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L'Art d'être disciple

 
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damejane
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MessagePosté le: Mer 18 Nov 2009 - 12:22    Sujet du message: L'Art d'être disciple Répondre en citant

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L'Art d'être disciple





L'Art d'être disciple
Les nombreux maîtres de Junnaid

Il n'existe aucune situation qui ne renferme une leçon, vraiment aucune. Toutes les situations en recèlent une mais vous devez la découvrir; elle peut ne pas être apparente. Vous devez être vigilants et examiner tous les aspects de la situation.


Au moment de sa mort on interrogea Junnaid, le grand Maître soufi… son principal disciple s'approcha de lui et lui dit: "Maître vous nous quittez, une question nous a toujours tracassée mais nous n'avons jamais eu assez de courage pour vous la poser: Qui était votre Maître ? Cela a toujours été une grande curiosité parmi vos disciples car nous ne vous avons jamais entendu parler de votre Maître".

Junnaid ouvrit les yeux et dit: "Il me sera très difficile de répondre car j'ai appris de presque tout le monde. L'existence entière a été mon Maître. J'ai appris de chaque événement de ma vie et je suis reconnaissant à tout ce qui est arrivé car c'est grâce à tout ce que j'ai appris que j'en suis arrivé là; il ajouta: juste pour satisfaire votre curiosité je vous citerai trois exemples.

Le premier; j'avais très soif et j'allais vers la rivière avec mon bol de mendiant, le seul bien que je possédais; lorsque je l'atteignis, un chien se précipita, sauta dans la rivière et se mit à boire.

Je l'observai un instant et je jetai mon bol, car il était inutile. Un chien peut s'en passer. J'ai moi aussi sauté dans la rivière et bu autant d'eau que je voulais. Tout mon corps était frais parce que j'avais sauté dans la rivière. Je me suis assis dans l'eau quelques instants, j'ai remercié le chien, lui ai touché les pattes avec une profonde révérence car il m'avait appris une leçon.

J'avais tout lâché, tout ce que je possédais, mais j'avais un certain attachement à mon bol de mendiant. C'était un beau bol très joliment gravé et j'étais toujours conscient que quelqu'un pouvait le voler. Même pendant la nuit j'avais l'habitude de le mettre sous ma tête, comme un oreiller pour que personne ne puisse le dérober. C'était ma dernière attache; le chien m'a aidé. C'était si clair; si un chien peut se débrouiller sans bol… je suis un homme, pourquoi ne pourrais-je pas me débrouiller ? Ce chien a été l'un de mes Maîtres.

Ensuite dit-il, je m'étais perdu dans une forêt et il était minuit lorsque j'atteignis le village le plus proche. Chacun dormait à poings fermés. J'ai erré partout dans la ville, essayant de trouver quelqu'un réveillé qui m'abriterait pour la nuit, jusqu'à ce que finalement je rencontre un homme. Je lui ai demandé: il me semble qu'il y a seulement deux personnes réveillées dans cette ville, vous et moi. Pourriez-vous m'abriter pour la nuit ?"

L'homme répondit: "Je peux voir à votre robe que vous êtes un moine soufi..."

Le mot soufi vient de suf et suf signifie laine, un vêtement de laine. Les soufis ont utilisé le vêtement de laine pendant des siècles. On les appelle soufis à cause de leurs vêtements.

"Je peux voir que vous êtes un soufi dit l'homme et je me sens un peu gêné de vous accueillir dans ma maison. Je le souhaite vraiment mais je dois vous dire qui je suis; je suis un voleur. Voulez-vous être l'invité d'un voleur ?"

Pendant un instant Junnaid hésita et le voleur lui dit: "J'ai bien fait de vous le dire car vous semblez hésitant. Le voleur le souhaite mais le mystique semble hésiter à entrer dans la maison d'un voleur, comme si le mystique était plus faible que le voleur. En fait je devrais avoir peur de vous; vous pourriez me changer, vous pourriez transformer toute ma vie. Vous inviter signifie danger, mais je n'ai pas peur. Vous êtes le bienvenu, entrez dans ma maison, mangez, buvez, dormez et restez y autant que vous le voudrez, car je vis seul et je gagne suffisamment pour me débrouiller pour deux personnes et ce sera merveilleux de discuter avec vous de choses importantes. Mais vous semblez hésiter".

Et Junnaid prit conscience que c'était vrai; il lui demanda pardon. Il toucha les pieds du voleur et dit: "Oui, mon enracinement dans mon propre être est encore bien faible. Vous êtes vraiment un homme fort et j'aimerais bien venir chez vous et j'aimerais rester un peu plus longtemps, pas seulement cette nuit. Je voudrais moi-même être plus fort". "Venez" lui dit le voleur. Il lui donna à manger, à boire, l'aida à préparer son lit et lui dit: Je vais partir maintenant, je dois faire mon travail. Je reviendrai tôt le matin".

Tôt le matin le voleur revint et Junnaid lui demanda: "Avez-vous réussi ?"

"Non, pas aujourd'hui, répondit le voleur, mais je verrai demain".

Cela se répéta continuellement pendant trente jours, chaque nuit le voleur sortait et chaque matin il revenait les mains vides. Mais il n'était jamais triste, jamais déçu, aucun signe d'échec sur son visage, toujours heureux et il disait: "Peu importe. J'ai fait de mon mieux. Une fois encore je n'ai rien trouvé aujourd'hui mais j'essayerai demain et s'il plaît à Dieu, cela arrivera demain si ce n'est pas arrivé aujourd'hui".

Junnaid partit au bout d'un mois; pendant des années il essaya d'atteindre la réalisation et c'était toujours un échec. Mais chaque fois qu'il décidait d'abandonner il se rappelait le voleur, son visage souriant et ses paroles: "S'il plaît à Dieu, ce qui n'est pas arrivé aujourd'hui peut arriver demain". "Je me souviens de ce voleur comme un de mes plus grands Maîtres dit Junnaid, sans lui je ne serais pas ce que je suis.

Et troisièmement, dit-il, j'entrai dans un petit village, un petit garçon portait une bougie allumée, allant certainement au temple de la ville y mettre la bougie pour la nuit.

Peux-tu me dire d'où vient la lumière lui demanda Junnaid, tu as toi-même allumé la bougie, tu dois donc l'avoir vu. Quelle est la source de la lumière ?"

Le garçon se mit à rire et répondit: "Attend !" il souffla la bougie devant Junnaid et lui dit: "Tu as vu partir la lumière, peux-tu me dire où elle est partie ? Si tu peux me dire où elle est partie je te dirai d'où elle est venue car elle s'en est allée au même endroit, elle est retournée à sa source".

"J'avais rencontré de grands philosophes dit Junnaid mais aucun n'avait jamais énoncé une aussi belle formulation; "elle est retournée à sa source". Finalement tout retourne à sa source. De plus l'enfant m'a fait prendre conscience de ma propre ignorance; j'essayais de plaisanter avec lui, mais la plaisanterie s'est retournée contre moi. Il m'a montré que poser des questions idiotes - d'où la lumière est-elle venue ? - n'est pas intelligent. Elle vient de nulle part, du néant et elle ne retourne nulle part, au néant.

J'ai touché les pieds de l'enfant dit Junnaid et l'enfant, perplexe, m'a dit: "Pourquoi touches-tu mes pieds ?"; je lui ai répondu: tu es mon Maître, tu m'as montré quelque chose. Tu m'as donné une grande leçon, une grande compréhension.

Depuis ce jour dit Junnaid, j'ai médité sur le néant et lentement, lentement je suis entré dans le néant. Et maintenant est venu le dernier instant où la bougie s'en ira, où la lumière s'en ira. Et je sais où je vais, à la même source.

Je me rappelle cet enfant avec reconnaissance. Je le vois encore, debout devant moi, éteignant la bougie".



Histoire envoyée par Aditi Benichou, le 18 novembre 2009.

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_________________
La vérité est la lumière de feu que te dicte ton coeur.
"Shanti-Om"


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MessagePosté le: Mer 18 Nov 2009 - 12:22    Sujet du message: Publicité

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lamadelama
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Hors ligne

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MessagePosté le: Mer 18 Nov 2009 - 13:26    Sujet du message: L'Art d'être disciple Répondre en citant

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L'Art d'être disciple..


Citation:

Il n'existe aucune situation qui ne renferme une leçon, vraiment aucune. Toutes les situations en recèlent une mais vous devez la découvrir; elle peut ne pas être apparente. Vous devez être vigilants et examiner tous les aspects de la situation.



trois "leçons"..



la leçon de la source :

- on avait demandé au Maître, quels seraient les guerriers les plus courageux à la bataille, ceux qui seraient les plus virils, qui ne s'enfuiraient pas face à l'adversaire, ceux qui iraient droit à leur mission sans tergiverser.. donc, sans faiblir, et sans s'accorder à eux-mêmes des excuses pour reculer ou fuir..

- cela revenait à reconnaître en les futurs combattants du peuple, représentants sur le champ de bataille de leur clan, nation, et royaume.. ceux qui, sans attermoiements.. sauraient faire preuve de foi en leur cause, aux moments ultimes de leur vie..

- il s'agissait donc là de la sélection des hommes dans la "voie du guerrier" !

- et le Maître (était-ce Jésus ou était-ce Moïse ?), répondit qu'il falllait faire marcher et courir, armés et chargés.. à l'heure la plus chaude du jour, dans le désert montagneux, les meilleurs jeunes hommes du peuple, prétendant au statut de "guerriers", et de les observer au moment de la halte.. à la première source, afin de constater comme ils s'abreuveraient..

- les pusillanimes et les hésitants s'arrêtèrent, posèrent armes et parties encombrantes et lourdes de leur équipement, et burent qui dans un gobelet, qui dans leur casque, et qui dans leurs mains.. pendant que d'autres burent les premiers, entrés dans l'eau ou penchés sur la source, s'abreuvant comme le font les animaux, instinctivement, sans se préoccuper de paraître, ni d'être vus.. de la manière naturelle et "virile" dont procèdent les êtres spontanés et purs de toute la création..

- c'était ceux là qui feraient les guerriers dont le roi et son peuple, la nation toute entière avaient besoin.. ceux qui iraient sans hésiter là où les peureux et les pusillanimes n'oseraient aller, et accompliraient la tâche de servir au mieux leurs frères.. face au danger et au risque de perdre même jusqu'à leur vie !



la leçon du voleur.. :

- le voleur est sur la terre, dans l'incarnation, régi par mercure, il a, ainsi que le "dieu" qui le représente, les pieds ailés.. ce qui signifie qu'il peut se déplacer dans l'astral,, propulsé par la vibration des "ailes".. lesquelles sont tourbillons d'énergie à ses chevilles..

- de ces "voyages" nocturnes ou diurnes, en ces repos ou ces siestes dont les voleurs, qui ne sont pas, ordinairement surchargés de travail, puisque c'est du fruit du travail d'autrui dont ils vivent.. hi, hi.. Le voleur ramène d'autant plus d'enseignements et partant d'autant plus de sagesse qu'il a de capacité à "voyager" hors de son corps, oui, vraiment le voleur est sur la voie, il vole et le terme n'est pas innocent (d'ailleurs ici le mot "innocent" non plus, ne l'est pas: "innocent"..), et chacun a été ou sera, dans une vie ou plusieurs.. sur la voie du voleur, qui vole dans les espaces du monde du rêve et donc du "rêveur" de sa vie.. C'est aussi par là même, que l'âme engrange l'expérience de la "double vie".. dans ses réalités les moins réelles.. complémentaires et en reflet, de sa vie dans ses réalités propres : celles des réalités des mondes qui sont les plus réelles pour elle !

- les ailes aux pieds donnent au voleur le sens de la rapidité du déplacement, de la furtivité nécessaire, et de la sorte d' "invisibilité" si utile à passer inaperçu.. le voleur apprend aussi les miracles aussi de la "cape d'invisibilité" qui plus tard ou déjà.. lui sera pratique à s'envelopper dans la vibration de son aura, et de son monde intérieur.. cape composant le bagage léger de tout chercheur s'avançant sur le sentier.

- le voleur est alors comme le guerrier regardant depuis l'ombre vers la lumière du sentier.. il étanche sa soif au plus juste et sans chercher outre.. que celle qu'il a en lui-même.


- le voleur sait qu'il ne peut toujours voler, ni toujours se faire invisible, ni toujours éviter l'ombre ni la lumière, il apprend le temps du repos, et le temps de l'action.. le temps de l'ombre et le temps de la lumière.. le temps d'être caché et le temps d'être vu .. comme le guerrier il sait qu'il doit encore acquérir la leçon de l'enfant..



la leçon de l'enfant :

- "enfants".. le mot de Jésus : "laissez venir à moi les petits enfants.." était entendu par les disciples les plus proches du Maître comme "initiés"..

"enfant" signifie "initié" !


- il faut à l'homme redevenir pur en son cœur comme l'est le petit enfant, ainsi au long des âges l'enfant fut pris comme symbole et modèle de comportement agi depuis, dans, et par le cœur.. au sein des communautés de disciples de l'enseignement, de toutes religions ou sagesses des âges.. et donc de tout "Maître" ou guru, ou "Seigneur".. que les disciples avaient reconnu pour son charisme et sa sainteté, comme par l'exemple de sa vie..

- Son désintéressement et les "pouvoirs" de guérison dont il disposait et faisait usage discret, la valeur de son enseignement reposant sur la valeur de son savoir divin autant que du savoir pratique commun à tous les êtres instruits de son époque. La base de l'enseignement reposant néanmoins non sur le savoir académique, mais sur la sagesse et l'amour et l'illumination dont les disciples pouvaient se rendre compte et bénéficier à travers les actes et les exemples de pureté, de "pouvoir" apparaissant à travers la familiarité avec les esprits angéliques, avec ceux de la nature.. des lieux et de l'heure ! N'est-il pas un lieu et un temps pour toute chose ? Qui connaît le temps et le lieu propice réussit en chaque entreprise, qui va à l'encontre du jour fixé, du lieu choisi et du dessein voulu par le Seigneur, court à l'échec et à sa perte.. Son exemple sombrera dans l'oubli et la leçon de sa vie sera inutilisée, à moins d'être retentée et confirmée en autre temps autre lieu et autre corps..

- Voilà pourquoi le message des grands êtres est si ressemblant à celui des précédents à travers les époques : la vérité ressemble à la vérité ! Et le mensonge au mensonge.. à, qui sait entendre !


- le savoir de l'enfant tient au "savoir entendre".. on l'appelle "sagesse" et n'est-ce pas, après tout.. la sagesse - que l'on exige de l'enfant ? hi, hi !

- C'est bien la sagesse qu'on attend de l'enfant ou "initié".. présent au monde des hommes, plus encore du Maître.. mais il est bien difficile de manifester la sagesse dans un monde fou et si fier de sa folie qu'il en est rendu à s'en féliciter, à se vanter de sa gloriole, à citer sa célébrité à travers ceux qui citent ceux qui les citent etc.. dans une suite sans fin de renforcements et de sempiternelles confirmations de citations.. Untel qui a connu untel qui cite untel etc.. voilà ce qui compose le plus souvent toute la gloire des hommes !


- Or, la seule référence qui vaille est le cœur, l'âme, et l'esprit du dieu qui vit en chacun, point n'est besoin d'autre référent que le Seigneur "haut de la taille d'un pouce sis en le cœur de chaque être vivant" sur la terre ! Le cœur de sagesse parce que le cœur d'amour ! Source du pouvoir réel, et de l'intelligence réelle, celle dont l'intellect humain n'est que pâle reflet.. pas même "copie".. toujours parce que : le cœur est amour, au cœur de l'être !






Shalom, Salam, Shanti, . . lamadelama ལམདེལམ




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_________________
la fleur aux sept couleurs est la clé des 7 rayons..


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