Index - FAQ - Rechercher - Membres - Groupes - S’enregistrer - Messages Privés - Connexion
biodiversité : Kokopelli , les semences de la terre..
Aller à la page: 1, 2  >
 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    sur le sentier Index du Forum -> sur le sentier -> santé- et vie en société -> vie en société-écologie
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
damejane
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 14 Aoû 2008
Messages: 6 013

MessagePosté le: Dim 31 Aoû 2008 - 00:16    Sujet du message: biodiversité : Kokopelli , les semences de la terre.. Répondre en citant



Kokopelli : biodiversité,
la fin des illusions
 
  
       

 




Dans le cas du procès de la SAS Baumaux pour concurrence déloyale, M. Baumaux verra donc son bénéfice de 800.000€ augmenté de 10.000€ et recevra 2.000€ pour ses frais. L’état français recevra 17.500€ au motif que KOKOPELLI vend des semences illégales, 5.000€ seront consacrés aux frais et à l’information du bon peuple sur les pratiques dangereuses de l’association KOKOPELLI.Les semences qui ont nourri nos grands-parents et qui servent à nous nourrir aujourd’hui par le jeux des croisements, sont donc devenues illégales et dangereuses. Nous avons eu droit au grenelle de l’environnement : il faut sauver la biodiversité !
Alors pourquoi condamner une association qui sauvegarde avec ses adhérents et ses sympathisants, plus de 2500 variétés en risque de disparition ? Pourquoi condamner ces semences dont la FAO reconnaît qu’elles sont une des solutions pour assurer la souveraineté alimentaire, face aux dérèglements climatiques et à l’augmentation de la population mondiale ?
Pourquoi les mêmes variétés, selon qu’elles sont vendues par KOKOPELLI ou d’autres opérateurs entraînent condamnation ou mansuétude ? Pourquoi les grandes surfaces vendent des fruits et légumes issus des variétés interdites à KOKOPELLI, en toute impunité (en tout cas à notre connaissance).
Les condamnations infligées à KOKOPELLI ne sont donc pas à chercher dans la nature des semences que protège l’association, mais dans ses actions.
L’association propose aux jardiniers, aux paysans, d’être autonomes et responsables, face au vivant. Dans notre société du tout marchandise, c’est intolérable.
Le plus grand grief (sous jacent) fait aux semences anciennes ou de pays, est d’être reproductibles et qui plus est adaptables à de très nombreuses conditions de cultures, sans le soutien de l’agro chimie. Voilà la faute de KOKOPELLI : conserver le levain des savoirs populaires, agronomiques et génétiques.
A l’heure où l’on veut nous faire croire que le tout hybride, OGM, chimique, énergie fossile, sont les seules possibilités d’assurer notre alimentation, propager l’autonomie semencière par l’exemple est devenu répréhensible.
Ce qu’il faut retenir de ces condamnations, c’est la volonté affichée d ‘éradiquer les alternatives techniques et semencières autonomes.
Depuis 15 ans, KOKOPELLI protège la diversité de nos jardins, de nos champs, de nos assiettes, tout en essayant de faire évoluer le cadre juridique vers une reconnaissance de la valeur agronomique et culturelle des variétés reproductibles : L’ETAT FRANÇAIS NOUS A FAIT ECHOUER.
Aujourd’hui, la disparition potentielle de KOKOPELLI ouvre un boulevard à l’uniformisation culturelle et productiviste agricole. La disparition de la « vraie » biodiversité basée sur la variabilité génétique d’une multitude de variétés locales ne sera jamais, et de très loin, compensée par la multiplicité de quelques variétés clonées. Il est intéressant de noter la similitude des actions et de la répression envers les faucheurs volontaires, les amis de l’ortie, les défenseurs de l’herboristerie et KOKOPELLI : chacun cherche à sa façon, à protéger et promouvoir la vie et la continuité des savoirs.
Pour notre gouvernement, tout cela est devenu répréhensible ! Face à ses contradictions, entre ses déclarations enflammées du Grenelle de l’Environnement et les condamnations qu’il obtient contre les défenseurs de la biodiversité, gageons que l’état français mettra un point d’honneur à prendre en réelle considération le devenir des générations futures.
L’association KOKOPELLI a toujours proposé la résistance fertile non violente et le dialogue, peut-être étions-nous trop en avance ? Mais maintenant, sauver la biodiversité est d’une extrême urgence. Si l’agriculture productiviste que protège le gouvernement se trompe, vous trompe, nous trompe, quelle stratégie de repli aurons-nous ? Si nos élus ont contribué à éradiquer notre patrimoine semencier alimentaire ? La solution est dans votre camp, mesdames et messieurs nos gouvernants. Une fois, vous avez pu revendiquer « responsables, mais pas coupables ».
Devant la faim du peuple, cet argument ne tient pas. N’obscurcissez pas l’avenir, il l’est déjà suffisamment.
Source/auteur : WWF
Mis en ligne le mercredi 2 avril 2008, par jesusparis
http://www.hns-info.net:80/article.php3?id_article=13857

http://terresacree.org





Manorah  

_________________
La vérité est la lumière de feu que te dicte ton coeur.
"Shanti-Om"


Dernière édition par damejane le Ven 17 Sep 2010 - 11:18; édité 3 fois
Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Dim 31 Aoû 2008 - 00:16    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
damejane
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 14 Aoû 2008
Messages: 6 013

MessagePosté le: Dim 31 Aoû 2008 - 00:17    Sujet du message: biodiversité : Kokopelli , les semences de la terre.. Répondre en citant

Illustration parlante de l'hypocrisie de nos gouvernants...
Lanou
_________________
La vérité est la lumière de feu que te dicte ton coeur.
"Shanti-Om"


Revenir en haut
damejane
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 14 Aoû 2008
Messages: 6 013

MessagePosté le: Dim 31 Aoû 2008 - 00:18    Sujet du message: biodiversité : Kokopelli , les semences de la terre.. Répondre en citant

.

 



OH que oui ! 

Je suis bien d'accord avec vous deux !Merci Manorah de nous informer et merci Lanou pour votre réflexion sur ce sujet.
Je trouve cette attitude de certains dirigeants indigne,  irresponsable, oui c'est une honte et un manque de courage et de respect envers  la Vie en générale.
Quelle inconscience !


Citation:
Devant la faim du peuple, cet argument ne tient pas. N’obscurcissez pas l’avenir, il l’est déjà suffisamment.
 

Cette phrase à elle seule déjà en dit long sur la responsabilité de chacun et en particulier pour ceux qui osent prendre des décisions injustes en notre nom.
Alors,  adressons nous aux citoyens de la terre, aux hommes et femmes de bonne volonté, faisons de la résistance, avec notre intelligence du cœur,  en gardant nos semences précieusement, elles auront autant de valeur qu'un bien à léguer à nos enfants !
Chut, ne le dites pas à nos dirigeants, ils pourraient nous faire le procès d'aimer la nature, d'aimer la vie sous toutes ses formes !



 



bien à vous :DameJane. 

_________________
La vérité est la lumière de feu que te dicte ton coeur.
"Shanti-Om"


Revenir en haut
damejane
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 14 Aoû 2008
Messages: 6 013

MessagePosté le: Dim 31 Aoû 2008 - 00:19    Sujet du message: biodiversité : Kokopelli , les semences de la terre.. Répondre en citant

OFFREZ VOS SURPLUS DE SEMENCES A CEUX QUI N'EN ONT PAS.
CONFIEZ-LES  A VOTRE BANQUE "BALSELI",
elle les fera prospérer.
 


 


D’extraordinaires pressions économiques et législatives sur les jardiniers et paysans imposent progressivement l’idée d’une utilisation généralisée de semences* de variétés brevetées. Mais ce projet agro-industriel mène à une impasse écologique et sociale totale.Aux Etats-Unis, 95 % des variétés de choux, 91 % des variétés de maïs, 94 % des variétés de pois et 81 % des variétés de tomates cultivées au siècle dernier ont été perdues.
En Ethiopie, les espèces indigènes d'orge souffrent d'érosion génétique grave et le blé dur est en voie de disparition. Les paysans enregistrent une érosion massive des variétés locales de cultures indigènes et de plantes sauvages apparentées à des plantes cultivées.
En Uruguay, beaucoup de variétés autochtones de légumes et de blé ont été remplacées.
Au Chili, on signale des pertes de variétés locales de pomme de terre, ainsi que de seigle, d'orge, de lentilles, de pastèques, de tomates et de blé.
En France 80% des variétés potagères inscrites au catalogue officiel en 1960 ont disparu. » (1)


Les lois françaises sont les plus dures en Europe concernant les droits des paysans, jardiniers à utiliser leurs semences. L’accès aux banques de gènes organisées par les états est impossible aux jardiniers et paysans.
La résistance s’organise.
L'association Savoirs de Terroirs (Ardèche France) vient de créer une banque alternative pour redonner des droits aux citoyens français:
 


"BALSELI”
Banque ALtermondialiste de semences libérées :
 

- Les SEMENCES sont les productions végétales nécessaires à l'autonomie des peuples pour se nourrir, se soigner, se vêtir, ....- Les ACTIONNAIRES: les peuples de la planète...,
- Les CLIENTS: les peuples de la planète.
- Les OBJECTIFS: redistribuer les semences à ceux qui en ont besoin, veiller à ce que ces semences restent vivantes et hors du champ de l'appropriation.

- Les ACTIONS :
accueillir dans la banque les dons de semences et les redistribuer gratuitement, sous forme de prêt, à tous ceux qui en font la demande. Chaque variété doit avoir au moins 5 parrains qui la fait prospérer.
Chaque personne ne peut parrainer plus de 5 variétés. Les prêts sont rendus à la banque au bout d'un an avec des intérêts (plus de semences) pour être retransmis à de nouveaux "clients".
La banque veille à la qualité des semences du stock initial qui doivent être
issues des travaux des jardiniers et paysans et indemnes de transformations rendues possibles par les biotechnologies (OGM...).
Ces semences doivent être libérées de toute marchandisation liées à des brevets. A cette fin la banque s'assure de la qualité du matériel initialement confié en s'appuyant sur un travail de détermination réalisé par des spécialistes dans des fiches de description variétales.
-La banque soutient et promeut les professionnels et associations qui diffusent des plants et semences de faible intérêt commercial mais indispensables à la biodiversité cultivée.

En préparation des listes de semences et plants disponibles, un site internet pour accéder aux listes et fiches variétales et connaître les variétés disponibles ou déjà parrainées.

Les moyens techniques de la banque sont assurés par l'association Savoirs de Terroirs (Ardèche, France). A cette fin l'association est autorisée à recevoir des dons et subventions....



 



Il est déjà possible de soutenir cette initiative en envoyant vos dons de semences ou d'argent à : 
Association Savoirs de Terroirs Le Miolaure 07200 Saint Julien du Serre.
 
Courriel :Savoirs.de.Terroirs@wanadoo.fr
Site internet : savoirsdeterroirs.com 



(1) Extrait du dossier semences de B.E.D.E. Montpelier 2005 

 


lien source à l'origine publié par Nagual : http://www.choix-realite.org/forum/viewtopic.php?id=1010  



 

.
_________________
La vérité est la lumière de feu que te dicte ton coeur.
"Shanti-Om"


Revenir en haut
damejane
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 14 Aoû 2008
Messages: 6 013

MessagePosté le: Lun 2 Mar 2009 - 14:24    Sujet du message: Kokopelli : biodiversité, la fin des illusions Répondre en citant

« Répondre #4 le: 01 Août 2008 à 17:54: »


Vidéo à regarder
(info de 13h du 30-07-08 france2)

Sélectionner le titre :
Les légumes oubliés.

http://jt.france2.fr/player/13h/index-fr.php?jt=2


_________________
La vérité est la lumière de feu que te dicte ton coeur.
"Shanti-Om"


Revenir en haut
damejane
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 14 Aoû 2008
Messages: 6 013

MessagePosté le: Lun 2 Mar 2009 - 14:27    Sujet du message: Biodiversité / Kokopelli : Les semences mutantes irradiées critiquées par.. Répondre en citant

« Répondre #5 le: 1er mars 2009 à 15:26 »


Les semences mutantes irradiées
critiquées par l’association écologiste
les Amis de la Terre‏


De :  Terre sacrée
(vivant12@wanadoo.fr
Envoyé : sam. 28/02/09 21:12
À :  damejane


Les semences mutantes irradiées critiqués par l’association écologiste les Amis de la Terre

Le Salon international de l’agriculture qui ferme ses portes dimanche devrait être l’occasion de mettre en valeur les savoirs paysans et de promouvoir une agriculture respectueuse de la nature et de l’être humain. Ce n’est pourtant pas le cas, selon l’association les Amis de la Terre. 

Alors que Jean-Luc Poulain, président du Salon international de l’agriculture, s’enthousiasme : « les agriculteurs ont intégré dans leur processus de production des nouvelles technologies » pour « produire aujourd’hui, nourrir demain, respecter toujours ! » . L’association écologiste dénonce « les plantes modifiées par irradiation qui envahissent nos assiettes…cela sans que le consommateur en soit informé ni que des études soient menées pour écarter tout risques pour la santé et l’environnement » .
Un accélération du processus naturel de modifications spontanées... 
Parmi elles, entre autres, la « mutation induite » issue de la recherche nucléaire qui, après les dégâts déjà perpétrés en termes d’énergie et de conflits armés, s’attaque maintenant à la sécurité alimentaire. Ainsi, selon un document interne de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), cette technique « sûre, éprouvée et rentable » pourrait « aider à vaincre la faim dans le monde » . 

Explications. Pour améliorer les semences, les scientifiques se servent d’agents mutagènes. Cette mutation induite ne ferait qu’accélérer le processus naturel de modifications spontanées. Ce sont aujourd’hui près de 3000 variétés de 170 espèces différentes qui seraient concernées. La technique a de quoi séduire. Avec 60 millions investis pour le Japon par exemple entre 1959 et 2001, le retour sur investissement est égal à 60 milliards d’euros.
Une absence totale de maîtrise des effets non intentionnels. 
Pour Marie-Christine Gamberini, référente sur l’énergie et le nucléaire aux Amis de la Terre, « c’est bien cette violence de l’intervention sur le génome des plantes, hors du contexte naturel, qui est intolérable et irresponsable ! La mutation artificielle de l’ADN par radioactivité est une technique ancienne, mais les progrès en matière de séquençage des gènes en rendent désormais les produits brevetables et industrialisables. » 

L’association insiste sur « l’absence totale de maîtrise des effets non intentionnels, le caractère aléatoire de la technique et l’imprévisibilité des recombinaisons génétiques, avec de possibles effets délétères sur l’humain » . Pour Hélène Gassie, référente sur l’agriculture, « ce travail conjoint de l’AIEA avec la FAO pour créer des plantes mutantes œuvre à l’éternel projet de mise en coupe réglée des paysans de la planète et à l’asservissement par l’arme alimentaire. Les manipulations et l’appropriation du vivant, conçu comme une matière inerte et lucrative, n’ont plus de limites. »

Les Amis de la Terre rappellent que tous les paysans de la planète disposent de semences adaptées à leur terroir, qui n’ont pas besoin d’engrais chimiques et qui résistent aux changements grâce à leur biodiversité intrinsèque. La priorité est de garantir à ces paysans l’accès à la terre et à l’eau et le droit de préserver et d’échanger leurs semences pour vivre dignement. C’est le seul vrai moyen d’éradiquer la faim dans le monde. Un vœu bien éloigné des considérations hégémoniques de l’AIEA soutenue par la FAO selon l’association écologiste.


 Source : http://www.developpementdurable.com/technologie/2009/02/A1048/salon-de-lagr… 



_________________
La vérité est la lumière de feu que te dicte ton coeur.
"Shanti-Om"


Revenir en haut
damejane
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 14 Aoû 2008
Messages: 6 013

MessagePosté le: Sam 18 Juil 2009 - 19:15    Sujet du message: En Arctique le "coffre fort de l'apocalypse" Répondre en citant

« Répondre #6 le: 28 Juin 2009 à 11:12: »


En Arctique : le
"coffre fort de l'apocalypse"





[SOS-discussions]
Svalbard Global Seed Vault‏
De : terresacree@googlegroups.com
au nom de Isab.ailes
Envoyé : ven. 26/06/09 21:05



En Arctique le "coffre fort de l'apocalypse"



Le 26 février 2008, une réserve mondiale qui pourra contenir jusqu'à 4,5 millions d'échantillons végétaux a été inaugurée au nord de la Norvège. Censée protéger le patrimoine alimentaire de l'humanité d'une catastrophe planétaire,cette "Arche de Noé" suscite bien des interrogations quant à ses motivations réelles.

C'est dans un bunker prisonnier des glaces et d'une terre gelée en permanence appelée permafrost que les graines des principales cultures vivrières du monde sont conservées à une température de - 18 °C.

Cette réserve, sous haute protection, se trouve sur une île de l'archipel du Svalbard à 1000 km du pôle Nord. Il s'agit officiellement de disposer d'un "grenier" mobilisable en cas de catastrophe majeure qui compromettrait nos ressources alimentaires afin de "garantir la préservation de la diversité des produits agricoles pour le futur".


A terme, plus de 4,5 millions de semences y seront stockées, ce qui équivaut à environ 2 milliards de graines,deux fois plus que le nombre de variétés que nous cultivons. Actuellement, 250 000 échantillons ont déjà été collectés auprès de différents États et institutions qui en resteront propriétaires.



En effet, si une variété de culture vient à disparaître, les Etats et institutions pourront récupérer les graines qu'ils ont déposées. Si cela n'est bien sûr pas suffisant pour recréer l'ensemble de la biodiversité des végétaux, il s'agit d'un palliatif qui pourrait êtred'un grand secours en cas de crise majeure.


Changements climatiques,menaces nucléaires, effondrement de la biodiversité, épidémies, catastrophes naturelles, chute d'un météorite : les raisons ne manquent malheureusement pas pour justifier un tel projet.


Lors de la cérémonie d'inauguration, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso a décrit l'endroit comme "un jardin d'Eden glacé". En fait, il s'agit d'une installation fortifiée qui comprend un long tunnel d'une centaine de mètres de long qui débouche sur trois grandes alcôves. Les graines y reposent dans des sachets hermétiques alignés sur des étagères métalliques. La partie visible se limite à l'entrée qui émerge de la montagne enneigée. Celle-ci est constituée de deux hautes parois surmontées d'une oeuvre d'art conçue pour être visible à des kilomètres à la ronde dans l'obscurité permanente et totale de l'hiver polaire.


Le "jardin d'Eden" se rapproche donc davantage d'un blockhaus puisqu'il comprend des portes blindées, des caméras de surveillance, des parois en béton armé de plus d'un mètre d'épaisseur et que la conception d'ensemble, protégée par la roche de la montagne, permet en théorie de résister aux tremblements de terre et même, selon leur concepteur, à une attaque nucléaire directe ou à une chute d'avion.


De plus, les chambres froides sont situées à 130 mètres au-dessus du niveau de la mer pour échapper à la montée du niveau des océans, conséquence très probable du réchauffement climatique. Il n'y aura pas de personnel présent en permanence mais une gestion et surveillance à distance. Si le niveau de protection peut rassurer, il peut inquiéter également quant à l'ampleur des menaces prise en compte, ce que confirme dans son discours José Manuel Barroso : "nous espérons et oeuvrons pour le meilleur, mais nous devons nous préparer au pire"."Jardin d'Eden" ou "coffre fort de l'apocalypse" ?

Le nom officiel du projet est "Svalbard Global Seed Vault" alors que les partenaires qui y collaborent l'appellent entre eux "le coffre fort de l'apocalypse" (doomsday vault), ce qui n'est guère rassurant. De surcroît, les noms bien connus des différents financeurs sèment le trouble sur l'objectif réel de ce projet. En effet, le Réseau Semences Paysannes souligne dans un communiqué que ce projet est le fruit d'un accord tripartite entre le gouvernement norvégien, le « Global CropDiversity Trust » et la « Nordic Gene Bank ». Le « Trust » -- financé et soutenu notamment par la Fondation Bill et Milinda Gates, La Fondation Rockefeller, Dupont/Pioneer, Syngenta AG, la FondationSyngenta et la Fédération Internationale des Semences, les plus importants lobbies de l'industrie des semences – financera les opérations de « l'Arche ».

Or, la plupart de ces structures ne sont pas réputées pour favoriser la diversité génétique et l'accès aux ressources génétiques vivantes actuelles. En effet, selon le Réseau Semences Paysannes, "elles imposent partout des lois qui remettent en cause les droits des paysans de conserver, utiliser, échanger et vendre les semences reproduites à la ferme (...) Elles les obligent ainsi à acheter celles de l'industrie, seules à pouvoir être inscrites dans les catalogues officiels requis pour toute vente.


Dans de nombreux pays, les paysans n'ont même plus le droit de ressemer leur récolte." De plus, "elles généralisent la culture des organismes génétiquement modifiés (OGM) par des stratégies commerciales agressives mettant en danger la diversité des semences fermières."


Quelles sont les vraies raisons de cette arche ? Notons enfin, qu'il existe déjà des banques de semences à travers le monde qui conservent en plusieurs exemplaires les graines si précieuses. Les concentrer en un seul endroit, si les autres devaient fermer pour différentes raisons, pourrait au contraire, augmenter considérablement le risque que ce projet cherche à prévenir officiellement...

Avec interrogation, Isabelle

_________________
La vérité est la lumière de feu que te dicte ton coeur.
"Shanti-Om"


Revenir en haut
damejane
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 14 Aoû 2008
Messages: 6 013

MessagePosté le: Mar 11 Aoû 2009 - 11:21    Sujet du message: Biodiversité : l’érosion s’accélère Répondre en citant

« Répondre #7 le: 22 Juillet 2009 à 22:28: »



Biodiversité :
l’érosion s’accélère





Sauve la Terre du 14 juillet 2009‏
De : Terre sacrée(vivant12@wanadoo.fr)
Envoyé : mar. 14/07/09 06:08
À : damejane





L’actu : l’objectif international d’enrayer le déclin de la biodiversité dans le monde ne sera pas atteint en 2010, selon une étude de l’Union internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) réalisée sur 45 000 espèces et publiée le 1er juillet.

Le contexte

- En 2002, à l’occasion du Sommet mondial de la Terre de Johannesburg, les gouvernements se sont engagés à réduire le rythme de perte de biodiversité au niveau mondial d’ici à 2010, déclarée "année internationale de la biodiversité".

- Intitulé "Wildlife in a Changing World", le rapport de l’UICN analyse l’état de 44 838 espèces figurant sur sa "Liste Rouge", en fonction du groupe d’espèces, de la zone géographique et du type d’habitat (terre, eau douce, mer et océan). Mais les résultats sont sous-évalués car ils ne concernent que 2,7% des 1,8 million d’espèces recensées.

L’enjeu

"Chaque famille d’espèces étudiée poursuit son déclin. L’objectif d’enrayer la perte de la biodiversité d’ici 2010 ne sera pas atteint" affirme Jean-Christophe Vié, Directeur adjoint du Programme de l’UICN pour les espèces et principal auteur de l’étude.

D’après cette enquête, 869 espèces sont aujourd’hui "éteintes" ou "éteintes à l’état sauvage". Un chiffre inquiétant auquel il faut ajouter les 290 espèces classées "en danger critique d’extinction", c’est-à-dire susceptibles de disparaître très prochainement si elles ne bénéficient pas de programmes de conservation adaptés.

La première cause du déclin de la biodiversité mondiale est la destruction des habitats naturels, causée par l’exploitation forestière, l’urbanisation ou le développement de l’agriculture.

Ces aménagements des espaces naturels menacent aujourd’hui d’extinction un tiers des amphibiens, mais aussi plus d’un oiseau sur huit et près d’un quart des mammifères. La situation de certaines plantes est encore plus préoccupante : 28% des espèces de conifères pourraient ainsi disparaître prochainement.

Autres menaces pesant sur la biodiversité : la pollution et les espèces envahissantes, "des phénomènes beaucoup plus durs à contrôler en mer que sur terre", souligne Jean-Christophe Vié.

Les espèces marines et d’eau douce souffrent également de la surpêche et de l’urbanisation des littoraux. 38% des poissons d’eau douce d’Europe sont aujourd’hui menacés, ainsi que 17% des 1045 espèces de requins et de raies et six espèces de tortues marines sur sept.

A toutes ces menaces s’ajoute celle du changement climatique, qui pourrait mettre en danger dans les prochaines années des espèces d’oiseaux, d’amphibiens et de coraux qui sont aujourd’hui en bonne santé.

Il existe néanmoins des raisons de demeurer optimiste. Grâce à des efforts de conservation au niveau local, 37 améliorations ont été constatées chez les mammifères en 2008 et une quinzaine d’oiseaux auraient évité l’extinction depuis 15 ans.

La situation globale de la faune et de la flore demeure cependant préoccupante : "La biodiversité doit recevoir le même degré d’attention que le changement climatique" affirme Jean-Christophe Vié, qui constate que "les hommes ne se rendent plus compte qu’ils dépendent de la nature pour manger, respirer ou se soigner."

Pour le responsable du programme espèces de l’UICN, qui "attend beaucoup" de la Conférence internationale sur le climat de décembre prochain, la solution ne sera pas simplement politique : "Il faut mobilier tous les acteurs possibles. Mais il est surtout nécessaire que chacun à son niveau arrête de gaspiller. La crise va peut-être aider à changer les mentalités."

Le débat

L’Union européenne a sollicité en 2008 le banquier indien Pavan Sukhdev pour réaliser une étude sur "l’économie des écosystèmes écologiques et de la biodiversité". Objectif : donner un prix aux différents services rendus par la nature (alimentation, énergie, eau, textile…) pour prendre conscience de sa valeur réelle.

Une initiative qui divise la communauté scientifique. Certains chercheurs considèrent que le "rapport Sukhdev" peut contribuer à sensibiliser la scène politique et le grand public aux menaces qui pèsent sur la biodiversité, quand d’autres estiment que le vivant n’a pas de prix.

"Les travaux de Sukhdev ne seront intéressants que s’ils permettent à l’économie de prendre en compte les coûts environnementaux" estime Jean-Christophe Vié. "Il ne faut pas oublier que la nature est la plus grande entreprise de la planète : elle œuvre gratuitement au profit de 100% de l’humanité."


Auteur : Blaise Mao


Source :
http://www.geo.fr/environnement/actualite-durable/biodiversite-iucn-43025
_________________
La vérité est la lumière de feu que te dicte ton coeur.
"Shanti-Om"


Revenir en haut
damejane
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 14 Aoû 2008
Messages: 6 013

MessagePosté le: Mar 11 Aoû 2009 - 11:22    Sujet du message: Biodiversité : utile ! Répondre en citant

« Répondre #8 le: 23 Juillet 2009 à 01:52: »



Biodiversité : utile !



à tous,


Diabolique aux yeux de l’agriculture OGM,
l’amarante est une plante sacrée pour les Incas.

Elle fait partie des aliments les plus anciens du monde.

Chaque plante produit en moyenne 12 000 graines
par an, et les feuilles, plus riches en protéines que
le soja, contiennent des vitamines A et C
et des sels minéraux.

Ainsi ce boomerang, renvoyé par la nature
sur Monsanto, non seulement neutralise ce prédateur
de la planète, mais installe sur place une plante qui
peut nourrir l’humanité.

Elle supporte la plupart des climats, aussi bien
les régions sèches que les zones de mousson et
les hautes terres tropicales et n’a de problèmes
ni avec les insectes ni avec les maladies,
donc n’aura jamais besoin de produits chimiques.



lien source : http://www.conspiration.cc/sante/journal_michel_dogna_juillet2009.pdf






Shalom, Salam, Shanti, . . lamadelama ལམདེལམ






.

_________________
La vérité est la lumière de feu que te dicte ton coeur.
"Shanti-Om"


Revenir en haut
damejane
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 14 Aoû 2008
Messages: 6 013

MessagePosté le: Mar 11 Aoû 2009 - 11:23    Sujet du message: Biodiversité : l’érosion s’accélère Répondre en citant

« Répondre #9 le: 29 Juillet 2009 à 23:39: »


Biodiversité :
l’érosion s’accélère




Sauve la Terre du 14 juillet 2009‏
De : Terre sacrée
(vivant12@wanadoo.fr)
Envoyé : mar. 14/07/09 06:08
À : damejane





L’actu : l’objectif international d’enrayer le déclin de la biodiversité dans le monde ne sera pas atteint en 2010, selon une étude de l’Union internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) réalisée sur 45 000 espèces et publiée le 1er juillet.

Le contexte

- En 2002, à l’occasion du Sommet mondial de la Terre de Johannesburg, les gouvernements se sont engagés à réduire le rythme de perte de biodiversité au niveau mondial d’ici à 2010, déclarée "année internationale de la biodiversité".

- Intitulé "Wildlife in a Changing World", le rapport de l’UICN analyse l’état de 44 838 espèces figurant sur sa "Liste Rouge", en fonction du groupe d’espèces, de la zone géographique et du type d’habitat (terre, eau douce, mer et océan). Mais les résultats sont sous-évalués car ils ne concernent que 2,7% des 1,8 million d’espèces recensées.

L’enjeu

"Chaque famille d’espèces étudiée poursuit son déclin. L’objectif d’enrayer la perte de la biodiversité d’ici 2010 ne sera pas atteint" affirme Jean-Christophe Vié, Directeur adjoint du Programme de l’UICN pour les espèces et principal auteur de l’étude.

D’après cette enquête, 869 espèces sont aujourd’hui "éteintes" ou "éteintes à l’état sauvage". Un chiffre inquiétant auquel il faut ajouter les 290 espèces classées "en danger critique d’extinction", c’est-à-dire susceptibles de disparaître très prochainement si elles ne bénéficient pas de programmes de conservation adaptés.

La première cause du déclin de la biodiversité mondiale est la destruction des habitats naturels, causée par l’exploitation forestière, l’urbanisation ou le développement de l’agriculture.

Ces aménagements des espaces naturels menacent aujourd’hui d’extinction un tiers des amphibiens, mais aussi plus d’un oiseau sur huit et près d’un quart des mammifères. La situation de certaines plantes est encore plus préoccupante : 28% des espèces de conifères pourraient ainsi disparaître prochainement.

Autres menaces pesant sur la biodiversité : la pollution et les espèces envahissantes, "des phénomènes beaucoup plus durs à contrôler en mer que sur terre", souligne Jean-Christophe Vié.

Les espèces marines et d’eau douce souffrent également de la surpêche et de l’urbanisation des littoraux. 38% des poissons d’eau douce d’Europe sont aujourd’hui menacés, ainsi que 17% des 1045 espèces de requins et de raies et six espèces de tortues marines sur sept.

A toutes ces menaces s’ajoute celle du changement climatique, qui pourrait mettre en danger dans les prochaines années des espèces d’oiseaux, d’amphibiens et de coraux qui sont aujourd’hui en bonne santé.

Il existe néanmoins des raisons de demeurer optimiste. Grâce à des efforts de conservation au niveau local, 37 améliorations ont été constatées chez les mammifères en 2008 et une quinzaine d’oiseaux auraient évité l’extinction depuis 15 ans.

La situation globale de la faune et de la flore demeure cependant préoccupante : "La biodiversité doit recevoir le même degré d’attention que le changement climatique" affirme Jean-Christophe Vié, qui constate que "les hommes ne se rendent plus compte qu’ils dépendent de la nature pour manger, respirer ou se soigner."

Pour le responsable du programme espèces de l’UICN, qui "attend beaucoup" de la Conférence internationale sur le climat de décembre prochain, la solution ne sera pas simplement politique : "Il faut mobilier tous les acteurs possibles. Mais il est surtout nécessaire que chacun à son niveau arrête de gaspiller. La crise va peut-être aider à changer les mentalités."

Le débat

L’Union européenne a sollicité en 2008 le banquier indien Pavan Sukhdev pour réaliser une étude sur "l’économie des écosystèmes écologiques et de la biodiversité". Objectif : donner un prix aux différents services rendus par la nature (alimentation, énergie, eau, textile…) pour prendre conscience de sa valeur réelle.

Une initiative qui divise la communauté scientifique. Certains chercheurs considèrent que le "rapport Sukhdev" peut contribuer à sensibiliser la scène politique et le grand public aux menaces qui pèsent sur la biodiversité, quand d’autres estiment que le vivant n’a pas de prix.

"Les travaux de Sukhdev ne seront intéressants que s’ils permettent à l’économie de prendre en compte les coûts environnementaux" estime Jean-Christophe Vié. "Il ne faut pas oublier que la nature est la plus grande entreprise de la planète : elle œuvre gratuitement au profit de 100% de l’humanité."

Auteur : Blaise Mao


Source :
http://www.geo.fr/environnement/actualite-durable/biodiversite-iucn-43025
_________________
La vérité est la lumière de feu que te dicte ton coeur.
"Shanti-Om"


Revenir en haut
damejane
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 14 Aoû 2008
Messages: 6 013

MessagePosté le: Mar 11 Aoû 2009 - 11:25    Sujet du message: Piraterie et bio-piraterie Répondre en citant

« Répondre #10 le: 29 Juillet 2009 à 23:49: »



Piraterie et bio-piraterie




Sauve la Terre du 14 juillet 2009‏
De : Terre sacrée
(vivant12@wanadoo.fr)
Envoyé : mar. 14/07/09 06:08
À : damejane




C'est dans les livres d'histoire que j'ai pris connaissance de récits
d'abordage de bateaux par des aventuriers désireux de s'approprier la
marchandise.

C'est une pratique qui existe depuis l'Antiquité, qui a eu son apogée au 17e
siècle, suivie d'une régression au 18e. Au début du 19e siècle, des pirates
barbaresques pratiquaient le trafic d'esclaves noirs.

À la fin du 20e siècle, les journaux révélèrent les terribles méfaits de la
piraterie visant les boat people, ces réfugiés fuyant leur pays d'origine.

Et c'est à la radio et à la télévision que sont montrés des épisodes de
piraterie maritime moderne. La cible des pirates va du navire au petit
voilier pour s'approprier une cargaison ou réclamer une rançon. Une forme de
piraterie aérienne sévit occasionnellement.

Et voilà qu'un terme nouveau apparaît concernant une forme de piraterie sans
aucun rapport avec les bateaux ou avec les avions, et dont les médias ne
parlent guère. Au début des années 1990, la biodiversité d'Amérique du Sud,
par exemple, a été perçue comme un vaste réservoir de molécules pour les
biotechnologies.

La conférence de Bonn, en mai 2008, a abordé ce sujet, car il constitue l'un
des points conflictuels dans les relations entre les pays en développement
et les pays industrialisés, souvent accusés de «bio-piraterie» par les
premiers.

Qu'est-ce donc que cette nouvelle forme de piraterie?

C'est l'appropriation des savoirs ancestraux des peuples autochtones par des
sociétés commerciales dans le domaine de l'alimentation, de la cosmétique ou
de la pharmacie, par exemple. Cela est ressenti comme le pillage des pays du
Sud.

Les communautés autochtones sont dépositaires de savoirs et tout dépôt de
brevet doit leur permettre de tirer des bénéfices de l'exploitation de leurs
connaissances. Il faut donc mieux protéger les connaissances traditionnelles
et leur donner une valeur pour parvenir à un partage plus équitable des
bénéfices tirés de la biodiversité préservée dans ces pays.

Dans la région de Cuzco, au Pérou, une loi oblige toute société industrielle
ou tout chercheur à demander une autorisation auprès des communautés locales
pour la prospection et l'utilisation des ressources biologiques
sélectionnées, et à garantir le partage des bénéfices ultérieurement
dégagés.

De toute évidence, la bio-prospection bénéficiant des savoirs traditionnels
multiplie les chances d'identifier les plantes aux principes actifs
intéressants. La réduction des frais de prospection qui en découle est un
aspect à prendre en considération.

En juin, à l'occasion des Premières rencontres internationales sur la
Bio-piraterie organisées en France, à l'Assemblée nationale, la
«bio-piraterie» a été considérée comme une injustice économique et morale, et
une menace pour la diversité du vivant.

Le Collectif Bio-piraterie, organisateur du colloque, estime que, trop
souvent, les entreprises «pillent sans contrepartie» les connaissances
ancestrales des peuples autochtones en brevetant les ressources biologiques
ayant une valeur commerciale.

Deux exemples qui ont été évoqués lors de ces rencontres

1 -Le neem, un arbre indien dont l'usage est mentionné dans des textes vieux
de plus de 2000 ans, a de nombreuses propriétés. Des dizaines de brevets ont
été déposés, dont un par un groupe agrochimique. Avant leur brevetage, les
graines de neem étaient récoltées librement. Après le brevetage, leur prix a
monté en flèche.

2 -La Sacha Inchi, une plante grimpante amazonienne provenant du flanc est
de la cordillère des Andes, est prisée pour ses amandes depuis plus de 3000
ans. Une société française a déposé une demande de brevet. À suivre.


H.Reeves


Source :
http://tatun.unblog.fr/2009/07/12/piraterie-et-biopiraterie/


.
_________________
La vérité est la lumière de feu que te dicte ton coeur.
"Shanti-Om"


Revenir en haut
damejane
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 14 Aoû 2008
Messages: 6 013

MessagePosté le: Mar 11 Aoû 2009 - 11:26    Sujet du message: Préserver la biodiversité est aussi important que deque de lutter contre la crise climatique Répondre en citant

« Répondre #11 le: 30 Juillet 2009 à 00:09: »



Préserver la biodiversité est aussi important
que de lutter contre la crise climatique



Sauve la Terre du 14 juillet 2009‏
De : Terre sacrée
(vivant12@wanadoo.fr)
Envoyé : mar. 14/07/09 06:08
À : damejane



Préserver la biodiversité et les ressources naturelles serait aussi important que de lutter contre le réchauffement climatique. En effet, selon le Groupe de travail n°2 du Grenelle de l’environnement : “Si la crise de la biodiversité, qu’il s’agisse de la disparition d’espèces animales ou végétales, est moins connue que celle du climat, les dégâts sont tout aussi graves” (Rapport du Groupe 2).

À la différence du changement climatique (phénomène global) la crise de la biodiversité se traduit par une multitude d’événements locaux. Ainsi, la complexité du phénomène augmente et il est plus difficile à appréhender. Pour comprendre cet enjeu, il faut avoir une approche globale du vivant – des micro-organismes aux animaux en passant par les végétaux –, qui intègre les trois niveaux que sont les gènes, les espèces et les écosystèmes.

Rappelons également que lors du Sommet de la Terre à Rio en 1992, la biodiversité a été reconnue comme étant un bien vital et commun à tous. La préserver est à la fois :

- une priorité scientifique (la biodiversité permet à la planète de fonctionner),
- un enjeu éthique (droit à la vie des espèces),
- social (partage des valeurs et des avantages entre les peuples),
- et économique (ressources biologiques et génétiques).

La perte de la biodiversité est en général réalisée au détriment de la biodiversité restante. Notre bien-être (écologique, économique et culturel) passe donc par la préservation celle-ci. S’il est besoin de trouver une cause utilitaire à la préservation de la biodiversité, il suffit de rappeler que nous y puisons nos ressources alimentaires, mais aussi les matières premières
nécessaires à notre survie.

Les écosystèmes exploités fournissent en effet des produits que nous utilisons directement. Par leur simple fonctionnement les écosystèmes nous rendent même des ’services écologiques‘ : maintien de la qualité de l’atmosphère, régulation du climat, contrôle de la qualité de l’eau, formation et maintien de la fertilité des sols. Par exemple, la multiplicité des saveurs et la qualité des aliments dépendent d’une savante alchimie entre les variétés, les sols, les pratiques agricoles et le milieu naturel. La filtration de l’eau, la formation des sols ou encore le recyclage des éléments nutritifs dépendent de la biodiversité. De même pour la pollinisation ou la dispersion des semences. Et bien qu’il s’agisse ici d’exemples de développement au niveau local, ces services écologiques peuvent avoir une incidence au niveau régional ou mondial. On le sait, la déforestation contribue par exemple aux changements climatiques.

Nous dépendons également d’un grand nombre d’espèces utilisées dans de multiples produits du quotidien. Selon Le Journal du CNRS n°180, “Entre 40 % et 70 % des médicaments proviennent des substances naturelles – plantes, organismes marins, micro-organismes –, car elles présentent une incroyable diversité moléculaire. Les plantes en particulier : les 350 000 espèces répertoriées dans le monde représentent un réservoir unique de molécules aux vertus thérapeutiques“. Le déclin de la biodiversité impacte donc la recherche médicale.

Mais la biodiversité joue également un rôle important dans la culture et l’identité des différentes régions du globe. On parle notamment de “biodiversité culturelle” pour désigner à la fois la diversité biologique (espèces animales et ornithologiques, espèces végétales) ET la diversité culturelle (langues, religions, savoir-faire, groupes ethniques, visions du monde, folklore et traditions). L’ensemble de cette biodiversité culturelle est menacée de la même érosion que la biodiversité naturelle. En effet, les peuples vivants dans des environnements menacés (Amazonie, Arctique…) sont en train de mourir avec leur culture orale au même titre que l’environnement. Au rythme actuel, 90% des langues parlées sur la planète auront disparus d’ici 2100 !

Certes, le Grenelle de l’environnement a permis la consolidation de plans d’actions thématiques. Toutefois, l’appropriation de cet enjeu environnemental majeur par l’ensemble des acteurs est un réel défi, encore à relever. D’autant plus que le Rapport du Groupe 2 indique la volonté de la France d’être au cœur de l’action européenne pour la diversité biologique et les ressources naturelles.

Outre la nécessité actuelle de faire connaître cette situation et d’informer l’opinion publique de la crise de la biodiversité, il existe des solutions concrètes pouvant contribuer à enrayer cette crise. Nous sommes en effet au cœur de la biodiversité et ne cessons d’interagir avec elle. La perte de la diversité biologique entraînerait inévitablement une réduction des possibilités de développement pour les générations à venir. C’est pourquoi, lorsque l’on parle de développement durable, il ne faut pas oublier la biodiversité qui est sans aucun doute un enjeu environnemental majeur du XXIe siècle dont on ne parle hélas pas assez. Mais la crise de la biodiversité et la crise climatique sont liées et aussi importantes l’une que l’autre. Il ne faut pas oublier une crise au détriment d’une autre.


Auteur : Greenzer - 10/07/2009


Source :
http://www.greenzer.fr/blog/9175-preserver-biodiversite.html


.
_________________
La vérité est la lumière de feu que te dicte ton coeur.
"Shanti-Om"


Revenir en haut
damejane
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 14 Aoû 2008
Messages: 6 013

MessagePosté le: Mar 11 Aoû 2009 - 11:27    Sujet du message: 2010 l'année mondiale de la biodiversité Répondre en citant

« Répondre #12 le: 11 Août 2009 à 00:51 »



2010 l'année mondiale
de la biodiversité




Que nous réservent les prochaines années ?


De 2010 à 2015, les événements majeurs qui nous attendent, des urnes électorales aux grands rendez-vous sportifs, des phénomènes naturels aux grands rendez-vous culturel (…).Un aperçu de notre futur ou l’évolution de notre environnement devient de jour en jour préoccupant. A ce titre 2010 est déclarée l’année mondiale de la biodiversité par l’Organisation des Nations-Unis, également la date-butoir avant laquelle l’Europe s’est engagée à mettre en œuvre les moyens de stopper l’érosion de la biodiversité.
L'Agence européenne pour l'environnement (AEE) a lancé à ce titre le projet SEBI 2010 (Streamlining of European Biodiversity), qui vise à mesurer (au moyen de bioindicateur et des statistiques) le chemin restant à parcourir pour espérer atteindre l’objectif que s’est fixé l’Union Européenne en 2001 lors du sommet européen de Göteborg.

Le 22 mars 2009, à l’occasion de la journée internationale de la diversité biologique, l’Agence Européenne pour l’environnement a publié un nouveau rapport intitulé « Progress Towards the European 2010 Biodiversity Target ».Le rapport démontre certains progrès concernant l’objectif d’enrayer le processus de perte de biodiversité en Europe, mais celui-ci ne sera pas atteint d’ici 2010, et globalement l’état de la biodiversité en Europe est plus que préoccupant.
Des espèces sont menacées d’extinction, 52% des poissons d’eau douce, 45% des reptiles, 45% des papillons, 43% des oiseaux, 42% des mammifères, 30% des amphibiens.

Le changement climatique a déjà un impact sur la biodiversité européenne.Si rien ne change, dans nos comportements, quel sera l’héritage des générations futures ?Une vidéo pour clôturer ce chapitre :








.
_________________
La vérité est la lumière de feu que te dicte ton coeur.
"Shanti-Om"


Revenir en haut
damejane
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 14 Aoû 2008
Messages: 6 013

MessagePosté le: Mar 11 Aoû 2009 - 11:39    Sujet du message: Préserver la Biodiversité (quelques vidéos) Répondre en citant

« Répondre #13 le: 11 Août 2009 à 01:05 »

.


Préserver la Biodiversité
Quelques vidéos


Cartoon
- Protect Biodiversity
- Protégeons la biodiversité

http://www.youtube.com/watch?v=uE7Y9RL4sXk






Préserver la Biodiversité
http://www.youtube.com/watch?v=wK2Hh4N_lZQ





Biodiversité : comment l'expliquer aux enfants ?
http://www.youtube.com/watch?v=7UjdFMBqlXU



Depuis une quinzaine d'années, Yann Arthus-Bertrand se penche sur l'état de la planète.
Devant la dégradation progressive de la nature et du climat, il s'engage pour le développement
durable à travers différentes actions. Il présente ici une exposition de photos au lycée parisien
Honoré de Balzac pour sensibiliser les élèves à la nécessité de sauvegarder la biodiversité.
(vidéo réalisée par Curiosphere.tv)




Yann Arthus-Bertrand : Quelques dons de la nature
http://www.youtube.com/watch?v=HC63QZsTjOs





Agriculture intensive, agriculture raisonnée
http://www.youtube.com/watch?v=Mejj9EBYBW8





Yann Arthus-Bertrand : La biodiversité, c'est nous
http://www.youtube.com/watch?v=RDKanWZ4fsc





Yann Arthus-Bertrand : La biodiversité c'est la vie
http://www.youtube.com/watch?v=NcJ3i-oijFk




Arthus-Bertrand : Pour moins de déchets polluants
http://www.youtube.com/watch?v=HEkYMsOAGBs




Yann Arthus-Bertrand : Clonage et biodiversité
http://www.youtube.com/watch?v=SpVaUquX_6g






.
_________________
La vérité est la lumière de feu que te dicte ton coeur.
"Shanti-Om"


Revenir en haut
damejane
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 14 Aoû 2008
Messages: 6 013

MessagePosté le: Sam 22 Aoû 2009 - 19:58    Sujet du message: Le « wwoof », mode d'emploi Répondre en citant

Répondre #14 le: 11 Août 2009 à 17:43: »

Le « wwoof », mode d'emploi
lundi 10 août 2009


Karine, la propriétaire, entourée de cinq de ses woofers et de son mari Benoît.

Des exploitations biologiques accueillent des personnes du monde entier en échange de travaux fermiers.
Elle est à peine à cinq minutes de Saint-Brévin-les Pins, dans la campagne qui longe la côte Atlantique. La ferme biologique du Moulin de la Guérche est l'une des sept fermes du département qui hébergent des wwoofers. Ce sont des hommes et des femmes, des jeunes et des plus vieux. Ils viennent d'un peu partout dans le monde et sont hébergés et nourris dans des exploitations biologiques en échange de travaux. Un moyen de voyager pour un minimum de frais, d'apprendre la langue et d'être immergé dans la culture. Mais c'est aussi une manière de découvrir un autre mode de vie, plus simple et plus sain.

« Je veux progresser en français »

Pas moins de sept wwoofers sont hébergés actuellement au Moulin de la Guérche. Lucas est le plus jeune d'entre eux. Il a dix-huit ans et vient d'Allemagne. « L'année prochaine je passe l'équivalent du bac en Allemagne, et je veux progresser en français».

« Je m'intéresse au bio »

Progresser en langues et aussi, pourquoi pas, changer de métier ! C'est le cas de Virginie, française et originaire de l'Ain. Elle possède un diplôme d'architecture et de décoration d'intérieur, et aimerait se reconvertir dans le maraîchage. « J'aime la campagne et je m'intéresse beaucoup au bio depuis quelque temps, c'est devenu une passion ! Comme je ne trouvais pas de travail j'ai décidé de suivre une formation pour devenir responsable d'exploitation. Le wwoofing me permet d'apprendre ce qu'est réellement ce métier au quotidien. » Elle est venue avec son mari, Walter, et leur enfant âgé d'un an, Elio.

« On avait envie de se rapprocher de la nature »

Il n'y a donc pas de profil de wwoofer type. Samuel et Émilie, la trentaine, sont venus en vacances. « Dans nos métiers, on passe la journée sur des ordinateurs. On avait envie de se déconnecter et de se rapprocher de la nature. Là, on se sent décalés, on partage la vie d'autres personnes, on fait des travaux manuels sans contrainte et sans stress. Et franchement ça fait du bien ! », raconte Samuel. Le couple a même décidé de remplacer son appartement actuel par une maison, et de cultiver lui-même son potager.

Au Moulin de la Guérche, les wwoofers sont hébergés dans un mobilhome au sein de l'exploitation. Chaque jour, une tâche différente leur est attribuée : ramassage des oeufs, désherbage, jardinage, plantation des légumes... Karine, la propriétaire, est leur coach. Elle accueille des wwoofers depuis cinq ans. « Grâce à eux je fais le tour du monde. C'est une manière de voyager immobile ! ». C'est aussi une façon d'acquérir de la main-d'oeuvre, même si cela représente dix personnes à table. Mais pour Karine, le wwoofing se résume ainsi : « Une bonne ambiance et une bonne bouffe ! »

Pauline Huaumé et Raphaël Tual
Il est possible de faire du wwoofing dans le monde entier.
Plus d'informations sur :
www.wwoof.com et www.wwoof.fr



.
_________________
La vérité est la lumière de feu que te dicte ton coeur.
"Shanti-Om"


Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 21:43    Sujet du message: biodiversité : Kokopelli , les semences de la terre..

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    sur le sentier Index du Forum -> sur le sentier -> santé- et vie en société -> vie en société-écologie Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Aller à la page: 1, 2  >
Page 1 sur 2

 
Sauter vers:  

Portail | Index | faire son forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB
Appalachia Theme © 2002 Droshi's Island
Traduction par : phpBB-fr.com
Designed & images by Kooky