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Algues vertes, la Bretagne n'en veut plus

 
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damejane
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MessagePosté le: Lun 2 Nov 2009 - 01:33    Sujet du message: Algues vertes, la Bretagne n'en veut plus Répondre en citant

« le: 01 Septembre 2009 à 22:57: »

.


Algues vertes,
la Bretagne n'en veut plus !

par Florianne Finet

26.08.09 - n° 3339







ENVIRONNEMENT. Les associations dénoncent la timidité de l’État à agir sur les causes de la prolifération des « laitues de mer », dont la toxicité vient d’être confirmée.


À première vue, l’endroit semble idyllique. La plage de sable fin s’étend sur quatre kilomètres entre Saint-Michel-en-Grève et Plestin-les-Grèves, dans les Côtes-d’Armor. De jolies maisons bretonnes au toit d’ardoises sont éparpillées sur les hauteurs de la baie. Le ciel est clair. Des enfants jouent sur le sable sous l’œil attentif de Martine, qui habite dans un village voisin. « Les algues ? On est habitués, on fait avec, car la plage est magnifique. » Seules traces de la prolifération des fameuses « laitues de mer », un mince tapis végétal couleur gazon et de profondes traces de pneus dans le sable. La plupart des algues ont été déjà ramassées par le tractopelle qui ratisse quotidiennement la baie de Lannion. Depuis le début de la saison, mi-avril, 16 000 tonnes ont été récupérées ! Dans la commune de Hillion, dans la baie voisine de Saint-Brieuc, la barre des 20 000 tonnes a déjà été franchie.

Le responsable de cette prolifération ? L’agriculture intensive. Quand les épandages de lisier apportés aux cultures dépassent les capacités d’absorption du sol, les nitrates qui en sont issus se retrouvent dans les cours d’eau avec les pluies d’hiver et engraissent les plantes présentes dans la mer. Pour trouver des algues fraîches, il suffit de s’approcher de l’embouchure du Roscoat, un ruisseau qui se jette dans la baie. Dans ce secteur vaseux, les engins mécaniques ne sont pas efficaces. C’est là qu’un cheval est mort fin juillet, victime des émanations provenant des tas en décomposition. Trois semaines après l’accident, le 20 août, François Fillon s’est rendu sur les lieux avec plusieurs de ses ministres. Une visite d’abord symbolique, pour marquer le retour de l’État dans ce dossier, et qui coïncidait avec la publication d’un rapport de l’Ineris (Institut national de l’environnement industriel et des risques). Pour la première fois, le danger des algues vertes pour la santé publique a été reconnu officiellement. Commandée par Chantal Jouanno, secrétaire d’État à l’Écologie, l’étude confirme la forte toxicité des algues quand elles sont en forte concentration et en putréfaction. Sur la plage de Saint-Michel-en-Grève, le chef du gouvernement a en outre promis que les pouvoirs publics financeraient les opérations de ­nettoyage. Et une expérimentation devrait être lancée pour ramasser ces végétaux en pleine mer.

Ces déclarations ont été jugées décevantes par les associations. « L’État ne nie plus la toxicité de ces algues : c’est une première en trente ans de combat écologique. Mais les mesures purement curatives sont insuffisantes, regrette Yves-Marie Le Lay, président de l’association environnementale Sauvegarde du Trégor. Il est temps de faire une nouvelle révolution agricole. Aujourd’hui, la Bretagne produit près de 60 % des porcs élevés en France sur une surface agricole réduite, équivalente à 5 % du territoire ». Autre organisation très impliquée dans la lutte contre la pollution de l’eau, l’association Eau et Rivières dénonce, quant à elle, l’hypocrisie du gouvernement. « Plutôt que de créer une nouvelle mission interministérielle, nous demandons à ce que la réglementation soit appliquée. L’État sait bien d’où vient le problème puisqu’il a autorisé la multiplication des élevages porcins et bovins depuis les années 1970 », s’indigne Jean-François Piquot, porte-parole de l’association. L’État a en effet été jugé responsable, en 2007, de la prolifération des algues vertes par le tribunal administratif de Rennes – le jugement est en appel. La France est également sous la menace d’une condamnation de l’Union européenne pour non-respect d’une directive de 1991 sur les pollutions d'origine agricole.

Si tous s’entendent désormais sur les causes de cette pollution, les acteurs impliqués divergent sur les moyens de s’en débarrasser. Pour les associations et les élus locaux, il est temps de prendre des mesures radicales. Selon les experts de l’Ifremer, (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer), il faudrait que le taux de nitrate dans les cours d’eau soit inférieur à 10 mg/l pour que les « prairies vertes » disparaissent. Le niveau actuel est de 30 à 35 mg/l en moyenne. « On n’a pas eu le courage de dire aux agriculteurs que le modèle intensif avait atteint ses limites. Aujourd’hui, le réveil est brutal pour eux. Mais le plus grand nombre attend de voir comment on va l’encourager à changer. C’est le rôle de l’État d’apporter au monde agricole les moyens techniques et financiers de sa reconversion », souligne Gilles Huet, le délégué général d’Eau et Rivières. Et les modèles alternatifs existent pour garantir une agriculture plus durable. « Il faut abandonner l’élevage porcin intensif hors-sol et nourrir les vaches avec de l’herbe plutôt qu’avec du maïs et du soja. C’est plus écologique et plus économique », insiste André Pochon, paysan breton et écologiste de la première heure. Sur la question de la réorientation des agriculteurs, les militants ont reçu le soutien prudent de Bruno Le Maire, ministre de l’Agriculture. Lors de son passage dans les Côtes-d’Armor, il a admis que les résultats n’étaient pas au rendez-vous pour les rejets de nitrates des élevages porcins et a promis « d’accompagner les agriculteurs pour qu’ils aillent encore plus loin ».

La FNSEA, le syndicat majoritaire, met en avant les efforts déjà fournis par ses adhérents. « Depuis quinze ans, le cheptel de porc stagne et le nombre d’élevages est en baisse. Les agriculteurs sont conscients des dangers des nitrates. Mais les effets sur les algues vertes sont longs à se faire sentir », se défend Nicolas Galin, animateur de la section environnement à la fédération départementale des Côtes-d’Armor. Dans ce contexte, le dialogue entre les partisans du système intensif et ceux qui défendent un modèle durable est parfois très tendu. André Ollivro, membre actif de l’association Halte aux marées vertes a ainsi reçu récemment plusieurs menaces, dont un courrier anonyme contenant un avis d’obsèques. Il a porté plainte. « Nous espérons que la mort du cheval agira comme un électrochoc, souhaite Jean-François Piquot. Le problème des algues vertes est devenu un enjeu de santé publique avec cet accident. » Les associations de protection de l’environnement organisent d’ailleurs une manifestation le 27 septembre sur une plage d’Hillion. Histoire que l’État n’oublie pas ses engagements une fois les touristes partis.





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MessagePosté le: Lun 2 Nov 2009 - 01:33    Sujet du message: Publicité

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damejane
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MessagePosté le: Lun 2 Nov 2009 - 15:19    Sujet du message: Algues vertes, la Bretagne n'en veut plus Répondre en citant

« Répondre #1 le: 07 Septembre 2009 à 00:29: ».


Algues vertes :
un décès suspect
dans les Côtes-d’Armor


OUEST FRANCE
vendredi 04 septembre 2009
 


 


http://terresacree.org/sauve/lettres/sauve.html  



Est-ce la première victime humaine ? Il venait de vider un caisson d’algues vertes en état de décomposition à la déchetterie de Lantic (Côtes-d’Armor). C’était son troisième aller-retour de la journée. Dix minutes plus tard, cet habitant de Lanvollon, âgé de 48 ans, salarié d’une entreprise de transport, avait été retrouvé mort, au pied de son camion, sur la route de Binic. Son camion avait fini sa course contre le mur d’une habitation. C’était le 22 juillet. Sur le coup, le décès est attribué à un malaise cardiaque. Mais aujourd’hui, certaines associations en lutte contre les algues vertes soupçonnent un lien de cause à effet avec le travail de la victime. Un chercheur du CNRS émet également de forts soupçons. Le préfet a été alerté de l’affaire. Il a transmis le dossier à la justice.

source : 

http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Algues-vertes-un-deces-suspect-dans-l…

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damejane
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MessagePosté le: Mar 16 Mar 2010 - 23:45    Sujet du message: Le lauréat : "Algues vertes : le réveil paysan" par Benjamin Lucas Répondre en citant

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Le lauréat : "Algues vertes :
le réveil paysan" par Benjamin Lucas


http://www.youtube.com/watch?v=IX7lHzpAdHs



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MessagePosté le: Aujourd’hui à 17:24    Sujet du message: Algues vertes, la Bretagne n'en veut plus

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