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Règles de moralité à l'usage laïques

 
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damejane
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MessagePosté le: Ven 28 Jan 2011 - 23:45    Sujet du message: Règles de moralité à l'usage laïques Répondre en citant

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Règles de moralité à l'usage des laïques




Ainsi ai-je entendu :

En ce temps-là, Bouddha séjournait près de Râjagha*, dans le parc appelé Vélouvana.

Un jour, le jeune chef de famille Sijâla, levé de grand matin. Sortit de la ville et se tenant debout, les cheveux et les vêtements ruisselants d’eau, élevant ses mains jointes au-dessus de sa tête. Il rendait un culte aux points cardinaux : à l’Est, au sud, l’Ouest, au Nord, au Nadir et Au Zénith.

Cependant, le Bouddha, s’étant levé de grand matin, s’habille et, muni de son bol à aumônes, se dirigea vers Râjagaha pour y quêter sa nourriture. Apercevant, sur la route, Sijâla avec ses vêtement et ses cheveux mouillés, élevant ses mains jointes vers le ciel et se prosternant dans la direction des points cardinaux, le vénérable le questionna :

- Pourquoi donc, ô jeune homme, te tiens-tu ici, les vêtements et les cheveux mouillés, rendant un culte aux points cardinaux ?

- Maître, mon père à son lit de mort me dit :<< Mon fils, ne néglige point de rendre un culte aux points cardinaux. >> Ainsi, plein de respect et de vénération pour ses paroles, les tenant pour sacrées. Je sors de la ville de grand matin pour adorer l’Est, le Sud, l’Ouest, le Nord, le Nadir et Zénith.

- Ce n’est point de cette manière, ô jeune homme, que les sages enseignent à révérer les points cardinaux.

- Comment donc alors, ö Maître, doit-on les révérer ? Veuillez m’éclairer afin que je connaisse l’enseignement des sages.

- Écoute donc, ô jeune homme, prête attention à mes paroles. Je t’en instruirai.

- Qu’il en soit ainsi, répondit Sijâla.


Et le Bouddha parla :

- Jeune homme, le disciple des sages a rejeté les quatre souillures ;

les quatre tendances entraînant au mal ont cessé d’avoir prise sur lui,
il a évité les six façons de dissiper son bien et par là,
affranchi des quatorze maux et veillant aux points cardinaux,
il marche victorieux à travers les mondes.

Pour lui, ce monde et les autres sont également bénis
et il renaîtra dans une demeure céleste.


Quelles sont les quatre souillures ?

Ôter la vie est une souillure.

Prendre ce qui n’a pas été donné est une souillure.

L’impureté des mœurs est une souillure.

Le mensonge est une souillure.


Ces quatre souillures sont rejetées par celui qui mène une vie sainte.

Quelles sont les dispositions néfastes qui entraînent les hommes à commettre le mal ?


La partialité entraîne les hommes à commettre le mal.

La colère entraîne les hommes à commettre le mal.

L’ignorance entraîne les hommes à commettre le mal.

La crainte entraîne les hommes à commettre le mal.


La partialité, la colère, l’ignorance et la crainte ayant cessé d’exercer leur action sur le disciple des sages, ces tendances néfastes ne peuvent plus l’entraîner au mal.

Le renom de celui qui par partialité, colère, ignorance ou crainte, s’écarte de la justice passera et s’éteindra comme la lune à son déclin ;
mais la gloire de celui qui, s’étant libéré de ces obstacles, demeure fidèle à la justice, grandira comme la splendeur de la lune croissante.


Quelles sont les six manières de dissiper son bien ?

L’intempérance (Ou la non-mesure).

L’amour du théâtre et des fêtes.

Les mauvaises amitiés (compagnons).

Le jeu.

La paresse.

L’habitude de passer les nuits à errer dans la ville.

Ces six choses conduisent un homme à la misère.


Six maux, ô jeune homme, sont liés à l’intempérance :

la pauvreté,
l'insatisfaction,
les querelles,
les maladies,
l’avilissement du caractère,
l’affaiblissement des facultés.


Six maux attendent celui qui erre la nuit par la ville :

sa vie est en danger,
sa femme et ses enfants demeurent sans protection,
ses biens ne sont pas gardés,
il encourt le soupçon de fréquenter les plaisirs mondains.
Sa vie est tout absorbée par la préoccupation de savoir où l’on dansera, où l’on chantera, où l’on fera de la musique, où l’on déclamera, où il y a aura des faiseurs de tours,
où il y aura quelque chose à voir.


Six maux attendent le joueur :

s’il gagne, il est en bute à l’animosité ;
s’il perd, le chagrin l’assaille, il dilapide sa fortune.
Sa parole est sans valeur devant les magistrats.
Ses amis et ses parents le méprisent.
On le considère comme inapte au mariage, car suivant l’expression commune :
« le joueur est incapable de pourvoir aux besoin d’une épouse ».


Six maux sont le partage de celui qui fréquente de mauvais compagnons :

il n’a pour amis que des joueurs,
il n’a pour amis que des paresseux,
il n’a pour amis que des débauchés,
il n’a pour amis que des tricheurs,
il n’a pour amis que des coquins,
il n’a pour amis que des hors-la-loi.


Six maux attendent le paresseux, il dit :

il fait trop froid pour travailler,
il fait trop chaud pour travailler,
il est trop tôt pour travailler,
il est trop tard pour travailler,
j‘ai faim et ne puis travailler,
j’ai trop mangé et ne puis travailler :

et, tandis que sa vie passe de la sorte, négligeant ses devoirs, il n’acquiert pas de nouveaux biens et perd ceux qu’il possédait.


Certains amis ne sont que de joyeux compagnons, certains sont de faux amis, Le véritable ami est celui qui nous demeure fidèle alors que nous avons besoin de lui.


S’attarder à dormir après que le soleil est levé,
commettre l’adultère,
être vindicatif,
être malveillant,
être avare,
avoir de mauvaises relations,

ces six choses conduisent un homme à sa perte.


Celui qui prend pour compagnon des hommes adonnés au mal, qui commet de mauvaises actions, celui-là se perd lui-même dans ce monde et dans les autres.

Le jeu, la débauche, la passion de la danse, du chant (des fêtes). Dormir le jour et rôder la nuit, les mauvaises compagnies et l’avarice, ces six choses mènent un homme à sa ruine.

Malheur au joueur, à celui qui s’enivre, qui a des relations coupables avec les femmes d’autrui, qui suit les méchants et n’honore pas les sages, il s’éteindra comme la lune à son déclin.

Celui qui s’adonne aux boissons enivrantes devient nécessiteux et misérable : toujours brûlé d’une insatiable soif, il sombre dans les dettes comme d’autres sombrent dans l’eau et plonge sa famille dans la détresse.

Celui qui dort le jour et rôde la nuit par la ville, qui est plein de boisson et livré à la débauche est incapable de soutenir une famille.

La pauvreté s’emparera de celui qui dit : il fait trop chaud, il fait trop froid, et néglige ainsi sa besogne journalière : mais celui qui accomplit son devoir d’homme, ne se souciant pas plus que d’un fétu du froid et chaud, assurera son bonheur.


De quatre sortes sont ceux qui, paraissent être nos amis, ne sont que des ennemis déguisés.

Ce sont les amis intéressés,
les gens bons-à-rien,
les flatteurs
et les débauchés.


De quatre façons l’homme intéressé se montre un faux ami :

il s’enrichit à vos dépends,
il exige beaucoup et donne peu en retour,
il ne se conduit avec équité que lorsqu’il y est contraint par la crainte,
et il ne vous oblige que par un mobile égoïste.


De quatre façons l’homme bon à rien se montre un faux ami :

Il se vante de ce qu’il voudrait faire pour vous,
Il se vante de ce qu’il pourrait faire pour vous,
Il se répand en un flot de compliment, mais lorsque vous réclamez ses services,
il s’excuse, prétextant l’impossibilité où il est de vous aider.


De quatre façon le flatteur se montre un faux ami :

il vous approuve lorsque vous faites le mal,
il vous approuve lorsque vous faites le bien ;
il vous loue en votre présence
et médit de vous quand vous êtes absent.


De quatre façons le débauché se montre un faux ami il est votre compagnon

lorsqu’il s’agit de boire,
de courir la nuit par la ville,
d’aller dans les lieux de plaisir,
ou les maisons de jeu.


Connaissant pour ce qu’ils sont les amis intéressés, déloyaux, l’homme sage s’écarte d’eux comme il le ferait d’une route semée d’embûches.


Les vrais amis ô jeune homme, sont :

l’ami vigilant,
celui dont les sentiments envers vous demeurent les mêmes dans la prospérité et dans l’adversité.
Celui qui vous donne de bons conseils,
celui qui vous entoure de sa sympathie.


De quatre façons l’ami vigilant se montre un véritable ami :

Il veille sur vous lorsque vous êtes sans défense,
il surveille vos bien lorsque vous êtes négligent,
il vous offre asile au moment du danger,
et lorsqu’il le peut vous procure le moyen d’accroître votre fortune.


De quatre façons celui dont les sentiments envers vous demeurent les mêmes dans la prospérité et l’adversité se montre un véritable ami :

il vous confie ses secrets,
et garde fidèlement les vôtres;
il ne vous abandonne pas dans les ennuis
et il sacrifierait sa vie pour votre salut.


De quatre façons le bon conseiller se montre un véritable ami :

il combat vos vices.
Il vous encourage à la vertu,
il vous instruit,
il vous indique la voie conduisant aux monde supérieurs.


De quatre façons celui qui vous entoure de sa sympathie se montre un véritable ami :

il compatit à vos peine ;
il se réjouit de votre bonheur,
il intervient pour arrêter ceux qui disent du mal de vous,
il applaudit ceux qui disent du bien de vous.


Discernant les vrais amis, l’ami vigilant, l’ami fidèle, le bon conseiller et celui qui vous entoure de sa sympathie, le sage s’attache à eux comme la mère s’attache à son jeune fils.

D’un éclat semblable à celui du feu ardent
brille le sage attaché à la justice.



De même que peu à peu s’élève le nid des fourmis, ainsi s’accumulent les richesses de celui qui amasse son bien comme les abeilles amassent leur miel. Acquérant de la sorte sa richesse, il n’attirera pas la réprobation sur sa famille.

Qu’il divise ce qui lui appartient en quatre parts. Une part servira à son entretien, les deux autres seront consacrées à ses affaires ; qu’il épargne, ensuite, la quatrième, afin de la trouver en cas de mauvaise fortune.


De quelle manière le disciple des sages révère-t-il les points cardinaux ?

Sache d’abord, Ô jeune homme, ce que représentent les points cardinaux :

l’Est représente les parents,
le Sud les éducateurs,
l’Ouest la femme et les enfants,
le Nord les amis,
le Zénith les maitres spirituels,
le nadir les serviteurs et ceux qui dépendent de nous.


Un fils témoigne de cinq manières sa vénérations à ses parents :

il subvient à leur besoin comme ils ont subvenu aux siens,
il les remplace dans les devoirs qui leur incombent ;
il se rend digne de devenir héritier,
il veille sur ce qu’ils possèdent
et lorsque ses parent sont morts il conserve respectueusement leur mémoire.


Les parent manifestent de cinq manière leur amour pour leurs enfants :

ils les préservent du vice,
ils leur procurent une bonne éducation,
ils les marient honorablement
et, en temps opportun, leur cèdent l’héritage familial.


L’élève honore ses éducateurs de cinq manières :

en se levant devant eux,
en les servant,
en leur obéissant,
en leur procurant ce dont ils ont besoin,
en étant attentif à leurs leçons.


Le maître montre de cinq manières son affection pour ses élèves,

il les exerce à tout ce qui est bien,
il leur enseigne à s’attacher au savoir,
il les instruit dans les sciences et les arts.
Il dit du bien d’eux
et les protège en cas de danger.


Le mari manifeste de cinq manières son amour pour sa femme :

Il la traite avec respect,
Il la traite avec bonté,
il lui est fidèle,
il a soin qu’elle soit honorée par autrui,
il subvient à ses besoins d’une façon convenable.


La femme manifeste de cinq manières son amour pour son mari :

Elle dirige sa maison avec ordre ;
elle reçoit d’une façon hospitalière la famille et les amis de son mari ;
sa conduite est pure ;
elle est une habile maîtresse de maison
et s’acquitte avec zèle et adresse des devoirs qui lui incombent.


Un homme montre ses sentiments d’amitié de cinq manières :

en étant généreux,
en étant affable,
en étant bienveillant,
en agissant envers les autres comme il désirerait que l’on agisse envers lui,
en partageant avec ses amis les choses dont il jouit.


De cinq manières aussi doit-on répondre à cette conduite de son ami :

en veillant sur lui lorsqu’il n’est pas sur ses gardes,
en surveillant ses bien quand il les néglige,
en lui offrant un asile en cas de danger ,
en ne le délaissant pas dans le malheur ,
en témoignant de l’intérêt et de la bienveillance à sa famille.


Le maître doit pourvoir de cinq façons au bien-être de ses serviteurs :

en proportionnant leur travail à leurs forces,
en leur donnant une nourriture et un salaire convenables,
en les soignant lorsqu’ils sont malades,
en partageant avec eux les friandises ou les occasions de plaisir exceptionnelles dans le train de vie de la maison,
en leur accordant des loisirs.


De cinq manières aussi les serviteurs doivent répondre à cette conduite de leur maître :

en se levant avant lui,
se couchant après lui
en étant satisfait de ce qu’il leur accorde,
en accomplissant leur travail avec conscience
et en disant du bien de lui.


L’homme vertueux servira ses maîtres spirituels :

par des actes empreints d’affection,
des paroles empreintes d’affection,
des pensées empreintes d’affection,
en les accueillant avec empressement,
en subvenant à leurs besoins matériels.


De cinq manières aussi ceux-ci répondront à la conduite de leur disciple :

Ils le préserveront du vice.
Ils l’encourageront à la vertu,
ils seront plein de bienveillance et d’affection envers lui.
Ils l’instruiront des vérités spirituelles, élucideront ses doutes
et lui indiqueront la voie conduisant aux mondes supérieurs.


Celui-là sera loué qui est sage et vit vertueusement, paisible prudent, modeste toujours prêt à s’instruire.
Celui-là sera loué qui est énergique et vigilant, inébranlable dans l’adversité, préservant et sage.
Celui-là sera honoré qui est bienveillant, aimable, reconnaissant, généreux, qui sert de guide, d’instructeur, de conducteur aux hommes.

La générosité, La courtoisie, la bienveillance pratiquées en toutes circonstances et envers tous sont, au monde, ce que le pivot est au char.



Parce qu’ils entretiennent et propagent ces vertus, les sages sont dignes de louanges.



Après que le Bienheureux eut parlé ainsi, Sijâla s’écria :

- Vos paroles sont merveilleuse, ô Maitre.

C’est comme si l’on redressait cela qui était renversé,
comme si l’on découvrait ce qui était caché,
comme si l’on conduisait au droit chemin le voyageur égaré,
comme si l’on allumait une lampe dans les ténèbres de sorte que ceux qui ont des yeux puissent voir ce qui les entoure.

Ainsi le vénérable, par de multiples comparaisons, m’a fait connaître la vérité.

Je remets ma confiance en vous, Seigneur, dans la Loi et dans la Communauté, recevez-moi comme votre disciple à partir de ce jour jusqu’à la fin de ma vie.





SIJLOVADA SUTTA

.
_________________
La vérité est la lumière de feu que te dicte ton coeur.
"Shanti-Om"


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MessagePosté le: Ven 28 Jan 2011 - 23:45    Sujet du message: Publicité

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