Index - FAQ - Rechercher - Membres - Groupes - S’enregistrer - Messages Privés - Connexion
L’âme et la forme.. (essai sur l’âme..)

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    sur le sentier Index du Forum -> sur le sentier -> sur le sentier -> thèmes de réflexions en cours
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
damejane
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 14 Aoû 2008
Messages: 6 013

MessagePosté le: Ven 5 Sep 2008 - 11:46    Sujet du message: L’âme et la forme.. (essai sur l’âme..) Répondre en citant

« le: 10 Janvier 2009 à 17:13: »



L’âme et la forme.. (essai sur l’âme incarnée..)

(rappel : L’être humain est sexué depuis que la forme existe..)


- Depuis sa descente dans cet ici-bas, ces trois mondes qui à, l’origine n’étaient que deux, car l’Astral est une "création" Atlante nous dit-on. C’est la forme qui a besoin d’âme pour rester liée par cet instrument qu’est l’âme, ou "intermédiaire" entre la création et le créateur, entre la matérialité, la densité, et l’idéal non dense, subtil et purement énergétique qu’est le monde à l’état de "schéma", celui d’au delà de la forme, les mondes de l’esprit et d’au delà du temps, car le temps n’a d’existence que dans la forme. Le temps est création du mental, création "pratique" du mental, il correspond à un besoin, à une mise "en découpage" de ce que le mental ne peut appréhender d’un coup.

- il est dit et il est vrai que les enfants ni les maîtres ne perçoivent le temps.. par absence de mental concret, pour les enfants, ils ne l'ont pas encore "construit" et encore moins structuré.. quant aux maîtres ils se sont déshabitués d'en faire usage, et fonctionnent sur des modes propres aux mondes supérieurs, d'abord "intuitionnels", il en va de même de leurs perceptions.. un semblant de mental demeure pourtant comme "en réserve" et peut être utilisé en cas de force majeure pour les communications et échanges indispensables avec le monde, mais il est abandonné aussi souvent que possible.. ce qui rend les contacts sociaux et même privés difficiles aux maîtres.. d'où la nécessité pour eux de la solitude, mais bien peu de ceux qui ont le privilège d'en côtoyer le comprennent..


- A la particularité des objets de la forme correspond la particularisation des "moments du temps" nécessaires au mental à fin d’analyse sur sa "table d’émeraude" par la mise à plat, la mise à part, en parts isolées et à leur observation, avant au final par déduire les interactions et les liens entre les parties "étalées".

- La personnalité telle qu’on la connait à l’heure actuelle et celle qui était à son origine sont bien entendu très différentes..

Celle qui nous interresse ici est la personnalité des origines, une personnalité en "pointillés", que celle de l’époque Adamique (ou à peine post adamique..), encore "animale" et à peine humaine dans sa forme extérieure et encore si "divine" (plutôt "dévique", en fait..), dans sa forme intérieure, voilà les mots clés : la forme intérieure.. L’âme formée par l’entité "être" fondamentale qu’est la monade divine (puisqu’issue de la "semence" divine..), le véritable, original, et insécable ou indivisible "fils" du dieu notre père qui, dit-on, est aux "cieux" (et probablement aussi : .... "soucieux" de ce que deviennent ses divins rejetons..).

- Notre père qui est soucieux, au delà du jeu de mot.. soucieux de nous "caser", de nous voir ne pas "mal tourner".. (ou de ne pas nous voir nous tourner vers le mal..), et enfin de nous voir rester fidèle et respectueux de ce qu’il nous a "fait", et fait devenir.. car nous sommes "en devenir.." !


- L’entité "personnalité" du départ encore trop divine pour s’intégrer dans les mondes d’en bas sans risque de "casse" et trop animale déjà pour pouvoir refléter valablement la déïté paternelle que nous voulions être encore, s’est réfugiée pour une part d’elle-même sur plusieurs plans depuis lesquels elle pourrait "tröner" et demeurer divine et limiter sa descente à la causalité en deçà de laquelle elle ne pouvait descendre sans déchoir de ses caractéristiques divines, sans "s’attacher" et sans "s’entâcher", pureté divine de naissance oblige..

- Noblesse oblige.. L’âme est le héros "caché" de l’histoire de l’homme, et seul le héros est noble.. Seule l’âme est noble et ennoblit ce qu’elle "touche" de son "aile", seule l’âme est de "caste" élevée, seule l’âme ex-iste ( a son "essere", son esse-is-stance extériorisable par le biais d’une construction temporaire : la personnalité..), elle a son existence dans la conscience, toute la personnalité n’ayant d’existence consciente qu’en fonction de l’âme et de sa relation avec la forme, relation passant par la "personne-alitée" qu’est à l’horizontalité des plans terrestres et denses l’entité "personnalité", (ou per-sonna : par le son, par le verbe..).

- Chaque personnalité créée pour chaque nouvelle "circonstance" offerte et choisie par l’âme à l’occasion de chaque nouvelle opportunité (ou "incarnation") offerte.. Contextes et opportunités différentes donc occasions d’expérimentations différentes.

- Contexte temporel, civilisationnel et racial, opportunités de milieu et d’intégration différentes mais identique influence fondamentale, l’âme suit sa destinée de chercheuse d’UN.. Avec son bagage, oh léger bagage de l’âme, et même bagage.. mais très "lourd" pour la personnalité, le KARMA si léger à l’âme (puisqu’elle le "crée" .... je n’ai pas dit qu’elle le "cause" oh mes frères et soeurs.. elle crée le Karma par le fait des causes générées par l’homme dans sa personnalité, sa "forme"..), et si lourd à l’homme..

- Depuis l’époque déjà lointaine de notre différenciation sexuée, quand l’âme, seule partie perceptible (oh, très vaguement perceptible pour la plupart - en forme imagée de "Jeminy Cricket" (la conscience de Pinocchio..) - conscience adombrante et quelque peu génante et rassurante à la fois). Nous ne sommes pas complètement perdus dès qu’une âme se fait encore parfois sentir, ne serait-ce que par le désaveu de nos actes impies et plus encore de nos actes inhumains, car c’est bien sûr de l’âme que l’homme tient son humanité, pas d’humanité animale valable (digne de ce nom..) sans âme.. humaine.

- L’animalité, en nous, tendrait à la végétalité, laquelle tendrait à la minéralité, mais l’âme, elle, résolument tournée vers le haut ("encore" tournée vers le haut à la descente dans la forme, et "déjà" tournée vers le haut au retour, soit à la remontée..), nous fait entrevoir l’idéal de la grandeur divine future, lointaine encore mais déjà perceptible par "touches" légères de divinité demeurées présentes en nous dès l’origine de la vie.. et ne demandant qu’à s’enrichir de l’expérience de l’homme, ce dieu dans la forme dense..

L’âme est privée de "sens" (au sens corporel du terme..) mais n’est certainement pas insensée, ni insensible : elle est d’un "bon sens" dont elle ne nous épargne pas quand nous sommes si insensés ici-bas, installés dans notre petit "soi", moi-je.. si souvent proche de l’inconscience.. (même si "béate" inconscience..), c’est bien d’a-conscience ou d’inconscience dont il s’agit !

- Si inconscients que nous soyions, cette âme privée de moyens de perception sensibles mais certainement pas insensible, est d’une "sensitivité"[1] si parfaite qu’elle nous abreuve à longueur d’incarnation d’une sensibilité qui nous dépasse tant, que nous en accusons trop souvent - en "sensiblerie" - ce que nous eussions dû manifester en sensibilité humaine de haut niveau, de niveau "honorable" et digne..


Trop de bien fait parfois mal, quand la différence entre les pôles (de la vie personnelle et de la vie Atmique..), est encore trop importante, cas de la majorité des humains.. Il ne tient qu’à la "personne" incarnée de faire ce qu’il faut, et les techniques d’avancée ou d’élévation spirituelles ne manquent pas, ce qui manque tien plus souvent de la "volonté d’être"..

- On confond si souvent et si facilement ici-bas, la volonté appliquée aux désirs de vie dans la forme, si "bonne" paraisse-t-elle parfois quant aux objectifs d’entr’aide à nos contemporains plus malheureux.. en forme de bénévolat, dons ou donations, dans les plans matériels de l’existence et au profit de nos contemporains moins favorisés.. et là, tout est si relatif..

- Le "pauvre" des uns est un "riche" pour les autres. La paix des uns est un grand trouble pour les autres et ce qui bouleversera les uns indifférera aux autres. Non, égaux nous ne sommes pas ici bas (Yoda[2] dixit..), d’où les différends entre les hommes, allant régulièrement jusqu’à la guerre..


- La "guerre" entre les individus comme la "guerre" entre les peuples ou nations résulte du désaccord entre l’âme sur ses propres plans et les individualités incarnées, ou "personnalités".

- OUI, LA GUERRE DANS LES MONDES DES HOMMES RÉSULTE DU DÉSACCORD ENTRE LES MONDES DE L’ÂME ET LES MONDES DES PERSONNALITÉS.. il y a rupture entre le haut et le bas, disharmonie.. décalage..

- Ce désaccord concerne toujours l’essentiel car aucune âme n’abaisse son "regard" sur les futilités du monde, seuls les "idéaux" et les potentialités de leur réalisation peuvent attirer son attention, en fait : tout empêchement, gène, ou opposition à la réalisation du plan divin, lequel apparaît - sous forme d’idéaux - aux hommes présents en incarnation sur notre globe au temps prescrit pour leur réalisation (par "précipitations" ou "densifications" d’actes et de faits..).

- C’est aussi et surtout en ce sens que l’ange dit : "la guerre est bonne[3]", elle l’est en tant qu’opportunité offerte de rectifier ce qui ne peut plus aller entre le plan divin et ce que les hommes en font, à cause des limitations de leur intelligence comme à cause de la perversité qui prend possession des personnalités dès que l’attrait de la matérialité l’emporte sur la guidance de l’âme (des "entités" des mondes de l’âme.. bref : les âmes.. ou les maîtres, ce qui revient au même..).


* nota[1] : "sensitivité", traduction/adaptation du mot anglais "sensitivity" employé par Alice Bailey..
* nota[2] : "Yoddha" est le mot Sanscrit signifiant "guerrier", mais sans doute l’aviez vous deviné ?

* nota[3] : "la guerre est bonne", personne ici ne dit qu'elle n'est pas une abomination au plan terrestre, et surtout au plan astral des personnalités incarnées.. dont la souffrance est immense. (mais ellz est justement et finalement, cette souffrance, salutaire à l'homme dans son rapport à l'âme et cela vaut par l'effet de toutes les souffrances individuelles : le regard tourné vers le haut et le monde de l'âme !




Shalom, Salam, Shanti, . . lamadelama ལམདེལམ




_________________
La vérité est la lumière de feu que te dicte ton coeur.
"Shanti-Om"


Dernière édition par damejane le Mer 29 Avr 2009 - 23:52; édité 1 fois
Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Ven 5 Sep 2008 - 11:46    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
damejane
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 14 Aoû 2008
Messages: 6 013

MessagePosté le: Mer 29 Avr 2009 - 23:51    Sujet du message: L’âme et la forme.. (essai sur l’âme..) Répondre en citant

« Répondre #1 le: 06 Avril 2009 à 14:26: »



L’ÂME ET LA PERSONNALITÉ
Le Palais des Miroirs
Chapitre 9
Pir-o-Murshid Hazrat Inayat Khan





Il y a beaucoup d'enseignements, doctrines, spéculations et idées sur l'au-delà. S'il y a quelque chose qui peut expliquer, en un mot, la nature et le caractère de l'au-delà, c'est la réflexion. Quel que soit le point de vue où l’on se place, il y a une seule explication, qui est la réflexion; que l'on se place du point de vue de celui qui croit au ciel ou à l'enfer après la mort, ou du point de vue de celui qui croit que la mort est suivie de la réincarnation. Il n'y a pas un lieu spécial, une ville par exemple, pour ceux qui ont accompli de bonnes œuvres, de sorte que tous les bons seraient dans une cité appelée Ciel ou Paradis, et un autre lieu pour ceux qui seraient condamnés à séjourner de l'autre côté.



D'abord, chaque individu a sa façon de considérer la vie; et telle sera son attitude envers la vie, et son optique à son égard, tel sera son au-delà. C'est pourquoi le ciel de l'un ne peut être le ciel de l'autre, de même que l'enfer de l'un ne saurait être l'enfer de l'autre. Comme des êtres différents ont des idéaux différents, de même chacun a son monde particulier. Quel est ce monde? Ce monde est son esprit. Que contient-il? Il contient tout ce que l'esprit contient.



L'âme est comme une plaque photographique qui peut recevoir la réflexion d'une personne ou d'un groupe, et peut contenir des milliers d'âmes. Cette plaque photographique est capable d'accueillir en elle-même la réflexion de tout un monde; il en est de même pour l'âme. On demandera: «Qu'est-ce que l'au-delà?». L'au-delà est pour chacun ce que son âme embrasse. Si son âme contient un ciel, son au-delà sera le ciel; si son âme contient autre chose, alors son au-delà sera cette autre chose.



Mais, dira-t-on: «Est-ce que l'âme ne revient pas comme réincarnation?». Oui, certainement, une âme se présente; mais quelle âme? Qui est cette âme? C'est une âme qui a reçu une réflexion, et c'est le reflet qui est la réincarnation. Alors on demandera: «Est-ce que cela ne rend pas tout aussi irréel qu'un théâtre d'ombres?». Mais qu'est-ce d'autre? Si ce n'est pas un jeu d'ombres, qu'est-ce? Si l'on trouve une réalité dans ce qui n'est pas réel, cela peut être consolant, l'on peut y trouver du réconfort pour quelques jours, mais l'irréalité reste l'irréalité, et finalement s'avérera non satisfaisante, parce qu'il n'y a de satisfaction que dans la connaissance de la Vérité. Si, provisoirement, il peut être satisfaisant de prendre l'irréalité pour la réalité, on peut continuer ainsi. Cependant, il faut reconnaître que, finalement, cela s'avère ne pas être vrai. Afin d'éviter une future déception, on doit découvrir cela le plus tôt possible dans la vie, si l'on est capable de saisir, et puis d'assimiler la Vérité ultime.



Quelle est la nature de l'âme qui fait l'expérience du ciel, ou de l'enfer, dans l'au-delà? Le propre de l'âme est de s'entourer de ce qu'elle a rassemblé. Ainsi que l'a dit le Christ: «Là où se trouve votre trésor, là se trouve votre cœur». Ainsi ce que l'âme a thésaurisé dans cette vie constituera son avenir.



Quelle différence y a-t-il entre ces deux idées bien distinctes? - Celle, que l'âme continue dans la roue des réincarnations, allant d'une vie à une autre; - et celle, qu'après la mort, l'âme fait l'expérience du ciel ou de l'enfer, et ainsi continue en se dirigeant vers Dieu. Ce sont seulement deux façons différentes de considérer une âme particulière. Celui qui appelle la personnalité «âme» voit que cette personnalité persiste lorsqu'elle passe d'un état à un autre; que la personnalité que l'on a connue n'a pas cessé d'exister dans le monde, mais se reproduit grâce à ses diverses réflexions. Quand on considère cette personnalité comme l'âme, on parle de la chaîne des réincarnations, l'une suivant l'autre. Mais celui qui considère l'âme comme indépendante de la personnalité, et voit la personnalité comme un habit de l'âme, et non pas comme l'âme elle-même, celui-là voit la condition présente de ce rayon de l'Intelligence divine, qui est venu dans le monde comme une âme. Il voit que ce rayon se projette et puis se retire. Il comprend que la projection est la manifestation, et que le retrait est le retour vers le but.



On dira: «N'y a-t-il rien qui reste de cette âme, quelque chose qui continue?». L'âme qui a accompli son voyage vers le but, a, certes, laissé quelque chose derrière elle. Quand le corps est abandonné à la terre, il lui advient quelque chose: ou bien il est dévoré par un seul animal, de sorte que cet animal ne fait plus qu'un avec lui, ou bien des insectes l'ont absorbé, de sorte qu'il continue à se manifester à travers eux. De toute façon, ce corps est devenu quelque chose. Toutefois, nous ne le considérons pas comme la personne. Nous disons: ceci était le corps de telle personne, qui a trépassé. Par conséquent, nous ne faisons pas grand cas de ce qui est arrivé à ce corps. Néanmoins, si nous étudions et analysons les différents états par lesquels le corps est passé, nous constaterons qu'il a donné forme à diverses créatures et objets: il est devenu engrais pour des fleurs, des plantes et des fruits, et a rejoint, directement ou indirectement, les animaux, les oiseaux. En plus, des vies minuscules, ainsi créées, sont allées loin, poussées par le vent, ont été respirées par beaucoup d'êtres, qui les ont absorbées dans le souffle ou dans l'eau. Si nous considérons tout cela, nous découvrons que rien de ce qui a été créé n'est jamais entièrement perdu. Il est seulement transformé, et ce changement le fait naître à une vie nouvelle. Par conséquent, la mort du corps n'est qu'une sorte d'illusion pour nos yeux, et derrière cette illusion, quelque chose s'est accompli qui va vers la continuation de la vie.



Maintenant, considérons ce que nous appelons le monde du mental, le monde de la personnalité. La personnalité est un autre habit de l'âme. Celle-ci aussi continue, comme le fait le corps, prenant d'innombrables formes. La personnalité, elle aussi, est soit absorbée par une seule âme sur son chemin, soit partagée entre plusieurs âmes venant de la source, et qui, arrivant à la manifestation, témoignent à la fois de cette même personnalité, car c'est d'elle-même qu'il s'agit. La chenille représente la fleur, l'arbre, la plante, dont elle a absorbé la réflexion: la chenille, devenue papillon, est comme la réincarnation de ce dont elle s'est imprégnée, et pourtant nous connaissons la chenille comme une entité, telle qu'elle nous apparaît. Quelqu'un qui représente une personnalité achevée a sûrement absorbé ce qui s'est réfléchi sur elle. En d'autres termes, elle reflète ce qu'elle a incorporé, ce qui a été projeté sur elle, ce qu'elle a emprunté à une autre personnalité; et c'est de cette personnalité qu'elle peut se prétendre la réincarnation.



Quant à l'âme, dont le corps est un habit, et la personnalité un autre habit, il s'agit seulement d'un rayon divin - bien qu'il soit difficile pour chaque esprit de comprendre que ce rayon soit une âme. Toutefois, si l'intuition et l'inspiration permettent à notre compréhension de saisir clairement cette idée, alors nous percevons une âme: non pas une personnalité, non pas un corps, mais une âme, une entité indépendante, toute seule, qui a été un ange et un djinn, qui passe à travers tous ces états, et qui rejoint finalement son origine, le seul but qui réside au fond de son cœur.



Le clairvoyant peut dire que toute cette manifestation qui se présente devant nous est un théâtre d'ombres: il se poursuit durant la nuit, et le matin tout est fini. On pourrait se demander: «S'il en est ainsi, que sommes-nous supposés faire? Si nous estimons que tout est irréel, il semble que nous ne puissions parvenir à rien; mais si nous ne le considérons pas comme irréel, alors nous restons en fait dans l'irréel sans pouvoir ouvrir nos yeux à ce qui est réel». Il faut tirer le meilleur parti de ce monde irréel, tout en tenant ferme la connaissance de la réalité, seul sauveur, en qui nous trouvons notre libération.

C'est la Vérité qui inspire, et c'est la Vérité qui sauve.


Question: Que pensez-vous de l'embaumement?

Réponse: Je n'y vois pas de signification particulière. Je pense que l'homme use parfois de voies artificielles pour empêcher la nature de jouer le rôle qui lui est propre. L'homme a emprunté son corps à la nature, il est juste qu'il le lui rende.



Question: Quel est le lien du mental avec le corps?

Réponse: Dans une certaine mesure, le mental est attaché au corps, même après avoir quitté ce monde. Mais plus l'âme s'est élevée, moins elle est attirée par le corps. Il est donc préférable de s'élever au-dessus des choses terrestres durant sa vie dans ce monde.



Question: Chaque âme constitue-t-elle un rayon individuel, ou est-ce que chaque rayon contient un faisceau d'âmes?

Réponse: Le mot «individu» même comporte une certaine illusion. L'homme pense, par exemple, que son corps est quelque chose de bien séparé. Il voit son corps même comme le signe de son individualité, et cependant, chaque atome de son corps a une vie individuelle, chaque cellule de son sang a sa vie propre, sa maladie, sa mort et sa naissance. Un médecin qui faisait de la recherche sur le sang m'avait un jour démontré que chaque cellule du sang est un être vivant qui peut être malade, qui peut mourir, et qui peut causer la mort d'autres cellules. L'enveloppe qu'est notre corps cache cela à nos yeux. Autant que nous puissions le voir, nous voyons le corps comme individu, mais combien d'individus portons-nous en nous?

Par ailleurs, une famille aussi a une sorte de signification individuelle; un pays, une nation, ont une apparence d'individualité, ainsi que le monde, ou une planète. Pourtant, comme toutes les cellules du corps forment ensemble le corps, ainsi nous faisons tous partie d'un pays; tous les pays font partie du monde, et la planète fait partie du cosmos. Qu'est-ce donc que l'individu? Il y a un seul individu. Aussi longtemps que nous le voyons ainsi, nous pouvons appeler «individu» tout ce que nous percevons distinctement. Quand nous voyons une entité éloignée du reste, exclusive, séparée, nous l'appelons un individu. Mais ce sont nos yeux qui la voient comme séparée, et il viendra un temps où nous ne la verrons plus comme une entité à part, mais comme reliée à tout ce qui existe. Ainsi le Soufi arrive tout naturellement, après avoir observé la vie d'une façon pénétrante, à ne voir qu'un Individu Unique, et toute existence, reflétée dans cet Individu Unique. C'est vers cette notion que nous devons tendre.



Question: Peut-on considérer la personnalité comme une image que l'âme projette afin de se manifester dans le monde extérieur?

Réponse: La personnalité est plutôt une image que l'âme réfléchit afin de se manifester sous cette forme; c'est une chose à laquelle l'âme prend part. Par exemple, quelqu'un fait un voyage; en route, il trouve de la neige, et il en est couvert. Il arrive ensuite en un lieu sec, mais il y a apporté la neige qui le couvrait. Telle est l'âme qui se manifeste. Elle a apporté avec elle une personnalité. C'est cette personnalité qui guide et dessine maintenant son destin dans le monde physique, qui construit sa forme. S'il faut donner un nom à ce que l'âme a apporté, c'est possible, mais à son origine, l'âme n'avait pas de personnalité, elle a débuté comme un rayon divin.



Question: L'âme continue-t-elle d'être un rayon divin séparé lorsqu'elle donne la vie à d'autres incarnations?

Réponse: Chaque incarnation est rendue vivante par un rayon nouveau, car l'action de l'âme n'est pas de sortir et de revenir à mi-chemin pour s'avancer de nouveau. Ce n'est pas ainsi non plus que fait le souffle. L'action de l'âme est la même que celle du souffle. Elle se manifeste pleinement, et se retire complètement. Chaque respiration doit toucher le tréfonds de notre être afin que nous existions, car la vie n'est pas possible sans que nous soyons rechargés à chaque instant par l'esprit, au plus profond de nous, et chaque respiration atteint cette profondeur; autrement, nous ne pourrions pas vivre. Nous croyons que c'est la nourriture, ou les choses extérieures, qui nous gardent en vie, mais en réalité, c'est la vie de Dieu que nous absorbons à chaque instant.



Question: La personnalité dont vous parlez continue-t-elle dans l'au-delà, de la même façon que les sentiments et les pensées?

Réponse: Certes, mais vous pouvez considérer cela de deux points de vue différents. Le premier est que notre corps demeure avec nous tant que nous vivons, et l'autre est que, en nous coupant les ongles ou les cheveux, une partie de ce corps est séparée de nous. Cette partie coupée n'est pas perdue, elle n'est pas détruite, mais nous ne nous soucions pas de savoir où elle est allée et ce qu'elle est devenue. Il en est de même pour chaque pensée et chaque sentiment. Parfois les pensées deviennent des êtres qui vivent, comme des créatures vivantes. Elles travaillent pour vous, ou contre vous.

Le monde est un lieu où rien n'est perdu. Tout continue, et est seulement modifié. Un doigt ou une jambe amputés continuent d'exister, et il en est ainsi de tout ce qui a été séparé du mental. Partis dans les autres sphères, leur vie continue. Comme les parents savent que leurs enfants continuent leur existence après eux, ainsi chaque pensée, et chaque sentiment, continuent de vivre dans la sphère mentale. Si nous perdons un doigt ou une jambe, nous ne perdons pas notre corps, nous continuons de vivre. De même, tandis que les pensées et les sentiments poursuivent leurs vies individuelles, l'homme ne perd pas son individualité après la mort. Sa personnalité constitue son au-delà.



Question: Alors l'expression «une âme ancienne» est fausse, puisque chaque âme est une âme nouvelle?

Réponse: Au lieu de dire «une personnalité ancienne», on dit «une âme ancienne». Il vaut mieux parler d'une «personnalité ancienne». L'âme, telle que nous la reconnaissons, est revêtue d'une «personnalité», de sorte qu'ordinairement nous appelons la personnalité «âme».



Question: Arrive-t-il à la personnalité la même chose qu'au corps, après la mort?

Réponse: Le corps est une substance, il est englouti et absorbé. La personnalité est une image, elle se réfléchit dans le monde mental. De même que la réflexion d'une personne sur une plaque photographique ne dépouille pas cette personne de son existence, ainsi la réflexion d'une âme tombant sur une autre âme ne dérobe pas la personnalité de la première. Cette personnalité continue son voyage vers le but, suivant le processus nécessaire. C'est sa réflexion qui bâtit une autre personnalité sur le même dessin; ce qui est reconnu comme une réincarnation.

On peut se demander s'il y a un lien entre ces deux personnalités qui se ressemblent? Certes, ce qui se ressemble s'attire. Si, dans le plan des djinns, se forme un lien de sympathie entre deux âmes, ce lien continue à exister. De cette façon, il est naturel que l'esprit de Shakespeare continue à inspirer la personnalité qui reflète Shakespeare sur la terre. A la question: «Peut-il y avoir plusieurs incarnations d'une même personnalité?», on peut répondre: «Oui, de même qu'on peut tirer beaucoup de photographies d'une même personne, de même peuvent se manifester sur la terre plusieurs réflexions d'une seule et même personnalité».






_________________
La vérité est la lumière de feu que te dicte ton coeur.
"Shanti-Om"


Revenir en haut
damejane
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 14 Aoû 2008
Messages: 6 013

MessagePosté le: Mer 29 Avr 2009 - 23:53    Sujet du message: L’âme et la forme.. (essai sur l’âme..) Répondre en citant

« Répondre #2 le: 06 Avril 2009 à 14:41: »


Lire également sur le même sujet
les articles suivants :


L’âme et la forme.. (essai sur l’âme..)
http://shanti2208.free.fr/Forum/index.php?topic=331.msg791;topicseen#msg791

L’âme et la forme.. (essai sur l’âme incarnée..)
http://shanti2208.free.fr/Forum/index.php?topic=451.msg1131;topicseen#msg11…



.
_________________
La vérité est la lumière de feu que te dicte ton coeur.
"Shanti-Om"


Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 19:53    Sujet du message: L’âme et la forme.. (essai sur l’âme..)

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    sur le sentier Index du Forum -> sur le sentier -> sur le sentier -> thèmes de réflexions en cours Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Portail | Index | faire son forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB
Appalachia Theme © 2002 Droshi's Island
Traduction par : phpBB-fr.com
Designed & images by Kooky