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Extraits du Milindapanha (les questions de Milinda)

 
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damejane
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MessagePosté le: Mer 10 Sep 2008 - 21:21    Sujet du message: Extraits du Milindapanha (les questions de Milinda) Répondre en citant

Extraits du Milindapanha
(les questions de Milinda)


Source : Traduction Louis Finot Edition Bossard 1923
Repris Edition Dharma 1983

http://paramita.free.fr/Textes/milinda.htm


Controverse entre Nâgasena, maître bouddhiste et le Roi Bactrien Menandros (Milinda) qui régna au 2ème siècle avant J-C, dans le Nord-Ouest de l'Inde.


Introduction :
 Les thèmes choisis sont ceux qui reviennent régulièrement sur les listes de discussion bouddhistes : l'individu en tant que soi, la renaissance et le karma. Ce texte présente la vue Theravada (Hinayana) qui réfute un soi ou individu substantiel et autonome, mais qui à la différence des écoles postérieures croit à l'existence réelle des phénomènes.


Les questions de Milinda:
Le roi Milinda s'approcha de Nâgasena et, lui ayant adressé les compliments ordinaires, il s'assit à son côté. Nâgasena lui rendit ses politesses, de sorte qu'il lui inspira des dispositions favorables. Alors le roi commença l'entretien
:
- Comment vous appelle-t-on, Vénérable? Quel est votre nom?
- On m'appelle Nâgasena : c'est ainsi que mes confrères me désignent. Mais, ô roi, bien que les parents donnent à leurs enfants un nom tel que Nâgasena, Sûrasena, Vîrasena, Sîhasena, c'est seulement une appellation, une notion vulgaire une expression courante, un simple nom! : il n'y pas là-dessous d'individu [de soi].
- Ecoutez, vous tous, les cinq cents Yonakas et les quatre-vingt mille moines! Voici Nâgasena qui dit : « Il n'y a pas là-dessous d'individu! » Est-ce possible de l'admettre? Mais, ô vénérable Nâgasena s'il n'y a pas d'individu, qui donc vous donne des robes, des aliments, des logements, des remèdes, des ustensiles, et qui en use?
 Qui pratique la vertu? Qui se livre à la méditation? Qui réalise 1e Chemin, le Fruit, le Nibbâna ? Qui se livre au meurtre, au vol, à l'impureté, au mensonge, à l'alcool ? Qui commet les cinq péchés ? Il n'y donc ni bien ni mal, pas d'auteur ou d'instigateur des actes salutaires et pernicieux, pas de fruit, pas de maturation des bonnes et des mauvaises actions !
-Si, ô Nâgasena, celui qui vous tue n'existe pas, il n'y a donc pas de meurtre! Il n'y a rien chez vous ni maîtres, ni précepteurs, ni ordination! Quand tu dis : « Mes confrères m'appellent Nâgasena quel est ce Nâgasena dont tu parles ? Est-ce les cheveux qui sont Nâgasena ?

- Non, mahârâja.

- Est-ce les poils, les ongles, les dents, la peau, la chair, les tendons, les os, la moelle, les reins, le
cœur, le foie, le derme, la rate, les poumons, l'intestin, le mésentère, les aliments non digérés, les résidus de la digestion, la bile, le phlegme, le pus, le sang, la sueur, la graisse, les larmes, l'huile de la peau, la salive, le mucus nasal, la synovie, l'urine, le cerveau ?
- Non, mahârâja.
- Ou bien, est-ce la forme, la sensation, la perception, les formations, la
conscience ?
- Non, mahârâja.
- Est-ce donc la réunion de ces cinq éléments - forme, sensation, perception, formations, conscience?
- Non, mahârâja.
- Est-ce une chose distincte des cinq éléments?
- Non, mahârâja.
-J'ai beau t'interroger : je ne vois pas de Nâgasena. Qu'est-ce que Nâgasena? Un mot et rien de plus. Ta parole, ô Vénérable, est fausse et mensongère : il n'y a pas de Nâgasena!

- Tu es, roi, délicat comme un prince, très délicat. S'il t'arrive de marcher, à midi, sur la terre chaude, sur le sable brûlant, foulant aux pieds les aspérités du gravier, des tessons et du sable, tes pieds souffrent, ton corps est las, ton âme épuisée, et la conscience de ton corps s'accompagne de malaise... Es-tu venu à pied ou au moyen d'un véhicule ?
- Je ne vais pas à pied, Vénérable, je suis venu en char.
- Puisque tu es venu en char, mahârâja, définis-moi ce char. Est-ce le timon qui est le char?
- Non, Vénérable.
- Est-ce l'essieu, les roues, la caisse de la voiture, le support du dais, le joug, les rênes, l'aiguillon ?
- Non, Vénérable.
- Est-ce donc la réunion de toutes ces choses ?
- Non, Vénérable.
- Est-ce une chose distincte de tout cela ?
- Non, vénérable.
-J'ai beau t'interroger : je ne vois pas de char. Qu'est-ce qu'un char? Un mot et rien de plus. Ta parole, mahârâja, est fausse et mensongère : il n'y a pas de char. Tu es le premier parmi les rois du Jambudîpa : de qui donc as-tu peur pour mentir ainsi ? Écoutez, vous tous, les cinq cents Yonakas et les quatre-vingt mille moines ! Le roi Milinda que voici a dit : « Je suis venu en char. » Or, invité à définir le char, il ne peut prouver l'existence du char. Peut-on admettre cela?
A ces mots les cinq cents Yonakas acclamèrent Nâgasena et dirent au roi Milinda : « Maintenant, mahârâja, réponds si tu le peux! » Le roi reprit la parole.
- Je ne mens pas, Vénérable : c'est à cause du timon, etc., que se forme l'appellation, la notion commune, l'expression courante, le nom de « char.
- Très bien, mahârâja ! Tu sais ce qu'est le char. De même c'est à cause des cheveux, etc., que se forme l'appellation, la notion commune, l'expression courante, le nom de « Nâgasena » : mais en réalité il n'y a pas là d'individu. La religieuse Vajirâ l'a dit en présence du Buddha :
"De même que la combinaison des pièces donne lieu au mot "char" ainsi l'existence des khandhas [agrégats] donne lieu à la convention d'être vivant."

.
- Merveilleux, Nâgasena! Admirable, Nâgasena ! Tu as répondu à tous les artifices de ma question. Si le Bouddha était ici il t'applaudirait. Très bien, très bien Nâgasena.


------------------------------------------------------------

-Nâgasena, qu'est-ce qui renaît ?
-Le Nom-et-forme.
-Est-ce le présent Nom-et-forme qui renaît?
- Non. Le présent Nom-et-forme accomplit un acte bon ou mauvais; et en conséquence de cet acte un autre Nom-et-forme renaît.
-Si ce n'est pas le même Nom-et-forme qui renaît, le dernier ne se trouve-t-il pas ainsi affranchi des péchés antérieurs?
- S'il n'y avait pas renaissance, il le serait en effet; mais il y a renaissance, c'est pourquoi il ne l'est pas.
- Donne-moi une comparaison.
- Suppose qu'un homme prenne des mangues à un autre. Le propriétaire des mangues le saisit et le mène devant le roi en t'accusant de vol. Si l'accusé répond : "Ce ne sont pas les mangues de cet homme que j'ai emportées : autres les mangues qu'il a plantées, autres celles que j'ai emportées; je n'ai encouru aucune punition", cet homme est-il coupable ?- Il l'est.
- Pourquoi ?
- Parce que, quoi qu'il en dise, les dernières mangues sont solidaires des premières.
- De même, mahârâja, quand le Nom-et-forme accomplit un acte bon ou mauvais, c'est cet acte qui détermine la renaissance d'un autre Nom-et-forme; on ne peut donc dire que celui-ci soit affranchi des péchés antérieurs.

- Donne-moi une autre comparaison.
- Suppose qu'un homme prenne à un autre du riz ou des cannes à sucre : même raisonnement. Autre exemple : un homme, en hiver, allume du feu dans les champs. Il se chauffe, puis s'en va sans éteindre le feu, qui brûle le champ d'un autre. Le propriétaire du champ le saisit et le mène devant le roi en l'accusant d'avoir incendié son champ. Si l'accusé répond : "Ce n'est pas moi qui ai incendié le champ de cet homme : autre le feu que j'ai laissé sans l'éteindre, autre le feu qui a brûlé son champ; je n'ai encouru aucune punition", cet homme est-il coupable?
- Il l'est.
- Pourquoi ?
- Parce que, quoi qu'il en dise, le dernier feu est solidaire du premier. De même pour le Nom-et-forme.
- Donne-moi une autre comparaison.
- Un homme monte avec un flambeau à l'étage supérieur de sa maison et y prend son repas. Le flambeau met le feu au chaume du toit, le chaume à la maison, la maison au village. Les villageois se saisissent de l'homme :
"Pourquoi as-tu incendié le village? - je n'ai pas incendié le village. Autre le feu à la lueur duquel j'ai mangé, autre le feu qui a brûlé le village." Tout en se disputant, ils viennent en ta présence. A qui
adjugeras-tu le procès?

- Aux villageois.
- Pourquoi ?

- Parce que, quoi qu'en dise la partie adverse, le feu qui a brûlé le village est sorti de l'autre.
- II en est de même du Nom-et-forme. Sans doute celui qui renaît est autre que celui qui meurt mais il en procède : on ne peut donc dire qu'il soit affranchi des péchés antérieurs.
- Donne-moi une autre comparaison.
- Un homme épouse une enfant, paie la dot et s'en va. La petite grandit, devient nubile : un autre homme la choisit, paie la dot et célèbre ses noces avec elle. Le premier revient et lui reproche d'avoir épousé sa femme : "Je n'ai pas épousé ta femme", dit le second mari; "autre la petite fille que tu as épousée et payée, autre la jeune fille nubile que j'ai épousée et payée."
Tout en se disputant, ils comparaissent devant toi. A qui, mahârâja, adjugeras-tu le procès?

- Au premier.
- Pourquoi ?
- Parce que, quoi qu'en dise l'autre, la jeune fille procède de l'enfant. Il en est de même du Nom-et-forme.
- Donne-moi une autre comparaison.

- Un homme achète d'un vacher un pot de lait: il le lui laisse en dépôt et part, en annonçant qu'il viendra le chercher le lendemain. Le lendemain, le lait s'est changé en caillebottes. L'acheteur revient : "Donne-moi mon pot de lait. » L'autre lui présente des caillebottes. Il proteste "C'est du lait que je t'ai acheté et non des caillebottes!
- C'est que le lait s'est, à ton insu, changé en caillebottes! " Tout en se disputant ils comparaissent
devant toi : à qui, maharaja, adjugeras-tu le procès ?

- Au vacher.
- Pourquoi ?
- Parce que, quoi qu'en dise l'autre, les caillebottes procèdent du lait.
- II en est de même du Nom-et-forme.
Source : Traduction Louis Finot Edition Bossard 1923
Repris Edition Dharma 1983


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Nâgasêna, pourquoi tous les hommes ne sont-ils pas semblables ?
Pourquoi ont-ils une vie longue ou brève?
Pourquoi sont-ils vigoureux ou maladifs, beaux ou laids, influents ou impuissants, riches ou pauvres, de haute naissance ou de basses extractions, intelligentes ou sottes ?
- Et pourquoi, grand roi, toutes les plantes ne sont-elles pas semblables ? Pourquoi sont-elles, suivant leur espèce, aigres, salées, amères, acides, astringentes ou douces ?
- En raison de la différence des graines, je suppose.
- De même, les hommes différents en raison de la différence des actes. Le Bienheureux (le Bouddha) a dit : "Les êtres ont pour patrimoine leur karma, ils sont les héritiers, les descendants, les parents, les vassaux de leur karma : c'est le karma qui partage les hommes en supérieurs et en inférieure. "

 
Source :
Milinda-panha (Les Questions de Milanda) rédigé en pali (le texte original parle de karma, terme pâli pour le sanscrit karma), voir la traduction de Louis FINOT, datée de 1923, republiée dans la coll. " Connaissance de l'Orient ", Paris, Gallimard, 1992, p. 111. 112. 
Citation(s) / poème(s) n° 572:  Milandapanha, Bouddhisme, Theravada



A la question du roi Milinda :
 
" Le but de votre sortie du monde, à vous bouddhistes, étant de mettre fin à la douleur présente et d'empêcher qu'une autre ne naisse, cela est-il dû à un effort antérieur ou à un effort présent? ",
Nâgasêna répond:
"L'effort présent, Maharaja, est inopérant [pour cette vie] : c'est l'effort passé qui est efficace.
- Donne-moi une comparaison.
- Si tu avais soif, est-ce alors seulement que tu ferais creuser une citerne ou un bassin pour boire ? Si tu avais faim, est-ce alors seulement que tu ferais labourer un champ, semer du riz, récolter du grain ?..
- Non, Vénérable.
- De même, l'effort présent est inopérant, c'est celui du passé qui est efficace. "


Source:
Milinda-panha (Les Questions de Milanda) rédigé en pali (le texte original parle de karma, terme pâli pour le sanscrit karma), voir la traduction de Louis FINOT, datée de 1923, republiée dans la coll. " Connaissance de l'Orient ", Paris, Gallimard, 1992, p. 115-116.
 Citation(s) / poème(s) n° 569:  Milandapanha, Bouddhisme, Theravada


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Extraits du sutra Milinda

Extraits du sutra Milinda Panda traduit par :
Diêu Tinh

Lien source
http://linhsonphapquoc.vnparis.net/article.php3?id_article=363"

Histoire n° 46
Allumer une torche
Le Roi Milinda demanda à Bhikkhu Nâgasêna :
« Un être humain meurt, quitte son corps, est-ce qu’il va renaître ? »
Bhikkhu Nâgasêna répondit :
« Un mort reçoit un nouveau corps en quittant l’ancien ».
- « Je vous prie de me donner un exemple ».
- « C’est tout comme quand on allume une torche, d’une torche à une autre. Le feu de           l’ancienne torche continue à brûler sur la nouvelle. Il en est de même pour l’homme, il ne peut pas garder son ancien corps quand il a reçu un nouveau.
- « Je vous prie de me donner un autre exemple.
- « Votre Majesté, quand vous étiez jeune, aviez-vous étudié les sûtras avec un Maître quelconque ? »
- « Oui, et maintenant je m’en rappelle encore ».
- « Les sutras que vous aviez étudiés, votre Maître s’en rappelle t-il encore, les a-t-il conservés encore ou est’ ce qu’une fois que vous les aviez étudiés, tout vous est revenu ? ».
- « Une fois l’enseignement transmis, mon Maître conserve toujours son savoir ».
- « Il en est de même pour l’homme, il quitte son ancien corps et reçoit un nouveau corps ».
- « Alors l’âme existe t’elle réellement » ?
- « Selon les théories extrémistes, elle n’existe pas ».


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Histoire n° 47
L’arbre qui n’a pas encore donné de fruits
Le Roi Milinda demanda à Bhikkhu Nâgasêna

« Serait-il possible de démontrer clairement les conséquences de chaque bonne ou chaque mauvaise action et de dire où elles se manifesteront ? »
- « Cela est impossible de faire ».
- « Pourquoi ? Pourriez-vous me donner un exemple ? ».
- « Un arbre qui n’a pas encore donné des fruits, Votre Majesté, peut-elle dire fermement que  sur cette branche-ci il y aura des fruits à tel autre endroit ? ».
- « C’est impossible de prévoir cela ».
 
- « C’est la même chose, il n’y a pas de différence. Le cycle de morts et de renaissances est interminable, il est impossible de dire que telle conséquence aura lieu à tel moment et telle autre conséquence aura lieu à tel autre moment ».
________________________________________

Histoire n° 48
L’agriculteur laboure et sème
Le Roi Milinda demanda à Bhikkhu Nâgasêna

- « L’homme qui doit encore renaître sait-il qu’il devrait réincarner ? »
- « Il pourrait le savoir ».
- « Comment fait-il pour le savoir ? Je vous prie de me donner un exemple ? »
- « C’est comme un agriculteur qui laboure, sème. S’il pleut suffisamment, sait-il qu’il aura du riz à récolter ? »
- « Oui Vénérable, il le sait ».
- « Il en est de même, il n’y a pas de différence, l’homme qui doit encore renaître, sait qu’il devrait le faire ».
________________________________________

Histoire n° 49
Allumer un grand incendie
Le Roi Milinda demanda à Bhikkhu Nâgasêna

- « Comment pouvons nous faire pour savoir où réside Bouddha au Nirvana ».
- « Bouddha a réintégré le Grand Nirvana, il est impossible de savoir où est le lieu de sa résidence ».
- « Je vous prie de me donner un exemple ? ».
- « Par exemple, quelqu’un a allumé une grande incendie, ensuite il a éteint. Avons-nous les moyens de montrer où se trouve la flamme ? ».
- « C’est impossible de la montrer parce que cette flamme est détruite ».
- « C’est la même chose. On ne peut pas montrer le lieu de résidence de Bouddha. Cependant nous pouvons connaître son corps de la Loi (Dharmakaya, sc) c’est-à-dire son enseignement qu’il a laissé en ce bas-monde ».

________________________________________


Histore n° 50
Le médecin
Le Roi Milinda demanda à Bhikkhu Nâgasêna
- « Bouddha connaissait-il tout et voyait-il tout ? »
- « Oui, Il connaissait et voyait tout ».
- « Pourquoi attendait-il l’occasion pour mettre en vigueur les préceptes et non toutes en une seule fois ? ».
- « Y a-t-il un médecin quelconque qui connait tous les médicaments du monde entier ? ».
- « Oui Vénérable, il y en a qui connait tout ».
- « Alors ce médecin conseille t-il à ses malades de prendre les médicaments quand ils en ont besoin ou leur dit-il d’en prendre avant le moment indispensable ? ».
- « Il doit leur dire d’en prendre quand ils en ont besoin ».

- « De même, Bouddha attendait l’occasion favorable pour mettre en vigueur les préceptes pour ses disciples. Ces derniers s’en rappelleront toute leur vie pour se comporter de façon vertueuse ».


________________________________________

Histoire n° 51
Le lotus au cent pétales
Le Roi Milinda demanda à Bhikkhu Nâgasêna :

- « Bouddha possédait-il au complet trente deux très beaux traits physiques et quatre-vingt autres supplémentaires. Le teint de sa peau est-il de couleur jaune d’or comme de l’or pur ? Son auréole a -t-elle la grosseur d’une brassée ? ».
- « Bouddha possédait toutes ces caractéristiques ».
- « Ses parents avaient-ils les mêmes traits ? ».
- « Ses parents ne possédaient pas ces bienheureuses caractéristiques ».
- « Normalement les enfants ressemblent à leurs parents n’est-ce-pas ? ».
- « Votre Majesté connait-elle le lotus aux cent pétales ? ».
- « Je connais ce type de lotus ».

- « Où pousse t-il ? »

- « il naît dans la boue et grandit dans l’eau ».
- « La couleur et l’odeur du lotus ressemblent-elles à celles de la boue et de l’eau ? ».
- « Elles ne les ressemblent pas ».

- « Il en est de même pour le cas de Bouddha. Ses parents n’avaient pas les bienheureuses caractéristiques de Bouddha parce que seul Bouddha possédait les bienheureuses caractéristiques de tous les Bouddha (Tathagatha, sc). Il est né au monde et grandit dans cette vie terrestre, mais Il ne ressemblait pas aux habitants de ce bas-monde

________________________________________


Nota: une partie de ces textes a servi de support à l'étude du karman faisant l'objet d'un texte qui est en cour de préparation.
Bien à vous :damejane.


.
_________________
La vérité est la lumière de feu que te dicte ton coeur.
"Shanti-Om"


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MessagePosté le: Mer 10 Sep 2008 - 21:21    Sujet du message: Publicité

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