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J'ai promené mes regards sur la nature..

 
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lamadelama
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MessagePosté le: Mer 8 Juin 2011 - 23:32    Sujet du message: J'ai promené mes regards sur la nature.. Répondre en citant

J'ai promené mes regards sur la nature..  

( cliquer sur le titre => < L'HOMME DE DÉSIR - de L.-C. de Saint-Martin >
pour télécharger le livre complet en version " .pdf ".. )
  


  


J'ai promené mes regards sur la nature.   

( ici les § 3 à 6 du livre :  " L'HOMME DE DÉSIR "   de L.-C. de Saint-Martin  )   



 ■ 3.   J'ai  promené  mes  regards  sur  la  nature.  Fleuves,  où  courez-vous avec  tant  d'impétuosité ?  Nous  allons  aider  à  combler l'abyme,  et  à ensevelir  l'iniquité  sous  les  eaux.  Nous  allons  éteindre  ces  volcans,  ces tisons fumants qui sont comme les restes du grand incendie. Quand nous aurons accompli cette œuvre, nos sources s'arrêteront. Le limon s'amassera dans les gouffres.
Des plaines fertiles s'élèveront à la place des précipices. Les troupeaux paîtront  en  paix  dans  les  lieux  où  nageaient  les poissons  voraces ;  et  les habitants  paisibles  vivront  heureux  au  milieu  de leurs  champs  fertiles,  là où  autrefois  les  vagues de  la  mer  étaient  agitées  par  des  tempêtes.

L'homme insouciant et inattentif traverse ce monde sans ouvrir les yeux de son esprit. Les différentes scènes de la nature se succèdent devant lui sans que  son  intérêt  se  réveille,  et  sans  que  sa  pensée  s'agrandisse.  Il  n'était venu dans ce monde que pour embrasser l'univers par son intelligence, et il laisse  continuellement  engloutir  son  intelligence  par  les  moindres  objets dont  il  est  environné.  Faut-il  que  les  catastrophes  de  la  nature  se renouvellent pour te réveiller de ton assoupissement ? Si tu n'es pas exercé, elles t'effraieraient et elles ne t'instruiraient pas. La face de la terre présente les  traces  de  trois  lois  qui  ont dirigé  ses  révolutions.  Tous  les  éléments agités,  qui  ont  mis  le  globe  en  convulsion  et  ont  produit  les  montagnes secondaires  et  les  volcans :  voilà  le  feu  et  le  nombre.  Les  ondulations lentes  et  successives  des  vagues  qui  ont  produit les  monticules  et  les vallées : voilà l'eau et la mesure. Et la gravité paisible et tranquille qui a produit les plaines : voilà la terre et le poids. La vie s'efforce partout de se montrer ; tous les désordres étaient étrangers à la nature.  
L'âme de l'homme annonce partout de la fertilité ; elle annonce partout qu'elle  est  faite  pour  la  vie.  Elle  a  aussi  en  elles  des traces  des  horribles convulsions  qu'elle  a  souffertes.  Mais  elle  peut,  comme  la  flamme  des volcans,  s'élever  au  dessus de ces  gouffres,  et  voguer  dans  les  régions pures de l'atmosphère.


 ■ 4. Homme, voudrais-tu affliger ton ami ?  Ne voudrais-tu pas renoncer à faire souffrir ton ami ?  Il souffre cependant, tant que l'homme ne cherche pas  à  connaître  ce  que  c'est  que  l'œuvre  du  seigneur.  Qui  pourrait  donc concevoir ce que les prévaricateurs doivent faire souffrir à Dieu, quand ils portent leurs écarts jusqu'à agir contre lui ? Non homme, tu ne soutiendrais pas  la  vue  d'un  tableau  si  accablant.  Quel  autre  que  Dieu  en  aurait  la force ? Aussi il n'y a que lui qui pardonne, et ce n'est que de lui que nous apprenons  la  charité.  Fraie  chaque  jour  les  sentiers  de  cette  école,  si  tu veux apprendre ce que c'est que l'œuvre du seigneur. Que le maître qui y donne des enseignements, trouve en toi le plus assidu de ses auditeurs. Tes pâtiments[1] intérieurs causés par la charité, peux-tu les croire inutiles à ton ami ?

Ce  n'est  pas  trop  de  dire  qu'ils  te  rapprochent  de  Dieu,  qu'ils  font plaisir  à  Dieu,  en  ce  qu'ils  t'associent  avec  lui,  et qu'ils  te  rendent semblable à son amour. Voilà l'œuvre ; voilà le premier degré de l'œuvre.
Que toutes les nations m'entendent. Qu'elles deviennent assez pures pour sentir les pâtiments[1] intérieurs de la charité. Je vois deux mots écrits sur cet arbre de vie : épée et amour. Par l'épée de la parole je soumettrai tous les ennemis de mon Dieu, je les lierai, et je les empêcherai de faire de la peine à  mon  Dieu.  Par  l'amour  je  le  supplierai  avec  zèle  de  verser  en  moi  un rayon  de sa  charité ;  et  de  faire  que  je  le  soulage  en  me  chargeant  de quelques-uns des pâtiments[1] de son amour. Ne t'offense pas, ô mon Dieu, de la hauteur de cette idée, c'est toi qui l'as fait naître dans mon cœur ; et elle  est  si  vive  que  j'y  crois  voir  tracés les  plus  beaux  titres  de  ma destination  primitive.  Ce  sont  nos  liens  terrestres  qui  voilent  pour  nous cette  antique  et divine  destination.  Elle  ne  peut  manquer  de  se  faire connaître naturellement à ceux dont âme à la force de soulever ses fers.

 ■ 5. Vous n'aviez produit aucun être, ô sagesse profonde, sans lui donner une mesure de désir et de force pour se conserver.
Vous aviez fondé tous les êtres sur cette base, parce qu'ils sont tous un reflet  de  votre  puissance,  et  que  vous  aimez  à  vous  produire  dans  toutes vos œuvres. Vous aviez donné à l'homme la plus abondante mesure de ce pouvoir. Eh ! D'où lui viendrait cet art de multiplier ses jouissances ; cette industrie  à  repousser  de  lui  les  maux,  et  à  les  guérir ?  Si  ce  n'est  d'une mesure suprême de ce désir conservateur et de cet instinct que vous avez départi  à  tous  les  êtres !  Et  seul  il  joint  à  la  mesure suprême  de  ce  désir conservateur, la mesure suprême de la puissance opposée ! Et seul il peut combattre  et  étouffer  cet instinct  vivace,  plus  impérieux  en  lui  que  dans aucun  autre  être !  Et  seul  enfin  il  peut  se  tuer ! 
Seul  il  peut  combiner et choisir  les  moyens  de  se  donner  la  mort !...  doctrine  de  mensonge, applaudis-toi de ton triomphe, tu as complètement aveuglé l'homme. Tu ne lui as fait voir dans ces deux extrêmes, qu'un seul et même principe : tu lui fais vouloir, que le seul et même agent se conserve et se détruise : tu lui fais   croire   que   la   mort   et   la   vie,   la   production   et   la   destruction appartiennent au même germe. En vain tu cherches de quoi te justifier dans les exemples des animaux, tu n'y trouves rien qui diminue aux yeux de la pensée cette effroyable contradiction.


 ■ 6. S'il est dit :  dent pour dent, œil pour œil , dans les rigueurs de l'ordre matériel ; pourquoi dans l'ordre bienfaisant de l'esprit, cette vérité n'aurait-elle pas un emploi qui fût à notre avantage ? Donne de ta vie, si tu veux recevoir de la vie. Donne de ta vie sans réserve, si tu veux que la vie se donne à toi dans la plénitude de son unité. Tant que tu as à languir dans tes désirs,  ou  même  tant que  tu  t'arrêtes  à  contempler  tes  jouissances,  la  vie n'est pas encore en toi dans la plénitude de son unité. Quand ce terme sera arrivé pour toi, tu n'auras plus à calmer ton trouble par des sacrifices, ni à te  précautionner  contre  tes  saintes  satisfactions. L'esprit  de  vérité  te pressera ;  il  te  tourmentera,  il  te  poussera  dans  le  désert ;  et  tu  diras  aux nations :   rendez   droites   les   voies   du   seigneur.   Puissances   célestes, puissances terrestres, puissances universelles, respectez l'âme humaine : le seigneur vient de renouveler son alliance avec elle, il l'a liée à lui par un nouveau traité de paix. Il lui a ouvert les archives divines ; elle y a admiré tous  les  trésors  préparés  pour  l'homme  de  paix.  Elle  y  a  contemplé  les flambeaux  de  l'intelligence, toujours  allumés,  et  les  sources  vivantes  de l'amour, qui n'interrompent jamais leur cours. Elle y a parcouru les livres de vie, où sont puisées les lois des nations. Elle  y  a  lu  l'histoire  des  peuples  passés,  présents  et  futurs.  Elle  y  a respiré  la  douce vapeur  des  baumes  employés  journellement  à  guérir  les plaies des mortels. Elle y a vu les armes terribles destinées à renverser les ennemis de la patrie.
L'âme de l'homme peut aujourd'hui entrer à son gré dans  ces  divers  dépôts,  selon  ses besoins  et  ceux  de  ses  frères.  Âme de l'homme, monte vers ton Dieu par l'humilité et la pénitence. Ce sont là les routes  qui conduisent  à  l'amour  et  à  la  lumière. Tu  redescendras  ensuite remplie  de  tendresse  pour  tes  frères,  et  tu  viendras partager  avec  eux  les trésors de ton Dieu.
Vous ouvrez vos trésors pécuniaires au pauvre, mais songez-vous  plus  encore  aux besoins  de  son  esprit  qu'à  ceux  de son enveloppe  passagère ?
Désirez-vous  par  ces  secours,  qu'il  recouvre  une partie  de sa  liberté  et  de  son  activité,  qui  lui  sont  ôtées  par  sa  misère ?
Désirez-vous  qu'il  recouvre  par  cette  liberté  le  moyen  de  louer  plus facilement  et  plus  constamment  son  Dieu,  et  de s'enrichir  par  la  prière ?
Voilà  le  vrai  but  de  l'aumône ;  voilà  comment  l'aumône  peut  avancer l'œuvre de Dieu. Dieu est esprit ; il veut que tout ce que vous opérez soit spiritualisé.  Si  en  faisant  votre  aumône  vous  vous  contentez  de  dire  au pauvre  de  prier  pour  vous,  vous lui  demandez  plus  que  vous  ne  lui donnez ; vous songez plus à vous qu'à lui : et cependant il est moins libre que  vous  pour  se livrer  à  la  prière.  Spiritualisez  vos œuvres  si  vous  voulez qu'elles soient en tout point selon la justice.     



  

■ nota[1], pâtiments :  mot "forgé" semble-t-il par l'auteur, Louis Claude de Saint-Martin, selon la commodité de l'époque (le dix-huitième siècle), ce mot paraît devoir signifier quelque-chose ayant sens entre "pâtir" et "sentiment" (subir la conséquence émotionnelle ?).. voire éventuellement entre "pâtir" et "châtiment"..  mais ce deuxième "supposé" est moins certain..    




  
  

Salam, Shalom, Shanti, . . lamadelama   ལམདེལམ   
 

  


.
_________________
la fleur aux sept couleurs est la clé des 7 rayons..


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MessagePosté le: Mer 8 Juin 2011 - 23:32    Sujet du message: Publicité

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