Index - FAQ - Rechercher - Membres - Groupes - S’enregistrer - Messages Privés - Connexion
Conseils du Cœur sur l'aide aux mourants..

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    sur le sentier Index du Forum -> sur le sentier -> Enseignements -> Bouddhisme,
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
lamadelama
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 14 Aoû 2008
Messages: 200
Localisation: ici
Masculin

MessagePosté le: Mer 2 Mar 2011 - 17:41    Sujet du message: Conseils du Cœur sur l'aide aux mourants.. Répondre en citant

Conseils du Cœur sur l'aide aux mourants..



Conseils du Cœur sur l'aide aux mourants..

( EXTRAIT "début du chapitre 11" - " Mise en situation " )


dans un centre de soins palliatifs (...) Une femme de près de 70 ans (*), mourait d'un cancer du sein. Sa fille venait la voir chaque jour et il semblait y avoir entre les deux femmes une relation heureuse. Pourtant, après le départ de sa fille, (*) allait presque toujours s'asseoir à l'écart et pleurait. On finit par en découvrir la raison : la fille refusait complètement d'accepter l'aspect inéluctable de la mort de sa mère, et passait même son temps à l'encourager à « penser positivement », espérant qu'ainsi son cancer guérirait. Devant cette attitude, (*) n'avait d'autre recours que de garder pour elle ses pensées, ses peurs profondes, sa terreur et son chagrin ; elle n'avait personne avec qui les partager, personne pour l'aider à les examiner, à comprendre sa vie et à trouver dans sa mort une signification apaisante.




(Avertissement de lamadelama - et référence du texte..)

- j'ai voulu ici transcrire pour les lecteurs des sites "SHANTI FORUM" et "sur le sentier"
cet extrait de texte sur le mode impersonnel, aussi le sujet est-il : (la personne accompagnante**) ,
et non plus celle désignée par un pronom personnel comme dans le texte originel,
lequel est extrait du désormais classique :
" LE LIVRE TIBÉTAIN DE LA VIE ET DE LA MORT " de Sogyal Rinpoché
(version Française : éditions de "la table ronde"). ]




L'essentiel dans la vie est de parvenir à établir avec autrui une communication sincère et exempte de peur et, comme le montra (..Une femme de près de 70 ans..) cela est d'autant plus important que la mort approche.

Lors d'une première visite il arrive souvent que la personne en fin de vie, ne connaissant pas vos intentions à son égard, ressentent de la sécurité égard d'une certaine réserve. Ne vous attendez donc pas à ce que quelque chose d'extraordinaire se produise, contentez-vous de rester naturel et détendu, soyez vous-même. Souvent les mourants (234) n'expriment pas clairement, leurs désirs ou leurs pensées, et les proches ne savent que dire ni que faire. Il est difficile de découvrir ce qu'ils voudraient essayer de dire ou parfois de cacher. Eux-mêmes d'ailleurs ne le savent pas toujours. C'est pourquoi la première chose à faire est de décharger l'atmosphère de toute tension, avec autant de naturel et de simplicité que possible.

Une fois la confiance établie, l'atmosphère se détendra ; la personne mourante pourra alors évoquer ce qui lui tient vraiment à coeur. Encouragez la chaleureusement à exprimer, en toute liberté, les pensées, les peurs et les émotions qu'elle ressent à propos de l'imminence de sa mort. Pouvoir exposer ses émotions, honnêtement et sans dérobade, est crucial à toute possibilité de transformation-si l'on veut se mettre en accord avec sa vie et mourir en paix. Vous devez lui donner une totale liberté, lui accorder votre entière permission de dire tout ce qu'elle désire exprimer.

Lorsqu'elle parvient à partager avec (la personne accompagnante**) ces sentiments les plus intimes, que (**) fasse en sorte de ne pas l'interrompre, la contredire ou minimiser ce qu'elle dit. Les malades en phase terminale ou les mourants n'ont jamais, de toute leur vie, été aussi vulnérable et (**) devra faire appel à tout son tact, à toute ses ressources de sensibilité, de chaleur et d'amour compatissant si elle veut qu'ils puissent se confier. Apprendre à écouter, apprendre à recevoir en silence, dans ce silence calme et ouvert qui leur permettra de se sentir acceptés. Rester aussi détendus que possible, être à l'aise ; demeurer ainsi auprès de l'ami, du parent, comme si l'on n'avait rien de plus important ni de plus agréable à faire.

(...) Comme dans toutes les situations graves de la vie, de qualités sont extrêmement utiles : le bon sens et l'humour. L'humour possède le remarquable pouvoir d'alléger l'atmosphère ; il permet de replacer le processus de la mort dans sa véritable perspective universelle, et de briser l'intensité et le caractère par trop solennel de la situation. On l'utilisera donc avec toute l'habileté et la délicatesse dont on est capable.

(...) (p235) L'expérience a également permis de découvrir qu'il est essentiel de ne pas prendre les choses trop personnellement. Alors que l'on s'y attend le moins, une personne approche de la mort de faire de (l'accompagnant..) la cible de toute sa colère et de tous ses reproches. Comme le dit Élisabeth Kübler Ross, colère et griefs « peuvent être envoyé dans toutes les directions et projetées sur l'entourage, parfois presque au hasard[sup]1[sup] ». Ne vous imaginez pas que la fureur ainsi exprimée vous soit personnellement destinée. Comprenez qu'elle est surtout provoquée par la peur et le chagrin ; vous éviterez ainsi d'y réagir d'une manière qui pourrait s'avérer préjudiciable à la relation.

Parfois, vous pouvez être tenté de prêcher votre propre foi ou de proposer au mourant votre idéologie spirituelle. Écartez absolument cette tentation, surtout si vous avez le sentiment que ce n'est pas ce qu'il veut ! Nul ne saurait être « sauvé » par la croyance de quelqu'un d'autre. Rappelez vous que votre tâche n'est pas de convertir qui que ce soit à quoi que ce soit, mais d'aider la personne en face de vous à découvrir en elle sa force, sa confiance, sa foi et sa spiritualité propre, quelles qu'elles soient. Bien sûr, si elle est réellement ouverte aux questions d'ordre spirituel et souhaite vraiment connaître votre point de vue, ne le lui cachez pas non plus.

N'exigez pas trop de vous-même, ne vous attendez pas à faire des miracles ou à « sauver » la personne mourante. Cela ne vous vaudra que des déceptions. Les gens meurent comme ils ont vécu, fidèles à eux-mêmes. Si vous désirez qu'une communication réelle s'établisse, vous devez faire un effort conscient pour accepter la personne sans réserve, pour la voir en fonction de sa vie, de son caractère, de son passé et de son histoire. Ne vous désolez pas non plus si votre aide semble avoir très peu d'effet et reste sans réponse. Nous ne pouvons connaître les conséquences profondes du soutien que nous apportons.




Shalom, Salam, Shanti, . . lamadelama ལམདེལམ




.
_________________
la fleur aux sept couleurs est la clé des 7 rayons..


Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Mer 2 Mar 2011 - 17:41    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
lamadelama
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 14 Aoû 2008
Messages: 200
Localisation: ici
Masculin

MessagePosté le: Lun 27 Juin 2011 - 20:32    Sujet du message: suite : sur l'aide aux mourants.. Répondre en citant

suite : sur l'aide aux mourants..



Séréna a répondu sur SHANTI FORUM à ce même sujet,
ci-dessous, est cité l'essentiel de sa réflexion..


Citation:
- Je pense souvent depuis à tous ces gens qui meurent seuls,
dans la solitude d'un hôpital ou d'une maison de repos. [ Serena]



sur l'aide aux mourants..

( suite aux ''Conseils du Cœur''.. )


Ô Serena,


- Tous les humains n'étant pas au même niveau, au grand désespoir des "égalitaristes"
( terme nouveau : çà vient de sortir.. hi, hi ! ), il va de soi que tous et toutes n'ont pas un égal besoin de solitude..

- ( Non plus que de "multitude".. d'ailleurs - hi, hi ! ), et cela : ni dans le cours de leur vie, ni au moment de leur "départ", et surtout là, si solitude il y a de ce côté-ci du voile, c'est le plus souvent pour mieux permettre la perception et l'accès plus aisés des aidants venus de l'autre côté.. Les plus compétents et ceux qui disposent d'une meilleure maîtrise émotionnelle et des meilleures conditions de "milieu" et d'environnement - plus de "paix" et plus de lumière, dès lors que "l'ici-bas" cesse de capter toute l'attention..


- Soyez ici priée.. Ô Séréna, de ne pas voir dans les propos qui suivent une contradiction aux vôtres, ils sont simple complément utiles à satisfaire la multiplicité des êtres dans la multiplicité de leurs expériences de "départ".. Il va de soi qu'un accompagnant envoyé par Karma est utile, mais qu'en la matière si la "bonne volonté" est bonne.. elle ne peut suffire.. quant à la famille.. terrible dernière épreuve pour le mourant parfois..


- Il est des solitudes sacrées, si sacrées que l'âme depuis son haut lieu, l'impose.. Ceux qui sont déjà "Âme" ici-bas, le savent bien : le savoir réel ne vient-il pas d'en haut ?



- Il en va des êtres comme de leurs différences.. d'aucuns veulent partir comme ils ont vécu.. entourés et "occupés" de leurs pensées habituelles, croyant devoir vivre encore, maintenant comme toujours, et dans la même illusion d'existence, peut-être même après comme pendant la vie, il en est ainsi depuis les temps immémoriaux concernant les êtres "ordinaires", leur vie d'après est sensée refléter la vie d'avant le grand moment qui terrifie tant qu'on le ritualise à outrance, le canalise, l'instrumentalise jusqu'au delà du raisonnable.. Entre les simagrées bien intentionnées dont le summum, le comble actuel ( quoiqu'il y ait de l'espoir en la matière, il semblerait que ce soit de moins en moins le cas..) est la "négation de la mort prochaine..", mais le réflexe dominant est encore trop de nier, et d'inviter à nier.. l'évidence du départ prochain, par crainte de la mort vécue comme une fin de tout le connu d'une vie, et donc l'empêchement absolu à la poursuite de la "routine" existentielle, comprise comme normale et idéale à continuer.. Bouger serait "vivre", selon certains.. dans les milieux de la Kiné.. ce qui est compréhensible pour une activité privilégiant le mouvement ( kiné = ciné = movie ..), il est de fait que le génie des langues (dérivant du senzar) se manifeste bien là..


- Non : bouger n'est qu'apparence de vie, que mirage et illusion.. et l'immobilité est VIE vécue comme présence, comme immuabilité et profondeur de l'être.. et comme but réel et final de l'existence dans la forme, c'est en ce sens que le "vécu" de cet instant du passage est si important à vivre et à engranger dans la mémoire des vies et de l'expérience globale de l'âme, ( l'Âme : ou le "vivant" en nous, et en tous ! ).


- Peut-être même est-ce là le moment que la conscience ne peut se permettre de "rater" (de peu, de mal.. ou de ne pas expérimenter.. si l'attraction vers le monde des formes et des êtres externes domine.. ), ne peut se permettre donc, de "rater" : le point ultime de l'expérience à travers la forme, à partir duquel la forme va précisément se dissoudre, dissolution de la "forme" (c'est à dire le cadre énergétique éthérique), physiologique, de la forme émotionnelle, et de la forme idéelle ou mentalisée de "cela que nous sommes" (en "idée").


- D'autres plus sages de la sagesse initiale, à laquelle s'est ajoutée celle de l'expérience acquise dans le cours de la dernière "vie", savent que la vie-d'après ne peut comprendre les limitations et donc les besoins physiologiques, émotionnels, intellectuels de la vie dans la forme, et placent la majorité de leurs espérances sur la sortie, justement.. de cette forme !


Cela est - au plan pratique - vécu par les sages comme une "libération".


- Dans le milieu hospitalier, autour des personnels médicaux et des patients.. il se trouve sur les plans subtils beaucoup d'êtres de lumière et de paix, guérissants (rappelons en passant, que la "transition" est aussi une guérison..), et que des formes énergétiques, intérieures, de guérison sont appliquées aux personnes malades, blessées, ou "mourantes" (les guillemets sont ici pour manifester l'idée essentielle de l'inexistence de la "mort"). Mort, au cours du processus de laquelle, il n'existe que changements de formes et d'apparences, que changements de plans d'existence et de supports de mouvements, d'appuis, de supports d'êtres. Il existe également une forme d'aide apportée aux personnels hospitaliers soignants.. Les êtres aidants sont au moins aussi nombreux de l'autre côté du voile que de celui-ci, l'invisible est aussi présent et, "opérant" que le visible.. et au moins aussi "savant" ! ( sachant et connaissant ! .. ). Il arrive parfois que les familiers ou aidants bénévoles bien intentionnés mais non "nécessités par Karma" perturbent par leur présence insistante le déroulement naturel de l'aide d'au-delà du voile, qui aurait été si précieuse et parfois salvatrice (on ne parle pas de "sauver la vie" - devenue inutile alors - mais bien de sauver ce qui du karma en cours pourra servir au karma futur ... du futur être à "ré-incarner"..). .


- Le "JE SUIS" de tous les êtres ne possède et n'expérimente-t-il pas de multiples milieux et supports de vie, d'apparences et de formes ?..





Shalom, Salam, Shanti, . . lamadelama ལམདེལམ



_________________
la fleur aux sept couleurs est la clé des 7 rayons..


Revenir en haut
damejane
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 14 Aoû 2008
Messages: 6 013

MessagePosté le: Mer 29 Juin 2011 - 17:39    Sujet du message: Conseils du Cœur sur l'aide aux mourants.. Répondre en citant

.

Ô merci Serena pour ce beau partage ...toutes expériences partagées offrent
à nos lecteur(trice) des regard différents et ou complémentaires de ce qui
peut interpeller et éveiller la conscience..

De nos jours il y a tellement de personnes qui meurent seules dans leur
chambre à l’hôpital...Je ne parles pas des morts violentes et ou subites..

Le personnel soignant éprouve beaucoup de difficultés pour accompagner les
"mourants" car cela demande du temps, de l'observation, de l'écoute, de
l'attention, non seulement envers le malade en fin de vie mais aussi envers la famille.

On parle souvent de soins palliatifs, pour cela,il faut une réelle volonté de la
part du médecin référent dans le service et de l'équipe soignante de s'investir
tout en gardant un bon recul dans l'accompagnement.. Chercher le juste dosage
des soins, à continuer sans être dans l'acharnement thérapeutique...
Cela concerne tous les services d'un hôpital, de la maternité à la gérontologie,
en passant par la chirurgie, médecines de cardiologie et de pneumologie et
même les urgences...

Le grand écart est certains selon les services concernés....chacun agissant selon*
ce qu'il est capable de faire face à une situation de l'approche de la mort..

Mais il suffit qu'il y ait quelques soignants, pratiquant leur travail avec l'intelligence
du cœur, pour que cet accompagnement devienne une aide spirituelle... dans la justesse
de ce qui est juste à faire... comme parler à la famille avec sincérité et respect, les invitant
à rester auprès de la personnes et donner les bons outils au bon moment.. et le faire
avec une bonne dose d'Amour, ce qui rassure la famille et apaise le patient en fin de vie :
comme à votre exemple Serena, tenir la main...


bien à vous
: damejane
_________________
La vérité est la lumière de feu que te dicte ton coeur.
"Shanti-Om"


Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 03:53    Sujet du message: Conseils du Cœur sur l'aide aux mourants..

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    sur le sentier Index du Forum -> sur le sentier -> Enseignements -> Bouddhisme, Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Portail | Index | faire son forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB
Appalachia Theme © 2002 Droshi's Island
Traduction par : phpBB-fr.com
Designed & images by Kooky