membre d'un groupe structuré, homogène et au sein duquel notre abeille accomplit des tâches bien définies. Tous les membres de la colonie sont irrémédiablement interdépendants.

Si l'abeille A, à l'esprit particulièrement aventureux, décidait soudain de prendre son indépendance et de partir seule chercher fortune de son côté, elle n'irait sûrement pas loin. Ses congénères qui la réchauffent la nuit et la reine qui lui donne des ordres en permanence, lui manqueraient bientôt cruellement. Elle ne saurait où loger, que manger, quoi faire, bref, elle ne serait plus elle-même.

Certains chercheurs pensent que la colonie d'abeilles est, en réalité, un super-organisme. Chaque abeille - reine, ouvrière ou mâle - ne serait qu'une cellule vivante de l'organisme-colonie. Les comportements de chaque individu et de la colonie répondraient en somme à ce que certains ont baptisé "l'esprit de la ruche". Qui détient la clé, qui tire les fils de cet "esprit" ? Personne et chacun, sans doute. C'est là le moindre des mystères de ce petit univers.

Cet univers, tel que nous le connaissons généralement, se réduit à une ruche en forme de petite maison, grouillant de vie et de bourdonnement, et à un apiculteur engoncé dans sa combinaison, protégé derrière son voile. Mais cet univers est, en réalité, bien plus complexe. Une colonie comprend, au plus fort de la miellée, près de 80.000 abeilles et parfois plus. Chaque classe d'âge y a un rôle spécifique et la reine - en réalité, la mère - dirige la colonie à l'aide d'ordres olfactifs, principalement. Le travail le plus méconnu de l'abeille, et peut-être le plus important pour l'homme, n'est pas la fabrication de miel. C'est la pollinisation. Sans le transport d'une fleur à l'autre des pollens fécondants, les plantes devraient s'en remettre au bon vouloir du vent. L'abeille, au cours de son existence, par sa visite systématique de millions de fleurs effectuera un labeur inestimable. Arboriculteurs et maraîchers reconnaissent parfaitement ce rôle essentiel pour leur production puisqu'ils passent des accords avec des apiculteurs, contre monnaie sonnante et trébuchante, pour que ces derniers installent des ruches dans leurs champs ou vergers au moment des floraisons. Le miel s'ajoute à la rémunération de l'apiculteur. Vingt-cinq pour cent des miels consommés proviennent de cette pollinisation systématisée.

Crus, couleurs, textures
Le miel "toutes fleurs" (ou "mille fleurs") est le résultat d'un mélange réalisé à la source par les abeilles elles-mêmes et non par l'apiculteur. Le miel "monofloral" est obtenu grâce à la pratique de la transhumance des ruches, de lieu de floraison en lieu de floraison. L'autre grande catégorie est le miel "monofloral" (ou "miel de cru"), un terme d'ailleurs impropre puisque le butinage se fait également, pour une part minoritaire, sur des floraisons voisines et disparates. Les couleurs des miels, très diverses, dépendent presque exclusivement de leurs origines florales différentes.

D'une manière générale, on peut dire que les miels clairs sont doux tandis que les miels foncés sont plus corsés avec, dans chaque catégorie, des nuances et des degrés infinis. On peut affirmer qu'il existe autant de miels que de ruches. Quant aux textures, variées elles aussi, la règle est plus simple. Au moment de l'extraction, tous les miels sont liquides. Ils cristalliseront tous, plus ou moins rapidement, là également selon leur origine botanique. Certains, comme le miel d'acacia, resteront liquides très longtemps, tandis que d'autres, comme le miel de colza, cristallise dès après la récolte. Là aussi, tous les degrés de cristallisation se rencontrent selon les variétés. Il faut noter que le miel cristallisé possède exactement les mêmes propriétés gustatives et thérapeutiques que le même miel encore liquide.

On doit savoir, en outre, que le miel s'extrait à froid et non à chaud, comme certains le pensent. A chaud, la cire des cadres fondrait et ne ferait que compliquer la tâche de l'apiculteur. En hiver, il arrive que l'apiculteur nourrisse ses abeilles mais il faut savoir que ce nourrissement est exceptionnel et ne se produit que lorsque les réserves de la ruche baissent dangereusement. L'apiculteur rend alors aux abeilles une partie du miel qu'il leur a prélevé au moment de la récolte. Certains préfèrent leur donner du candi qui est sucre industriel travaillé, ce qui n'est pas souhaitable. Toutefois, il faut savoir qu'à l'époque où ce type de nourrissement est administré à certaines colonies, les hausses qui contiennent la part de l'apiculteur ne sont pas encore posées sur les ruches et par conséquent, le miel récolté plus tard ne proviendrait pas de la transformation de ces sucres industriels, mais bien de la transformation du nectar des fleurs. D'ailleurs, outre le fait que le miel aurait un aspect et un goût fort différents, quel intérêt l'apiculteur aurait-il à acheter du sucre pour le faire transformer en miel par ses abeilles, alors que le nectar ne lui coûtera rien ?

Les méfaits du miel : fait-il ou ne fait-il pas grossir ? Le miel, contrairement au sucre industriel constitué de 100% d'un sucre complexe, le saccharose, contient majoritairement des sucres simples - fructose et glucose, entre autres. Ces monosaccharides sont aisément assimilés par l'organisme. De plus, pris en quantités raisonnables, le miel ne fait pas plus grossir que n'importe quel autre aliment.

L'apiculteur serait-il un exploiteur sans scrupules ? Il faut savoir que les abeilles possèdent l'instinct d'accumulation. Tant que les fleurs donnent du nectar et tant qu'il y a de la place dans la ruche, les abeilles vont engranger du miel. L'apiculteur ne fera que prélever le surplus de la récolte et ne lèsera donc pas les abeilles.

Il faut rappeler que le miel ne coule pas d'un robinet installé au bas de la ruche. Pour arriver dans un pot de miel, brillant, savoureux, il aura fallu tout le travail ardu et attentif de l'apiculteur. En effet, ce n'est pas une mince affaire que de maîtriser, dans un seul rucher, quelques millions d'abeilles, le plus souvent douces, mais parfois fort susceptibles. Son travail ne se borne pas à quelques visites, de loin en loin, au rucher. Il lui faudra veiller au bon état sanitaire de ses ruches, sélectionner des souches prolifiques, travailleuses, nettoyeuses, douces, etc. Il procèdera donc à l'élevage des reines-mères de son cheptel. Ce sont, en effet, les reines qui détermineront et communiqueront défauts ou qualités à leurs ouvrières. La récolte représente bien sûr le gros du travail mais l'hivernage ne met pas un terme à l'ouvrage. Il faudra profiter de la saison froide pour construire ou réparer le matériel qui devra resservir dès les premiers beaux jours.




Jean-Jacques Schakmundès
Apiculteur parisien





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