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Apocryphon de Jean

 
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damejane
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MessagePosté le: Jeu 31 Aoû 2017 - 15:12    Sujet du message: Apocryphon de Jean Répondre en citant





Apocryphon de Jean   (extraits 1)
       

       

       

       

       
Cela arriva pendant l’un de ces jours où Jean, frère de Jacques — les fils de Zébédée — était monté (à Jérusalem). Alors qu’il était monté au Temple, un pharisien du nom d’Arimanias s’approcha de lui et lui dit : « Où est ton maître, celui que tu suivais ? »


(Jean) lui dit : « Il est retourné dans le lieu d’où il était venu. »

Le pharisien lui dit :

« Ce nazôréen vous a entraînés dans l’erreur et vous a empli les oreilles de mensonges Il a fermé vos cœurs et vous a détournés des traditions de vos pères. »


(Jean s’interroge sur l’invisible)


Lorsque j’entendis ces propos, je me détournai du Temple, me dirigeant vers la montagne, vers un lieu désert.


J’étais très affligé en mon coeur et je disais : « Comment le Sauveur a-t-il donc été mandaté ? Pourquoi a-t-il été envoyé dans le monde par son Père qui l’a envoyé ? Qui est son Père ? Et de quelle nature est cet éon vers lequel nous irons ? » Il nous a dit que cet éon (où nous sommes) avait reçu l’empreinte de cet éon incorruptible (où nous irons), mais ne nous a pas instruits de ce dernier en nous disant de quelle nature il était ?


(Jean a la vision de l’Invisible)


À cet instant, alors que je pensais à cela, les cieux s’ouvrirent, la création entière s’illumina d’une lumière (apparue) en dessous des cieux et le monde entier fut ébranlé. Je fus effrayé et je me prosternai.


Et voici que m’apparut un enfant, puis il changea d’apparence prenant celle d’un vieillard — en qui il y avait une lumière. —Je regardai, mais sans comprendre ce prodige.


S’agissait-il d’une Idée aux formes multiples — dans la lumière — dont les formes avaient été manifestées les unes par les autres ? Ou bien s’agissait-il d’une Idée unique qui aurait un triple aspect ?


(Le triple message du Sauveur)


(Cette apparition) me dit : « Jean, pourquoi es-tu perplexe et es-tu effrayé ? Tu n’es pas étranger à cette Idée. Ne sois pas pusillanime. »


« Je suis avec vous en tout temps. Je suis le Père, je suis la Mère, je suis le Fils. Je suis celui qui existe éternellement, celui qui est sans souillure et sans mélange. »


«Je suis venu maintenant t’instruire de ce qui est, ce qui a été et ce qui doit advenir afin que tu connaisses les choses invisibles comme les choses visibles, et t’instruire aussi au sujet de l’Homme parfait.


«  Maintenant donc lève ton visage, écoute et écris ce que je te dirai aujourd’hui afin de l’envoyer, toi-même,à tes compagnons spirituels qui sont issus de la race inébranlable de l’Homme parfait. »


 


(ENSEIGNEMENT SUR L’INVISIBLE)


(L’Esprit-Père)


(La Monade, c’est l’Esprit-Père)


J’interrogeai alors afin de penser (noéîn) et il me dit :


«la Monade étant une monarchie, sur laquelle ne s’exerce aucun pouvoir, — elle est le Dieu et Père de toutes choses, le Saint, l’Invisible établi au-dessus de toute chose, établi dans son Incorruptibilité,établi dans cette lumière pure que que la lumière oculaire ne peut regarder. Il est l’Esprit. — »


(Ce que l’Esprit est dans l’Invisible)


Il n’est pas convenable de le penser comme dieu ou en des termes similaires, car il est plus qu’un dieu. Il est un pouvoir au dessus duquel n’existe aucun pouvoir, car rien n’existe avant lui.


Il n’a pas non plus besoin de ce (qui vient après lui) : il n’a pas besoin de « Vie », car il est éternel. —


Il n’a pas besoin de quoi que ce soit, car il est imperfectible, dans la mesure où il n’a pas de manque qui le rende perfectible. Il est au contraire totalement parfait en tout temps. — Il est lumière. —


Il est l’illimité car nul n’existe avant lui pour le limiter. Il est l’indistinct car nul n’existe avant lui pour lui imposer une distinction. Il est l’incommensurable car personne d’autre ne l’a mesuré, qui existe avant lui. Il est l’invisible car nul ne l’a vu, lui cet Éternel toujours existant. Il est l’indicible car nul n’existe qui l’appréhende de façon à le dire. Il est l’innommable car il n’est personne qui existe avant lui pour le nommer. — Il est la lumière incommensurable, sans-mélange, sainte et pure, — Il est l’indicible parfait et incorruptible.


(L’Esprit n’est pas soumis à la tripartition du réel)


Il n’est ni perfection, ni béatitude, ni divinité, mais une réalité supérieure à ces notions.


Il n’est ni infini ni limité, mais une réalité supérieure à ces notions. (je) Il n’est ni corporel ni incorporel, ni grand ni petit, et ne peut être quantifié. Il n’est pas une créature.


Nul ne peut non plus le penser (noeîn), car il ne fait partie de rien de ce qui existe, mais est une réalité supérieure à ce qui existe, non du fait de sa supériorité, mais en lui même.


Il ne peut faire partie d’un Éon (car) le temps n’existe pas pour lui. En effet, celui qui fait partie d’un Éon, d’autres ont préparé (cet éon) pour lui. Et le temps ne (lui) a pas été imposé comme mesure puisqu’il n’a pas reçu d’un autre qui (le) mesure.


Et il est sans besoin car il n’y a absolument personne avant lui ; c’est à lui même qu’il adresse ses demandes. — (C’est) dans la perfection de la lumière, (qu’)il pensera (noeîn) la lumière sans mélange ! —


(Comment l’Esprit se manifeste dans le visible)


Majesté incommensurable !


Éternel, dispensateur d’éternité !


Lumière, dispensateur de lumière !


Vie, dispensateur de vie !


Bienheureux, dispensateur de béatitude !


Connaissance, dispensateur de connaissance !


Éternellement Bon dispensateur de bien, faiseur de bien, non à la mesure de ce qu’il possède mais à la mesure de ce qu’il dispense. Grâce qui dispense une grâce ! Don qui dispense un don ! Lumière incommensurable ! —


(La Mère)


(L’Esprit est la tête des Éons)


Que te dirai-je au sujet de cet être insaisissable ? Qu’il est l’Idée de la lumière ! Dans la mesure où je peux le penser (noeîn). — car qui pourra jamais le penser (noeîn) ! — je pourrai t’en parler en ces termes :


Son Éon est incorruptible, en quiétude, se reposant en silence. Lui, (l’Esprit) existe avant toute chose. Il est la tête de tous les Éons,


Existe-t-il quelque chose d’autre auprès de lui ! Nul d’entre nous ne connaît (gar) ce qui concerne cet Incommensurable hormis celui qui a habité en lui. C’est lui qui nous a dit ces choses. C’est Lui qui se pense (noeîn) lui-même dans sa propre lumière qui l’entoure. C’est lui qui est la source d’eau vive, la lumière pleine de pureté.


(Barbèlô, manifestation de l’Unique-pensée du Père)


La source de l’esprit s’écoula, venant de l’eau vive de la lumière. Et il présida les choeurs de (irrigua) tous les éons et des mondes.


En toutes (leurs) formes il pensa (noeîn) sa propre ressemblance en la contemplant dans l’eau de lumière pure qui l’entoure. Et son unique-pensée (ennoia) devint réalité, se manifesta et se tint devant lui, dans le (issue du) flamboiement de la lumière.


Telle est la puissance antérieure à toutes choses et qui a été manifestée.


Telle est la pré-pensée (pronoia) parfaite de toutes choses, (à la fois) lumière, idée (? ) de la lumière et ressemblance de l’invisible.


Telle est la puissance parfaite, Barbèlô, l’éon parfait de la gloire glorifiant (l’esprit) pour l’avoir manifestée. Et le pensant (noeîn), elle est sa première-pensée (protennoia), sa ressemblance.


Elle devint un homme primordial qui est l’esprit virginal : triple mâle à la triple puissance, triple nom, triple engendrement, éon non vieillissant, androgyne sorti de la pré-pensée (pronoia) (de l’esprit).


(Les dix Éons du Père)


Et Barbèlô demanda à (l’Esprit) que « lui » soit donnée une Prescience. Et il fit un signe d’assentiment. Lorsqu’il eut fait un signe d’assentiment Prescience se manifesta, se tint auprès d’Unique-pensée (Ennoia), — c’est-à-dire de Pré-pensée (Pronoia), — glorifiant l’Invisible « Esprit » et la Puissance parfaite, Barbèlô, car c’est par son intervention que (ces émanations) sont venues à l’existence.


À nouveau cette Puissance, (Barbèlô), demanda que lui soit donnée l’incorruptibilité. Et il fit un signe d’assentiment. Lorsqu’il eut fait un signe d’assentiment, Incorruptibilité se manifesta. Elle se tenait auprès d’Unique-pensée (Ennoia) et de Prescience, glorifiant l’Invisible et Barbèlô car c’est par son intervention qu’elle est venue à l’existence.


Elle demanda que lui soit donnée la vie éternelle. Il fit un signe d’assentiment. Lorsqu’il eut fait un signe d’assentiment, Vie-éternelle se manifesta. Et elles se tenaient (toutes trois) glorifiant l’Esprit et Barbèlô puisque c’est par l’intervention de celle-ci qu’elles sont venues à l’existence, — par la manifestation de cet invisible Esprit. —


Telle est la pentade des Éons du Père qui constitue l’Homme primordial. (Telle est) la ressemblance de l’Invisible qu’est Barbèlô associée à Unique-pensée (Ennoia), Prescience, Incorruptibilité et Vie-éternelle.


Telle est la pentade androgyne qui compose la décade des Éons du Père celle qui constitue le Père inengendré (agénètos).


(Le Fils)


(L’enfantement du Fils dans le silence)


Barbèlô regarda intensément vers (l’Esprit), vers la lumière pure. Elle se tourna vers elle (voir III) et enfanta une étincelle de lumière bienheureuse, mais qui ne lui était pas égale en grandeur.


Tel est l’Unique-engendré (Monogénè(to)s) issu du Père, (tel est) le Dieu Engendré-de-lui-même (Autogénètos),


le Fils premier-engendré (Protogénètos ? ) de tous ceux de l’Esprit, de la lumière pure. (voir III)


Alors l’Esprit invisible se réjouit au sujet de la lumière qui était venue à l’existence, qui était apparue dans la première Puissance, sa Pré-pensée (Pronoia), Barbèlô. Et il oignit ce Fils de sa Bonté afin qu’il soit parfait et qu’il n’y ait en lui aucune déficience de Bonté puisqu’il l’a oint de la Bonté. C’est l’Invisible Esprit qui a versé sur lui (cette Bonté).


Et (le Fils) reçut l’onction de l’Esprit virginal et se tint ensa présence glorifiant l’invisible Esprit par qui il a été manifesté et la Pré-pensée (Pronoia) parfaite.


(Du silence à la Parole)


Et (le Fils) demanda que lui soit donné « un partenaire », l’intellect (Noûs). L’invisible Esprit fit un signe d’assentiment et Intellect (Noûs) se manifesta à lui et se tint auprès du Christ glorifiant (l’invisible Esprit) ainsi que Barbèlô.


Toutes (les oeuvres qui précèdent) ont été produites en silence et en Unique-pensée (Ennoia).


L’invisible Esprit voulut (alors) faire une œuvre. Sa Volonté devint une œuvre, elle se manifesta et se tint auprès d’Intellect (Noûs) — et de la Lumière, — le glorifiant.


Le Verbe suivit la Volonté, car c’est par le Verbe que le Christ a créé toute chose, lui le Dieu Engendrement-de-lui-même (Autogénès).


(Quant à) Vie éternelle et Volonté ainsi qu’Intellect (noûs) et Prescience ils se tinrent glorifiant l’invisible Esprit et Barbèlô car c’est d’elle qu’ils sont issus.


(Le Christ est institué comme médiateur)


(Donc le Fils) atteignit la perfection par l’intervention de l’Esprit.


Lui le Dieu Engendrement-de-lui-même (autogénès) éternel, Fils de Barbèlô, (lui) qui s’est tenu en présence de l’Esprit invisible éternel et virginal,


Lui le Dieu Engendrement-de-lui-même (autogénès), le Christ, que (l’Esprit) avait magnifiquement honoré parce qu’il était issu de sa Première-Pensée (Protennoia),


Lui que l’invisible Esprit a établi comme Dieu sur le Tout, Dieu véritable.


(L’Esprit) lui donna tout pouvoir et fit en sorte que la Vérité qui est en lui lui fut soumise afin qu’il pense (noeîn) toutes choses lui dont le nom ne sera dit qu’à ceux qui en sont dignes.


(La Tétrade des Luminaires)


C’est de la lumière — qu’est le Christ — et de l’Incorruptibilité, par « le don » de l’Esprit, que les quatre grands luminaires furent manifestés hors du Dieu Engendrement-de-lui-même (autogénès) pour se tenir auprès du (Fils) en tant que triade composée de Volonté, Unique-pensée (Ennoia) et Vie, alors que la tétrade est composée de Grâce, Compréhension, Perception et Sagacité.


(Les douze Éons du Fils)


La Grâce du premier luminaire Armozèl, l’ange de lumière, est dans le premier éon ; avec lui sont trois éons : Grâce, Vérité, et Forme.


Le deuxième luminaire,Oroiaèl, a été établi sur le deuxième éon ; avec lui sont trois éons  : Pré-pensée (Pronoia), Perception, et Mémoire.


Le troisième luminaire, Daveithé, a été établi sur le troisième éon ; avec lui sont trois éons : Compréhension, Amouret Idée.


Quant au quatrième luminaire, Elèlèth, il a été établi sur le quatrième éon ; avec lui sont trois éons : Perfection, Paix et Sagesse.


Tels sont les quatre luminaires qui se tiennent auprès du Dieu Engendreur-de-lui-même (autogénétôr).


Tels sont les douze éons qui assistent l’Enfant, le grand Christ Engendreur-de-lui-même (autogénétôr), par le bon vouloir du divin Esprit invisible. Ces douze éons sont ceux du Fils, de l’Engendré-de-lui-même (autogénétos) par qui toutes choses ont été établies par la volonté de l’Esprit saint, par l’intermédiaire de l’Engendrement-de-lui-même (autogénès).


(Le Modèle de l’humanité)


(La manifestation de l’Homme parfait)


C’est de la Prescience et de l’Intellect parfait, « par le don et » le bon vouloir du grand Esprit invisible et le bon vouloir de l’Engendrement-de-lui-même (autogénès), que provient l’Homme parfait véritable, le premier manifesté.


(L’Esprit) l’appela Adam. Et il l’installa sur le premier éon, près du grand Dieu, le Christ Engendreur-de-lui-même (autogénétôr) auprès du premier éon d’Armozel. accompagné de ses puissances. Et l’Esprit invisible lui donna une puissance intellectuelle (noéron) invincible.


 


L’Homme parfait dit (alors) : « Je glorifie et bénis l’Esprit invisible ».


«  C’est par toi que tout a existé


et vers toi que tout retourne.


Je te bénis,


(Toi), l’Engendrement-de-lui-même (Autogénès) et les Éons,


Triade,


Père, Mère et Fils,


Puissance parfaite ! »


(Le modèle de l’humanité séthienne)


Et (l’Homme parfait) installa son fils Seth sur le deuxième « éon près du deuxième » luminaire Oroiaèl.


Dans le troisième éon fut installée la semence de Seth, — les âmes des saints qui sont éternelles — dans le troisième luminaire, Daveithaï.


Dans le quatrième éon enfin furent installées les âmes de ceux qui ont eu connaissance de leur perfection et n’ont pas été prompts à se repentir, mais sont restés temporairement (dans cet état) puis se sont finalement repentis. C’est auprès du quatrième luminaire, Elèlèth, que ceux-là resteront, lui qui se les est adjoints pour la glorification de l’invisible Esprit.

...

_________________
La vérité est la lumière de feu que te dicte ton coeur.
"Shanti-Om"


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MessagePosté le: Jeu 31 Aoû 2017 - 15:12    Sujet du message: Publicité

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