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L’air intérieur, un enjeu de santé majeur encore méconnu

 
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damejane
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MessagePosté le: Lun 2 Nov 2009 - 19:21    Sujet du message: L’air intérieur, un enjeu de santé majeur encore méconnu Répondre en citant

« le: 08 Septembre 2009 à 11:41: »

L’air intérieur,
un enjeu de santé majeur
encore méconnu






[color=indigo]Alors que la pollution de l’air extérieur est un problème pris au sérieux depuis longtemps, l’intérêt pour l’air que nous respirons dans nos habitations et lieux de travail reste marginal. Le débat sur la qualité de l’air intérieur s’est fait discret lors du Grenelle de 2008. Depuis 2001, l’UFC Que choisir est à la tête du mouvement pour l’interdiction des substances suspectes. La future loi Grenelle II de cet automne lui donnera-t-elle raison ?

Une situation préoccupante

Nos habitudes sédentaires nous conduisent à passer plus des trois-quarts de notre temps dans des lieux fermés, or l’air intérieur que nous respirons est souvent plus pollué que l’atmosphère. La concentration en composés organique volatils (COV), des gaz émis par la colle, les peintures, les magazines entre autres, peut y être jusqu’à 50 fois plus élevée
( http://www.air-interieur.org/userdata/documents/Document_15.pdf).

Les plus fréquemment représentés : le benzène, formaldéhyde, toluène et le xylène provoquent des problèmes respiratoires, neurologiques et sont un facteur de cancer.

D’autre part, les négligences des habitants sont aussi sur la sellette. Le mauvais entretien de l’aération ou des appareils de chauffage et l’abus de tabac sont à l’origine de l’émission de monoxyde de carbone, qui fait 300 morts chaque année en France.

Un constat à couper le souffle qui date de plus de dix ans mais peine à se faire entendre même si un Observatoire de la qualité de l’air intérieur (OQAI),  http://www.air-interieur.org/ ; a été créé en 2001 et a mené de multiples études en lien avec le CSTB (Centre scientifique et technique du bâtiment).

Une prise de conscience tardive

Comment expliquer cette pollution ? La faute à l’air extérieur pollué qui reste emprisonné mais aussi et surtout à notre ameublement, peintures, moquettes et aux produits ménagers, et bien sûr au tabac.

En janvier 2008, l’Office parlementaire des choix scientifiques et technologiques, (http://www.senat.fr/opecst/resume/4pages_polluants.pdf ) a jeté un pavé dans la mare en dénonçant clairement les émissions “des produits de construction et de décoration, du mobilier (meubles, tapis), en particulier les composés organiques volatils (formaldéhyde, benzène, trichloroéthylène…), les émissions dues aux comportements (fumée de tabac environnementale, désodorisants d’intérieur), les émissions liées à des activités (cuisine, ménage, bricolage, loisirs…)”.

Suivant cette mise en garde, l’article 35 de la loi Grenelle I de 2008 s’attaque à l’étiquetage de tous les composants dont les fameux composés organiques volatils sur les produits de construction et de décoration ainsi qu’à l’interdiction des produits cancérogènes et mutagènes. Malgré tout, des lacunes demeurent. Rien n’est fait pour les autres produits d’usage courant et à la différence d’autres pays européens comme l’Allemagne ou la Suède, aucun seuil chiffré de pollution intérieure n’est fixé. L’Allemagne a interdit récemment l’utilisation de formaldéhyde dans les revêtements de sol textile. En Suède, les éthers de glycol les plus nocifs (solvants présents dans de nombreuses peintures) sont interdits depuis 1992.

Les solutions : aérer et légiférer

Deux solutions s’offrent alors : mieux aérer nos logements qui sont parfois “surisolés” et adopter des mesures juridiques plus coercitives sur les substances suspectes. Outre le geste simple d’ouvrir régulièrement sa fenêtre qui purifie l’air mais fait perdre de l’énergie l’hiver, il faudrait une réglementation ou des incitations à l’installation de dispositifs de ventilation et d’aération modernes et efficaces et à leur maintenance. En effet, 50% des logements français ne disposent pas de ventilation mécanique contrôlée (VMC). On peut également investir dans des plantes dépolluantes (Cf encadré), une solution à la fois esthétique et bon marché.

L’idéal serait évidemment de retirer tout élément dangereux de l’atmosphère de nos pièces à vivre. Principal écueil de l’interdiction : évaluer la dangerosité de chacun des composés chimiques de notre quotidien est un objectif de longue haleine. C’est la tâche que s’est imposée la directive européenne REACH sur 30 000 composés chimiques d’ici 2018. Un travail de fourmi qui laisse pour l’instant la porte ouverte à l’expérimentation grandeur nature de produits non testés. En attendant l’achèvement de cette vaste étude, l’Union européenne et l’OMS disposent déjà d’une liste noire qui devrait mettre au rencart les produits les plus préoccupants.

Le lancement récent du nouveau Plan environnement santé,( http://www.ecologie.gouv.fr/DEUXIEME-PLAN-NATIONAL-SANTE.html ) place les relations entre écologie et bien-être sur le devant de la scène, cette tendance se concrétisera-t-elle pour l’air intérieur ?

Sous les feuilles, l’air pur ?
C’est à partir de la fin des années 70 que l’agence spatiale américaine (NASA) lance un programme pour assainir l’air intérieur des modules spatiaux. Objectif : éliminer les composés organiques volatils provenant des matériaux des stations orbitales sources de désagrément pour les poumons d’astronautes. Résultat : les capacités de dépollution de plusieurs espèces mis en lumière. Certaines plantes sont en effet capables par leurs feuilles et leurs racines de capturer les émanations indésirables pour les transformer en hôtes inoffensifs. Un petit pot pour le labo, un grand pas pour l’humanité ?

En France, depuis 2005 le programme Phyt’air a repris le flambeau avec pour objectif de développer des solutions concrètes pour notre vie quotidienne. Exemples parmi la centaine expérimentée, la « plante araignée » (chlorophytum), le lierre du diable (pothos), la fleur de lune (spathiphyllum) ou bien dracaena marginata tiennent le haut du pavé pour leur action globale de filtre adapté aux polluants les plus fréquents. D’autres ont une action plus ciblée comme l’anthurium et le rhapis sur l’ammoniac (produits d’entretien), les palmiers, le philodendron rouge et le lierre pour le formaldéhyde (panneaux d’aggloméré, moquettes, peintures), le chrysanthème pour le benzène (fumée de cigarette, détergents, carburants). Enfin, l’aréca, la fougère de Boston et le phœnix débarrassent l’air du xylène (solvants, insecticides).

Vous pouvez consulter un tableau récapitulatif des plantes et de leur performances par rapport aux différents produits contaminants sur le site de l’association Plant’air pur :
http://www.plantairpur.fr/web2/p181_les-plantes-depolluantes.html ,
qui réunit paysagistes, horticulteurs, fleuristes et architectes. Attention toutefois, tous ces essais n’ont été réalisés qu’en laboratoire, l’efficacité sur le terrain est donc sujette à caution..[/
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_________________
La vérité est la lumière de feu que te dicte ton coeur.
"Shanti-Om"


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MessagePosté le: Lun 2 Nov 2009 - 19:21    Sujet du message: Publicité

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