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Soutras
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damejane
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MessagePosté le: Mar 9 Sep 2008 - 21:23    Sujet du message: Soutras Répondre en citant

Soutra du Bhagawan Bouddha de la guérison:

“Le Joyau qui Exauce les Souhaits”


par le 1er Panchen Lama Losang Tcheukyi Gyaltsène






NAMO GOUROU MOUNI INDRAYA





Par la simple écoute de vos noms,
Le brasier d’Avitchi devient aussi frais qu’un lac de lotus.


Aux pieds des Sept Sougata, protecteurs des temps dégénérés,
Et du Chef des Sakya, je me prosterne.


Distrait par toutes sortes d’activités d’une importance inégale,
Au profit de moi-même et de tous ceux qui ont la foi,
Je vais concentrer le nectar du rituel des Soutras
En la biographie des Sept Sougata des temps dégénrés.


Je prends refuge en le Lama-racine bienveillant, en les vénérables lamas de la
lignée dont la nature rassemble le corps, la parole, l’esprit, les qualités et activités des
Tathagata des trois temps et des dix directions, source des 84 000 volumes
d’enseignements pinacle de la Sangha Arya.


Je prends refuge en les vénérables Bouddha pleinement éveillés.

Je prends refuge en les Huit Sougata, les Bouddha de la guérison et leur
entourage de déités.


Je prends refuge en les saints protecteurs, les protecteurs du Dharma et les
gardiens dotés de la vision de sagesse. (3 fois)


En le Bouddha, le Dharma et la Suprême Assemblée, jusqu’à l’Eveil je prends refuge.


Grâce aux mérites issus du don et des autres perfections,
Puissé-je devenir Bouddha pour le bien des êtres. (3 fois)


Bien que le soi et les apparences soient de même nature que le dharmadatou,
Je ferai en sorte que tous les êtres ne l’ayant pas réalisé, obtiennent le bonheur
et les causes du bonheur, soient délivrés de la souffrance et des causes de la souffrance,
ne s’éloignent jamais d’un bonheur dépourvu de souffrance, et demeurent dansl’équanimité,
sans attachement, aversion ni partialité. (3 fois)





Par la force de la sublime vérité de l’inspiration des Bouddha et bodhisattvas,
Par le pouvoir des deux accumulations et de la pureté du dharmadatou,
Puisse ce continent, les êtres qui y vivent et leur environnement,
Devenir comme Soukavati, riche des perfections du samsara et du nirvana.


Dans une terre de joyaux, agrémentée d’arbres et de lacs
Aux fonds couverts de poudre d’or, d’argent et de perles,
Jonchée de fleurs, imprégnée de parfum de santal,
Abondent objets de jouissance propres aux dieux et aux hommes, et,
offrandes de Samantabhadra.


Au centre d’un magnifique palais serti de joyaux,
Sur un trône de lotus et de lions, demeurent Bouddha et bodhisattvas.
Puisse un mer de nuées d’offrandes produites par la force du mantra,
Du samadhi et des prières ferventes, emplir ce lieu.


Ô compatissants protecteurs des temps dégénérés, sept Sougata,
Bouddha Shakyamouni, Saint Dharma, bodhisattvas et gardiens,
Rassemblez-vous, protecteurs du refuge et entourage,Venez en
ce lieu pour nous bénir et nous protéger.


Lama-racine dont la bonté est sans pareille,
Roi des Shakya, Manjoushri, Shantarakshita et vous tous
Qui tenez dans les mains ce profond soutra,
Lamas directs et de la lignée, je vous rends hommage.


Compatissants qui libérez les êtres accablés,
Sept Sougata, Bouddha Shakyamouni et Saint Dharma,
Manjoushri, Kyabdreul, Vajrapani, Brahma et Ishvara,
Grands rois et yakshas, je vous rends hommage.



Je vous présente toutes les offrandes réelles et imaginées,
Transformées par la force du mantra, du samadhi et des souhaits,
Je confesse toutes fautes et transgressions, me réjouis des vertus
Supplie, invoque et destine ces vertus au grand Eveil.


Grande assemblée de Bhagavan, je vous en prie, écoutez-moi !
Sept Sougata, vous avez promis
Que vos prières de souhait s’actualiseront
A la fin de l’ère des Enseignements de Shakyamouni
Montrez-moi qu’il en est vraiment ainsi.


Au Bhagavan, Tathagata, Arhat, le parfait et pleinement éveillé Gloire
Renommée des Signes Excellents, je rends hommage, fais des offrandes et
demande protection. (7 fois)


Couleur d’or, dans le geste du refuge,
Il a accompli les huit prières et resplendit du prestige des deux accumulations,
A l’illustre détenteur de la terre de Bouddha « Que nul autre n’a conquis »,
A Gloire Renommée des Signes Excellents, je rends hommage
Fleuri d’une profusion de marques majeures, immaculées,
Avec des étamines de signes mineurs qui embellissent son corps ,
Ceux qui voient, vous entendent et vous remémorent en sont glorifiés.


A Gloire Renommée des Signes Excellents, je rends hommage.


Je vous présente toutes les offrandes réelles et imaginées,
Transformées par la force du mantra, du samadhi et des souhaits,
Je confesse toutes fautes et transgressions, me réjouis des vertus
Supplie, invoque et destine ces vertus au grand Eveil.


Par le fait d’entendre, de prononcer et de se rappeler le nom du Conquérant,
Par les prosternations et les offrandes, puissent tous les êtres et nous-mêmes
Etre délivrés des épidémies, exécutions, criminels et démons,
Etre pourvus de toutes les facultés au complet,
Couper la continuité des souffrances et des fautes,
Ne pas chuter dans les états inférieurs,
Mais goûter au bonheur des dieux et des hommes.


Puissent la faim, la soif, la pauvreté s’apaiser et les richesses se développer.


Epargnés du supplice d’être ligotés et battus,
De la peur des tigres, lions et serpents,
De la crainte des inondations,
Puissions-nous vivre sans conflits, l’esprit aimant,
Et passer dans la félicité de la non-peur.


Au moment de quitter cette vie, puissions-nous
Naître d’un lotus dans cette terre de Bouddha
Et, dotés de parfaites qualités, recevoir la transmission des instructions
Des conquérants tels que Gloire Renommée des Signes Excellents et, les réjouir.

Au Bhagavan, Tathagata, Arhat, le parfait et pleinement éveillé Précieux Roi du son Mélodieux,
Radiance Brillante de Capacité, je rends hommage,
Fais des offrandes et demande protection. (7 fois)


De la couleur jaune, dans le geste du don suprême,
Il a accompli les huit prières et resplendit du prestige des deux accumulations.


Illustre détenteur de la terre de Bouddha « Parsemée de joyaux »
A vos pieds, Clair de Lune de Joyaux, je me prosterne.


Magnifiquement orné du lotus et de la lune de joyaux,
Il a développé la sagesse qui maîtrise tous les objets de connaissance,
Et son esprit est aussi profond que l’océan.


A vos pieds, Roi de la Mélodie je me prosterne.


Je vous présente toutes les offrandes réelles et imaginées,
Transformées par la force du mantra, du samadhi et des souhaits,
Je confesse toutes fautes et transgressions, me réjouis des vertus
Supplie, invoque et destine ces vertus au grand Eveil
Par la force d’entendre, de prononcer et de se remémorer le nom du Conquérant,
Par les prosternations et les offrandes, puissions-nous et tous les êtres distraits,
Nous développer grâce au Dharma,
Acquérir les biens et les richesses des dieux et des hommes,
Toujours renaître (humains), libres des tourments de la conception,
Sans nous écarter de l’esprit d’Eveil, déployer les vertus du Dharma,
Purifier les voiles, obtenir le bonheur des dieux et des hommes.
Puissions-nous ne jamais être séparés de l’ami spirituel,
Et, hors des ténèbres, des ingérences des esprits, de la mort et des ennemis,
A l’abri des dangers des lieux solitaires,
Pratiquer avec enthousiasme, les cérémonies d’offrande.
Puissent les êtres inférieurs recevoir le samadhi, la vigilance, la force,
Le dharani du non-oubli et la sagesse suprême,
Et puisse le feu des tourments s’apaiser.


Au moment de quitter cette vie, puissions-nous
Naître d’un lotus dans cette terre de Bouddha
Et, dotés de parfaites qualités, recevoir la transmission des instructions
Des conquérants tels que Roi de la Mélodie et, les réjouir.

Au Bhagavan, Tathagata, Arhat, le parfait et pleinement éveillé Roi de l’Or
Immaculé et Excellent, Joyaux Radieux qui Exauce Tous Ses Vœux,
je rends hommage, fais des offrandes et demande protection. (7 fois)

De la couleur dorée, comme la rivière Dzambou, dans le geste d’enseigner le Dharma,
Il a accompli les quatre prières et resplendit du prestige des deux accumulations.


Illustre détenteur de la terre de Bouddha « Emplie d’encens »,
A Or Immaculé, Radieux et Excellent, je rends hommage.

Comme les eaux du Dzambou dont l’or surpasse tout autre
Vous brillez plus encore que mille soleils,
Votre corps immaculé ressemble à une stoupa en or,
A Or Immaculé, Radieux et Excellent, je rends hommage.


Je vous présente toutes les offrandes réelles et imaginées,
Transformées par la force du mantra, du samadhi et des souhaits,
Je confesse toutes fautes et transgressions, me réjouis des vertus
Supplie, invoque et destine ces vertus au grand Eveil.


Par la force d’entendre, de prononcer et de se remémorer le nom du Conquérant,
Par les prosternations et les offrandes, puissions-nous et tous ceux qui ont
Par une vie courte obtenir la longévité.

Puissent les pauvres s’enrichir, les belligérants s’adoucir,
Puissions-nous ne pas chuter dans les mondes inférieurs, faute d’entraînement,
Mais demeurer fidèles à nos vœux, sans abandonner l’esprit d’Eveil.

Au moment de quitter cette vie, puissions-nous
Naître d’un lotus dans cette terre de Bouddha
Et, dotés de parfaites qualités, recevoir la transmission des instructions
Des Conquérants tels que Or Immaculé, Radieux et Excellent, et les réjouir.


Au Bhagavan, Tathagata, Arhat, le parfait et pleinement éveillé Roi de la
Gloire Suprême qui Libère de Toute Souffrance, je rends hommage, fais des offrandes et
demande protection. (7 fois)


De couleur rouge clair, dans le geste de la méditation équilibrée,
Il a accompli les quatre prières et resplendit du prestige des deux accumulations.


Illustre détenteur de la terre de Bouddha « Au-delà des peines »,
Au Roi de la Gloire Suprême qui libère de Toute Souffrance, je rends hommage.


Passé au-delà des peines, vous savourez la suprême félicité,
Apaisez les souffrances et les trois poisons des transmigrants.
Au protecteur des six classes d’êtres, le glorieux
Roi de la Gloire Suprême qui Libère de Toute Souffrance, je rends hommage.


Je vous présente toutes les offrandes réelles et imaginées,
Transformées par la force du mantra, du samadhi et des souhaits,
Je confesse toutes fautes et transgressions, me réjouis des vertus
Supplie, invoque et destine ces vertus au grand Eveil.


Par la force d’entendre, de prononcer et de se remémorer le nom du Conquérant,
Par les prosternations et les offrandes, puissions-nous et tous les êtres,
Jouir d’une vie longue et heureuse, toujours à l’abri des soucis,
Puisse la lumière des Conquérants accroître la félicité et la joie dans les enfers,
Puissions-nous avoir clarté, beauté, richesse et ne pas être affligés par les esprits,
Puissions-nous aimer nos semblables et vivre sans maladie.


Au moment de quitter cette vie, puissions-nous
Naître d’un lotus dans cette terre de Bouddha
Et, dotés de parfaites qualités, recevoir la transmission des instructions
Des Conquérants tels que Roi de la Gloire Suprême qui Libère de Toute
Souffrance et, les réjouir.

Au Bhagavan, Tathagata, Arhat, le parfait et pleinement éveillé Océan
Mélodieux du Dharma Proclamé, je rends hommage, fais des offrandes et demande protection. (7 fois)


De couleur blanche avec des reflets rouges, dans le geste d’enseigner le Dharma,
Il a accompli les quatre prières et resplendit du prestige des deux accumulations.


A l’illustre détenteur de la terre de Bouddha, « Bannière de victoire du Dharma »,
A Océan Mélodieux du Dharma Proclamé, je rends hommage.


Par le grand son du Dharma, il triomphe des adversaires,
Sa voix est profonde comme un océan
Il pacifie toutes les souffrances des transmigrants.
A Océan Mélodieux du Dharma Proclamé, je rends hommage.


Je vous présente toutes les offrandes réelles et imaginées,
Transformées par la force du mantra, du samadhi et des souhaits,
Je confesse toutes fautes et transgressions, me réjouis des vertus
Supplie, invoque et destine ces vertus au grand Eveil.

Par la force d’entendre, de prononcer et de se remémorer le nom du Conquérant,
Par les prosternations et les offrandes, puissent tous les êtres et nous-mêmes
Toujours avoir une vue et une foi parfaites,
Entendre le son du Dharma, riches de l’esprit d’Eveil.


Puissions-nous éviter les fautes liées à la possession,
Puissent les richesses s’accroître,
Puissions-nous demeurer satisfaits, aimants et avoir une longue vie.
Au moment de quitter cette vie, puissions-nous
Naître d’un lotus dans cette terre de Bouddha
Et, dotés de parfaites qualités, recevoir la transmission des instructions
Des Conquérants tels que Océan Mélodieux du Dharma Proclamé et, les réjouir.

Au Bhagavan, Tathagata, Arhat, le parfait et pleinement éveillé roi de la Claire Lumière,
Celui qui Se Plait dans la Sagesse Suprême de l’Océan du Dharma, je rends
hommage, fais des offrandes et demande protection. (7 fois)


De la couleur du corail, dans le geste du don suprême,
Il a accompli les quatre prières et resplendit du prestige des deux accumulations.


A l’illustre détenteur de la terre de Bouddha, « Océan de Joyaux »,
A Roi de la Sagesse Suprême, je rends hommage.


Son esprit qui comprend la profondeur du dharma difficile à pénétrer,
Jouit dans la pureté du dharmadatou.


A celui qui perçoit directement tous les objets de connaissance,
Roi de la Sagesse Suprême, je rends hommage.


Je vous présente toutes les offrandes réelles et imaginées,
Transformées par la force du mantra, du samadhi et des souhaits,
Je confesse toutes fautes et transgressions, me réjouis des vertus
Supplie, invoque et destine ces vertus au grand Eveil.


Par la force d’entendre, de prononcer et de se remémorer le nom du Conquérant,
Par les prosternations et les offrandes, puissions-nous et tous les êtres distraits
Avoir un esprit sans malveillance, être riches de biens,
Puissent ceux qui se dirigent vers les états inférieurs obtenir les dix vertus,
Les esclaves devenir parfaitement autonomes,


Puissent-ils tous avoir une longue vie, entendre ces noms et être vertueux.
Au moment de quitter cette vie, puissions-nous
Naître d’un lotus dans cette terre de Bouddha
Et, dotés de parfaites qualités, recevoir la transmission des instructions
Des Conquérants tels que Roi de la Sagesse Suprême et les réjouir.


Au Bhagavan, Tathagata, Arhat, le parfait et pleinement éveillé Gourou de la guérison,
Roi de Lumière Lapis, je rends hommage, fais des offrandes et demande protection. (7 fois)


De couleur bleu, dans le geste du don suprême,
Il a accompli les douze prières et resplendit du prestige des deux accumulations.


A l’illustre détenteur de la terre de Bouddha, « Lumière de Lapis Lazuli »,
Le Roi de la guérison, je rends hommage.


Bhagavan dont la compassion est égale pour tous
Et dont le nom élimine les souffrances des états inférieurs, dès qu’on l’entend.


A celui qui chasse la maladie et les trois poisons,
Au Bouddha de la guérison de Lumière Lapis Lazuli, je rends hommage.


Je vous présente toutes les offrandes réelles et imaginées,
Transformées par la force du mantra, du samadhi et des souhaits,
Je confesse toutes fautes et transgressions, me réjouis des vertus
Supplie, invoque et destine ces vertus au grand Eveil.


Par la force d’entendre, de prononcer et de se remémorer le nom du Conquérant,
Par les prosternations et les offrandes, puissent tous les êtres et moi-même
S’ennoblir des signes et des marques.

Puissent la lumière qui dissipe les ténèbres, la jouissance de la sagesse et
des moyens habiles
Etre sans fin, puissent ceux qui sont enclins à suivre des voies erronées et inférieures
Entrer dans le grand véhicule et y resplendir de leurs vœux.


Puissions-nous être libres de la douleur causée par le manque d’éthique,
Avoir toutes les facultés complètes, aucune maladie, des biens en abondance.
Puissent ceux de constitution faible ou défectueuse être toujours puissants
Et puissions-nous nous libérer du crochet de mara et des vues fausses.


Puissent ceux qui sont persécutés par les rois goûter la félicité,
Ceux qui commettent des actes négatifs pour calmer leur faim, obtenir
satisfaction en respectant la doctrine.


Puissent les difficultés dues au chaud et au froid s’apaiser, les souhaits vertueux se réaliser,
Et par l’éthique qui plaît aux Aryas, puissions-nous être libérés.


Au moment de quitter cette vie, puissions-nous
Naître d’un lotus dans cette terre de Bouddha
Et, dotés de parfaites qualités, recevoir la transmission des instructions
Dès Conquérants tels que Gourous de la guérison, Roi de Lumière Lapis et, les réjouir.

Au Fondateur, Bhagavan, Tathagata, Arhat, le parfait et pleinement éveillé,
le Glorieux Conquérant Shakyamouni, je rends hommage, fais des offrandes et demande protection. (7 fois)


De couleur d’or, dans le geste de presser la terre,
Grâce au pouvoir admirable de la grande compassion et de l’effort joyeux,
Il est devenu le Glorieux, l’Univers Intrépide,
Au chef des Shakya, le guide suprême, je rends hommage.


Né dans la lignée des Shakya par les moyens habiles et la compassion,
invicible destructeur des hordes de maras,
Dont le corps majestueux ressemble à la montagne d’or,
Au roi des Shakya, je rends hommage.


Je vous présente toutes les offrandes réelles et imaginées,
Transformées par la force du mantra, du samadhi et des souhaits,
Je confesse toutes fautes et transgressions, me réjouis des vertus
Supplie, invoque et destine ces vertus au grand Eveil.


Bénissez-nous, les êtres sans protecteur,
Pour que nous recevions ici et maintenant
Tous les bienfaits, sans exception, que l’enseignant suprême
A révélé dans le rituel des Soutra du Bouddha de la guérison.


Suprême flambeau qui dissipe les ténèbres de l’ignorance,
Remède parfait qui guérit souffrances et maladies.
A tout le joyau sublime du Dharma,
je rends hommage, fais des offrandes et demande protection. (3 fois)


Je vous présente toutes les offrandes réelles et imaginées,
Transformées par la force du mantra, du samadhi et des souhaits,
Je confesse toutes fautes et transgressions, me réjouis des vertus
Supplie, invoque et destine ces vertus au grand Eveil.


Par la grâce de la vérité du joyau du Saint Dharma,
Dès maintenant et dans toutes nos vies, puissent tous les êtres et moi-même
Réaliser la totalité des enseignements de tous les Bouddhas
Tels que les Conquérants l’ont souhaité.


Les trente six mille fils des Sougata,
Comme Manjoushri, Kyab Dreul, Vajrapani et leur suite
Ont invoqué les promesses du cœur des Conquérants,
Qui, suite à cette requête, ont proclamé les bienfaits de ce soutra.


Puissent-ils se manifester en moi, ici et maintenant.
Protecteur mondain, chef des yakshas avec votre entourage,
Ainsi que vous l’avez promis devant les maîtres passés,
Contrez les ennemis, les forces nuisibles et les épidémies,
Pacifiez tous les conflits, développez la félicité du corps et de l’esprit,
Multipliez les richesses, le pouvoir, les biens les récoltes et la durée de vie,
Exaucez nos souhaits selon nos désirs,
Et protégez-nous constamment, sans faillir.





Le long mantra du Bouddha de médecine






OM NAMO BHAGAWATE BEKADZE /


GOUROU BENDOURYA PRABHA RADZAYA /


TATHAGATAYA / ARHATE SAMYAKSAM BOUDDHAYA /


TAYATHA / OM BEKADZE BEKADZE /


MAHA BEKADZE BEKADZE RADZA/ SAMOUGATE SOHA








.
_________________
La vérité est la lumière de feu que te dicte ton coeur.
"Shanti-Om"


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MessagePosté le: Mar 9 Sep 2008 - 21:23    Sujet du message: Publicité

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damejane
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Messages: 6 013

MessagePosté le: Mar 9 Sep 2008 - 21:25    Sujet du message: Soutras Répondre en citant

Mahamudra-Upadesha



.
Tradition tibétaine (Vajrayana)

Texte de Sri Tilopa, transmis à Naropa et traduit du sanskrit en tibétain par Marpa.



Mahamudra-Upadesha



Instructions orales sur le Mahamoudra transmises par Sri Tilopa à Naropa sur les rives du Gange.
Traduit du sanskrit en tibétain par chos kyi blo gros, Marpa, leTraducteur.






Hommage à la sagesse coémergente!
Le mahamoudra ne peut être montré;
mais toi qui est dévoué au gourou,
qui maîtrises les pratiques ascétiques,
et sais endurer la souffrance, intelligent Naropa,
inscris ceci dans ton coeur, fortuné disciple.


kye ho!
Regarde la nature du monde,
impermanent comme un mirage ou un rêve;
même le mirage ou le rêve n'existent pas.
Aussi, développe la renonciation et abandonne les activités mondaines.
Renonce aux serviteurs et aux proches, causes de passion et d'aggression.
Médite seul dans les forêts, les retraites, les lieux solitaires.
Demeure dans l'état de non-méditation.
Si tu réalise la non-réalisation, alors tu as réalisé le mahamoudra.



Le dharma du samsara est mesquin, il suscite passion et aggression.
Les phénomènes que nous avons créés sont insubstantiels; recherche donc la substance ultime.
Le dharma de l'esprit ne peut percevoir le sens de la conscience transcendante.
Le dharma de l'action ne peut découvrir le sens de la non-action.



Si tu désires atteindre la conscience transcendante et la non-action,
coupe alors la racine de la conscience et conserve à ton esprit sa nudité.
Laisse se décanter les eaux polluées de l'activité mentale.
Ne cherche pas à arrêter les projections, mais laisse-les parvenir d'elles-mêmes au repos.
S'il n'y a plus ni rejet ni acceptation, tu es libéré dans le mahamoudra.



Lorsque les arbres développent feuilles et branches,
il suffit de couper les racines pour abattre l'ensemble.
De même, si tu coupes la racine de l'esprit,
les diverses activités mentales s'évanouiront.



Les ténèbres qui se sont amassées durant des milliers de kalpas,
une seule torche les dispersera.
De la même façon, une expérience instantanée de la conscience lumineuse
dissoudra le voile des impuretés karmiques.



Hommes et femmes de moindre intelligence qui ne pouvez saisir ceci,
concentrez votre conscience et prêtez attention à la respiration.
Par le moyen de différents regards et de diverses techniques de concentration,
disciplinez votre esprit jusqu'à ce qu'il se repose naturellement.



Si tu perçois l'espace,
les notions figées de centre et de limite disparaissent.
De même, si l'esprit perçoit l'esprit,
toutes activités mentales cessantes, tu demeureras dans un état de non-pensée,
et tu réaliseras la suprême bodhi-citta.



Les vapeurs s'élévant de la terre se transforment en nuages, puis elles s'évanouissent dans le ciel;
personne ne sait où vont les nuages une fois dissous.
De la même façon, les vagues de pensées produites par l'esprit
se dissolvent lorsque l'esprit perçoit l'esprit.



L'espace est dépourvu de couleur et de forme;
inchangeant, il n'est ni obscur ni clair.
De même, l'esprit lumineux n'a ni couleur ni forme;
il n'est ni obscur ni clair, ni mauvais ni bon.



L'essence pure et brillante du soleil
n'est pas affectée par les ténèbres qui règnent durant des milliers de kalpas.
De la même façon, l'essence lumineuse de l'esprit
n'est pas obscurcie par les longs kalpas du samsara.



Bien que l'on puisse le dire vide,
l'espace est indescriptible.
De même, bien qu'on puisse le qualifier de lumineux,
Lui donner un nom ne prouve pas que l'esprit existe.
L'espace n'est pas localisable.
De même, l'esprit du mahamoudra est dépourvu de demeure.



Sans changement, repose sans attache dans l'état primordial;
sans doute tes liens vont se dénouer.
L'essence de l'esprit est comme l'espace,
aussi n'y a-t-il rien qu'il n'embrasse.
Laisse les mouvements de ton corps couler authentiquement,
cesse ton bavardage oiseux, que ta parole devienne un écho;
sans esprit, vois le dharma du saut.



Le corps, comme un bambou creux, est dépourvu de substance.
L'esprit est comme l'essence de l'espace, sans place pour les pensées.
Repose sans attache dans ton esprit tranquille, sans le brider ni le laisser vagabonder.
Lorsque l'esprit est sans but, cela est mahamoudra.
Un tel accomplissement réalise la suprême illumination.



La nature de l'esprit est lumineuse, sans objet de perception.
Tu découvriras le sentier du Bouddha lorsque la voie de la méditation n'est plus.
En méditant sur la non-méditation, tu réaliseras la suprême bodhi.



Telle est la suprême vision -- elle transcende fixation et saisie.
Telle est la suprême méditation -- sans vagabondage de l'esprit.
Telle est la suprême action -- sans effort.
Lorsqu'il n'y a plus ni espoir ni peur, le but est atteint.



L'alaya non née est dépourvu de vêtements et de voiles.
Laisse ton esprit reposer dans l'essence non née; ne distingue pas l'après-méditation de la méditation.
Lorsque les projections ont épuisé le dharma de l'esprit,
l'on atteint la suprême vision, libre de toutes limitations.



Profonde et sans limites est la méditation suprême.
Existant d'elle-même, sans effort, est l'action suprême.
Existant de lui-même, sans espoir, est le fruit suprême.
Au commencement l'esprit est semblable à un torrent turbulent.
Au milieu il est semblable au Gange, coulant doucement.
A la fin, il est semblable à la confluence de toutes les rivières,
à la rencontre du fils et de la mère.



Les adeptes du tantra, de la prajnaparamita,
du vinaya, des sutras et des autres religions,
ne verront pas le mahamoudra lumineux
au moyen de leurs textes et de leurs dogmes philosophiques.
Sans esprit, sans désir,
existant par soi-même, apaisé de soi-même,
cela est comme une vague.
La luminosité n'est voilée que par le surgissement de désir.



Le veritable voeu de samaya est rompu lorqu'on pense en termes de préceptes.
Si tu t'attardes sur l'ultime, si tu le perçois et ne t'en écartes point,
ta pratique est sainte, tu es une torche illuminant les ténèbres.



Dépourvu de desirs, ne demeurant pas aux extrêmes,
tu verras les dharmas de tous les enseignements.
Si tu persévères dans une telle attitude, tu te libéreras de la prison samsarique.
Si tu médites de cette façon, tu consumeras le voile des impuretés karmiques.
On te considérera dès lors comme le "Flambeau de la Doctrine".



Même les ignorants qui ne portent aucune dévotion à cet enseignement
pourront être sauvés par toi de leur incessante noyade dans le fleuve du samsara.
Il est dommage que les êtres endurent de telles souffrances dans les mondes inférieurs.
Celui qui veut se libérer de la souffrance doit trouver un gourou avisé.
Imprégné par l'adhisthana son esprit sera libéré.




Si tu trouves un karma moudra, alors s'élèvera la sagesse réalisant l'union de la joie et du vide.
L'union des moyens subtils et de la connaissance suscite des bénédictions.
Réalise cela et donne naissance au mandala.
Répands-le en tous lieux et distribue-le dans tout ton corps.



S'il n'y a pas de désir, viendra l'union de la joie et du vide.
Vis longtemps, sans cheveux blancs, et tu croîtras comme la lune.
Deviens radieux, et ta force sera parfaite.
Après avoir rapidement réalisé les siddhis relatifs,
il convient de chercher les siddhis absolus.
Que cet enseignement exact du mahamoudra demeure dans le coeur des êtres fortunés.




_________________
La vérité est la lumière de feu que te dicte ton coeur.
"Shanti-Om"


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damejane
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MessagePosté le: Mar 9 Sep 2008 - 21:32    Sujet du message: Soutras Répondre en citant

.Theravada  

 

Metta Sutta
L'amour universel 
 

Extrait du canon pali, Khuddaka Nikaya / V. Sutta Nipata / I. Uragavagga / 8. Karaniya Metta Sutta  
                                             
            http://www3.sympatico.ca/jonathan.cot-paru/metta.htm       


 



Voici ce qui doit être accompli par celui qui est sage, qui recherche le bien et a obtenu la Paix.             Qu'il soit appliqué, droit, parfaitement droit,             Docile, doux, humble, content,
            Aisément satisfait;
            Qu'il ne se laisse pas submerger par les affaires du monde,
            Qu'il ne se charge pas du fardeau des richesses,
            Que ses sens soient maîtrisés;
            Qu'il soit sage, sans orgueil
            Et ne s'attache pas aux familles.
            Qu'il ne fasse rien qui soit mesquin
            Et que les sages puissent réprouver.

            Que tous les êtres soient heureux.
            Qu'ils soient en joie et en sûreté.
            Toute chose qui est vivante,
            Faible ou forte,
            Longue, grande ou moyenne,
            Courte ou petite, visible ou invisible,
            Proche ou lointaine, née ou à naître,
            Que tous ces êtres soient heureux.
            Que nul ne déçoive un autre ni ne méprise aucun être
            Si peu que ce soit;
            Que nul, par colère ou par haine,
            Ne souhaite de mal à un autre.
            Ainsi qu'une mère au péril de sa vie surveille et protège son unique enfant,
            Ainsi avec un esprit sans limite doit-on chérir toute chose vivante,
            Aimer le monde en son entier,
            Au-dessus, au-dessous et tout autour,
            Sans limitation,
            Avec une bonté bienveillante et infinie.
            Étant debout ou marchant,
            Étant assis ou couché,
            Tant que l'on est éveillé on doit cultiver cette pensée.
            Ceci est appelé la suprême manière de vivre.
            Abandonnant les vues fausses,
            Ayant la vision intérieure profonde,
            Vertueux, débarassé des appétits des sens,
            Celui qui est perfectionné ne connaîtra plus la renaissance.

 

 




bien à vous : damejane  

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MessagePosté le: Mar 9 Sep 2008 - 21:37    Sujet du message: Soutras Répondre en citant

Le court mantra du Bouddha de médecine

 

  TAYATA OM BEKADZE BEKADZE MAHA BEKADZE BEKADZE RADZA SAMOUGATE SOHA

 

   Lama-racine dont la bonté est sans pareille,

  Roi des Shakya, Manjoushri, Shantarakshita et vous tous

  Qui tenez dans les mains ce profond soutra,

  Lamas directs et de la lignée, je vous rends hommage.

 

  Compatissants qui libérez les êtres accablés,

  Sept Sougata, Bouddha Shakyamouni et Saint Dharma,

  Manjoushri, Kyabdreul, Vajrapani, Brahma et Ishvara,

  Grands rois et yakshas, je vous rends hommage.

 

  Je vous présente toutes les offrandes réelles et imaginées,

  Transformées par la force du mantra, du samadhi et des souhaits,

  Je confesse toutes fautes et transgressions, me réjouis des vertus

  Supplie, invoque et destine ces vertus au grand Eveil.

 

  Tout ce qui n’a pas été accompli ou qui a dégénéré,

  Ce que j’ai fait ou poussé autrui à faire

  Avec un esprit perturbé,

  Soyez patient envers cela.

 

  Les agissements des êtres des temps dégénérés,

  De moindre mérite, en proie à l’ignorance et aux perturbations,

  Contraires aux souhaits des Arya,

  Soyez patient envers cela aussi.

 

  Sous l’influence de l’avarice et du manque de connaissance,

  J’ai fait de mauvaises offrandes ou les ai mal arrangées,

  Ô protecteur, dans votre grande compassion,

  Soyez patient envers cela aussi.

 

  Les comportements cyniques et inconvenants,

  Tout ce qui s’écarte ou va à l’encontre

  De ce rituel issu du soutra

  Soyez patient envers cela aussi.

 

  Tout ce qui était superflu ou inachevé,

  Les branches de ce rituel qui on dégénéré

  Et tout ce que j’ai omis,

  Soyez patient envers cela aussi.

 

  Restant uni à cette image,

  Pour le bien de tous les transmigrants,

  Accordez-nous les siddhis puissants et suprêmes,

  Et une longue vie exempte de maladies.

 

  OM SOUPRATISHTA VAJRAYE SOHA

 

  A la manière du Héros Manjoushri

  Et selon la pratique de Samantabhadra,

  Je destine pleinement tous ces mérites

  Pour pouvoir suivre leur exemple.

 

  Conformément à la suprême dédicace

  Louée par les Bouddha des Trois Temps,

  Je destine aussi toutes nos racines de vertu

  A la conduite sublime.

 

  L’assemblée des déités de Sangyé Menla

  Remplit toutes les sphères de l’espace d’infinies perfections,

  Certaines déversent une ondée de lotus versicolores,

  D’autres entonnent des chants propitiatoires,

  D’autres agissent pour triompher des adversités,

  Et toutes nous octroient une splendide prospérité.

 

  Réjouissez-vous de cette certitude

  Et d’une voix mélodieuse, je formulerai des souhaits

  Posant sur ma couronne ses pieds nimbés d’une éblouissante lumière blanche

  Qui y impriment l’ouverture magnifique et fortunée de la Koumouda,

  Maître suprême des dieux et des hommes,

  Au seigneur des Mouni, la lune de l’éloquence, je rends hommage.

 

  Manjoushri et le grand abbé Shantarakshita,

  Trisong Détsèn Yabsé Atisha,

  Losang Dragpa, le deuxième conquérant, et votre suite,

  A la faveur des excellentes qualités accumulées

  Par les suprêmes lamas racines et de la lignée,

  Puissent tous les différends et déclins cesser,

  Le bien et le bonheur augmenter comme la lune croissante.

  Que tout soit favorable à savourer la glorieuse perfection.

 

  Ayant accompli un océan de suprêmes prières et invoqué la vérité

  Pour les êtres sans protecteur qui, pendant le déclin des enseignements,

  N’ont pu être domptés par les autres conquérants semblables au soleil,

  A la faveur des excellentes qualités accumulées

  Par les sept Sougata, ces protecteurs des temps dégénérés,

  Puissent tous les différends et déclins cesser,

  Le bien et le bonheur augmenter comme la lune croissante.

  Que tout soit favorable à savourer la glorieuse perfection.

 

  Excellemment issus du lotus de la vaste langue du seigneur des Mouni,

  Les enseignements si admirés du Shakya, sont tels,

  Que même si on les accomplit dans leur période finale,

  On obtiendra l’essence de l’ambroisie d’immortalité.

  A la faveur des excellentes qualités accumulées

  Par ce souverain du vaste et profond soutra-pitaka,

  Puissent tous les différends et déclins cesser,

  Le bien et le bonheur augmenter comme la lune croissante.

  Que tout soit favorable à savourer la glorieuse perfection.

 

  A la faveur des excellentes qualités accumulées

  Par les enfants de la lignée qui accomplissent ce rituel du soutra,

  En récitant simplement le nom des rois des médecins des dix directions

  Et particulièrement les prières extensives du Bouddha enseignant

  Et des Sougata,

  Puissent tous les différends et déclins cesser,

  Le bien et le bonheur augmenter comme la lune croissante

  Que tout soit favorable à savourer la glorieuse perfection.

 

  Accomplie par la compassion des Sougata, le mantra, la foi, le samadhi

  Et les paroles de vérité, cette construction de joyaux,

  Demeure des rares et sublimes est au-delà des trois mondes.

  A la faveur des excellentes qualités accumulées

  Par ce suprême champ de Bouddha semblable à Soukhavati,

  Puissent tous les différends et déclins cesser,

  Le bien et le bonheur augmenter comme la lune croissante.

  Que tout soit favorable à savourer la glorieuse perfection.

 

  Colophon  

  Traduit à partir du Tibétain et  
de la traduction anglaise  
de D. Molk et Gueshé  

  Tsulga par C. Charrier.
 

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MessagePosté le: Mar 9 Sep 2008 - 21:38    Sujet du message: Soutras Répondre en citant

 
Theravada

Dhammapada - I - Versets conjugués  

Yamakavaggo pathamo 


 



Le mental est l'avant-coureur des conditions, le mental en est le chef, Les conditions sont façonnées par le mental.
Si , avec un mental impur, quelqu'un parle ou agit,
Alors la douleur le suit comme la roue suit le sabot du boeuf.
Le mental est l'avant-coureur des conditions, le mental en est le chef,
Les conditions sont façonnées par le mental.
Si, avec un mental pur, quelqu'un parle ou agit,
Alors le bonheur le suit comme l'ombre qui jamais ne le quitte.

"Il m'a maltraité, il m'a battu, il m'a vaincu, il m'a volé",
La haine de ceux qui chérissent de telles pensées n'est pas apaisée.
"Il m'a maltraité, il m'a battu, il m'a vaincu, il m'a volé",
La haine de ceux qui ne chérissent pas de telles pensées est apaisée.

Jamais la haine n'éteint les haines en ce monde.
Par l'amour seul les haines sont éteintes. C'est une ancienne loi.
Les autres ne connaissent pas qu'ici nous périssons,
Ceux qui connaissent cela en ont leurs querelles apaissées.

Celui qui demeure contemplant le plaisant, avec des sens non contrôlés,
Immodéré en nourriture, paresseux, inerte, celui-là, en vérité,
Mâra le renversera comme le vent renverse un arbre frêle.
Celui qui demeure contemplant le déplaisant, avec des sens bien contrôlés,
Modéré en nourriture, avec confiance et effort soutenu,
Mâra ne peut le renverser comme le vent ne peut renverser
une montagne de roc.

Celui qui, non sans souillures, dénué de contrôle de soi-même et d'essentialité,
Porterait la robe des moines, n'en serait pas digne.
Celui qui a vomi toutes les souillures, qui est bien établi dans les règles morales,
Pourvu du contrôle de soi-même et d'essentialité,
est vraiment digne de la robe des moines.
 



 



Dans ce qui n'est pas essentiel, ils voient l'essentiel, dans l'essentiel, ils voient le sans-essence.
Ceux qui demeurent dans le champ des idées fausses,
jamais n'arrivent à l'essentiel.
Ce qui est essentiel, ils le connaissent comme essentiel,
ce qui est sans-essence, ils le connaissent comme tel.
Ceux qui demeurent dans le champ des idées justes,
arrivent à l'essentiel.

De même que la pluie pénètre dans une maison au mauvais chaume,
Ainsi le désir pénètre un coeur non entraîné.
De même que la pluie ne pénètre pas dans une maison au chaume en bon état,
Ainsi le désir ne pénètre pas dans un coeur bien entraîné.

Il s'afflige dans cette vie, ils s'afflige après cette vie,
Dans tous les mondes celui qui fait le mal s'afflige.
Il s'afflige et périt, voyant son action impure.
Il se réjouit dans cette vie, il se réjouit après cette vie,
Dans tous les mondes le faiseur de bien se réjouit,
voyant ses actions pures.

Il se lamente dans cette vie, après cette vie il se lamente,
Dans tous les mondes celui qui fait le mal se lamente.
"J'ai fait le mal", ainsi se lamente-t-il,
allé vers les états misérables.
Il est joyeux dans cette vie, il est joyeux après cette vie,
Dans tous les mondes celui qui fait le bien est joyeux.
"J'ai fait le bien", encore plus est-il joyeux,
allé vers les états heureux.

Quoiqu'il récite beaucoup les textes, il n'agit pas en accord avec eux;
Cet homme inattentif est comme un gardien de troupeaux
qui surveille le troupeau d'un autre; Il n'a aucunement part
aux béatitudes de l'ascète.
Quoiqu'il récite peu les textes, il agit en accord avec le Dhamma[1]
,
Et se défaisant du plaisir sensuel, de la haine et de l'ignorance,
Connaissant selon la vérité, avec un coeur totalement libre,
Ne s'attachant à rien ici et après, Il prend part
aux béatitudes de l'ascète.
 

nota [1] : Dhamma, (en pali:  धम्म), se dit : Dharma, (en Sanscrit: धर्म).. 

 



Bien à vous : damejane 

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MessagePosté le: Mar 9 Sep 2008 - 21:41    Sujet du message: Soutras Répondre en citant

.



 




Soutra de la Lumière D'or  


le lien du site ==> 
    
          http://www.dailymotion.com/video/x47vd3_soutra-de-la-lumiere-dor_creation




 




texte d'explication par :   Lama   Kyabjé Thoubtèn Zopa Rinpoche   


 


le texte complet (en 159 pages).. est en Français, sur   le site   ==>    http://www.fpmt.org/
.
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MessagePosté le: Mar 9 Sep 2008 - 21:51    Sujet du message: Soutras Répondre en citant

 



Le Discours du Grand Véhicule
La Suprême Lumière d'Or 
Roi du Recueil des Soutras 
160 pages : 14,80 euros (ISBN : 2-911582-61-6) 
 
traduit du tibétain par  
Christian Charrier  
 


 


 
Pour lire ou téléchargerce texte

                               http://www.vajra-yogini.com/supreme.lumiere.or.html 



EXTRAIT : 


Les bienfaits de ce soutra  

Ce texte est très précieux. Source de paix et de bonheur, il est particulièrement puissant pour mettre fin à la violence dans le pays où il apporte une incroyable protection. L'écoute de ce texte purifie le karma.Ce texte accroît la réussite, notamment des dirigeants, rois ou présidents, en ce qu'il guide vers le bien et le bonheur. Quels que soient les problèmes auxquels nous sommes confrontés -l'approche de la mort, l'hostilité des dieux mettant un frein à toutes nos entreprises, la colère de nos amis, proches, conjoint, parents et serviteurs qui ne supportent pas la moindre de nos paroles-, si notre santé décline, si nous sommes la cible de mauvais sorts ou de démons, de cauchemars ou autres événements terrifiants, il faut alors prendre un bain, enfiler des habits propres et, l'esprit en paix, écouter la transmission de ce texte. Tout s'apaisera. L'écoute de ce texte crée de grands mérites et soulève l'admiration des bouddhas.

Quel que soit le pays où ce soutra est enseigné, tout le pays en retire des bienfaits. Son dirigeant ne subit aucun conflit et la maladie disparaît. L'harmonie règne, les querelles se dissipent et tous les habitants vivent heureux. Le dirigeant accorde la liberté religieuse et bénéficie de la constante protection des dévas. Réciter ce texte dans des lieux en guerre est particulièrement bénéfique. Cela favorise également la prospérité et la pluie se déverse au moment opportun.

Quiconque protège ce soutra, le mémorise ou contribue à son expansion, surpasse les huit êtres de ce monde et voit tous ses souhaits exaucés. Le Bouddha a demandé aux protecteurs de respecter ce texte, de lui adresser des offrandes et de toujours protéger les gens qui le mémorisent ou se contentent même de le lire. Ces gardiens ont alors promis d'aider et de combler toutes les aspirations de ces personnes.
Retenir ce texte ou lui adresser des offrandes revient à faire d'inconcevables dons au Bouddha. Si l'éveil est irréversible en quiconque entend le son des ces paroles sacrées, (sa vie étant toujours dirigée vers l'éveil) alors à plus forte raison en celui qui le garde en mémoire. La divinité Hamachiwa Pala a promis au Bouddha qu'elle protègerait le moine qui récite ce texte et pourvoirai à tous ses besoins, lui procurant des biens, stabilisant son esprit, etc.
Quiconque ne ferait qu'essayer de le lire ou de le comprendre obtiendrait un confort divin et humain pendant cent milliards d'éons, la célébrité, de parfaites récoltes, et deviendrait bouddha. Il ne fait aucun doute que la déesse de la terre apportera son soutien, si un seul chapitre, un seul nom de bodhisattva sont mentionnés.
Elle protègera les êtres qui lisent ou essaient d'en comprendre ne serait-ce qu'un quatrain et elle exaucera leurs souhaits. Les êtres qui n'en entendent qu'un quatrain ne chuteront jamais dans les mondes inférieurs. Le Bouddha a déclaré à la déesse de la terre que la personne qui entendrait un seul quatrain de ce soutra renaîtrait chez les dieux, que le karma négatif de cette personne serait effacé et qu'elle obtiendrait l'éveil.



Kyabjé Thoubtèn Zopa Rinpoché 


 



LIEN SOURCE  DE L'ARTICLE :  
 
 

 
 

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MessagePosté le: Mar 9 Sep 2008 - 21:52    Sujet du message: Soutras Répondre en citant

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Merveilleux et Sublime Cadeau dameJane!
merci!

Ambre


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MessagePosté le: Mar 9 Sep 2008 - 21:53    Sujet du message: Soutras Répondre en citant

.

Salut DameJane,
A toutes et à tous,

Je me joins à Ambre pour vous remercier pour cet inestimable trésor.
Longtemps j'ai recherché dans le Boudddhisme ce qu'il y avait, en fait, comme étant le plus précieux de tous les enseignements et le plus proche: celui du Coeur.
Mais j'avoue m'y replonger avec délice et bonheur.

Fraternellement.

Amilius


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MessagePosté le: Mar 9 Sep 2008 - 21:53    Sujet du message: Soutras Répondre en citant

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Mahayana

Soutra du coeur


Maha-Prajna-Paramita Hridaya Soutra








Le Bodhisattva Avalokiteshvara, étant parvenu à la parfaite
Sagesse Suprême, vit que les agrégats, avec lesquels nous essayons de comprendre
le Monde où nous vivons, sont artificiels et n'ont pas d'existence propre; ce sont ces
artifices, pris pour la réalité, qui sont causes de l'amertume et de la souffrance de tous
les Hommes.


Ô disciple, la forme n'est pas différente du Vide, ni le Vide de la forme.
La forme est Vacuité; la Vacuité est forme.
Il en va de même pour les sensations, les perceptions, les formations mentales et la conscience.


Ô disciple, toutes les choses dans ce monde se résolvent dans la Vacuité,
elles ne viennent pas à l'Être, elles ne cessent pas d'Être,
elles ne sont ni altérées, ni immaculées,
elles n'augmentent ni ne diminuent.
Ainsi, dans la Vacuité, il n'y a pas de forme, pas de sensation,
Pas de perception, de formation mentale, ni de conscience.
Pas d'yeux, pas d'oreille, pas de nez, de langue, de corps ni de mental.
Pas de forme, pas de son, pas d'odeur, de goût, de toucher, ni de pensée.
Pas non plus de conscience de ces choses depuis l'oeil jusqu'à la conscience mentale.
En soi seul, il n'y a ni interdiction, ni permission, ni aucun des douze chaînons,
ni mort, ni vieillissement, ni souffrance, ni cause de souffrance, ni science, ni savoir.


C'est en raison de cette Vacuité non-dualisante, ni artificielle, que les Bouddhas,
s'appuyant sur cette Sagesse Suprême, sont libérés des obstacles du mental.
Comme ils sont libérés de ces attachements mentaux, ils n'ont ni voile, ni crainte.
Ils sont libérés de toutes les perturbations et de toutes les illusions et à la fin
parviennent à l'Éveil parfait.
C'est en appliquant la quintessence de cette Sagesse Suprême
que tous les Réalisés des trois Temps réalisent l'Illumination Ultime.



Partez donc sur la Voie de la Sagesse Suprême avec le grand Verbe d'Incantation,
ce Mantra Ultime !
Mantra suscitant la Connaissance, mantra incomparable, insurpassé,
développant la faculté de mettre fin à toutes souffrances dans la Vérité sans faille.
C'est pourquoi ce mantra qui ouvre la Voie de la Sagesse Suprême doit être prononcé ainsi:


Gate Gate Paragate Parasamgate Bodhi Svaha


Cela est ainsi !





bien à vous :damejane

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MessagePosté le: Mar 9 Sep 2008 - 21:56    Sujet du message: Soutras Répondre en citant




Sutra du coeur.


Quelques vidéos



Buddhist Chant - Heart Sutra (Mandarin) by Imee Ooi




heart sutra




Heart Sutra (Sanskrit) Buddhist chanting




Heart Sutra - Yang Jin (Tibet)






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MessagePosté le: Mer 10 Sep 2008 - 20:57    Sujet du message: Soutras Répondre en citant

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Le Soutra du Diamant"Soutra de la Parfaite Sagesse"
 


 


1. Ainsi ai-je entendu. Un jour, le Bouddha s'était retiré à Anâthapindada dans le bosquet de Jeta près de Srâvastî, avec un groupe de 1250 moines. Ce jour-là, l'Honoré du Monde enfila sa robe et prit son bol à aumônes pour mendier dans la grande ville de Srâvastî. Au cœur de la ville, il sollicita chacun puis il retourna à son lieu de résidence pour déjeuner. Ayant retiré sa robe et rangé son bol, il se lava les pieds, sortit son coussin et s'assit. 2. En ce temps-là, le vénérable Subhûti participait à la grande congrégation. Il se leva alors, ajusta ses vêtements, et posa son genou droit à terre. Ayant joint ses paumes en signe de respect, il s'adressa au Bouddha : « Honoré du Monde, extraordinaire est l'attention parfaite du Tathâgata[1] pour les Bodhisattvas mais également parfaite votre confiance envers les Bodhisattvas. Honoré du monde, de quelle manière de bons enfants pourraient-ils engendrer le lieu du suprême et inégalé état d'éveil ? Comment pourraient-ils maîtriser leur esprit ?
Le Bouddha répondit : « Excellent ! Excellent ! Subhûti, comme tu l'as dit, le Tathâgata est parfaitement attentif aux Bodhisattvas et parfaite est sa confiance envers les Bodhisattvas. Si vous écoutez attentivement, je vous expliquerais comment de bons enfants, fils et filles, pourront engendrer l'état d'éveil et y résider, et comment ils pourront ainsi maîtriser leur esprit. »
« Oui, Honoré du Monde, je vous écouterai avec joie. »
3. Le Bouddha s'adressa à Subhûti en disant : « Les Bodhisattva-mahàsattvas maîtriseront ainsi leur esprit : Où il y a le moindre être sensible, qu'il soit né d'un œuf ou d'une matrice, engendré dans l'eau ou par mutation, qu'il y ait forme ou non, qu'il soit doué de pensée ou non, qu'il ait eu une conscience ou non, je les aiderai tous à se libérer pour entrer dans le Nirvâna. Ainsi, bien que libérant les êtres sensibles sans mesures, sans calculs et sans limites, dans la réalité, il n'y a pas d'êtres sensibles qui atteindront cette libération. Qu'est-ce à dire ? Subhûti, si un bodhisattva a l'image de soi-même, l'image d'une personne, l'image d'un être ou l'image d'une âme, alors, il n'est pas un bodhisattva.
4. De plus, Subhûti, un bodhisattva qui suit le Dharma ne s'installerait pas dans la pratique de la charité. C'est-à-dire qu'il ne s'installerait pas dans les formes de la charité. Ni même dans les sons, les odeurs, les goûts, les sensations tactiles ou les idées de charité. Subhûti, un bodhisattva serait ainsi charitable sans avoir à assumer de telles images. Pourquoi ? Si un bodhisattva ne s'identifie pas aux images de la charité, sa véritable vertu est incommensurable.
Qu'en penses-tu Subhûti ? Vers l'Est, la distance peut-elle être mesurée ou non ? »
« -Non, Honoré du Monde. »
« -Subhûti, vers le Sud, l'Ouest, le Nord, le Centre, le Zénith et le Nadir, la distance peut-elle être mesurée ou non ? »
« - Non, Honoré du Monde. »
« - Subhûti, la vertu sacrée d'un bodhisattva qui ne s'installe pas dans des représentations de la charité est également semblable. On ne peut la mesurer. Subhûti, les bodhisattvas peuvent uniquement se fier à cet enseignement. »
5. « Subhûti, qu'en penses-tu ? On peut reconnaître le Tathâgata par les trente deux signes du Bouddha, non ? »
« Non, Honoré du Monde. On ne peut pas reconnaître le Tathâgata par ses signes corporels. Et pourquoi cela ? Le Tathâgata a expliqué que les signes du Tathâgata n'étaient pas des signes corporels. »
Le Bouddha s'adressa à Subhûti disant : « Les signes que possèdent les personnes ordinaires sont tous vides et erronés. Si l'on peut percevoir que ces signes ne sont pas des signes, alors on reconnaît le Tathâgata. »
6. Subhûti dit au Bouddha : « Honoré du Monde, n'est-il pas douteux que des êtres doués de sensations entendant ce discours atteignent la foi parfaite ? »
Le Bouddha répondit à Subhûti : « Ne dis pas cela. Pendant la période de cinq cents ans qui suivra la mort du Tathâgata, ceux qui observeront les préceptes et cultiveront la volonté sacrée pourront atteindre l'esprit de la foi à partir de cet enseignement parce qu'il est authentique. Il est certain que ceux-ci n'ont pu approcher un Bouddha, deux Bouddha, trois, quatre, ou cinq Bouddha pour planter les bonnes racines. Ils ont planté les bonnes racines près d'un nombre incalculable de centaines de milliers de Bouddha. En écoutant ces enseignements, même sous la forme d'une simple récitation, ils atteindront la pure Foi. Subhûti, le Tathâgata sait parfaitement et voit parfaitement que ces êtres doués de sensations atteindront ainsi une telle vertu sans limites. Pourquoi ? Ces êtres doués des sens ne retourneront pas aux images d'un moi, aux images d'une personnalité, aux images d'un être doué de sensation ou à l'image d'une âme. Ils ne possèderont aucune image du Dharma pas plus que du non-Dharma. Pourquoi ? Si l'esprit de ces êtres sensibles était accroché à de telles images, ils s'attacheraient à un moi, à une personnalité, aux sens et à une âme. S'ils s'accrochent à des images du Dharma, ils s'attacheront à un moi, à une personnalité, aux sens et à une âme. Pourquoi ? S'ils s'accrochent aux images du non-dharma, ils s'attacheront à un moi, à une personnalité, aux sens et à une âme. C'est pourquoi on ne peut s'accrocher au Dharma ni au non-dharma. C'est à cause de cela que le Tathâgata dit toujours, « Moines ! Sachez que mon enseignement oral du Dharma est comme un radeau de bambous. Le Dharma que l'on honore doit être abandonné. Alors, combien plus ce qui n'appartient pas au Dharma ? »
7. « Subhûti, qu'en penses-tu ? Le Tathâgata a atteint l'éveil suprême et indépassable, non ? Le Tathâgata a un enseignement du Dharma, n'est-ce pas ? »
Subhûti répondit : « Si j'ai compris la signification du sermon de Bouddha, il n'y a aucun Dharma que l'on pourrait appelé « le suprême et indépassable éveil ». Aussi, n'y a-t-il pas de Dharma fiable que le Tathâgata pourrait enseigner. Pourquoi ? Les Dharmas expliqués par le Tathâgata sont intangibles et inexprimables. Il n'y a ni Dharmas ni non-dharmas. Pourquoi cela ? Tous les Sages font des discriminations à partir du Dharma inconditionné[2]. »
8. « Subhûti, qu'en penses-tu ? Si une personne remplissait le trisahasra-mahàsahasra-lokadhàtu[3] avec les sept trésors[4] dans le but de faire la charité alors la vertu méritoire de cette personne serait complète, n'est-ce pas ? »
Subhûti répondit : « Tout à fait complète, Honoré du Monde. Pourquoi ? Cette vertu méritoire alors ne serait plus une nature méritoire. C'est pourquoi le Tathâgata a dit que sa vertu méritoire serait complète. »
« Si, de nouveau, il y a une personne qui reçoit et respecte seulement quatre lignes des vers de ce sûtra et les explique à une autre personne, le mérite de cette personne dépassera celui de quiconque. Pourquoi ? Subhûti, les Dharmas de tous les Bouddha qui ont atteint l'Eveil suprême et inégalé de Bouddha proviennent de ce Sûtra. Subhûti, alors les Dharmas de ces Bouddha ne sont pas le Dharma du Bouddha. »
9. « Subhûti, qu'en penses-tu ? Celui qui entre dans le courant[5] est susceptible de penser : « J'ai réussi à entrer dans le courant ». N'est-ce pas ? »
Subhûti répondit : « Non, Honoré du Monde. Pourquoi ? L'entrée dans le courant est le nom qui désigne l'action d'entrer dans le courant et nulle part ailleurs . Il ne s'agit pas d'entrer dans les formes, les sons, les odeurs, les goûts, le toucher ou les idées. C'est ce qu'on appelle l'entrée dans le courant ».
« Subhûti, qu'en penses-tu ? Celui qui une fois est revenu[6] est susceptible de penser : « j'ai atteint l'état de celui qui une fois est revenu », n'est-ce pas ? »
Subhûti répondit : « Non, Honoré du Monde. Pourquoi ? Une fois revenu est le nom d'une arrivée de plus et en réalité, sans autre future arrivée. C'est ce qu'on appelle Une fois revenu. »
« Subhûti, qu'en penses-tu ? Le Sans-retour[7] est susceptible de penser : « j'ai atteint l'état de non-retour. » N'est-ce pas ? »
Subhûti répondit : « Non, Honoré du Monde. Pourquoi ? Sans-Retour signifie que l'on est arrivé dans un lieu au-delà duquel il n'y a plus rien et qui n'a, en réalité, aucun contraire. C'est pourquoi on l'appelle Sans-retour. »
« Subhûti, qu'en penses-tu ? Le Sage[8] est susceptible de penser : « j'ai atteint l'illumination des sages », n'est-ce pas ? »
Subhûti répondit : « Non, Honoré du Monde. Et pourquoi ? Il n'y a rien, réellement, que l'on pourrait appeler un sage. »
« Honoré du Monde, si un sage pouvait penser : « J'ai atteint l'illumination ! » alors ce serait à cause de l'attachement au moi, à la personnalité, aux sens et à l'âme. Honoré du Monde, le Bouddha a dit que j'ai atteint le samàdhi de la non-discrimination qui, entre tous, est le meilleur. C'est le meilleur parce que je suis libre du désir d'être un Sage. Je ne pense pas : « Je suis libre du désir d'être un Sage ! ». Honoré du Monde, si j'en étais à penser : « J'ai atteint l'Illumination d'un Sage ! » alors, l'Honoré du Monde ne pourrait plus dire que Subhûti est un pratiquant de la forêt merveilleuse, parce qu'en réalité Subhûti ne pratique en aucun lieu. Et ainsi on l'appelle « Subhûti, le pratiquant de la forêt merveilleuse [9]».
10. Le Bouddha s'adressa ainsi à Subhûti : « Qu'en penses-tu ? Quand le Tathâgata, auparavant, rencontra le Bouddha Dîpamkara[10], il avait atteint le Dharma que ce Bouddha possédait, n'est-ce pas ? »
« Non, Honoré du Monde. Quand le Tathâgata rencontra le Bouddha Dîpamkara, en réalité, il n'avait pas atteint ce Dharma. »
« Subhûti, qu'en penses-tu ? Les Bodhisattvas ornent les terres du Bouddha, n'est-ce pas ? »
« Non, Honoré du Monde. Et pourquoi ? Orner les terres du Bouddha n'est pas une ornementation. Ornementation n'est qu'un nom. »
« C'est pourquoi, Subhûti, le bodhisattvas-mahàsattva obtiendra ainsi l'élévation jusqu'au pur esprit. Il ne demeurera pas dans l'univers des formes quand il atteindra cet esprit, ni ne résidera dans les sons, les odeurs, les goûts, le toucher ou les idées quand il s'élèvera à cet esprit. Ceux qui s'élèvent jusqu'à cet esprit ne peuvent demeurer en aucune résidence. Subhûti, c'est exactement comme une personne dont le corps serait semblable au Mont Sumeru. Qu'en penses-tu ? Son corps serait immense, n'est-ce pas ? »
Subhûti répondit : « Plutôt gigantesque, Honoré du Monde. Pourquoi ? Le Bouddha a dit qu'il n'y a pas un corps qu'on peut dire immense. »
11. « Subhûti, supposons qu'il y ait des Gange aussi nombreux que tout le sable contenu dans le Gange lui-même. Qu'en penses-tu ? Tout ce sable contenu dans l'ensemble des Gange ferait une grande masse de sable, n'est-ce pas ? »
« Effectivement, Honoré du Monde. Simplement, tous ces Gange seraient si nombreux qu'on ne pourrait les dénombrer. Alors comment évaluer leur quantité de sable ? »
« Subhûti, je vais te le dire franchement, s'il y avait une bonne descendance aussi nombreuse que le sable de tous ces Ganges et qui remplissait l'univers avec les sept trésors dans un but charitable, ils obtiendraient beaucoup de mérites, n'est-ce pas ? »
Subhûti répondit : « Vraiment beaucoup, Honoré du Monde. »
Le Bouddha s'adressa à Subhûti : « Si un bon fils ou une bonne fille recevait et observait seulement quelques lignes de l'enseignement de ce sutra et qu'il l'explique à un autre, sa vertu bénie surpasserait la vertu bénie de quiconque.
12. De plus, Subhûti, comme il est dit, où ce Sutra est étudié, même s'il ne s'agit que de quatre lignes de son enseignement, il est assuré que les dieux, les hommes ou les esprits de tous les mondes offriront leur soutien à ce lieu comme s'il s'agissait d'un temple ou d'une pagode bouddhiste. Combien plus s'il y a quelqu'un capable de le recevoir, le garder, le lire et le réciter en entier ? Subhûti, il sera dit que cette personne vit le suprême, le meilleur et le plus extraordinaire Dharma. Si ce Sutra réside dans sa demeure, alors c'est comme si le Bouddha habitait là, honoré par ses disciples. »
13. Alors, Subhûti dit au Bouddha : « Honoré du Monde, quel sera le nom de ce sutra ? Comment allons-nous le transmettre et observer son enseignement ? »
Le Bouddha s'adressa à Subhûti : « Le nom de ce sutra est La Sagesse parfaite comme un diamant.[11] C'est avec ce titre que tu le transmettra et l'observera. Pourquoi cela ? Subhûti, le Bouddha dit que c'est la perfection de la sagesse[12], alors ce n'est pas la perfection de la sagesse.
Subhûti, qu'en penses-tu ? Le Tathâgata a une interprétation du Dharma, n'est-ce pas ? »
Subhûti dit au Bouddha : « Honoré du Monde, le Tathâgata n'a aucune interprétation. »
« Subhûti, qu'en penses-tu ? Les particules qui composent l'univers sont nombreuses, n'est-ce pas ? »
Subhûti répondit : « Enormément, Honoré du monde. »
« Subhûti, le Tathâgata a dit que les atomes ne sont pas des atomes. On les appelle « atomes ». Le Tathâgata a expliqué que les mots ne sont pas des mots. On les appelle « mots ». Subhûti, Qu'en penses-tu ? On peut reconnaître le Tathâgata par 32 signes, n'est-ce pas ? »
Non, Honoré du monde. On ne peut pas reconnaître le Tathâgata par 32 signes. Et pourquoi cela ? Le Tathâgata a expliqué que les 32 signes ne sont pas des signes. On les appelle les « 32 signes ».
« Subhûti, suppose qu'il y ait de bons fils et de bonnes filles qui fassent la charité et qui soient aussi nombreux que les grains de sable au fond du Gange. Et suppose également qu'il y ait une personne qui reçoive et conserve quatre lignes de ce Sûtra et les explique à une autre personne. Son mérite serait encore plus grand.
14. Alors, Subhûti ayant entendu l'explication du Sûtra, eut une profonde compréhension de sa signification. Il pleura à chaudes larmes et se lamenta puis s'adressa au Bouddha, disant : « C'est une chose extraordinaire, Honoré du Monde, que le Bouddha expose un Sûtra aussi profond que celui-ci. Depuis le temps où j'ai acquis l'œil de Sagesse, je n'avais jamais entendu un semblable Sûtra. Honoré du Monde, s'il y a une autre personne qui entende ce Sûtra avec un esprit empli d'une foi pure, alors en elle s'élèvera le signe de la réalité. On pourra dire que cette personne a obtenu la meilleure, la plus extraordinaire vertu. Honoré du Monde, le signe de la réalité est le contraire d'un signe. C'est pourquoi le Tathâgata a dit qu'on l'appelait le « signe de la réalité ». Honoré du Monde, ainsi ayant entendu ce Sûtra et l'ayant compris avec foi, le recevant et le respectant, il m'apparaît maintenant sans aucune difficulté. Si les Etres sensibles qui sont venus au monde ces cinq cents dernières années entendent ce Sûtra, avec une compréhension pleine de foi, le reçoivent et le respectent, alors ils seront transformé de façon extraordinaire. Pourquoi cela ? Ces personnes n'auront pas les images d'un moi, les images d'une personnalité, les images d'une conscience ou les images d'une âme. Et pourquoi cela ? Les images du moi sont absence de signe. Les images de la personnalité, les images de la conscience, et les images d'une âme sont absence de signe. Et pourquoi cela ? Etre libre de toute image est par conséquent ce qu'on appelle un Bouddha.
Le Bouddha s'adressant à Subhûti dit : « C'est ainsi, c'est ainsi. Si quelqu'un entendant ce Sûtra n'est ni étonné, ni inquiet et sans crainte, on saura que cette personne est la plus extraordinaire. Et pourquoi cela ? Subhûti, l'exposition par le Tathâgata de la première perfection[13] n'est pas la première perfection. On l'appelle la première perfection. Subhûti, la perfection de tolérance[14], que le Tathâgata a expliquée n'est pas la perfection de tolérance. Et pourquoi cela ? Subhûti, j'ai eu, dans le passé, mon corps coupé en morceaux par le Roi Kalinga et à ce moment-là, je n'avais pas l'image d'un moi, l'image d'une personnalité,l'image d'une conscience ni l'image d'une âme. Et pourquoi cela ? Dans ce passé, j'ai été démembré morceau par morceau. Si j'avais eu l'image d'un moi, d'une personne, d'une conscience ou d'une âme, je serais devenu furieux et révolté. De plus, Subhûti, je me souviens que dans mes cinq cent dernières incarnations, j'ai été un ascète pratiquant la tolérance. Dans cette incarnation, j'étais sans image d'un moi, d'une personnalité, d'une conscience ou d'une âme. C'est pourquoi, Subhûti, le Bodhisattva doit être libre de toute image lorsqu'il engendre la suprême et indépassable bodhicitta. Il ne doit pas résider dans des formes lorsqu'il développe cet esprit. Il ne doit pas résider dans les sons , les odeurs, les goûts, les sensations tactiles, où les idées quand cet esprit s'élève. Il doit s'installer ici-maintenant. S'il a une demeure en son esprit, il doit la changer en non-demeure. C'est pourquoi le Bouddha a dit que l'esprit d'un bodhisattva ne réside pas dans les formes de la charité. Subhûti, le bodhisattva qui accorde ses bénédictions sur tous les êtres vivants sera ainsi charitable. Le Tathâgata parle authentiquement, réellement, sans tricher et sans contradictions. Subhûti, si l'esprit d'un bodhisattva réside dans le Dharma alors qu'il pratique la charité, c'est comme une personne entrant dans l'obscurité et ne distinguant plus rien. Si l'esprit d'un bodhisattva ne réside pas dans le Dharma lorsqu'il pratique la charité, c'est comme une personne qui posséderait des yeux pour voir la lumière du soleil qui illumine toute la variété des formes. Subhûti, dans l'avenir, il y aura de bons fils et de bonnes filles capables de recevoir, observer, lire et réciter ce qui se trouve dans ce Sûtra. Car le Tathâgata sait totalement et voit totalement tous les êtres avec la sagesse du Bouddha. Je peux dire qu'ils atteindront tous la perfection de cette vertu sans mesure et sans limite.
15. « Subhûti, suppose qu'il y ait de bons fils et de bonnes filles qui, le matin, aussi nombreux que les grains de sables du Gange, se livrent à la charité, qui, l'après-midi, aussi nombreux que les grains de sable du Gange, se livrent à la charité, qui, le soir, aussi nombreux que les grains de sable du Gange, se livrent à la charité, et ainsi pendant un nombre incommensurable de billions de kalpas se livrent à la charité. Suppose, à nouveau, qu'il y ait une personne qui entende ce Sûtra avec un esprit empli de foi, sans contrainte, sa félicité surpassera la leur. Combien plus s'il copie, reçoit, observe, lit et récite le Sûtra, et l'explique à d'autres personnes ? Subhûti, pour aller à l'essentiel, ce Sûtra a une signification qui est inconcevable, inexprimable et d'une vertu sans limite. Le Tathâgata l'expose pour ceux qui suivent la Voie du Grand Véhicule et aussi pour ceux qui suivent la Voie du Suprême Véhicule. Si une personne set capable de recevoir, d'observer, de lire et de réciter ce Sûtra et de l'expliquer largement à une autre personne, le Tathâgata sait parfaitement et voit complètement qu'une telle personne atteindra la perfection d'une insondable, inexprimable, illimitée et inconcevable vertu. Ainsi une telle personne poursuit par conséquent la suprême et inégalée bodhi du Tathâgata[15]. Et pourquoi cela ? Subhûti, si l'on éprouve de la satisfaction dans le moindre Dharma, c'est un attachement à l'image du moi, l'image d'une personne, l'image d'êtres vivants, et l'image d'une âme. Aussi, il n'y a pas la possibilité de recevoir, d'observer, de réciter ou d'expliquer à une autre personne ce que contient ce Sûtra. Subhûti, où qu'il réside et quel que soit l'endroit, si là est ce Sûtra, les dieux, les humains et les asuras de tous les mondes offriront là des présents. On saura que cet emplacement est maintenant une pagode. Tous lui montreront du respect par des circumambulations, en éparpillant des fleurs et en brûlant de l'encens tout autour.
16. « De plus, Subhûti, si de bons fils et de bonnes filles qui reçoivent, observent, lisent et récitent ce Sûtra sont dédaignés ou insultés, ils auront commis de mauvaises actions dans des vies antérieures et à cause de cela, seront tombés dans des sentiers désagréables. A cause de cela, ils sont méprisés et insultés dans cette vie présente par autrui. Quand les actions mauvaises de leurs vies antérieures auront été extirpées, ils atteindront la suprême et inégalée bodhi. Subhûti, je me rappelle que dans le passé, un incommensurable asaïkhya d'éons auparavant, avant que je ne soit en compagnie du Bouddha Dîpamkara, j'ai rencontré quatre vingt quatre quintillions[16] de Bouddha, je leur ai tous fait des offrandes et j'ai accompli toutes les tâches sans la moindre faute. Suppose à nouveau qu'il y ait quelqu'un dans prochaine ère qui soit capable de recevoir, observer, lire et réciter ce Sûtra et d'en tirer profit. Le mérite de mes offrandes à tous ces Bouddha ne peut être comparé au centième de ses mérites. Même un trillionième de ses mérites ne pourrait lui être comparé. Subhûti, si je devais énoncer complètement l'extension du mérite atteint par ces bons fils ou ses bonnes filles dans la prochaine ère qui recevront, observeront, liront et réciteront ce Sûtra, certains esprits dans cette assemblée en deviendraient confus, incrédule et ne pourraient y croire. Subhûti, on doit savoir que la signification de ce Sûtra est inconcevable. Le fruit de sa récompense l'est également.
17. A ce moment, Subhûti dit au Bouddha, « Honoré du Monde, où résideront les bons fils et les bonnes filles quand ils engendreront la suprême et indépassable bodhicitta ? Comment maîtriseront-ils leur esprit ?[17]
Le Bouddha répondit à Subhûti : « Les bons fils et les bonnes filles engendrant la suprême inégalée bodhicitta donneront jour à cette pensée : « Je libèrerai tous les êtres vivants. Ayant libéré tous les êtres vivants, il n'y aura aucun êtres vivants qui soient libérés ». Pourquoi cela ? Subhûti, si un bodhisattva a l'image d'un moi, l'image d'une personne, l'image d'un être vivant ou l'image d'une âme, alors il n'est pas un bodhisattva. Pourquoi cela ? Subhûti, en réalité, il n'y a personne qui ait la suprême et indépassable bodhicitta. Subhûti, qu'en penses-tu ? Quand le Tathâgata était avec le Bouddha Dîpamkara, il possédait le Dharma et pouvait atteindre la suprême et indépassable bodhi, n'est-ce pas ? »
« Non, Honoré du Monde. Comme j'ai compris l'enseignement du Bouddha, quand celui-ci était avec le Bouddha Dîpamkara, il ne possédait pas le Dharma qui permettait d'atteindre la suprême et indépassable bodhi. »
Le Bouddha répondit : « C'est ainsi, c'est ainsi. Subhûti, en réalité il n'y a aucun Dharma existant que le Tathâgata ait atteint dans la suprême et inégalée bodhi. Subhûti, s'il y avait un Dharma que le Tathâgata ait atteint dans la suprême et inégalée bodhi, le Bouddha Dîpamkara, alors, n'aurait pas donné de prédiction, disant : « Vous apparaîtrez dans une vie future comme Bouddha appelé Sâkyamuni ». Puisqu'en réalité il n'y a pas de Dharma actuellement afin d'atteindre la suprême et inégalée bodhi, le Bouddha Dîpamkara m'a octroyé une prédiction disant : « Tu apparaîtras dans une vie future comme Bouddha dont le nom sera Sâkyamuni » Pourquoi cela ? Tathâgata[18] est en fait l'essence des choses. Suppose qu'il y ait une personne qui dise que le Tathâgata a atteint la suprême et inégalable bodhi. Subhûti, en réalité, il n'y a aucun Dharma dans l'acquisition par le Bouddha de la suprême et inégalée bodhi. Subhûti, dans l'acquisition du Tathâgata de la suprême et inégalée bodhi, il n'y a ni vérité ni mensonge. C'est pourquoi le Tathâgata dit que tous les Dharmas sont les Dharmas du Bouddha. Subhûti, ce qu'on appelle « tous les Dharmas »,alors, ne sont pas tous les Dharmas. C'est pourquoi on les appelle « tous les Dharmas ». Subhûti, pour exemple, prends une personne dont le corps est colossal ».
Subhûti répondit : « Honoré du Monde, le Tathâgata a dit que la personne qui a un corps de colosse, alors, n'a pas un grand corps. On dit qu'il a un grand corps. »
« Subhûti, le bodhisattva est ainsi. Si quelqu'un dit : « Je libérerai le nombre incommensurable des êtres vivants » alors on ne peut l'appeler un bodhisattva. Pourquoi cela ? Subhûti, en réalité, y a-t-il quoi que se soit qui s'appelle bodhisattva ? C'est pourquoi le Bouddha a dit que tout est dépourvu de moi, dépourvu de personne, dépourvu d'êtres vivants et dépourvu d'âme. Subhûti, si un bodhisattva disait « J'ornerai la terre du Bouddha ». On ne peut l'appeler un bodhisattva. Pourquoi cela ? Le Tathâgata a dit que l'ornementation de la terre du Bouddha n'est pas de l'ornementation. On l'appelle ornementation. Subhûti, si un bodhisattva pénètre dans la vacuité des choses, le Tathâgata dit qu'on le déclare un authentique bodhisattva. »
18. « Subhûti, qu'en penses-tu ? Le Tathâgata possède l'œil de chaire, n'est-ce pas ? »
« C'est ainsi Honoré du Monde. Le Tathâgata possède l'œil de chaire. »
« Subhûti, qu'en penses-tu ? Le Tathâgata possède l'œil céleste, n'est-ce pas ? »
« C'est ainsi Honoré du Monde. Le Tathâgata possède l'œil céleste. »
« Subhûti, qu'en penses-tu ? Le Tathâgata possède l'œil de sagesse, n'est-ce pas ? »
« C'est ainsi Honoré du Monde. Le Tathâgata possède l'œil de sagesse. »
« Subhûti, qu'en penses-tu ? Le Tathâgata possède l'œil du Dharma, n'est-ce pas ? »
« C'est ainsi Honoré du Monde. Le Tathâgata possède l'œil du Dharma. »
« Subhûti, qu'en penses-tu ? Le Tathâgata possède l'œil du Bouddha, n'est-ce pas ? »
« C'est ainsi Honoré du Monde. Le Tathâgata possède l'œil du Bouddha. »
« Subhûti, qu'en penses-tu ? A propos des grains de sable du Gange, le Bouddha en a parlé, n'est-ce pas ? »
« C'est ainsi Honoré du Monde. Le Tathâgata a parlé de ces grains de sable. »
« Subhûti, qu'en penses-tu ? Comme ces grains de sable dans le Gange, imagine qu'il y a autant de Gange que de grains de sable et qu'il y a autant de monde du Bouddha que de grains de sable dans tous ces fleuves. Cela ferait beaucoup de mondes, n'est-ce pas ? »
« énormément, Honoré du Monde. »
Le Bouddha s'adressant encore à Subhûti dit : « Sur ces terres, il y a des êtres vivants possédant différentes formes d'esprit, que le Tathâgata connaît parfaitement. Pourquoi cela ? Le Tathâgata a dit que les esprits n'étaient pas des esprits mais étaient appelés ainsi. Et pourquoi cela ? Subhûti, l'esprit passé est inatteignable, l'esprit présent est inatteignable et l'esprit futur est inatteignable. »
19. « Subhûti, qu'en penses-tu ? Suppose qu'une personne remplisse le cosmos avec les sept trésors dans un but de charité. Cette personne par ces causes et conditions obtiendrait de nombreux mérites, n'est-ce pas ? »
« C'est ainsi Honoré du Monde. Cette personne par ces causes et conditions obtiendrait vraiment de nombreux mérites. »
« Subhûti, si ces actions bénies étaient réelles, le Tathâgata n'aurait pas dit que cette personne avait obtenu beaucoup de mérites. Parce que les actions bénies n'existent pas, le Tathâgata dit que la personne obtiendrait beaucoup de mérites. »
20. « Subhûti, qu'en penses-tu ? Le Bouddha peut être reconnu dans la forme parfaite de son corps, n'est-ce pas ? »
« Non, Honoré du Monde. Le Tathâgata ne peut pas être reconnu dans la forme parfaite de son corps. Et pourquoi cela ? Le Tathâgata a dit que la forme parfaite de son corps n'est pas une forme parfaite du corps. On l'appelle une forme parfaite du corps. »
« Subhûti, qu'en penses-tu ? Le Bouddha peut être reconnu par les signes parfaits, n'est-ce pas ? »
« Non, Honoré du Monde. Le Tathâgata ne peut pas être reconnu par les signes parfaits. Et pourquoi cela ? Le Tathâgata a dit que les signes de perfection n'étaient pas parfaits. Ils sont appelés signes de perfection.
21. « Subhûti, ne dis pas que le Tathâgata forme cette pensée : « J'aurai une vision du Dharma ». Ne forme pas cette pensée. Et pourquoi cela ? Si des personnes disent que le Tathâgata a une vision du Dharma, alors elles ont calomnié le Bouddha car elles sont incapables de comprendre pourquoi je parle ainsi. Subhûti, le Dharma qui est dit manque du Dharma que l'on peut dire. On l'appelle le Dharma parlé. »
Alors, le Vénérable Subhûti dit au Bouddha : « Honoré du Monde, n'est-il pas douteux qu'il y ait des êtres vivants dans les prochaines ères futures qui donneront naissance à des esprits remplis de foi car ils auront entendu ce Dharma ? »
Le Bouddha répondit : « Subhûti, l'être vivant d'un être vivant, le Tathâgata l'a dit, n'est pas un être vivant. On l'appelle ainsi. »
22. Subhûti dit au Bouddha : « Honoré du Monde, l'obtention par le Bouddha de la suprême et inégalable bodhi est-elle obtention de rien du tout ? »
Le Bouddha répondit : « C'est ainsi, c'est ainsi. Subhûti, dans ma suprême et inégalée bodhi, il n'y a pas la plus mince chose qui puisse être obtenue. C'est ce qu'on appelle la suprême et inégalée bodhi. »
23. « De plus, Subhûti, le Dharma est équanimité, sans haut ni bas. C'est ce qu'on appelle la suprême et inégalée bodhi. En ayant ni moi, ni personne, ni être sensible, ni âme et cultivant tout ce qui est bon, ainsi, on atteint cette suprême et inégalable bodhi. Subhûti, les mots « ce qui est bon », le Tathâgata l'a dit, ne sont pas de bonnes choses. On les appelle seulement ainsi.
24. « Subhûti, suppose qu'une personne ait accumulé des montagnes comme le Mont Sumeru ou une quantité incommensurable des sept trésors d'une telle taille et en nombre semblable au Mont Sumeru dans un but de charité. Si une personne reçoit, observe, lit et récite seulement quatre lignes des versets du Sûtra de la Perfection de Sagesse, et les explique à d'autres, le mérite du premier ne pourra atteindre le centième du second. La trillionième partie, elle-même, ne pourrait lui être comparée.
25. « Subhûti, qu'en penses-tu ? Dirais-tu que le Tathâgata a cette pensée : « Je sauverai les êtres vivants ». Subhûti, il ne pourrait avoir cette pensée. Pourquoi cela ? En réalité, pour le Tathâgata, il n'y a pas d'êtres vivants à sauver. S'il y en avait, alors, le Tathâgata aurait un moi, une personnalité, un être sensitif et une âme. Subhûti, le Tathâgata a dit que posséder un moi n'est pas posséder un moi. Alors que les hommes dans l'illusion voient différents êtres et sont contraints de s'attacher au moi. Subhûti, le Tathâgata a expliqué que les hommes ordinaires ne sont pas mortels. On les appelle « hommes ordinaires ».
26. « Subhûti, qu'en penses-tu ? On reconnaît le Tathâgata à 32 signes, n'est-ce pas ? »
Subhûti répondit : « C'est ainsi, c'est ainsi. On reconnaît le Tathâgata à ses 32 signes ».
Le Bouddha dit : « Subhûti, si l'on reconnaît le Tathâgata à ses 32 signes alors la noble et royale roue tournante est le Tathâgata. »[19]
Subhûti dit au Bouddha : « Honoré du Monde, si je comprends le sens des paroles du Bouddha, le Tathâgata ne peut être reconnu par ses 32 signes. »
Alors, l'Honoré du Monde récita ces vers :
« Si on ressemble au Tathâgata par la forme
ou par le son de la voix, on me cherche,
cette personne marche sur le mauvais chemin
et se trouve dans l'incapacité de reconnaître le Tathâgata »
27. Subhûti, suppose que tu formules cette pensée : « Ce n'est pas grâce aux signes parfaits que le Tathâgata a atteint la suprême et inégalable bodhi. Subhûti, ne formule pas cette pensée : « Ce n'est pas par les signes parfaits que le Tathâgata a atteint la suprême et inégalée bodhi ». Subhûti, suppose que tu aies formulé cette pensée : « Engendrer la suprême et indépassable bodhicitta s'appelle le Dharma de la cessation ». Ne formule pas cette pensée. Et pourquoi cela ? Engendrer la suprême et indépassable bodhicitta ne peut être appelé le Dharma de la cessation.
28. Subhûti, suppose qu'un bodhisattva remplisse des mondes aussi nombreux que les grains de sable du Gange avec les sept trésors dans un but de charité. Suppose à nouveau qu'une personne connaisse chaque chose et soit sans ego et ainsi atteigne la complète tolérance pour tout. Ce bodhisattva surpassera le premier en vertus. Parce qu'un bodhisattva ne reçoit pas de vertu bénie. »
Subhûti s'adressa au Bouddha : « Honoré du Monde, comment les bodhisattvas ne peuvent-ils recevoir de vertu bénie ? »
« Subhûti, les actes bénis des bodhisattvas ne peuvent être sujets de désir ou d'attachement. C'est pourquoi je dis qu'ils ne reçoivent pas de vertu bénie. »
29. « Subhûti, s'il y a une personne qui dit que le Tathâgata vient, va, s'assoit ou s'allonge. Cette personne ne comprend pas le sens de mes paroles. Pourquoi cela ? Un Tathâgata est sans endroit d'où il put venir mais aussi sans endroit où il puisse se rendre. C'est pourquoi on l'appelle un Tathâgata. »
30. « Subhûti, suppose un bon fils ou une bonne fille en train de moudre un nombre incommensurable d'atomes. Qu'en penses-tu ? Ces atomes sont vraiment nombreux, n'est-ce pas ? »
« Très nombreux, Honoré du Monde. Pourquoi cela ? Si ces atomes existaient réellement, le Bouddha ne parlerait pas de myriades d'atomes. Pourquoi cela ? Le Bouddha a dit que les atomes n'étaient pas des atomes. On les appelle atomes. Honoré du Monde, le Tathâgata a dit que le nombre incommensurable de mondes n'était pas des mondes. Pourquoi cela ? Si les mondes existaient réellement, ils apparaîtraient comme une simple entité. Le Tathâgata a dit que l'apparence d'une simple entité n'est pas l'apparence d'une simple entité. Les mondes ne sont pas des objets en soi mais une collection de composants auxquels on donne l'étiquette monde. »
« Subhûti, l'apparence d'une entité est intraduisible. Seul, l'homme ordinaire s'attache à ses propres actes. »
31. « Subhûti, suppose quelqu'un disant que le Bouddha a parlé d'une vision de l'ego, d'une personne, d'un être sentant ou d'une âme. Subhûti, qu'en penses-tu ? Cette personne comprend le sens de mes paroles, n'est-ce pas ? »
« Non, Honoré du Monde, cette personne ne comprend pas le sens des paroles du Tathâgata. Pourquoi cela ? L'Honoré du Monde a dit que la vision de l'ego, de la personnalité, de l'être sensible ou de l'âme ne sont pas des visions de l'ego, de la personnalité, de l'être sensible ou de l'âme. »
« Subhûti, dans la suprême et indépassable bodhi, toute chose sera connue, sera vue et aussi comprise avec ferveur comme les signes d'un Dharma inaccompli. Subhûti, le Tathâgata a utilisé les mots « signe du Dharma ». Ce ne sont pas les signes du Dharma. On les appelle simplement ainsi. »
32. « Subhûti, suppose qu'une personne remplisse un nombre incommensurable de monde avec les sept trésors dans un but de charité. Et suppose qu'il y ait un bon fils ou une bonne fille qui engendre la bodhicitta, étudie seulement quatre lignes de vers du Sûtra, les reçoive, les respecte, les lise et les explicite pour d'autres. Cette vertu bénie dépassera toute autre. Et comment pourra-t-elle les expliciter pour d'autres ? En n'adoptant pas les images de l'absolu, de l'inamovible. Pourquoi cela ?
« Toutes les choses conditionnées
sont comme des rêves, des illusions, des bulles, des ombres ;
Comme la rosée et comme des éclairs.
C'est ainsi que l'on doit les considérer. »
Quand le Bouddha eut exposé ce Sûtra, le vénérable Subhûti, les moines, les nonnes, les laïques hommes et femmes, les dieux, les humains, les asuras de tous les mondes qui avaient écouté les paroles du Bouddha étaient tous exaltés. Avec foi, ils adoptèrent et transmirent la pratique du Sûtra de la sagesse de la perfection du diamant.


 


[1] . Désigne le Bouddha et signifie « Celui qui s'en est allé ainsi » ou « l'Ainsi venu ». [2] . Nirvana.
[3] . Système cosmique comportant des millions d'univers emboîtés.
[4] . Or, argent, lapis-lazuli, cristal, agate, rubis et cornaline.
[5] . rota-àpanna
[6] . sakçdàgàmin
[7] . anàgamin
[8] . Arhat (ou en chinois : Luohan 羅漢 )
[9] . En général, on appelle ainsi celui qui pratique une retraite ascétique dans un endroit sauvage.
[10] . D'après les Jatakas, ce Bouddha rencontra Gautama lors de l'une de ses existences antérieures et lui révéla son avenir en tant que futur Bouddha.
[11] . La perfection de cette sagesse est semblable à la taille d'un diamant.
[12] . Prajnaparamita.
[13] . C'est à dire la charité.
[14] . kuatsu-pàramità
[15] . L'éveil de l'Ainsi Venu.
[16] . 10 » à
[17] . Le Sûtra en sanscrit reprend alors les mêmes paroles à partir du début. Le traducteur du chinois, Kumârajîva a glosé légèrement, ce qui enrichit le texte original.
[18] . Pour Xuan Cang, « Tathâgata » (chinois : 如來 ''rúlái'' ), est l'expression de la réalité absolue.
[19] . Le corps physique du Tathâgata.


 



Lien dource de cet article : 

http://www.unisson06.org/dossiers/religion/ecrits_spirituels/bouddhisme/soutra_diamant.htm 

petites notes :
traduction==>Tathâgata, cliquer sur le lien:
 
http://fr.wikipedia.org/wiki/Tathagata

==> Dharma :L'enseignement du Bouddha,
le bouddhisme, le bouddhadharma.
Il arrive que le mot dharma ait le sens de "phénomènes".
Dans le Bouddhisme et l'Hindouisme : loi qui régit l'Univers.
(tibétain. chô) : ce terme a deux sens principaux :
1) toute vérité, telle que « le ciel est bleu »,
2) les enseignements du Bouddha
(aussi nommés buddhadharma).
 

 


nota : dans le terme "Tathagata" तथागत , Lamadelama "entend", pour sa part, le sens de : l'êtreté absolue..  ou : l'essence de l'être ..  
(il ajoute aussi qu'elle est le support de la "bonté fondamentale" sise au Coeur de tous les êtres.. et, qui parfois est perçue chez les plus "réalisés"..)
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damejane
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MessagePosté le: Mer 10 Sep 2008 - 20:58    Sujet du message: Soutras Répondre en citant

 
bonjour à tous et à toutes,

Une petite confidence.. 


 



(N'ayant pas trop l'habitude de parler de ma petite personne, j'ai pris la décision néanmoins et assez exceptionnellement..  encouragée en cela par L2L, de vous faire partager cette expérience).
 
Lorsque j'ai découvert ce sutra, (il y a quelques jours), il répondait en toute "bonne coïncidence" avec mes questionnements méditatifs sur la notion de l'Esprit et de l'Eveil, pour lesquels je ressentais et pressentais, une nouvelle "dimension" de reconnaissance que j'estimais pas suffisamment intégrée mais qui me donnait déjà un flash de Lumière, comme un avant goût de ce qu'il en Est réellement.

C'est alors, que ce même jour,  je confiais à Lamadelama la découverte de ce que ce "Soutra du Diamant" m'interpelait profondément. Je lui proposai, alors, de le lire.
C'est en lui  lisant ce merveilleux Sutra de la parfaite sagesse, à voix haute, que je constatais un changement progressif de mon "état".
Ma voix devenant grave et profonde, s'emplissait de douceur, elle me traversait le corps comme une douce onde d'Amour, faisant activer et rayonner, le coeur, le front, la gorge avec une grande puissance, me plongeant dans un alignement tel que j'étais devenue transparente, carrément "diluée" dans la lumière.. sans plus aucune sensation de mon corps physique.
Le son de cet enseignement récité, comme par quelqu'un d'autre, agissait à cet instant comme un burin, et gravait chaque essence du texte dans mon coeur.. qui s'emplissait de ravissement au fur et à mesure. Une véritable opération magique de reconnaissance et d'intégration était à l'oeuvre, je n'en étais que l'instrument, le coeur en était le "chef d'orchestre", le Sutra la "partition". Lamadelama me confia alors qu'il s'en était aperçu et qu'il pouvait ressentir l'impact magique de cette lecture à voix haute, parce que (la cause en était que..) j'étais, pendant cet instant, complètement alignée à cette expression de l'essence Divine qui d'adressait au coeur et à l'âme, et non à la seule personnalité.
Si aujourd'hui je vous confie celà c'est pour vous exprimer à quel point ce "Sutra du Diamant" a su si bien graver en moi tout l'Esprit de ce qu'il véhicule, comme un véritable joyau, un cadeau qui a traversé les siècles et qui comme une flêche m'a transpersé le coeur, me mettant "à genoux" devant tant de beauté. L'humilité dans ce contexte a pris pour moi un sens bien plus véritable et juste, agissant en véritable raz de marée, une "claque" énergétique et "émotionnelle", d'un bouleversement intérieur profond et durable, comme un enfant qui aperçoit la sortie d'un labyrinthe, où il se croyait perdu, la sortie pressentie et jamais encore plus qu'entrevue, était carrément éclairée et vue, en toute netteté.
De tout coeur, j'espère que ce texte pourra un jour être plus qu'une graine, qu'il fleurira dans quelques coeurs de ceux qui auront lu, aujourdhui ou plus avant dans le temps, comme une fleur aux sept couleurs, de l'arc en ciel se reflétant dans le diamant de l'Esprit de Sagesse.

Que cet enseignement du Bouddha soit aussi pour vous : un "Don du Ciel" !  


 



En toute humilité et partage..
Bien à vous, votre dévouée : DameJane. 
 

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MessagePosté le: Mer 10 Sep 2008 - 20:59    Sujet du message: Soutras Répondre en citant


Grand merci, DameJane, pour la beauté, la générosité et la profondeur de ce partage.
 J'en suis tout réjoui pour vous et pour nous tous!
[color=navy]Lanou

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damejane
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MessagePosté le: Mer 10 Sep 2008 - 21:00    Sujet du message: Soutras Répondre en citant

Salut DameJane,

A toutes et à tous,
Je me joins à mon frère Lanou pour vous remercier de ce partage extraordinaire.
Puissiez-vous en vivre encore et encore, et encore......
Fraternellement.
Amilius

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