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biodiversité : Kokopelli , les semences de la terre..
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damejane
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MessagePosté le: Lun 2 Nov 2009 - 00:48    Sujet du message: biodiversité : Kokopelli , les semences de la terre.. Répondre en citant

Re : Biodiversité / Kokopelli : biodiversité, la fin des illusions
« Répondre #15 le: 27 Août 2009 à 17:33: »

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L’agriculture biologique pourrait
être une solution
à l’insécurité alimentaire

Mercredi 26 août 2009






Les fermiers commerciaux échouent parfois dans l’agriculture biologique parce qu’ils décrochent très rapidement, enfouissant tous les produits chimiques, ce qui est aussi traumatisant pour le sol «qu’un toxicomane arrêtant la drogue d’un seul coup».

Voici comment Cornelius Ootshuizen, le directeur de l’équipe de gestion de l’Institut Biofarm d’Afrique du Sud, explique pourquoi il existe des histoires de succès de l’agriculture biologique, relativement peu nombreuses, en Afrique du Sud. L’Institut Biofarm d’Afrique du Sud fait la promotion d’une agriculture naturelle et biologique durable et rentable.

L’échec survient lorsqu’un fermier, qui utilise des produits chimiques sur un champ depuis longtemps, tourne soudainement vers 100 pour cent d’agriculture biologique. Si vous avez 1.000 hectares de terre, vous ne pouvez pas commencer une agriculture biologique de monoculture sur toute la terre. L’on doit d’abord cultiver naturellement avec des produits chimiques non nuisibles.

«Si vous enlevez brusquement tous les produits chimiques sur la terre qui a été chimiquement cultivée, elle est confrontée au traumatisme. C’est comme un toxicomane qui arrête brusquement la drogue».

Le sol doit être préparé – les micros et macro minéraux doivent être équilibrés; le système écologique doit être rétabli (il doit exister une forte activité des insectes et des vers dans le sol); et l’érosion du sol doit être maîtrisée de diverses façons. Avec l’agriculture naturelle, des produits chimiques non nuisibles sont utilisés alors que l’agriculture biologique ne permet l’utilisation d’aucune sorte de produits chimiques.

Cela constitue l’un des problèmes qui ont besoin d’être réglés si des agriculteurs sud-africains doivent entamer l’agriculture biologique qui est non seulement lucrative, mais règlera également l’éternel problème de la sécurité alimentaire du continent africain.

Le marché international pour les produits agricoles biologiques s’élève à 50 milliards de dollars par an, mais le potentiel de l’Afrique dans ce domaine est encore largement inexploité.

L’agriculture biologique peut être la solution aux problèmes de la sécurité alimentaire du continent. En juin, l’organisation d’aide, Oxfam, a prévenu que l’Afrique subsaharienne connaîtra d’importantes pertes de maïs atteignant deux milliards de dollars chaque année en raison des conditions climatiques changeantes.

La région est prédisposée à une pénurie d’eau, aux catastrophes naturelles et à la sécheresse. Des experts avertissent que les ressources rares de l’Afrique doivent être exploitées prudemment afin d’assurer la sécurité alimentaire.

Selon Raymond Auerbach, un célèbre défenseur de l’agriculture biologique en Afrique, une étude faite par un nombre d’organisations montre que l’agriculture biologique peut doubler ou tripler la production dans le monde en développement. Elle réduit l’utilisation de l’énergie solaire de 33 à 56 pour cent; elle utilise l’eau jusqu’à 40 pour cent plus efficacement et les aliments biologiquement produits ont des niveaux plus élevés de nutriments essentiels.

Auerbach est le directeur de la Fondation Rainman Landcare, basée en Afrique du Sud. L’organisation apprend aux producteurs à cultiver d’une manière écologiquement saine et à faire une utilisation optimale des rares ressources en eau de l’Afrique. Elle aide également les fermiers à s’organiser dans des groupes efficaces et à développer des marchés.

Un rapport de 2008 du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) a montré que dans 114 projets, dans 24 pays africains, les rendements des cultures ont plus que doublé lorsque des méthodes d’agriculture biologique ont été utilisées.

Toutefois, l’ignorance et la résistance à l’agriculture biologique ainsi que la domination financière des entreprises de semences et de l’engrais avec des relations politiques solides constituent quelques-unes des raisons pour lesquelles les marchés des produits biologiques n’ont pas été totalement développés.

Auerbach a confié à IPS que les agriculteurs de produits biologiques sud-africains sont confrontés à beaucoup d’obstacles. «Premièrement, il y a localement peu de recherches pour les guider. Deuxièmement, le gouvernement n’assistera pas souvent les agriculteurs sauf s’ils utilisent des engrais et des poisons. Et, troisièmement, l’obtention de ‘produits biologiques’ certifiés est difficile et coûteuse.

«La résistance à l’agriculture biologique est alimentée par deux facteurs – les droits acquis et l’ignorance professionnelle. Des entreprises soutiennent les méthodes qui permettent de vendre leurs produits. Mais à qui profitent les produits biologiques? Pas les firmes, mais les fermiers et leurs clients, ainsi que l’environnement», a-t-il affirmé. «Au plan professionnel, il a été dit à ceux qui ont été formés dans nos écoles professionnelles et universités (sud-africaines) que les engrais, les poisons et les semences GE (génétiquement modifiées] sont scientifiques et progressistes, alors que les ‘veilles’ méthodes ne sont pas scientifiques».

Pourtant, le revenu potentiel issu de l’agriculture biologique est énorme. Selon Auerbach, les agriculteurs des produits biologiques en Ouganda génèrent annuellement 22 millions de dollars de recettes d’exportations. Ils fournissent également des vivres aux communautés locales.

Oosthuiz en a ajouté que les fermiers commerciaux sont motivés par la recherche du profit, et que la quantité leur est par conséquent plus importante que la qualité. «Les agriculteurs doivent montrer un profit et ils utiliseront les semences et l’engrais qui leur permettent d’atteindre cet objectif – même si le produit résultant est faible en valeur nutritive».

Les semences génétiquement modifiées assurent des rendements importants des cultures, et les pesticides ainsi que les herbicides sont pulvérisés en grandes quantités sur les cultures. Les entreprises multinationales de semences et de pesticides, qui développent ces produits, ont souvent des relations avec des responsables du gouvernement. Ainsi, ils assurent qu’ils ont le premier accès aux marchés.

«L’engrais, par exemple, est un sous-produit de l’industrie pétrochimique. Des milliards de dollars ont été investis dans ces industries. Les agriculteurs de cultures biologiques n’achètent pas chez ces multinationales. Alors, il y aura bien sûr la résistance des multinationales à l’agriculture biologique», a expliqué Oosthuizen.

Selon Auerbach, la sécurité alimentaire réside au cœur du mouvement biologique. En général, les grandes organisations de l’agro-industrie sont moins intéressées par la sécurité alimentaire que par la vente de leurs produits.

«Même certaines organisations d’aide opérant en Afrique se glorifient que l’essentiel de l’argent qu’ils investissent dans le développement revient aux Etats-Unis sous la forme de paiement aux experts techniques américains et pour la fourniture de technologies et de produits».

Pour Oosthuizen, la réponse à l’insécurité alimentaire réside dans le retour de l’agriculture au niveau local en Afrique. «Chaque village devrait avoir ses propres champs, son propre moulin et sa propre boulangerie pour nourrir sa population. Lorsque les populations locales sont nourries, alors l’on peut regarder vers des marchés plus larges.

«C’est là où les gouvernements pourraient jouer un rôle important. Les stratégies de marketing devraient être centralisées et coordonnées. Par exemple: un gouvernement pourrait nommer 20 petits agriculteurs dans une certaine zone pour fournir conjointement cinq tonnes de maïs à un client spécifique».

L’autonomisation des femmes paysannes peut être réalisée lorsque ce modèle est suivi. En Afrique, les femmes forment l’épine dorsale de l’économie agricole. Les avantages potentiels pour les femmes sont évidents si les gouvernements appliquent un principe de l’égalité de genre dans l’attribution des projets.

A travers l’Afrique du Sud, les femmes urbaines et rurales pauvres luttent toujours contre la faim avec des jardins communautaires. Les produits agricoles qui en résultent non seulement les nourrissent avec leurs familles, mais l’excédent alimentaire est également vendu dans les marchés locaux, générant un revenu pour les femmes qui sont souvent les seules pourvoyeuses dans les familles élargies.

Dans les zones rurales, les femmes peuvent bénéficier de l’agriculture biologique de deux façons, affirme Auerbach. «Elles peuvent utiliser les intrants qu’elles trouvent autour de la ferme, alors, elles ne sont pas obligées de voyager loin pour acheter des intrants chers. Elles sont aussi celles qui utilisent la nourriture pour leurs enfants; donc, dans la production et dans la consommation, personne ne sera exposé aux poisons».


STEPHANIE NIEUWOUDT

Le Journal Talassa


Lien source :
http://www.congoinfos.com/article-35285203.html

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MessagePosté le: Lun 2 Nov 2009 - 00:48    Sujet du message: Publicité

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damejane
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MessagePosté le: Ven 17 Sep 2010 - 11:14    Sujet du message: biodiversité : Kokopelli , les semences de la terre.. Répondre en citant

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Moscou veut détruire
une banque de semences unique





Le 10 août 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg



Ils étaient douze. Douze botanistes et généticiens russes à s’être laissé mourir de faim pour sauver leur bien le plus précieux : la banque de semences de Pavlovsk. C’était en 1942, la région de Leningrad (redevenue Saint-Pétersbourg) était alors cernée par l’armée allemande. Mais aucun des gardiens de Pavlovsk ne voulut manger leur trésor. Ce trésor, ce sont les collections de graines et de semences de l’ancien Institut pansoviétique de culture des plantes.


Créé en 1926 par le généticien russe Nicolaï Vavilov, il abrite aujourd’hui les graines et semences de 322.000 espèces végétales, dont 43.000 légumes et 5.000 baies. Selon les bons connaisseurs, 90 % des collections de cette « banque » ne se trouvent dans aucun autre établissement comparable.

Hélas, l’institut Vavilov de recherche agronomique a le grave inconvénient d’être installé à Pavlovsk. Situé à quelques kilomètres de Saint-Pétersbourg, ce village où Pierre Ier s’est fait construire un merveilleux palais, est devenu une banlieue chic, où il fait bon avoir sa maison ou sa datcha.


Le 25 décembre dernier, le ministère russe du développement économique a ordonné la destruction de l’institut pour laisser la place à des lotissements. Magnanime, le gouvernement a laissé trois mois à l’institution pour trouver un asile pour ses collections. Trois mois, alors que trois ans ne suffiraient pas à organiser pareil déménagement. Alors que la justice de Saint-Pétersbourg doit définitivement statuer, cette semaine, sur le sort de l’institut Vavilov, quelques associations se mobilisent.


Le Global Crop Diversity Trust américain a lancé une pétition pour sensibiliser le Premier ministre russe au sort d’une institution unique au monde. Une institution dont les collections pourront se révéler bien utiles en cas de changement climatique ou de grave attaque de ravageurs.

source :
http://www.journaldelenvironnement.net/article/moscou-veut-detruire-une-ban…
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damejane
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MessagePosté le: Mar 28 Sep 2010 - 09:23    Sujet du message: biodiversité : Kokopelli , les semences de la terre.. Répondre en citant

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Un site à découvrir....



Réseau Semences paysannes
“La préservation de la biodiversité
est un enjeu majeur de notre siècle”


http://www.semencespaysannes.org/les_membres_du_reseau_semences_paysannes_2…

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damejane
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MessagePosté le: Mar 15 Mar 2011 - 00:17    Sujet du message: Comment aider la position de la confédération paysanne ? Répondre en citant

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Comment aider la position
de la confédération paysanne ?


De : terresacree@googlegroups.com
De la part de annemarie.beneix
Envoyé : dimanche 13 mars 2011 21:57
À : Sos-planete
Cc : terresacree
Cc : damejane






C'est une réunion le 14 mars en Indonésie. il est urgent de soutenir ceux qui veulent préserver les semences de la ferme

Voici le communiqué:

Bagnolet le 1er février 2011

Confédération paysanne



COMMUNIQUE DE PRESSE

Le gouvernement missionne le représentant du lobby semencier pour supprimer les droits des agriculteurs sur leurs semences



C'est avec stupéfaction que la Confédération Paysanne a découvert que le gouvernement a désigné le représentant du GNIS (Groupement National Interprofessionnel des Semences) pour défendre la position française sur les droits des agriculteurs lors de la prochaine réunion du Traité international sur les semences.

Un point important de l'ordre du jour de la quatrième session de l'Organe Directeur du Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l'alimentation et l'agriculture qui se tiendra en Indonésie du 14 au 18 Mars prochain est l'application des droits des agriculteurs sur leurs semences, définis aux articles 6 et 9 du Traité. Pour défendre la position française sur cette question précise des droits des agriculteurs, le gouvernement français a osé désigner... le directeur des relations extérieures du GNIS :

- qui réclame à corps et à cris le paiement par les agriculteurs qui réutilisent leurs semences de ferme d'une Contribution Volontaire Obligatoire reversée directement, pour 85% de son montant, à l'industrie semencière,

- qui poursuit en justice les agriculteurs qui reproduisent des semences de ferme des dernières variétés protégées par une loi française qui les interdisait, mais n'est presque plus utilisée depuis l'adoption en 1994 d'un règlement européen qui les autorise,

- et qui envoie ses contrôleurs à la poursuite des agriculteurs qui conservent, utilisent, échangent ou vendent leurs semences de ferme.

Les industriels des semences ne supportent pas que les agriculteurs puissent bénéficier, tout comme eux et en toute légalité, du "privilège du sélectionneur" d'utiliser les variétés disponibles sur le marché pour sélectionner leurs propres variétés et d'échanger leurs semences dans le but de les sélectionner et de les conserver.



La reproduction, la sélection et la gestion dynamique des semences à la ferme sont pourtant aujourd'hui les compléments indispensables à la production de semences par la filière industrielle. En effet, seule l'adaptation locale des variétés cultivées permet de diminuer significativement ou d'abandonner l'usage des engrais et pesticides chimiques qui empoisonnent la santé et l'environnement et de rendre aux plantes la plasticité indispensable à leur adaptation aux changements climatiques de plus en plus importants et imprévisibles. La filière semencière industrielle ne peut pas et ne pourra jamais amortir la sélection et la multiplication de petits lots de semences adaptés à chaque terroir, seuls les paysans peuvent faire ce travail par multiplications successives dans leurs champs. Mais ils ne peuvent pas le faire si on leur interdit de ressemer et d'échanger leurs semences et si on les oblige de devenir totalement dépendant d'une poignée de multinationales productrices d'OGM.



Les droits des agriculteurs de conserver, d'utiliser, d'échanger et de vendre leurs semences de ferme sont l'indispensable pilier de toute politique agricole durable préservant la santé, l'environnement et la souveraineté alimentaire. C'est pourquoi la Confédération Paysanne demande au gouvernement français d'engager une concertation avec les agriculteurs qui renouvellent et conservent la biodiversité cultivée avant de désigner, pour défendre sa position sur les droits des agriculteurs, un représentant des intérêts de l'ensemblede la population et non le représentant d'un lobby industriel qui milite pour leur suppression.



contacts :

Guy Kastler 06 03 94 57 21

Jean-Pierre Fonbaustier 06 42 97 52 01

Philippe Collin 06 76 51 07 18



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MessagePosté le: Aujourd’hui à 17:20    Sujet du message: biodiversité : Kokopelli , les semences de la terre..

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