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La légende du roi Arthur

 
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damejane
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MessagePosté le: Dim 7 Sep 2008 - 19:13    Sujet du message: La légende du roi Arthur Répondre en citant

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Une légende ancrée dans les mémoires


Arthur recevant Excalibur  




 
La naissance d'Arthur :


Arthur est le fils du roi Uter Pendragon et de la duchesse Ygerne de Cornouailles.
Sa mère avait été mariée une première fois à Gorlois, duc de Cornouailles et vassal d' Uter. Grâce à Merlin, un soir Uter prend l'apparence du duc et couche avec Ygerne. Pendant cette même nuit le duc meurt dans une escarmouche hors de son château. Uter épouse alors Ygerne.
Selon les auteurs, Arthur est confié à sa naissance soit à Merlin, qui a exigé ce don en paiement de ses services et va l'élever comme un chevalier dans l'ignorance de ses origines, soit à Ectorius et Flavilla, vassaux loyaux et justes, qui l'élèvent alors avec leur fils Keu.


L'accession au trône :

A la mort d'Uter, la succession se révèle un problème épineux et douloureux car il n'a pas de fils légitime.
Mais à la sortie de la messe, après l'enterrement, on découvre sur le parvis de la cathédrale une épée enfoncée dans une enclume et un roc. On peut y lire une inscription selon laquelle seul le roi légitime pourra arracher l'épée de la pierre. De nombreux chevaliers tentent l'épreuve, mais l'épée reste à sa place. Ce n'est que plusieurs annés après qu'un adolescent parvient à l'extraire : c'est Arthur.
A cet endroit se dessinent deux versions :
- Selon la première, les barons refusent de reconnaître l'autorité de cet adolescent. Finalement, Merlin intervient pour révéler qu'Arthur est le fils d'Uter et d'Ygerne, donc l'héritier légitime du trône.
- Selon la seconde, Arthur arrive volontairement pour obtenir ce qui lui revient de droit. Et c'est lui-même qui révèle, devant un parterre de chevaliers ébahis, ses origines, confirmées par Ygerne et Merlin, présents à cette scène.
D'autres divergences ont lieu quand à l'acceptation du nouveau roi, parfois la bataille est rude et Arthur doit y prouver sa valeur, d'autres fois, il est accueilli dans la joie, comme un libérateur.


La pacification du royaume :

Alors que de nombreux barons guerroient contre Arthur, refusant de lui prêter serment, les envahisseurs Saxons profitent de la situation pour pénétrer dans le royaume. Les barons révoltés se rendent alors compte du danger qu'ils font courir au royaume et se réconcilient avec Arthur.
Le jeune roi s'avère être un général avisé et un chevalier hors pair. En outre la jeune génération, les fils des barons, avaient déjà rejoint le parti du jeune roi. Les barons font leur soumission à Arthur et écrasent avec son aide les saxons.
C'est pendant cette période mouvementée qu'Arthur rencontre Guenièvre. Il se porte au secours du roi de Carmelide que menaçaient des géants et des Saxons (là encore, il y a de nombreuses variations). Guenièvre est la fille de ce roi vassal. Arthur l'épouse et cela entérine la fin de l'épopée guerrière et sanctionne l'ouverture d'une époque de paix et de prospérité. C'est le signe final de sa légitimité en tant que souverain.
D'autres textes racontent que le roi Arthur, au début de son règne, avait aidé le roi d'Écosse Leodegraunce contre les Irlandais, et que celui-ci, pour le remercier, lui a offert sa fille Guenièvre en mariage. Merlin s'oppose dans un premier temps à cette union puisqu'il sait que Guenièvre est amoureuse de Lancelot, le plus prestigieux des chevaliers de la Table Ronde. Mais Merlin finit par accorder sa bénédiction, et durant la cérémonie, il offre la Table Ronde à Arthur en guise de cadeau de mariage.


La Table Ronde :

Viennent ensuite douze années de paix où se placent les aventures des chevaliers de la Table Ronde. Arthur cesse d'être le héros central des récits, il est entouré d'un certain nombre de personnages :
Keu le sénéchal, Gauvain, Agravain, Gaheriet, Guerrehet, Sagramor, Lancelot du Lac, Perceval le Gallois, Bohort, Lionnel, Galaad, Mordret...
Mordret est le fils d'Arthur, qu'il a eu avec Morgane, sa demi-soeur (sans savoir qu'ils étaient frère et soeur), alors qu'il n'était encore qu'écuyer.
Pour appuyer sa souveraineté, Arthur possède Excalibur, l'épée magique d'Avalon qui témoigne de son amitié avec le peuple des fées. Elle lui confère aussi un pouvoir non négligeable : tant qu'il combat avec elle, il ne perdra jamais beaucoup de sang, à peine quelques gouttes.
Le nombre des chevaliers de la table ronde varie selon les moment et les récits, pouvant aller de 12 à 150. Ces chevaliers sont unis par des sentiments de fraternité indissolubles. La rupture de cette solidarité amenera à la bataille finale.


La quête du Graal :

Le Graal, selon la légende, est le calice dans lequel le Christ aurait bu lors du dernier repas avec les apôtres. Ce calice aurait contenu son sang après la crucifixion.
Le Saint Graal apparaît une fois aux chevaliers de la Table Ronde, recouvert d'un tissu blanc au milieu d'une lumière éblouissante. Lorsque les chevaliers voient cette lumière, ils restent tous sans voix et une odeur épicée se répand.
Suite à cette apparition, Merlin intervient et explique à toute l'assemblée que cette coupe est un élément essentiel à l'harmonie entre les hommes, qu'il faut que l'un des chevaliers de la Table Ronde le trouve et regarde ce qu'il contient pour que le monde continue à fonctionner.
La quête du Saint Graal est la plus difficile et la plus grande des quêtes de l'époque du Roi Arthur, plusieurs chevalier en sont revenus les mains vides. Le roi Arthur se disait que la loyauté et la noblesse de ses chevaliers ne serait plus jamais la même sans l'illustre relique du Saint Graal et il ne se trompait pas : plusieurs d'entre eux sont morts avant que Galahad réussisse à regarder dans le calice et ramener la paix à Camelot.


La mort du roi :

Le roi Arthur se rend avec son armée sur le continent. Il y a 2 versions à cet événement :
- La plus ancienne indique qu'il marche sur Rome qui avait osé réclamé le tribut de la Grande-Bretagne à l'Empire. Pendant son absence Mordret s'empare du royaume avec l'aide des Saxons. Il se fait couronner roi et épouse Guenièvre. Arthur et son armée reviennent. C'est alors le combat final entre les armées d'Arthur et de Mordret sur la plaine de Salisbury.
- La seconde version est plus romanesque : Lancelot est surpris avec Guenièvre. Arthur, bafoué et trahi par les deux êtres qu'il aime le plus au monde, ordonne que l'on tue Lancelot et que Guenièvre soit brûlée vive. Il poursuit alors son rival, venu sauver la reine le jour de l'exécution, jusqu'en Bretagne, fief de Lancelot, où une gigantesque bataille se développe, opposant les chevaliers de la Table Ronde entre eux.
Quoi qu'il en soit, tous les personnages de la légende trouvent la mort au cours du combat. C'est Cador, duc de Cornouailles, qui devient roi de Grande-Bretagne. Guenièvre quant à elle prend le voile à Amesbury.


Avalon

Ile sacrée sur laquelle vivent les prêtresses de Ceridwen. On ne peut s'y rendre qu'après avoir été initié à certains secrets : il faut, entre autres, savoir appeler la barque, mais également savoir s'y rendre à pied, au travers de marais labyrinthiques. Le commun des mortels voit, en lieu et place d'Avalon, "l'Ile aux Moines", abritant un monastère et servant de lieu de retraite.
L'île magique est entourée de brumes et en son centre se dresse une haute montagne. A son sommet, un cercle de pierre se dresse vers le ciel, prêt à recevoir les offrandes et catalyser les incantations



 
Lien source de ce texte :


 
 
_________________
La vérité est la lumière de feu que te dicte ton coeur.
"Shanti-Om"


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MessagePosté le: Dim 7 Sep 2008 - 19:13    Sujet du message: Publicité

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damejane
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Inscrit le: 14 Aoû 2008
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MessagePosté le: Dim 7 Sep 2008 - 19:14    Sujet du message: La légende du roi Arthur Répondre en citant



Petit clin d'oeil à notre ami Merlin d'Avalon

A propos d'AVALON,
pour ceux qui ne connaissent pas.




AVALON



Il y a très longtemps, au temps des peuples celtes, existait une île appelée Avalon. Il y eut de nombreuses légendes sur cette île, la plus connue est celle de l'histoire du Roi Arthur. Le Roi Arthur livra sa dernière bataille contre le traître Mordred et son armée. Laissé pour mort sur le champ de bataille Arthur sentait que la fin était proche lorsqu'il vit un bateau noir. A son bord, trois femmes qui le conduisirent sur l'île d'Avalon d'où il était censé revenir pour conduire à la victoire le peuple celte contre les Anglo-Saxons puis contre les Normands. D'après certaines interprétations de la légende l'Epée d'Excalibur y fut forgée. Avalon fut reconnue à Glastonbury, où la tombe du Roi Arthur était supposée se trouver...

C'est là que sont portés les héros après leur mort, dans la direction du soleil couchant. Le mot "occident" ne reflète-t-il pas le latin occidere, "se coucher" en parlant du soleil, ou "succomber", en parlant d'une personne. On a aussi pu proposer un jeu de mots entre "avalon" et le verbe "avaler" : aller vers le val, vers le couchant, et en même temps évoquer l'engoulement, l'engloutissement, le fait d'être avalé par la mort. La navigation est longue pour y parvenir, et incertaine pour les vivants, car elle implique un passage (ou un trépas), mais elle peut se faire dans les deux sens : le retour est possible, par exemple pour le roi Arthur qui y attend le moment de revenir réunifier la Bretagne.

C'est dans la Vita Merlini de Geoffroy de Monmouth (vers 1145) qu'on la voit mentionnée pour la première fois. Taliesin évoque pour Merlin cette Île des Pommes" (Insula Pomorum, en latin "île des fruits", mais "Avalon" renvoie à la racine celte aval, "pomme"), où tout est régi par une douce loi. C'est le pays de l'éternelle jeunesse et de l'éternelle santé, où l'on ignore la mort et où les fruits sont toujours mûrs. Morgane, aux multiples pouvoirs, y règne avec ses huit sœurs ; elle y veille tout particulièrement sur Arthur qu'elle y a recueilli, blessé, après la bataille de Camlann. Mais il est certain que la tradition en remonte plus loin dans le temps : Pline l'Ancien, dans son Histoire Naturelle (IV, 95) évoquait déjà Avallus, une mystérieuse île, d'où provenait l'ambre, un produit réputé d'origine surnaturelle
Cette image du paradis celtique peut être identifiée à l'Emain Ablach de la tradition irlandaise, et on lui a donné par la suite bien des noms : Terre des Jeunes, Île Lointaine, Île de Verre, Terre de Promission des Saints, Palais de Cristal au-delà de la mer, Île Perdue .Avec la christianisation, elle devient cette île merveilleuse vers laquelle s'embarque saint Brendan. Et, avec la Renaissance, on la retrouve sur une des premières cartes de l'Amérique, à Terre-Neuve. Diverses sites insulaires situés à l'ouest perpétuent ce nom, au large de Los Angeles par exemple, ou l'îlot d'Aval en Pleumeur-Bodou (22).

On a aussi voulu la localiser à Glastonbury, en Angleterre, qui aurait autrefois été environnée de marécages, et où le tombeau du roi Arthur est réputé avoir été retrouvé.
Glastonbury se repose sur une ancienne île aux niveaux de Somerset - l'île d'Avalon. C'est une ville animée, située dans le sud à l'ouest de l'Angleterre, avec des sorts se produisant et des traditions riches d'antan.
C'a été un endroit magnétique de pélerinage depuis des périodes antiques, un centre de Druidic et, plus tard, un des grandes abbayes médiévales de l'Europe.
Aujourd'hui Glastonbury est une ville unique et atmosphérique de 9.000 personnes . Il accueille un festival célèbre de roche , aussi bien que des pélerinages, un extravaganza musical, un carnaval, des conférences et d'autres événements . Peuplez la visite du monde plus de, tiré par un certain spécial quelque chose ...
La ville est donnée sur par le massif de roche , une colline majestueuse, anormale, sacrée. Elle est occupée par le seigneur des enfers, ou l'ange de Glastonbury ou de la confiance nationale - selon votre point de vue!
La tradition l'a que Joseph d'Arimathaea a construit la première église et le Roi Arthur et Guenièvre ont été enterrés ici. Une fois qu'elle était à la maison aux saints Patrick, Dunstan, Benedict, David, Bridget et d'autres.
Pendant cent années c'a été un mecca à créateur et spirited les personnes de beaucoup de persuasions - une ville d'interfaith avec un mélange des locals et des incomers, des chrétiens et 'des independents spirituels '.
Quel est spécial au sujet de cet endroit? Cet emplacement donne quelques inspiration et indices. Bienvenue à l'île d'Avalon!


MORGANE LA FEE


Et Morgane la fée...gentille ou mauvaise? Les avis diverges quant à moi je pense que c'était une femme avec ses défauts et qualités, amoureuse de Lancelot qui lui préférait Guenièvre, sa jalousie fit qu'elle empêcha cette dernière d'enfanter:
La Fée Morgane, reine d'Avalon, l'île aux Pommes de l'autre monde, porte une branche de pommier, symbole celtique de la paix et de l'abondance. Habile sorcière, elle joue souvent un rôle obscur, s'opposant à Arthur et manipulant les héros. Plus symboliquement, elle est une déesse hivernale des ténèbres et de la mort, par opposition à Arthur, seigneur de l'Été. Elle révèle l'aspect rédempteur de son personnage lorsqu'elle se fait la reine guérisseuse d'Avalon, gardant le corps d'Arthur dans la mort.
Sœur du roi Arthur, elle devient sa maîtresse lors du rite de "l'ancienne religion" païenne : Beltane. Ce rite de l'ancienne religion, dont le culte était voué à La Déesse-mère (représentée par la Lune), consistait à réunir la Déesse Mère et le Dieu Cornu par le biais de 2 jeunes gens représentant chacun la Divinité. Le fruit de cette union sera Mordred

A la fois femme et savante, fée sylvestre, nymphe des vagues, sorcière et enchanteresse, c’est l’une des figures les plus riches et attachante de la famille des fées.
Morgane est guérisseuse et Magicienne, fidèle au monde merveilleux d'Avalon qu'elle abandonnera un temps pour tenter de répandre ses principes dans le monde réel qui découvre le Christ et ses lois, cette nouvelle religion où la Déesse Mère est remplacée par une vierge et où tous les rites célébrants la nature et la fécondité sont écrasés et remplacés par des rites chrétiens rendant gloires à des principes masculins
Grande, ses longs cheveux brillants sont noirs et souvent nattés. Son regard gai et innocent, rêveur et mélancolique est devenu au fil des épreuves désenchanté et dur. Étrange, un peu halluciné comme son maître Merlin.
Petit à petit Morgane a perdu sa nature de femme pour prendre l’aspect désincarné de certaines fées que le regard du mortel éclaire ou assombrit selon son état d’âme


 
LE ROI ARTHUR ET LES CHEVALIERS DE LA TABLE RONDE


Tout le monde connaît ne serait-ce que de nom ce roi mythique accompagné de ses fameux "chevaliers de la table ronde" : mais parmi tous les faits magnifiés au cours des siècles, quelle est la part de réalité dans cette célèbre légende ? Et quelle est son origine ?


Localisation et chronologie

Quand ? Le roi Arthur a existé dans la seconde moitié du Ve siècle, soit durant la déchéance puis la chute de l'empire romain d'Occident.
Ou ? En Bretagne, qui est alors l'actuelle Grande-Bretagne : notre province homonyme est à l'époque appelée Armorique.


Le contexte historique

La Bretagne (actuelle Grande Bretagne) est, comme le reste de l'Europe, occupée depuis des siècles par les romains : cette conquête a débuté en 43 après JC. Une partie de la population autochtone devient " romano-bretonne " : elle est très bien romanisée tant au niveau de la culture que de la religion, et l'armée comprend de nombreux mercenaires bretons. Seules les tribus celtes vivant dans des contrées difficiles d'accès restent à dominante païenne.
La situation est donc comparable à celle de la Gaule avec ses gallo-romains.
Mais, comme en Gaule avec ses goths, francs ou burgondes, cette province est victime d'invasions de la part :
-de tribus barbares germaniques : angles, jutes, saxons et frisons attaquent l'est du pays,
-de tribus venant d'Irlande ou du nord du pays : pictes, irlandais et scots assaillent le nord et l'ouest de la province.
-Ces tribus mènent des raids de plus en plus fréquents, et les légions romaines sont débordées.
Face aux invasions généralisées sur tout l'empire romain, l'empereur Honorius décide dès le début du Ve siècle d'abandonner la Bretagne qui est trop difficile à protéger : les " romano-bretons " sont donc appelés à se défendre seuls.


La situation politique :

Au cinquième siècle, les romains sont installés en Grande-Bretagne et dominent l'île, même si les Scots (peuplade celte venue d'Irlande qui finira, au sixième siècle, par s'établir sur la côte ouest de l'Ecosse) et les Pictes (peuple préceltique d'Ecosse), entre autres, restent insoumis.
Mais, à partir de 486, avec les conquètes de Clovis et les invasions des Vandales, des Wisigoths et des Ostrogoths, l'empire romain s'affaiblit fortement dans sa partie occidentale. Les romains se désintéressent alors de la Grande-Bretagne pour se concentrer sur la défense de l'Empire, ce qui n'empêchera pas sa chûte dans les années 490.
Les Saxons (ancien peuple germanique qui s'était étendu vers le sud et avait mené des raids en Gaulle, tout nouvellement arrivé en Grande-Bretagne) en profitent pour essayer de s'emparer de toute l' île.


Des conflits internes :

Les divers chefs Bretons et Gallois sont alors divisés par d'incessantes querelles, et passent leur temps à guerroyer entre eux, sans grand succès.
Tous ces rois, postulants à un trône unificateur, souffrent d'un problème de légitimité : les différentes invasions ont entraîné une grande diversité de peuples et de cultures dans le royaume. Aucun chef ne parvient à se faire reconnaître sur tout le royaume, et par tous les peuples. Il n'y a, par conséquent, pas de chef suprême, et encore moins de roi qui commande à l'ensemble des habitants de grande-Bretagne.
Mais devant l'importante menace d'invasion des Saxons ils se rangent tous sous la bannière d'un dénommé Artorius.
Ce guerrier, probablement né vers 470-475 en Cornouailles, est le chef d'une bande très mobile de cavaliers mercenaires. Tous voient en lui la seule personne capable de tenir tête à l'envahisseur.


Artorius au pouvoir :

Artorius est donc nommé commandant en chef de la nouvelle armée et, tous unis, les rois Bretons et Gallois remportent, quelque part dans le sud-ouest de l'Angleterre vers 500-518, une grande victoire qui stoppe l'envahisseur pendant une quarantaine d'années. C'est la bataille de Mont Badon (ou Bath, ou Badbury).
Quand Artorius trouve la mort dans une grande bataille, près de Camelford en Cornouailles, aux alentours de 540-542, c'est la fin de l'indépendance bretonne : à la fin du siècle, les Saxons occupent les trois quarts de l'île.
Le corps d'Artorius est enterré clandestinement à Glastonbury par ses lieutenants, qui tiennent à cacher sa mort pour ne pas démoraliser les troupes.


Les conséquences :

Devant l'invasion, des milliers de Bretons ont traversé la mer pour s'établir dans la péninsule armoricaine, à laquelle ils donnent le nom de Bretagne. Ils y retrouvent des compatriotes arrivés depuis le quatrième siècle. Ils restent en contact très étroit avec les Bretons demeurés dans l'île. Les uns et les autres gardent vivant le souvenir d'Artorius et en font un roi, ce qu'il n'a jamais été dans la réalité.
D'autre part, le problème de la légitimité se pose toujours, et plus fort encore, après la prise du pouvoir par Guillaume le Conquérant (1027-1087), duc de Normandie, en 1066. Le roi est un normand, peuple minoritaire. Et cette situation est d'autant plus ennuyeuse que la dynastie rivale n'a pas ce problème : les capétiens se présentent comme les descendants de Charlemagne.
Pour palier à ce grand désavantage, les Normands encouragent les clercs à diffuser ce qui est déjà la légende d'Arthur (nom romain pour Artorius), et plus particulièrement le mythe de sa dormition et de son retour prochain, dans le but de s'allier les Gallois et de défaire les Anglo-Saxons.


La création du mythe :

Dans un premier temps donc, la légende raconte qu'Arthur n'est pas mort. Grièvement blessé lors de la bataille de Camlann, il a été transporté par sa soeur, la fée Morgane, jusqu'à l'île d'Avalon, où il est soigné, attendant de pouvoir revenir prendre la tête de son peuple : c' est l'espoir breton.
Mais Henri II (1133-1189) va finalement confisquer la légende d'Arthur, en se présentant comme son héritier légitime, et mettre un terme à l'espoir breton. A des fins de propagande, il demande une mise en langue romane de l'Historia Regum Britanniae, commandée en 1138 par son père, dans le même but, à Geoffroy de Monmouth.
Le roi, à l'intérieur de son royaume, a besoin de l'appui des Bretons contre les Saxons qui acceptent mal la domination normande. Mais les Bretons ne sont pas prêts à se rallier à la bannière des Plantagenêt à cause de l'espoir breton.
Le roman, en trois parties, se termine avec la description du règne d'Arthur : son accession au trône, son mariage, la création de la Table Ronde, jusqu'à la mort du souverain.
Finalement on découvre, en 1191, les tombes (et les squelettes) d' Arthur et Guenièvre dans le cimetière de l'abbaye. Quand à l'île d'Avalon, elle est identifié à l'abbaye de Glastonbury. Cela met un terme à l'espoir breton.


L'extension du mythe :

Vers 1100, la légende est tellement présente et forte que les bardes y greffent mythes folkloriques, particularités géographiques, traditions chrétiennes et petit héros locaux postérieurs (Yvain par exemple), ...
En deux ou trois siècles donc, Arthur est devenu le pivot autour duquel gravite tout un système d'histoires indépendantes à l'origine, et cet ensemble finit par former un vaste et riche réservoir, un mythe immense et inépuisable.
C'est Robert Wace, dans son Roman de Brut, en 1155, qui donne la coloration courtoise au mythe. Arthur devient le monarque idéal, un modèle d'humanité, de vaillance, de générosité et de délicatesse. C'est lui aussi qui, le premier, mentionne la Table Ronde, symbole politique de la société courtoise.
La légende arthurienne est, dès la fin du onzième siècle, diffusée à travers toute l'Europe, et même au-delà, par les conteurs professionnels qui accompagnent les armées partant pour la Terre Sainte à l'occasion des deux premières croisades.


La résistance " romano-bretonne " et le roi Arthur

Les anciennes structures héritées de la société romaine sont malmenées par ces invasions.
Une résistance de la population " romano-bretonne " s'organise progressivement : elle souffre au début d'un manque d'union, et c'est dans ce contexte que des chefs de guerre émergent.
Ces derniers sont souvent issus de l'ancienne aristocratie romaine, et sont donc de grands propriétaires fonciers, base originelle de la future classe féodale.
Parmi ces chefs, un certain Artus ou Artorius aurait existé durant la seconde moitié du Ve siècle et le début du VIe : celui-ci serait parvenu à unifier provisoirement les romano-bretons dans leur lutte contre les barbares irlandais, pictes et saxons.


Les sources

Les sources qui le mentionnent sont rares, mais laissent apparaître les éléments suivants :
il aurait été nanti du titre d'Imperator (commandant en chef),
il aurait remporté environ 12 batailles,
il aurait combattu avec des cavaliers, contre des forces barbares comportant une majorité de fantassins. La légende idéalisera plus tard cette chevalerie médiévale avec ses " chevaliers de la table ronde ".
Selon la légende, il serait mort dans l'Ile d'Avalon (Abbaye de Glastonbury) ou il s'est réfugié chez sa soeur Morgane après son combat contre son neveu Mordred
.

Les recherches archéologiques
Site de Tintagel :

De nombreuses recherches archéologiques ont été menées depuis 1930 sur le site de Tintagel, petite presqu'île sur les côtes des Cornouailles (sud-ouest de l'Angleterre).
Bien que les ruines visibles datent des normands (Xe), certains éléments datant du VIe ont été découverts (fin de l'épopée arthurienne). Ce site pourrait avoir été la résidence d'un riche personnage vivant à la mode romaine. En 1998, une pierre gravée du nom de " artognov " a été découverte, alimentant encore le mystère !


Château de Camelot :

Camelot, le château mythique du roi Arthur, correspondrait à la ville romaine de "Camulodunum " (Colchester au nord-est de Londres), qui partageait avec Londinium (Londres) le siège du gouverneur de la province du temps de l'occupation romaine.
Selon la légende, Camelot attirait de partout les chevaliers désireux de se joindre à la Table Ronde : ils partaient chercher aventure, gloire et renommée et cette quête deviendra un symbole de recherche de l'absolu ... le Graal.
Globalement, les sources écrites fiables et les découvertes archéologiques sont très rares : les polémiques d'historiens ne sont donc pas prêtes à s'éteindre.


Arthur et son mythe au cours du temps

Le début du mythe : la légende arthurienne est alimentée dès le VIe par des récits populaires en Pays de Galle et en Irlande, puis les allusions à ce mythe se multiplient dans les textes latins dès le IXe siècle.
"Propagande politique" du roi Henri I (voir son arbre généalogique): le roi d'Angleterre Henri I (1100 - 1135) désirant rallier les Celtes de son royaume et pacifier ses nouvelles conquêtes en Pays de Galle utilise à son profit la légende arthurienne.
L'épopée arthurienne circule alors dans tout le pays sous forme de lais (conte en prose comportant un dénouement lyrique en vers), puis en Europe : Chrétien de Troyes y fait allusion en France en 1120 dans " Conte del Graal ".
Le Plantagenêt exploite donc la légende du roi Arthur pour se constituer une ascendance glorieuse, dans un but de légitimisation politique.

Epoque des grands romans et oeuvres cycliques : entre 1170 et 1180, la littérature arthurienne connaît une immense ferveur : c'est l'époque des grands romans évoquant Tristan. Les gens d'église se plaignent d'ailleurs de l'intérêt que les moines portent à ces sujets profanes.
La légende arthurienne s'organise alors en oeuvres cycliques : elles ont pour ambition de relater en prose la chronique totale de la Bretagne depuis les temps évangéliques jusqu'à la mort d'Arthur. Le 1er romancier cyclique est Robert de Boron (vers 1190) : c'est lui qui introduit le Graal comme étant le récipient qui a recueilli le sang du Christ, puis associe le saint sang à une sainte lance.[/center]

Qu'est-ce que la littérature arthurienne ?

La littérature arthurienne possède les caractéristiques suivantes :
elle cultive les mystères de la féerie celtique,
elle fait une large part à l'amour courtois,
elle met en valeur le prestige du cérémonial courtois,
elle glorifie la loyauté et le dévouement du roi Arthur et introduit les valeurs de code de la Chevalerie. Il est présenté comme un souverain idéal : il entretient avec ses chevaliers (Yvain, Lancelot, Perceval, ...) des relations parfaites en siégeant autour de la "Table Ronde".
(voir une fabuleuse photo des chevaliers de la collection des Etains du Graal)

Qu'est-ce que la légende du Graal ?

La coupe du Graal aurait été taillée par les anges dans une émeraude tombée du front de Lucifer lors de sa chute. Elle aurait ensuite été confiée à Adam, qui l'aurait perdu après le péché originel, puis Seth l'aurait retrouvé, et de là elle serait parvenue jusqu'au Christ.
Joseph d'Arimathie aurait récupéré le calice de la Cène (le dernier repas du Christ), et l'aurait amené jusqu'en Bretagne, en passant, entre autres, par la forteresse de MontSégur, dernier fief cathare. A partir de la Bretagne, serait partie la Quête du Graal (Arthur et ses amis) qui aurait aboutie entre autres en Armorique.
Arthur est donc un personnage situé aux frontières du réel et de l'imaginaire. Son identité historique est attestée mais la légende et la littérature vont lui donner une seconde existence : un mythe, alimentant à la fois des enjeux politiques et le rêve chevaleresque.


MERLIN L'ENCHANTEUR

« Myrddin » ou « Myrdhyn » en langue galloise, « Marzhin » ou « Merzhin » en breton et en cornique.

 Avec constance, les vieux auteurs font de Brocéliande le lieu des amours de Merlin, et de son retrait du monde. Mais du temps de sa liberté, Merlin hante toutes les forêts : Calidon, Northumberlande, etc. Elles sont le lieu naturel où il peut méditer, revenir à lui-même après ses séjours auprès du roi.
Il s'y réfugie lorsque la folie le prend à voir le comportement cruel des hommes. La forêt alors l'apaise et le rend à lui-même.
"Etre païen de la nature, Merlin appartient d'une certaine façon à la lignée des nixes, des nains et des elfes. Il est une figure bien plus primitive que celle d'un fils du démon, et le rôle d'Antéchrist que lui attribue Robert de Boron ne lui rend pas véritablement justice."
Parmi les êtres surnaturels qui hantent en esprit la forêt et l'habitent de leur active présence, l'Homme Vert et l'Homme Sauvage se réincarnent partiellement en Merlin, quand ils ne recouvrent pas totalement le même personnage pris en des situations différentes.
L'Homme Vert qui hante les mémoires tout autant que l'ombre des cathédrales symbolise l'inconscient de la nature qui nous habite encore, la force toujours renaissante du monde des arbres, le recours nécessaire à l'univers végétal. Il fait sans doute partie des grands types mythologiques qui ont donné le jour à l'Enchanteur, et, comme lui, se trouve à la charnière des deux religions.
Il en est de même de l'Homme Sauvage, puissance animale et humaine, croisement de deux règnes du vivant. Merlin apparaît à plusieurs reprises explicitement sous ses traits. Et le don qu'a l'Enchanteur de parler et de commander aux animaux - tout particulièrement aux cerfs - relève de l'héritage du Sauvage.

D'un caractère enjoué, Merlin aimait à se présenter à ses amis sous les apparences les plus diverses, bûcherons, vieux musicien aveugle, jeune garçon téméraire, et s'amusait de leur surprise. Par des enchantements, il favorisa des mariages et des naissances, comme celle du célèbre chevalier Lancelot.
À deux reprises il accepta d'enseigner quelques-uns de ses secrets, et bien mal lui en prit ! Morgane, l'une des soeurs d'Arthur, devint une méchante fée jalouse de sa belle-soeur, la reine Genièvre. Quant à l'autre élève de Merlin, Viviane, c'est à l'enchanteur lui-même qu'elle s'en prit. Merlin aimait voyager. De temps en temps il disparaissait sans explication. En général il se cachait au creux des forêts, fréquentées en ces temps-là par des ondines qui avaient élu domicile auprès des sources.
Sur le continent, le forêt de Brocéliande passait pour l'une des plus belles du monde connu. Merlin, en s'y promenant, passa un jour près d'une gracieuse jeune fille qui se mirait dans l'eau d'un lac. Elle avait nom Viviane. L'enchanteur avais pris ce jours-là l'apparence d'un séduisant damoiseau et non celle d'un veillard contrefait. Viviane engagea la conversation et, pour lui plaire, Merlin lui offrit quelques enchantements : en son honneur il fit apparaître un magnifique château où se déroulait une fête merveilleuse, puis il rendit au paysage son aspect premier.
À dater de ce jour, l'enchanteur s'absenta souvent de la cour du roi Arthur : il allait en secret retrouver la jolie Viviane. Lors de ces rencontres, Merlin, de plus en plus séduit, accepta de lui enseigner deux ou trois de ses tours les plus poétiques.
La jeune fille apprit ainsi à danser sur l'eau sans se mouiller et à faire jaillir une rivière à sa volonté. Mais Viviane voulait garder Merlin toujours à ses côtés. Elle réussit à lui faire avouer presque tous ses secrets et, un jour où il s'était endormi, la tête posée sur ses genoux, elle fit, à l'aide d'un voile, un cercle magique autour de son ami qui devint ainsi son prisonnier à jamais.
Bien sûr, Merlin avait tout deviné, mais, par amour, il avait laissé faire. Il était définitivement retourné dans l'Autre Monde, celui des fées et des magiciens, sans trop de chagrin, car il aimait Viviane plus que sa liberté.



A-t-il réellement existé ?

Des recherches très sérieuses comme celle de Norma Lorre Goodrich montrent que Merlin a bel et bien existé. Il est probable que les écrivains médiévaux possédaient des manuscrits, disparus depuis, qui relataient certains aspects de la vie de Merlin.
Merlin aurait vécu entre le milieu du Ve siècle et la fin du VIe siècle. Les événements tragiques qui secouèrent la Grande-Bretagne et auxquels Merlin fut mêlé se sont déroulés vers la fin de l'Empire romain. Le mode de vie et les mœurs étaient encore à la mode romaine à ce moment.
La réalité du personnage est donc bien différente de sa légende ou plutôt de la vision populaire que la majorité se fait de lui. Merlin n’est pas un personnage médiéval. L’enchanteur n’a cessé d'inspirer de nouveaux auteurs, lesquels continuent à modeler ce personnage. Il est évident que cet intérêt toujours renouvelé signale qu'une image symbolique, voir mythique, se dégage des caractéristiques que Merlin possède déjà.


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MessagePosté le: Dim 7 Sep 2008 - 19:16    Sujet du message: La légende du roi Arthur Répondre en citant


Je m' intéresse depuis quelque temps déjà à la légende du roi Arthur et au symbolisme qui entoure cette légende . En parcourant certains sites pour des recherches, j' ai pu lire que le Maître Saint Germain aurait été durant une de ses incarnations le Roi Arthur. Auriez-vous des informations à ce sujet ?
Je vous remercie Smile

Voyageur
 

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MessagePosté le: Dim 7 Sep 2008 - 19:16    Sujet du message: La légende du roi Arthur Répondre en citant

.


Bonjour Voyageur !
Il m'est difficile d'affirmer ou d'infirmer le fait que le roi Arthur
aurait été une des incarnations de Maître Saint germain.
La notion que j'en avais gardé à ce sujet c'est que le roi Arthur
tout comme Merlin étaient des grands Initiés à leur époque.
D'après toujours ces mêmes notions :
Ce serait plutot le Maître EL MORYA qui aurait été le roi Arthur
mais je ne suis pas en mesure de fournir la "preuve"
de ce que vous réponds ici, ni de vous dire dans
quel livre j'aurais pu le lire.
J'en ai parlé avec Lamadelama, nous allons
faire quelques recherches, ce qui va prendre
encore un peu de temps.
Sinon, il va falloir se contenter de cette réponse..



Bien à vous : damejane
.
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MessagePosté le: Dim 7 Sep 2008 - 19:20    Sujet du message: La légende du roi Arthur Répondre en citant

.

Merci pour cette réponse Smile, j' ai vérifier mes dires par des recherches internet , il se trouve comme vous l' avez dit que le Maître El Morya aurait été le Roi Arthur et le Maître Saint Germain aurait été Merlin .
Je me permets  de vous transmettre le lien du site sur lequel j' ai pu observer ces informations :
http://www.sanctusgermanus.net/French%20Version/La%20Grande%20Fraternite%20de%20Lumiere/SanctusGermanus.htm .
Je ne peux pas prouver la véracité de ces informations , n' ayant pour ma part , aucune connaissances sur l' Histoire des Maîtres .
A bientôt

Voyageur


.
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MessagePosté le: Dim 7 Sep 2008 - 19:21    Sujet du message: La légende du roi Arthur Répondre en citant

.
Re bonsoir voyageur,

Citation:
Merci pour cette réponse Smile, j' ai vérifié mes dires par des recherches internet ,
il se trouve comme vous l' avez dit que le Maître El Morya
aurait été le Roi Arthur et le Maître Saint Germain aurait été Merlin .



Je crois que nous ne nous sommes pas compris.
Si vous relisez ma précédente réponse, vous constaterez que je me contente de vous dire : que le roi Arthur aurait été une des incarnations précédente de Maître  El Morya et qu'il est difficile d'affirmer ou d'infirmer cela sans "preuves".
Je ne dis pas que Merlin aurait été une des incarnation de Maître Saint germain.


Bien à vous : damejane.

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MessagePosté le: Dim 7 Sep 2008 - 19:22    Sujet du message: La légende du roi Arthur Répondre en citant

Bonjour à tous ,c' est de ma faute , je me suis mal exprimé , j' entends bien que ce que vous dites au sujet du Maître El Morya est une supposition et que l' on ne peut pas l' affirmer Smile . J' ai simplement ajouté que j' ai visité un site traitant de ce sujet dont j' ai fourni le lien ,  qui parle également d' une supposition selon laquelle le Maître Saint Germain aurait été Merlin , je voulais simplement avoir l' avis des membres sur ce site et sur ces informations , même si nous restons dans le domaine de la supposition Wink .

Voyageur 

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MessagePosté le: Dim 7 Sep 2008 - 19:23    Sujet du message: La légende du roi Arthur Répondre en citant

Citation:
ref : http://shanti2208.free.fr/Forum/index.php?topic=646.msg1970#msg1970
Bonjour à tous ,c' est de ma faute , je me suis mal exprimé , j' entends bien que ce que vous dites au sujet du Maître El Morya est une supposition et que l' on ne peut pas l' affirmer Smile . J' ai simplement ajouté que j' ai visité un site traitant de ce sujet dont j' ai fourni le lien ,  qui parle également d' une supposition selon laquelle le Maître Saint Germain aurait été Merlin , je voulais simplement avoir l' avis des membres sur ce site et sur ces informations , même si nous restons dans le domaine de la supposition Wink .



Voyageur,
- il est rare que les maîtres comme on dit "racontent leurs vies" (au pluriel..), certains ont parfois indiqué quelles furent leurs incarnations principales, mais ils répugnent en général à "personnaliser" ce qui appartient au passé, alors que le propre de la hiérarchie, composée d'initiés de degrés supérieurs au degré de "transfiguré", est dans la mobilité et non tournée sur des "acquis" d'ailleurs inexistants en termes humains.. (DK n'était-il pas appelé : "le deshérité" ?), rares sont ceux qui dans leurs stades de maîtrise la plus avancée furent également "nantis" à titre personnel ! quant à ceux qui occupèrent de hautes "fonctions" sociales, leur vie a rarement été "rose" et plaisante.. (voir Gandhi, pour ne parler que d'un Arhat..).

- bon, je crois me souvenir que M, fut Abraham, Melchior, Arthur, Akbar, puis Morya sa dernière "id"..
- et aussi que KH, fut Merlin, François d'Assise, puis Kut Humi sa dernière identité en incarnation, j'ajoute qu'il est l'actuel "chef" de la hiérarchie, ou "instructeur du monde" en remplacement de Maïtreya, qui est dans l'oeuvre majeure de sa "vie" de maître ascensionné.. l']adombrement de l'ensemble des âmes du monde terrestre.. c'est ainsi que je conçois cette tâche : comme une identification énergétique majeure à tous les êtres sensibles et ayant en eux au moins le germe de l' "amour".. si quelqu'un a une meilleure "vision" de ce grand être, qu'il nous en fasse profiter, il (ou "elle"..) en sera grandement remercié !



 



Shalom, Salam, Shanti, . . . . . . lamadelama 
.
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MessagePosté le: Dim 7 Sep 2008 - 19:24    Sujet du message: La légende du roi Arthur Répondre en citant


Salut à toutes et à tous,

Voyageur, si tu veux savoir qui furent les Maîtres dans leurs "incarnations" les plus "célèbres" je te conseille le livre de Michel Coquet "Lumières de la Grande Loge Blanche".
Sache que pour ma part je fus, entre autre, un soldat, une prostituée et un moine inquisiteur, et pas dans l'ordre, mais diantre, ce n'était guère réjouissant de savoir ce que j'avais pu faire et être.
Et oui on n'est pas toujours Cléopâtre ou Jules-César.Et je suis à 10 000 lieues d'être un Maître crois-moi.LOL.
Si je prends le côté badin pour répondre ce n'est absolument pas pour me moquer, mais je pense comme Lamadelama, qu'importe... qui fut qui, ce qui compte c'est ton Chemin, si en plus tu te tritures les méninges à savoir qui a fait quoi, tu vas t'enfermer dans un carcan mental dont tu auras du mal à te sortir.
J'en parle en connaissance de cause, j'ai perdu nombre de mois à des recherches aussi vaines que futiles sur "l'identité" des Maîtres, ne commets pas la même erreur je t'en prie.
Mais si cela t'intéresse, le bouquin de M.Coquet est éloquent, si toutefois il s'agit de "vérités"!!
D'un frère à un frère.
Fraternellement.

Amilius

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MessagePosté le: Dim 7 Sep 2008 - 19:25    Sujet du message: La légende du roi Arthur Répondre en citant

.
Bonjour Voyageur,


Ce que disent Lamadelama et  Amilius sur le sujet est juste une façon de relativiser les choses par rapports à ce que ces grand êtres ont pu être dans leurs incarnations précédentes.
Du point de vue bouddhiste, concernant les grands Maîtres qui enseignent dans la Lamaseries,  la reconnaissances des incarnations précédente des Lamas,  c'est une référence de lignée qui garantie la qualité et la continuité des enseignements.
C'est un choix conscient de réincarnation non pas pour prouver que les réincarnations existent mais pour œuvrer par un choix de service à donner en  coopération.
On peut parler ici d'une forme de sentier choisi par un groupe pour être les garants de la spiritualité pratiquée dans le respect des enseignement transmis à l'origine par Bouddha et
l'épanouissement futur de l'humanité par la dispersion actuelle dans le monde de nos frères enseignants bouddhistes. Le bouddhisme étant une religion mais aussi une philosophie qui à l'heure actuelle par son adaptation et l'ouverture d'esprit permet à présent aux occidentaux d'être compréhensible et offre un des chemins possible vers la libération de la souffrance.


damejane

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MessagePosté le: Dim 7 Sep 2008 - 19:26    Sujet du message: La légende du roi Arthur Répondre en citant

 Merci Amilius , merci Damejane , je comprends ce que vous voulez dire , qu' importe nos identités précédentes , comme le dit Bouddha , il faut se concentrer sur le présent , ne pas retourner dans le passé . Ma curiosité a souvent tendance à prendre le pas , il est vrai que je trouve intéressant de savoir qui ont été les Maîtres par le passé , mais finalement le plus important n' est pas là , il faut tout d' abord apprendre et comprendre le message qu' ils ont voulu transmettre à l' humanité de par leurs actions passés mais aussi présentes et futures . J' ai tendance à chercher l' inutile , cela est vrai , il faut que je sois concentré sur le présent et sur les choses véritablement importantes Smile

Voyageur

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MessagePosté le: Dim 7 Sep 2008 - 19:27    Sujet du message: La légende du roi Arthur Répondre en citant

.
Bonsoir voyageur,La curiosité  a du bon puisqu'elle demande à voir un peu plus loin que le bout de son nez, cela ouvre des perspectives et des champs nouveaux de considérations qui peuvent faire aboutir à la prise de conscience du grand Soi graduellement.



Citation:
J' ai tendance à chercher l' inutile , cela est vrai , il faut que je sois concentré sur le présent et sur les choses véritablement importantes Smile
On dit que telle ou tel objet de nos pensées, ou actions sont inutiles quand on a pris conscience que ce n'est pas une bonne "direction" à prendre selon notre libre arbitre, selon nos choix et selon nos valeurs qui composent notre foi en la Vie. La conscience joue là aussi un rôle important, elle nous donne la bonne direction à suivre, et une distance suffisante d'observation pour agir de plus en  plus librement..


Bien à vous : damejane. 

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MessagePosté le: Dim 7 Sep 2008 - 19:29    Sujet du message: La légende du roi Arthur Répondre en citant

Citation:
Merci Amilius , merci Damejane , je comprends ce que vous voulez dire , qu' importe nos identités précédentes , comme le dit Bouddha , il faut se concentrer sur le présent , ne pas retourner dans le passé . Ma curiosité a souvent tendance à prendre le pas , il est vrai que je trouve intéressant de savoir qui ont été les Maîtres par le passé , mais finalement le plus important n' est pas là , il faut tout d' abord apprendre et comprendre le message qu' ils ont voulu transmettre à l' humanité de par leurs actions passés mais aussi présentes et futures . J' ai tendance à chercher l' inutile , cela est vrai , il faut que je sois concentré sur le présent et sur les choses véritablement importantes Smile

Mon ami Voyageur,

Combien je me suis fourvoyé aussi.Lis le livre que j'ai cité, cela t'aidera sûrement, mais l'essentiel est de savoir ce que nous ferons des connaissances que l'on nous donne.
Et encore une fois je m'y suis perdu, plus attaché à la forme qu'au fond.
Si tu ne l'as pas je peux essayer de le retrouver dans mon fatras

(je n'ai pas défait tous mes cartons lors de mon ancien déménagement).

Envoie moi un MP.

Fraternellement.

Amilius
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MessagePosté le: Dim 14 Mar 2010 - 16:27    Sujet du message: La légende du roi Arthur Répondre en citant

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La légende du roi-pêcheur
- les mots qui libèrent


Catégorie Développement personnel.
Publié le 12 octobre 2006 par Lancelot.
Mise à jour le jeudi 12 octobre 2006






Nous sommes en ces temps très anciens où les chevaliers héroïques qui composaient la cour du Roi Arthur parcouraient le monde en quête d’aventures extraordinaires.
L’histoire qui suit est un des épisodes de la vie du jeune chevalier Perceval, jeune homme bien élevé par sa mère, qu’il a quittée pour devenir chevalier à la cour du Roi Arthur.

Le chevalier Perceval chevauchait à l’aventure dans la campagne, et il parvient un jour dans un pays à l’étrange aspect : tout y semble mort, la terre est aride, sans un brin d’herbe, les arbres sont secs, on n’y entend aucun chant d’oiseau, on n’y croise aucun animal. Les villages semblent abandonnés, et aucun foyer ne fume. Le ciel est gris, sans lumière, il y fait froid : c’est le "Gaste Pays" (le Pays "Gâté", ou "Pourri").

Au hasard d’un détour du chemin, Perceval aperçoit un homme en train de pêcher dans une rivière asséchée. Il s’approche de l’homme, qui lui explique être le Roi du pays. Comme il a été blessé "au haut de la cuisse" (comprendre que sa virilité a été atteinte), son royaume périclite et lui-même ne peut plus avoir d’autre occupation que pêcher vainement dans une rivière sans vie.

Le Roi invite le jeune chevalier à rester en son château pour la nuit, ce qu’il accepte.
Le palais du Roi Pêcheur est d’une magnificence qui contraste de manière frappante avec la tristesse des visages des habitants du château : tout le monde se lamente, pleure, on n’entend aucune musique ni aucun chant ni aucun rire, et toute la richesse du palais semble bien dérisoire tant les gens sont tristes.

Les domestiques montrent sa chambre à Perceval, une chambre meublée de bois précieux, tendue d’étoffes brodées de fil d’or et d’argent, dont le sol est tapi de fourrures, et il trouve à son attention des vêtements frais, d’une blancheur immaculée, dont il se revêt avant de se rendre dans la salle où est dressé le repas.

Là, il prend place à la droite du Roi, à la place d’honneur, et le repas est servi sur une grande table de marbre d’une seule pièce, soutenue par des tréteaux en bois d’ébène. Les mets les plus raffinés sont servis en abondance, ainsi que le vin le plus fin que le jeune chevalier ait jamais eu le plaisir de boire.
Et pourtant, la cour assemblée dans la pièce regarde tristement le jeune chevalier, et le Roi ne parle presque pas, posant tout juste quelques questions à Perceval pour connaître des nouvelles du monde.

Soudain, Perceval assiste à un bien étrange spectacle : devant la table dressée, dans un silence à peine troublé par les pleurs et les sanglots de la cour de Roi, un merveilleux cortège traverse la salle. Un jeune homme blond, vêtu tout de blanc, porte en tête du cortège une lance dont le fer laisse couler une goutte de sang le long de la hampe. Il est suivi d’une magnifique jeune femme, la plus belle et la plus douce que le jeune Perceval ait jamais vue, même en rêve, qui porte un plateau d’argent magnifiquement ciselé, sur lequel est posé une coupe d’or, sertie des pierres les plus précieuses, et d’où irradie une lumière vive qui projette sur l’assistance un éclairage féerique et chaleureux.

Perceval est très surpris de ce cortège, qui passe une fois, deux fois, et encore une fois devant la table d’hôte. Toutefois, comme il a été bien élevé par sa maman et qu’il a appris les bonnes manières de la chevalerie, il s’abstient de poser quelque question que ce soit sur ce merveilleux prodige, et plonge son nez dans son assiette ou son verre à chaque passage du cortège. Et après chaque passage, les lamentations sont plus fortes et les pleurs plus nombreux parmi la cour, qui semble très, très affectée par la scène.

Mais bon, le repas se termine, Perceval prend congé de son hôte en le remerciant de son hospitalité, et rejoint sa chambre pour la nuit. Repensant à l’étrange scène dont il a été le témoin, il se dit qu’il se renseignera le lendemain sur la signification de tout ce mystère.
Le lendemain, il se réveille dans un château désert. Il le parcourt en tous sens, il n’y a âme qui vive. Il trouve son cheval dans les écuries, il a été soigné et nourri, et, ne trouvant personne à qui s’adresser, il rassemble ses affaires, monte sur son cheval, et quitte le château du Roi Pêcheur sans avoir eu l’occasion de se renseigner sur le merveilleux cortège.

Dans la campagne alentour, toujours aussi dévastée et sans vie, il aperçoit une cavalière qui vient rapidement à sa rencontre, et l’interpelle en ses termes :
"Tu es un mauvais chevalier ! Pourquoi n’as tu pas demandé au Roi ton hôte ce qu’était le cortège qui a traversé trois fois la salle devant toi ? Tu aurais pu par cette simple question guérir le Roi de sa blessure et redonner vie à son royaume ! Mais tu n’as rien fait, tu ne t’es intéressé qu’à toi-même, et tu n’as fait preuve d’aucune compassion pour tous ceux qui souffrent dans ce royaume ! Va, maintenant, vivre tes aventures, mais que ta conscience ne trouve pas de repos tant que tu n’auras pas réparé ta mauvaise action !".
Sur ce, la jeune fille éperonne sa monture et s’enfuit dans la campagne.

Evidemment, Perceval est bouleversé par ce qu’il vient d’entendre. Il réalise soudain qu’il est passé à côté de son devoir de chevalier. Il décide donc de retourner au château du Roi Pêcheur afin de le délivrer de son mal.

Dans le conte, Perceval ne retrouve pas le château. Il poursuit donc ses aventures, retourne à la cour du Roi Arthur pour y raconter ses aventures et notamment y décrire le prodigieux cortège qu’il a aperçu lorsqu’il était à la table du Roi Pêcheur. Alors, tous les chevaliers se lancent en quête pour retrouver le Gaste Pays et découvrir le secret du cortège mystérieux.
Perceval est le premier chevalier qui retrouvera le Roi Pêcheur, et, au moment du repas, lorsque le cortège merveilleux passe à nouveau devant la table d’hôte, Perceval se tourne vers le Roi et lui demande quelle est la signification de ce prodige.

Alors, le Roi se lève, sourit, et toute la cour l’imite et se met à chanter, rire, danser dans un grand élan de joie. Car, en posant la question au Roi, Perceval a guéri la blessure du vieux Roi et redonné aussitôt la vie à son royaume.
Bien sûr, le Roi a alors raconté au jeune Perceval la légende du Graal, puisque c’est le nom de la coupe merveilleuse qui était portée en cortège. Mais ceci est une autre histoire.

Cette légende, rapportée au XIVème siècle par Chrétien de Troyes et d’autres auteurs encore après lui, est un mythe très ancien, qui nous parle de nous et de notre terrible souffrance lorsque nous nous sentons blessés au plus profond de notre être.
Il ne faut pas penser que nos anciens ignoraient les secrets et maladies de l’âme. Si ce n’est qu’au XIXème siècle que la psychanalyse a conceptualisé l’inconscient, il ne faut pas croire qu’il n’existait pas avant. Et souvent les contes et les mythes nous décrivent de manière symbolique comment nos ancêtre approchaient ces questions.

Dans la légende du Roi Pêcheur, le Gaste Pays est évidemment un royaume en dépression, comme aujourd’hui un homme ou une femme pourrait l’être. Le Roi, dans sa fonction sociale, est l’intermédiaire entre le divin et le royaume : c’est lui qui donne l’impulsion de vie au royaume comme notre volonté donne les impulsions à notre corps. Le Roi blessé est notre volonté brisée, qui ne nous relaie plus les commandements de l’âme, sans laquelle nous ne trouvons plus de sens à la vie, sans laquelle nous ne savons plus pour quoi vivre.

Et pourtant le conte nous enseigne qu’il y a un trésor merveilleux dans ce royaume, et que pour délivrer le Roi et le royaume de la dépression qui les accable, il suffirait qu’un étranger de passage s’intéresse à ce trésor.
Perceval est donc le sauveur du royaume, non pas par l’épée et la lance, mais par la compassion et l’intérêt qu’il porte à son hôte, et son souci de découvrir la véritable nature de son trésor.

Nos anciens avaient donc, et on le comprend à travers ce conte légendaire, déjà bien analysé les tenants et aboutissants des plus graves maladies de l’âme, et notamment la perte du sens à donner à la vie. Et dans leurs contes, ils nous livrent aussi un moyen de guérir le royaume : demander "pourquoi".

Je vous souhaite à tous de rencontrer quelque chevalier errant en votre royaume, et qu’il ait l’audace de vous demander de lui révéler les secrets de votre trésor intérieur.


Source :
http://www.larcenciel-forum.com/spip.php?article245

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