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Les Amis de Comenius - Via Lucis -Préface 1

 
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damejane
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MessagePosté le: Jeu 30 Juin 2011 - 11:13    Sujet du message: Les Amis de Comenius - Via Lucis -Préface 1 Répondre en citant

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Fleischl Christian
Via Lucis - Préface 1



Via Lucis
Préface 1


Ce livre, contrairement aux apparences, est peut-être celui qui s’attaque le plus directement et le plus profondément aux problèmes pédagogiques, dans la mesure où il les aborde comme essentiels pour la vie spirituelle de l’homme.

²Nous avons souvent tendance à vouloir projeter une image de la perfection en dehors de nous mêmes. Or l'Univers entier est inscrit en nous, avec sa perfection. Il est hors de question ici de faire preuve de connaissances que nous ne possédons pas. Il y faudrait la vie de plusieurs scientifiques de haut niveau. Mais la simple appréhension de l'immensité de la chaîne qui va de l'atome à l'univers, cette immense chaîne elle-même, si merveilleuse qu'elle paraisse, n'étant que la partie la plus visible d'un septénaire cosmique dont nous pouvons difficilement nous faire une idée, est déjà en soi d'une très grande utilité afin de consacrer tout notre être au " chemin des étoiles " dont parlaient et que vivaient les Cathares.


C’est ce que Comenius nous développe dans sa “Pansophie”un des tomes de la “Consultation Universelle ...”
La Pansophie introduite dès la “Voie de Lumière” est une notion puissante que l’on retrouve dans toute l’oeuvre de Comenius. . Il ne s’agit pas uniquement d’une “Pan-Taxia”, d’une description de l’univers, mais une vision pénétrante de la vocation universelle de l’homme et de tout ce qui l’entoure.
En ce sens il est évident que si cette Pansophie se répandait, était enseignée dans son essence, nous n’entendrions plus parler de guerre et de bruits de guerre.

Mais l’humanité a parfois l’oreille dure Les plus grandes découvertes scientifiques rejoignent d'ailleurs les premiers éléments de la science sacrée. De nombreux scientifiques en ont le pressentiment de plus en plus explicite. Les travaux sur la nature de la lumière en particulier rejoignent les explications de Jacob Boehme et de Jan Van Rijckenborgh.
(voir le travail de Pierre Gohar sur " l'homme de matière et l'homme de lumière ").


Voyons ici un peu la vie de Comenius.


Jean-Amos Komensky naquit le 28 mars 1592, dans un village de Moravie (en Bohême). Il fut inscrit à l'université de Heidelberg comme natif de Nivnice, petit village à une lieue de Ungarisch-Brod.
Il était fils d'un meunier et perdit ses parents de bonne heure. Dévoré du désir de s'instruire, Coménius vers l’âge de seize ans, fournit un effort exceptionnel probablement à l’origine de sa recherche pédagogique spirituelle. Dès lors et plus tard, avec une ardeur particulière, il s’acharna à trouver les moyens de rendre l'étude spirituelle, psychique, et matérielle plus aisée, et surtout accessible à tous. Sa famille appartenait à la communauté des Frères moraves, issue elle-même par Chelcicky des Vaudois et des Hussites ; au retour de ses études aux universités de Herborn (Nassau) et de Heidelberg, il s’adonna à un début d’ activités pédagogiques.

Rentré en Bohême en 1614, il fut nommé directeur de l'école de Prerov, près d'Olmütz. C'est là qu'il composa son premier ouvrage, une « grammaire pour faciliter l'étude du latin » (Grammaticae facilioris praecepta), imprimée à Prague en 1616.

En 1618, Coménius fut appelé comme pasteur à Fulneck, près de Troppau. Fulneck était un des principaux centres des communautés moraves : c'était donc un poste d'honneur que l'on confiait, à une époque de persécution, à un jeune homme de vingt-six ans. Son premier soin fut d'y entreprendre la réforme des écoles, car, dit-il, l'enseignement n'y était ni doux ni humain.

Il était à peine à Fulneck depuis trois ans quand se déchaîna la persécution contre les Moraves.
En 1621, quelques mois après la bataille de la Montagne-Blanche (nov. 1620), Fulneck fut pris, pillé et brûlé par les impériaux. Coménius y perdit tout, sa bibliothèque, ses manuscrits.

Il passa alors plusieurs années dans la clandestinité Il se rendit d'abord à Brandeis, auprès d'un seigneur qui protégeait les Frères moraves, Charles de Zérotin, chez lequel il écrivit (1623), entre autres ouvrages, “le Labyrinthe du monde et le paradis du coeur”. Il séjourna ensuite à Sloupna, près des sources de l'Elbe, chez un autre protecteur des persécutés, le baron Georges Sadovsky. C'est là que pour aider un autre ministre du culte, son compagnon d'exil, chargé d'instruire les trois fils de ce seigneur, il commença (1627) le grand ouvrage sur les méthodes d'enseignement qui devint plus tard, lorsqu'il l'eut récrit en latin, la “Grande Didactique”. Cet ouvrage, terminé en 1632, resta manuscrit. Il fut retrouvé en 1841 dans les archives de Lissa et a été publié en 1849 par les soins de la Société du Musée de Bohême.

Mais un dernier édit de bannissement (31 juillet 1627) força les Frères moraves à s'expatrier pour toujours. Au plus fort de l'hiver (février 1628), Coménius, avec les débris de son ancienne congrégation, quitta la Moravie pour chercher un refuge en Pologne.

Après bien des tribulations, Coménius et les siens atteignirent la petite ville polonaise de Lissa (Leszno, en Posnanie), ville peuplée déjà d'exilés moraves. Grâce à cet exil, les oeuvres de Coménius sont parvenues jusqu'à nous. Jusque-là il avait écrit pour ses compatriotes seulement, en tchèque, sa langue maternelle. Peu à peu il fut obligé, dans cette colonie formée d'éléments mêlés, d'abord de traduire ses ouvrages, puis bientôt de les écrire en latin et en allemand.

Chargé de diriger, plutôt comme inspecteur que comme professeur, tout l'enseignement de la colonie, il en entreprit la réforme en commençant par le degré le plus élémentaire. C'est l'objet d'un ouvrage composé encore en tchèque, mais aussitôt traduit par lui-même en allemand : le Guide de l'école maternelle (Informatorium der Mutterschule), où il insiste sur l'éducation des premières annéei. Comme suite à ce petit traité, il prépara six manuels correspondant aux six années que devait occuper l'école du degré immédiatement supérieur, celle qu'il nomme si bien Schola vernacula, l'école en langue moderne ou vulgaire, par opposition à l'école latine. Mais ces manuels n'ont pas été publiés, les loisirs ayant manqué à l'auteur, comme il le dit quelque part, « pour leur donner le dernier coup de lime ».

C’est en 1631 que parut le premier de ses trois grands ouvrages, la Janua linguarum reserata (littéralement la Porte des langues ouverte). Coménius eut un immense succès. Un autre ouvrage publié en 1633, sous le titre de Januae linguarum vestibulum (Vestibule de la Porte des langues), servit d'introduction au premier.
Coménius, dont la doctrine pédagogique (visant à re-faire de chacun un “homme à l’image de Dieu”)consistait dans l'union intime de l'enseignement des mots avec l'enseignement des choses, voulut faire ensuite, pour cette seconde étude, — celle des choses, — l'équivalent de ce qu'il venait d'exécuter pour la première, celle des mots : la Janua linguarum devait ouvrir la porte du langage ; restait à ouvrir la porte des choses ou des sciences. A cet effet, il conçut le projet d'une sorte d'encyclopédie et de vision spirituelle la Pansophie.
Cette notion de Pansophie est cruciale, centrale, si l’on veut bien comprendre la pensée de Comenius. On y retrouve cette notion d’Universalité chère à son coeur, et en même temps on y décèle quelques influences généralement assez peu mises en valeur.

Par exemple, on sait que Comenius lisait beaucoup certains auteurs : Nicolas de Cuse écrivit “De fidei rythme” et “Docta Ignorantia”. Les concepts de la pensée humaine finie et de l’ infinité divine, les relations entre l’unité et la multiplicité, l’individu et le Tout, le microcosme et la macrocosme, jouèrent certainement un rôle important dans bien des oeuvres pansophiques de Comenius.

De plus Comenius connaissait des penseurs tels que Ramon Lulle, et le theosophe Jacob Boehme. Il les cita souvent. Il connaissait “Görlitz”. Or on trouve déjà chez Nicolas de Cuse l’idée de l’unité de toute vie religieuse, même si elle prend des formes diverses selon les temps et les lieux .Comenius et de Cuse convergent dans la conception de tolérance et de pacifisme qui les caractérise.

Tandis qu'il travaillait au développement de cette conception, un de ses amis et admirateurs, l'Anglais Samuel Hartlib, lui demanda communication de son plan L’ aventure anglaise qui devait en découler devait donner naissance à la “Voie de Lumière, ou “Via Lucis”, qui nous occupe ici.

La Voie de Lumière, ou Voie vers la Lumière, est incontestablement le cœur de son œuvre prophétique. Il développera cette oeuvre en Angleterre, sans toutefois en terminer la rédaction complète (qui aura lieu bien plus tard, en 1668, en Hollande).

Cet ouvrage pansophique par excellence fut rédigé à Londres entre septembre 1641 et avril 1642. Komensky fut auparavant appelé en Angleterre par Samuel Hartlib, au cours des circonstances suivantes :
[traduction française (extraits) de Claire Lebrun-Gouanvic, des chapitres 47/50 de la “Continuatio admonitionis fraternae ... (1667), de Comenius, in “Canadian society of Comenian studies”] :

... Deux de nos jeunes gens, Daniel Erastus et Samuel Benedictus, que l’on avait envoyés en Angleterre pour étudier, munis de recommandations auprès des pasteurs de Londres. furent présentés à l’allemand Samuel Hartlib (précepteur de jeunes nobles); Comme ils mentionnaient qu’ils venaient de Pologne, on leur demanda s’ils connaissaient Comenius. Ils répondirent par l’affirmative. Et l’un rajouta : “j’aiété son secrétaire - Et à quoi travaille-t-il, maintenant que la porte des langues est terminée ? - Il écrit La porte des choses, répondit le jeune homme - De quoi s’agit-il ? - On pourrait également la nommer la Pansophie Chrétienne, qui montre l’ordonnance de toutes choses et leur véritable définition” Et Hartlib de demander : “Pourriez-vous lui faire parvenir une lettre de ma part ? - Oui, répondirent-ils ...(...)...puis il m’envoya, par lettre, quelque secours pour ma subsistance, avec la promesse d’une aide ultérieure si je consentais à un échange épistolaire avec lui.
(...) ...Comme il me demandait (dans ses lettres, de façon répétées) de lui faire une présentation de ma Pansophie, je rédigeai quelque chose et le lui envoyai. ... Je finis par recevoir un gros paquet de livres, envoyé de Gdansk ! En l’ouvrant, je vois les Préludes au Projet Pansophique 86 de Comenius (des exemplaires de l’édition d’Oxford), avec une préface expliquant pourquoi le texte avait été édité : cet écrit avait été recherché si avidement par les savants que les copistes n’avaient pas suffi à la tâche, ...etc ... Il invoquait deux autres raisons :

1) En portant ce projet à la connaissance des savants, nous pourrions solliciter des commentaires, qui seraient utiles à plusieurs points de vue.
2) Nous pourrions également susciter la générosité de personnes susceptibles d’aider à l’accomplissement d’un si noble projet. Car des sages en étaient venus à cette réflexion qu’il ne devait pas être l’oeuvre d’un seul homme - (...)

C’es pourquoi il faudrait, dans les circonstances, fonder, comme le souhaitait l’illustrissime Bacon, un collège voué aux études universelles, un collège d’hommes qui se consacreraient au progrès des sciences et des arts dignes du genre humain ... (suivent plusieurs échanges épistolaires où Comenius refuse de quitter Leszno et ses responsabilités pédagogiques et sacerdotales vis à vis de sa communauté)(...)

Enfin, en juillet 1641, je reçus trois lettres de lui (toute de même teneur, mais envoyées par trois voies différentes) dans lesquelles il me priait de venir immédiatement, et il terminait par cette phrase : “Venez, venez, venez, il en va de la gloire de Dieu ! Ne tergiversez pas plus longtemps avec la chair et le sang !” Que pouvais-je faire ? J’en informais mes collègues, chefs de l’Eglise de Bohême et de Pologne, .... Après délibération, il fut décidé que je partirais et que la direction de l’école serait confiée dans l’intervalle au pro-recteur et au recteur, ...”

La situation avait donc été jugée favorable à l'établissement en Angleterre d'un Collège Universel d'hommes savants et pieux de tous les pays. Tout se présentait donc bien et les travaux commencèrent, on attendait le résultat de la décision parlementaire qui devait donner l’accord et les moyens d'accomplir cette tâche. Ce livre était donc destiné à ces hommes, qui prendraient en main l"amendement des affaires humaines. Il ne fut publié que 26 ans après, à Amsterdam, sur commande de la Royal Society formée entre-temps. La guerre civile devait faire avorter les projets anglais de Comenius.

Avant de partir à Londres, Coménius avait donc envoyé un abrégé en latin, que Hartlib fit paraître à Oxford en 1637, sous le titre de Porta sapientiae reserata (la Porte de la sagesse ouverte). Ce petit traité est plus connu sous le titre de Pansophiae Prodromus (Avant-coureur de la pansophie). Coménius le compléta plus tard par deux autres traités sur le même sujet : Conatuum pansophicorum Dilucidatio (Eclaircissement sur la tentative pansophique), 1638 ; et Pansophise Diaty-posis (Constitution de la pansophie), Dantzig, 1642. Quand au grand ouvrage que ces diverses publications annonçaient, et qui devait être le pendant de la Janua linguarum, Coménius y travailla durant plusieurs années ; il devait porter le titre de Janua rerum seu Metaphysica pansophica (Porte des choses ou Métaphysique pansophique), mais il ne vit jamais le jour, et le manuscrit s'en est perdu, ainsi que celui de la Sylva pansophiae (Forêt de la pansophie), qui devait lui servir de complément.

Vers la même époque (1640), Coménius récrivit en latin, sous le titre de Didactica magna, la Didactique composée en tchèque de 1629 à 1632: mais cet ouvrage, qui est réellement le premier en date de ses grands écrits pédagogiques, puisque sa rédaction tchèque est antérieure à la publication de la Janua linguarum, ne fut imprimé qu'en 1657, à Amsterdam, dans le recueil des oeuvres complètes de l'auteur.
En 1641, sur les instances de Samuel Hartlib, le Parlement anglais adressa donc un appel à Coménius afin qu'il vînt en personne travailler à la création d’un “Collège Universel de la Lumière”.

Coménius se rendit à Londres ; une commission fut nommée pour le seconder, des collèges royaux furent mis à sa disposition ; mais les troubles politiques qui commençaient en Angleterre et qui allaient aboutir à la révolution de 1648 firent bientôt perdre de vue ce projuet spirituel Universel. Coménius, qui avait déjà été engagé à se rendre en Suède pour le même objet, reçut alors une nouvelle et pressante invitation de Louis De Geer, riche négociant établi à Norrköping. Véritable Mécène du Nord, il s'efforçait d'attirer en Suède une élite de savants.

Mis en relation avec l'illustre chancelier Oxenstiern, Coménius fut pressé par lui d'écrire une série de manuels destinés à faciliter l'étude du latin et à compléter la Janua linguarum ; il n'accepta cette mission qu'avec peine : tout plein alors de ses projets de publications encyclopédiques et du vaste système de la pansophie, il appréhendait de se perdre dans le détail des travaux purement linguistiques. Il s'établit cependant, avec une pension de Louis De Geer, à Elbing, petite ville de Pologne, sur les rives de la Baltique, et y travailla pendant plusieurs années, aidé par un certain nombre de collaborateurs, à une série d'ouvrages didactiques destinés à la Suède.

Le plus important de ces ouvrages fut la Methodus linguarum novissima ou Nouvelle Méthode des langues (1648), qui avait pour objet de faire marcher de Iront cette triade, que Coménius résumait par cette formule : l'idée, le mot, la chose, ou penser, parler, agir. Il dédia son livre aux souverains qui venaient de signer le traité de Westphalie : « O princes, dit-il, qui avez tout détruit, mettez-vous à l'oeuvre et reconstruisez. Et puissiez-vous, en ceci, ressembler à Celui qui vous a choisis pour être à sa place les administrateurs de l'humanité! Il détruit, mais pour reconstruire ; il arrache, mais pour replanter.»

Les autres écrits composés par Coménius pendant son séjour à Elbing forment une série de manuels gradués pour l'étude du latin. Ce sont : Vestibulum linguae latinae (Vestibule de la langue latine), reproduction corrigée du Vestibulum de 1633 ; Latinae. linguae Janua nova (Nouvelle porte de la langue latine), seconde édition de la Janua de 1631 ; Lexicon januale (Lexique de la Porte) ou Sylva linguae latinae (Forêt de la langue latine), vocabulaire formant un appendice à la Janua ; Atrium linguae latinae (Salon de la langue latine), faisant suite à la Janua.

8 avril 2011, 17:40 ·
Fleischl Christian

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_________________
La vérité est la lumière de feu que te dicte ton coeur.
"Shanti-Om"


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MessagePosté le: Jeu 30 Juin 2011 - 11:13    Sujet du message: Publicité

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