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le travail de Rousseau, ce grand Initié

 
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damejane
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MessagePosté le: Jeu 4 Sep 2008 - 21:55    Sujet du message: le travail de Rousseau, ce grand Initié Répondre en citant

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le travail de Rousseau, ce grand Initié (Extériorisation de la hiérarchie p49ta - p43 tf)

Ce grand Initié Jean-Jacques Rousseau qui a marqué le siècle des "Lumières"


Jean-Jacques Rousseau, a su faire transpirer les grandes idées humaniste par l'inspiration de son coeur Vivant en utilisant l'écriture par l'effort consenti d'éduquer les "moins évolués" de son époque afin que ces derniers deviennent conscients et plus humains dans leur coeur.
Toute son oeuvre a été un don offert à tous les hommes de son temps afin que chacun prenne conscience des valeurs fondamentales de ses idées modernes par laquelle il les a diffusé; que chaque homme devrait prendre concience  de sa devise  " V I T A M   I N P E N D E R E   V E R O " (une vie consacrée à la vérité..), qui devait déboucher plus tard  et pour les penseurs de l'époque sur la devise de la république :  Liberté, Egalité, Fraternité ; selon les trois grands principes qui commencèrent en son temps à émerger et synthétisèrent pour les peuple, sa conviction intime de la Vie .

Toute son oeuvre va bien au delà, (dans sa portée), des aspect philosophiques parce qu'elle a été justement inspirée.

damejane

Jean-Jacques
ROUSSEAU

Oeuvres et documents


http://hypo.ge.ch/athena/rousseau/rousseau.html



Houdon: buste de Jean-Jacques Rousseau

http://hypo.ge.ch/athena/rousseau/rousseau.html


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MessagePosté le: Jeu 4 Sep 2008 - 21:55    Sujet du message: Publicité

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damejane
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MessagePosté le: Jeu 4 Sep 2008 - 21:56    Sujet du message: le travail de Rousseau, ce grand Initié Répondre en citant

Vie et œuvre  


 
Jean-Jacques Rousseau et le problème de la civilisation (par Harald Höffding)

«L'œuvre de Rousseau, œuvre considérable, est d'avoir mis à jour le principe profond qui permettait de trouver une solution intermédiaire entre la philosophie des lumières et le régime actuel. Il fait de la nature et du sentiment immédiat la base de toute estimation des valeurs, et demande à toute civilisation et à toute réflexion qui veulent s'élever au-dessus de cette assise, de montrer qu'elles se sont justifiées en la développant et en la perfectionnant; si elles l'entravent et la déforment, elles sont mauvaises.
 Il est le premier à poser dans les temps modernes le problème de la civilisation. Depuis la Renaissance l'œuvre de civilisation avait avancé avec ardeur dans tous les domaines; et voilà qu'une voix s'élevait, qui prétendait qu'ily avait quelque chose de faux dans tout le mouvement. L'occasion du premier ouvrage philosophique de Rousseau fut une question mise au concours par une académie française de province. Elle demandait de répondre à ce problème: «si le progrès des sciences et des arts a contribué à corrompre ou à épurer les mœurs». La question toucha l'âme de Rousseau comme un éclair.

 Il lui semblait, dit-il, voir un monde entièrement nouveau, devenir lui-même un autre homme! Ce nouveau monde, c'était le monde de la personnalité, du sentiment vivant, de la vie de l'âme. Il vit soudain la disproportion entre ce monde d'une part, et l'état de choses actuel et ses critiques d'autre part. Qu'il ait eu tout de suite l'idée de répondre à la question par la négative, ou que la fille de Diderot ait raison, quand elle prétend que son père lui a donné ce conseil, peu importe. La réponse négative n'est qu'un paradoxe formel, que Rousseau restreint et explique plus en détail dans sa correspondance et dans ses ouvrages ultérieurs. Mais la violente collision du sentiment, qui finalement détermine toujours l'appréciation, avec tout le brillant développement intellectuel et esthétique, ne pouvait avoir lieu que chez Rousseau; il y était préparé par sa personnalité et par sa vie.

Jean-Jacques Rousseau naquit à Genève le 28 juin 1742 d'une famille assez aisée. Son éducation favorisa en lui l'imagination et les sentiments indéterminés; de bonne heure se développa en lui ce qu'il appelle lui-même «l'esprit romanesque», qui lui permettait de sortir du présent et de trouver les jouissances les plus grandes dans le monde des possibilités. Après une jeunesse errante, qui a ce même caractère romanesque déjà pris par son imagination, mais qui lui attira pendant un certain temps des relations dégradantes et n'exerça pas une influence bienfaisante sur son tour de pensée, il alla à Paris, où il gagna péniblement sa vie comme professeur, secrétaire particulier et plus tard principalement en copiant de la musique. C'était pour lui ce que la taille des verres était pour Spinoza. II obtint du succès avec un opéra et eut une querelle en soutenant la musique italienne contre la musique française.

 Rien ne faisait supposer qu'il dût devenir fameux dans le monde de la pensée et tracer à la vie intellectuelle des voies toutes nouvelles. Il avait eu par avance l'occasion d'acquérir une certaine culture générale; il avait également fait quelques lectures philosophiques. Sa qualité de collaborateur à la grande Encyclopédie le fit admettre dans le cercle des «philosophes», qui le considérèrent comme un des leurs. La réponse qu'il fit à la question mise au concours lui montra sa voie d'écrivain.
Son nom devint célèbre, et continuant la solution du problème qui avait illuminé si soudainement sa pensée, il prit une position de plus en plus hostile contre les deux grands partis adverses de l'époque, contre les ennemis aussi bien que contre les défenseurs du régime actuel. Une nouvelle question mise au concours (De l'origine de l'inégalité parmi les hommes) lui fournit l'occasion de glorifier tout au long l'état de nature aux dépens de la civilisation. Précédemment il avait nié que le progrès des arts et des sciences ait été un bien; il nia alors que le changement de l'état de nature en une vie sociale et civilisée ait été un bien. Ces deux mémoires marquent le côté négatif de Rousseau.

Une nouvelle période de sa vie commença lorsqu'il put se retirer dans la solitude de la campagne. Ses amis de l'Encyclopédie ne le comprenaient pas. Quelque chose bouillonnait en lui qu'ils ne pouvaient concevoir, malgré toute leur critique et tout leur esprit. Son sentiment d'admiration pour la nature, qui le soutint pendant la dernière partie de sa vie au milieu de grandes souffrances physiques et en dépit de persécutions imaginaires et aussi réelles, se rattachait étroitement au penchant qu'il avait à vivre dans le sentiment immédiat. Sa vie intérieure était si débordante qu'il avait de la peine à trouver des mots pour exprimer ses émotions. En tous cas, il pouvait rarement trouver les mots à propos; aussi se sentait-il mal à l'aise dans les salons.

 En face de l'esprit raffiné, effilé, articulé, où la civilisation avait abouti, il introduisit la simplicité, l'ampleur, le vague. Il s'intéressait aux débuts chaotiques de la vie, aux éléments qui n'avaient pas encore formé de monde nettement dessiné. Au cours de ses rêves de liberté, dans les forêts de Saint-Germain ou de Montmorency, il croyait vivre la vie de l'homme primitif, alors que la civilisation n'avait pas encore mis fin à la communion immédiate et heureuse avec la nature. Le simple et l'élémentaire, les grands et les menus faits de l'existence étaient vénérables à ses yeux et pleins de sources de joies. Il comprenait ce qui s'agitait dans les âmes de ces traînards de l'armée de la civilisation, de ceux que les encyclopédistes désespéraient d'éclairer et que Voltaire nommait «la canaille». Dans son sentiment immédiat il trouvait quelque chose qui peut être un principe de communion, si différente que soit d'ailleurs la vie intellectuelle. Ses idées étaient les enfants de ses sentiments.

 Dans ses Confessions il dit lui-même qu'il a senti avant de penser. Et dans ses moments suprêmes, dans des instants comme il en avait dans ses promenades solitaires, son âme se dilatait à un tel point, de vagues sentiments vibraient en lui en quantité si innombrable, il s'élançait si bien au delà de toutes les barrières, qu'aucune idée, aucune image ne pouvait exprimer ce qu'il éprouvait. L'indépendance du sentiment ne se révélait pas seulement à lui dans des états de ce genre, où celui-ci était presque seul maître, mais encore par son influence sur les idées. Les espérances qu'il concevait de l'avenir étaient sombres, ses souvenirs du passé étaient ensoleillés; le fond de ses pensées dépendait de la nature de ses dispositions. Il apprit ainsi par sa propre expérience cette vérité psychologique, que le sentiment est un aspect primordial et indépendant de la vie de l'esprit au même titre que la connaissance, et qu'il ne se borne nullement à garder vis-à-vis de cette dernière une attitude passive et réceptive.

Les côtés défavorables du caractère de Rousseau apparaissent sous forme de sentimentalité, ou encore de soupçon allant jusqu'à la folie. Un exemple peu édifiant de la façon dont le sentiment peut pousser les idées et peut former un système embrouillé, pour s'exprimer et s'expliquer, nous est fourni par un des derniers écrits de Rousseau: Rousseau juge de Jean-Jacques, où il décrit les persécutions systématiques auxquelles il se croit exposé de la part de ses anciens amis. La construction méthodique qui est ici entreprise sur la base d'un sentiment maladif se retrouve également dans ses ouvrages célèbres: sa philosophie n'est en effet, ainsi qu'il dit lui-même de sa foi religieuse, qu'une «exposition du sentiment».[...]


Les principaux ouvrages

Rousseau a développé dans trois ouvrages la conception de la vie qu'il oppose au raffinement et à la corruption de la civilisation. Dans La Nouvelle-Héloïse (1761) il peint le fort et profond amour, la beauté et la dignité du mariage et de la vie de famille, la noblesse de la résignation, la ferveur de la foi religieuse, la majesté de la nature: tous objets devenus étrangers au siècle, qui lui arrachèrent des accents nouveaux pour les esprits contemporains, et marquaient un grand revirement dans la littérature poétique. Dans L'Émile (1762) il expose un système d'éducation qui loin d'opprimer la nature, en favorise le développement; il trouve en même temps l'occasion d'exposer ses vues religieuses. Dans le Contrat social (1762) enfin il établit la théorie du régime qui doit succéder à la tyrannie sous le joug de laquelle soupire l'humanité.
Rousseau regardait son œuvre comme terminée par ces ouvrages. Mais il ne lui fut pas donné de mener la vie paisible de la nature. L'Émile fut brûlé à Paris, et l'on décréta contre Rousseau un mandat d'amener. Alors commencèrent pour lui les années malheureuses. Il s'enfuit en Suisse; mais il n'y trouva non plus la tranquillité: les gouvernements ne voulaient pas le tolérer à Genève et à Berne, et à Neufchâtel il fut molesté par la population à cause de ses opinions religieuses. Alors il accepta l'offre que lui faisait Hume de lui donner asile en Angleterre; mais dans l'état de souffrance où il se trouvait, il ne tarda pas à concevoir de la méfiance pour ses amis d'Angleterre, et de nouveau il s'enfuit en France, où il erra de lieu en lieu, jusqu'à ce qu'une maladie soudaine mît fin à sa vie (1778).[...]

La place de Rousseau dans l'histoire de la philosophie
Rousseau occupe dans l'histoire de la philosophie une place qui offre une certaine analogie avec celle de Leibniz. Tous deux mettent en relief le problème de la valeur des choses: ils ne se contentent plus de l'explication mécanique de la nature et de l'organisation mécanique de la société; ils recherchent la signification de la nature et de la société pour le sentiment humain, source de toute estimation des valeurs. De là vient que tous deux soulignent le droit de l'individualité et la profondeur infinie de l'âme individuelle. Mais ces deux esprits si divergents s'y prennent d'une façon bien différente pour développer ces pensées. Leibniz cherchait à conserver la conception scientifique de la nature en voyant dans les lois trouvées au moyen de cette conception des manifestations de l'harmonie qui existe entre les développements personnels d'une foule immense d'êtres individuels. Le passage graduel des ténèbres à la clarté était la loi fondamentale de tout développement dans ce système harmonieux du monde. Ce n'était pas chose facile au pauvre Jean-Jacques que de trouver l'harmonie, ni dans son moi, ni hors de son moi. Dans ses moments d'extase, il y croyait, il la voyait au regard de sa conscience. Mais sa monade avait une obscure profondeur qui ne pouvait s'éclairer, elle s'assombrissait de plus en plus; et, dans le monde comme dans la société, il ne put fondre tout en une harmonie intellectuelle. Son sentiment était trop fort pour pouvoir s'expliquer comme pensée confuse. Voilà pourquoi il défendit les droits de l'irrationnel. Par l'expérience personnelle de la vie, il fut conduit finalement aux résultats auxquels Hume avait abouti au moyen de la théorie de la connaissance: on sait que Hume avait montré que toute notre connaissance repose sur des hypothèses qu'on ne peut démontrer. Au point de vue pratique donc comme au point de vue théorique, il y avait assez de problèmes à reprendre pour celui qui parviendrait à faire progresser la philosophie.»


HARALD HÖFFDING, Histoire de la philosophie moderne, tome I, Paris, Félix Alcan éditeur, 1906.

.Lien source:http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Jean-Jacques_Rousseau

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MessagePosté le: Jeu 4 Sep 2008 - 21:57    Sujet du message: le travail de Rousseau, ce grand Initié Répondre en citant

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Jugements sur Rousseau



L'héritage de Rousseau



«Quoique Rousseau fut, voulût être moins un révolutionnaire destructeur des institutions et de l'édifice social qu'un réformateur de l'intérieur des cœurs, sa haine des réalités mauvaises, littérature sans moralité, richesse, luxe, fanatisme, despotisme, mœurs faciles sans bonté, égoïsme des mensonges sociaux, s'est exprimée avec un éclat si impétueux et farouche qu'on a cru qu'il voulait détruire la société et la civilisation. Tous les mécontents, tous les souffrants se reconnurent dans ses haines et ses souffrances. Il fit l'effet d'un démolisseur enragé; et certaines parties de son œuvre ont prouvé, après 1789, leur puissance révolutionnaire. On a cru suivre Rousseau en faisant table rase de ce qui existait: c'était prendre le contrepied, sinon de son œuvre, du moins de sa pensée. Tandis que le Contrat social exerçait ainsi sa vertu révolutionnaire, d'autres parties de l'œuvre fournissaient des principes de conservation et restauration sociales.


Le déisme de Rousseau si voisin et si éloigné de celui de Voltaire, ce déisme, élargissement du christianisme réformé tandis que, celui de Voltaire est une négation du christianisme catholique, eut pour conséquence de réveiller le sentiment religieux en France; et dans un pays de tradition catholique, ce piétisme latitudinaire d'origine protestante tourna au profit du catholicisme à travers le philosophisme de Bernardin de Saint-Pierre et le théisme révolutionnaire, l'influence de Rousseau se prolonge dans le catholicisme sentimental de Chateaubriand; elle prépare le retour des classes éclairées à la foi et sous le joug de l'Église. On voit quelle est la profondeue et l'étendue de l'action de Rousseau. Il conduit à la fois à la république jacobine et à la restauration catholique. Il restaure la morale, la morale individuelle par l'affirmation de la puissance de la sympathie et du droit de la conscience, par l'excitation intense du sentiment et de l'enthousiasme contre l'égoïsme et la sécheresse intéressée; la morale domestique, par la dénonciation de la corruption mondaine, de l'adultère si longtemps toléré, par le respect du lien conjugal et la gravité du devoir paternel, par l'amour de l'enfant; la morale sociale, par la proclamation des grands principes de liberté, d'égalité, de tolérance, d'humanité.
On peut dire qu'il a changé l'atmosphère morale de la France.


En niant, non pas le progrès, mais l'efficacité de ce qu'on appelle le progrès pour accroître le bonheur et la vertu des hommes, il réagit contre la philosophie voltairienne et encyclopédique qui conclut trop légèrement du progrès matériel et intellectuel au progrès moral. Mais sa réaction n'est pas un recul: c'est un progrès nouveau. C'est malgré lui que son déisme fervent ramène les Français sous le joug de l'Église: en religion comme partout, ce qu'il prêche, c'est la souveraineté de la raison et du sentiment individuels.
S'il subordonne la raison au sentiment comme moins pure et moins sûre, c'est qu'il voit dans la spontanéité incontrôlée et irréfrénée du sentiment interne une source inépuisable de certitude et une garantie supérieure de vérité.


Ainsi par delà le sensualisme de son temps, il ouvre la voie à une philosophie du sentiment, de la conscience intime, que Jacobi en Allemagne, et, d'une autre façon, Maine de Biran et Cousin en France ont développée. En donnant la préférence au sentiment sur la raison, à la passion sur l'esprit, il crée les états d'esprit qui, exprimés littérairement, donneront le romantisme. Par l'étalage immodéré de ses singularités individuelles, il offre même un exemple saisissant des abus et des excès du romantisme.

Par sa haine de la société aristocratique et despotique où il vit, il offre un modèle à toutes les révoltes et à toutes les excentricités antisociales du romantisme. Il ramène à la fois le sens des réalités concrètes et de la poésie intime dans la littérature. En un mot, qu'il s'agisse de belles-lettres, de philosophie, de morale, de mœurs, de religion, de politique, au commencement de toutes les avenues de ce siècle, on aperçoit Rousseau. Par sa position du problème social, il est tout près de nous: tandis que Montesquieu et Voltaire s'éloignent avec leurs vues exclusivement politiques et administratives, Rousseau, qui donne l'inégalité comme un problème moral et social, est notre homme; et c'est sur ses traces que quelques hommes sous la Révolution, un plus grand nombre entre 1830 et 1852 ne virent de réforme utile et de justice suffisante que dans une nouvelle organisation de la propriété, une répartition meilleure de la richesse, qui égalisât les bénéfices et les charges de l'institution sociale.


Ce sens et cette influence de Rousseau dépassent de beaucoup ce qu'on appelle ordinairement la valeur littéraire; mais c'est cette valeur littéraire qui leur a donné moyen de se manifester. Il y avait chez Rousseau, dans ces périodes si laborieusement construites pendant ses insomnies et ses flâneries, assez de tradition, de raisonnement et d'éloquence pour satisfaire le goût des contemporains, assez de nouveauté, de sentiment et de poésie pour les séduire et les enchanter.

Nous sentons plus la déclamation et les lourdeurs aujourd'hui, et nous sommes plus sensibles à ce qu'il apportait de nouveau et de personnel. Si la langue n'est pas toujours très pure, elle est d'une richesse et d'une souplesse admirables, elle prend souvent dans la bouche de Rousseau une couleur, une harmonie, un rythme dont rien auparavant ne donnait l'idée.»


( Article «Jean Jacques Rousseau» de la Grande Encyclopédie)


.Lien source: http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Jean-Jacques_Rousseau


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MessagePosté le: Jeu 4 Sep 2008 - 21:58    Sujet du message: le travail de Rousseau, ce grand Initié Répondre en citant

Citations de Jean-Jacques Rousseau





"L'Evangile est le plus sublime de tous les livres, mais c'est un livre. Dieu n'a pas écrit sa loi sur les feuillets d'un livre, mais dans le coeur des hommes."
(Jean-Jacques Rousseau / 1712-1778 / Lettre à Vernes, 25 mars 1758).

"S'il y avait un peuple de dieux, il se gouvernerait démocratiquement. Un gouvernement si parfait ne convient pas à des hommes."
(Jean-Jacques Rousseau / 1712-1778 / Du contrat social - livre III / 1762)

"Renoncer à sa liberté, c'est renoncer à sa qualité d'homme."
(Jean-Jacques Rousseau / 1712-1778 / Du Contrat Social / 1762)

"Tout est bien sortant des mains de l'Auteur des choses, tout dégénère entre les mains de l'homme."
(Jean-Jacques Rousseau / 1712-1778 / L'Emile / 1762)

"Le Dieu que j'adore n'est point un Dieu des ténèbres, il ne m'a point doué d'un entendement pour m'en interdire l'usage : me dire de soumettre ma raison, s'est outrager son auteur. Le ministre de la vérité ne tyrannise point ma raison, il l'éclaire."
(Jean-Jacques Rousseau / 1712-1778 / L'Emile / 1762)

"Conscience ! Conscience ! Instinct divin, immortelle et céleste voix ; guide assuré d'un être ignorant et borné, mais intelligent et libre ; juge infaillible du bien et du mal, qui rend l'homme semblable à Dieu."
(Jean-Jacques Rousseau / 1712-1778 / L'Emile / 1762)

"S'il était une religion sur la terre hors de laquelle il n'y eût que peine éternelle, et qu'en quelque lieu du monde un seul mortel n'eût pas été frappé de son évidence, le Dieu de cette religion serait le plus inique et le plus cruel des tyrans."
(Jean-Jacques Rousseau / 1712-1778 / L'Emile / 1762)

"Il faut bien mentir quelquefois quand on est évêque."
(Jean-Jacques Rousseau / 1712-1778 / Les confessions / posthume, 1782)

"Ainsi donc, après avoir prouvé la doctrine par le miracle, il faut prouver le miracle par la doctrine, de peur de prendre l'oeuvre du démon pour l'oeuvre de Dieu. Que faire en pareil cas pour éviter le diallèle ? Une seule chose, revenir au raisonnement, et laisser là les miracles. Mieux eût valu n'y pas recourir."
(Jean-Jacques Rousseau / 1712-1778 / Lettre à M. De Beaumont)

"Moins un culte est raisonnable, plus on cherche à l'établir par la force."
(Jean-Jacques Rousseau / 1712-1778 / Correspondance)

"On me dit qu'il fallait une révélation pour apprendre aux hommes la manière dont Dieu voulait être servi ; on assigne en preuve la diversité des cultes bizarres qu'ils ont institués, et l'on ne voit pas que dans cette diversité même vient de la fantaisie des révélations. Dès que les peuples se sont avisés de faire parler Dieu, chacun l'a fait parler à sa mode et lui a fait dire ce qu'il a voulu. Si l'on n'eut écouté que ce que Dieu dit au coeur de l'homme, il n'y aurait jamais eu qu'une religion sur la terre."
(Jean-Jacques Rousseau / 1712-1778 / Profession de foi du vicaire savoyard)

"On sent, je crois, qu'avoir de la religion, pour un enfant, et même pour un homme, c'est suivre celle où il est né. Quelquefois on en ôte; rarement on y ajoute; la foi dogmatique est un fruit de l'éducation. Outre ce principe commun qui m'attachait au culte de mes pères, j'avais l'aversion particulière à notre ville pour le catholicisme, qu'on nous donnait pour une affreuse idolâtrie, et dont on nous peignait le clergé sous les plus noires couleurs. Ce sentiment allait si loin chez moi, qu'au commencement je n'entrevoyais jamais le dedans d'une église, je ne rencontrais jamais un prêtre en surplis, je n'entendais jamais la sonnette d'une procession sans un frémissement de terreur et d'effroi, qui me quitta bientôt dans les villes, mais qui souvent m'a repris dans les paroisses de campagne, plus semblables à celles où je l'avais d'abord éprouvé. Il est vrai que cette impression était singulièrement contrastée par le souvenir des caresses que les curés des environs de Genève font volontiers aux enfants de la ville."
(Jean-Jacques Rousseau / 1712-1778 / Les confessions / posthume, 1782)

"Honnête homme ou vaurien, qu'importait cela, pourvu que j'allasse à la messe? Il ne faut pas croire, au reste, que cette façon de penser soit particulière aux catholiques, elle est celle de toute religion dogmatique où l'on fait l'essentiel, non de faire, mais de croire."
(Jean-Jacques Rousseau / 1712-1778 / Les confessions / posthume, 1782)

"Les protestants sont en général mieux instruits que les catholiques. Ce doit être : la doctrine des uns exige la discussion, celle des autres la soumission. Le catholique doit adopter la décision qu'on lui donne; le protestant doit appendre à décider."
(Jean-Jacques Rousseau / 1712-1778 / Les confessions / posthume, 1782)

"Il n'y aurait plus d'incrédule dans toute la ville de Paris si un soir, les astres en se rapprochant, venait à écrire cette phrase dans le ciel : Mortels, adorez Dieu ! ... Si cela arrivait, tous les hommes croiraient. On les verrait tomber à genoux et adorer ce grand Dieu ! Et bien, c'est précisément ce que disent les cieux !"
(Jean-Jacques Rousseau / 1712-1778)

"Se faire sa propre opinion, n'est déjà plus un comportement d'esclave."
(Jean-Jacques Rousseau / 1712-1778)


Lien source :http://atheisme.free.fr/Biographies/Rousseau.htm


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MessagePosté le: Jeu 4 Sep 2008 - 21:59    Sujet du message: le travail de Rousseau, ce grand Initié Répondre en citant

Rousseau, ce grand Initié.. Djwal Khul in : " Extériorisation de la Hiérarchie " p 59


Jean-Jacques Rousseau




Sa Vie




1712 28 juin

Naissance à Genève
Rousseau nait à Genève dans une famille d'horloger. Mais Sa mère ne se remet pas de l'accouchement et meurt quelques jours plus tard, si bien que Rousseau écrit dans les "Confessions" : "je coûtais la vie à ma mère, et ma naissance fut le premier de mes malheurs".


1722

Rousseau est abandonné par son père
Le père de Rousseau quitte Genève et confie la garde de son enfant à son beau-frère. L'oncle Bernard met le jeune Jean-Jacques en pension chez le pasteur Lambercier. Rousseau gardera un bon souvenir de ces années.



1728 mars

Rousseau fuit Genève
Après un apprentissage chez le graveur Ducommun qu'il décrit comme tyrannique, Rousseau quitte Genève. A seize ans, le jeune homme va trouver refuge chez Mme de Warens en Sardaigne. Femme catholique aux mœurs modernes, elle le convertit et l'envoie à Turin.



1732

Séjour au Charmettes
Après un bref passage au séminaire et un séjour à Paris, Rousseau vient vivre auprès de Mme de Warens aux Charmettes. Il vit en donnant des leçons de musique, art qu'il a appris à Annecy. Il y reste jusqu'à 1737 et y reviendra en 1742.


1743

Rousseau se rend à Paris
Rousseau décide de s'installer dans la capitale. Rapidement, il rencontre Diderot et Mme d'Epinay, avec lesquels il se lie d'amitié. Il écrira quelques articles pour l'encyclopédie et entretiendra une correspondance avec son futur ennemi Voltaire.


1745

Il épouse Thérèse Levasseur
Rousseau épouse Thérèse Levasseur, une simple lingère qui n'a pas beaucoup d'éducation. Ce type de mariage, qui ne se soucie guère du statut social, est à l'époque très rare.



1752 juillet

Rousseau remporte le concours de l'Académie de Dijon
Rousseau remporte le concours de l'Académie de Dijon grâce à son premier discours sur l'origine de l'inégalité : "Discours sur les Sciences et les arts". Cette récompense le propulse en six mois dans les cercles intellectuels parisiens.



1752 1 août

La Querelle des Bouffons éclate à Paris
En gestation depuis quelques semaines, notamment avec la parution d’un article de Jean-Jacques Rousseau, la Querelle des Bouffons éclate avec l’arrivée d’une troupe itinérante italienne. Celle-ci connaît un succès imprévu avec sa représentation de La "Serva Padrona" de Pergolèse, qui paraît bien loin de la référence française d’alors, à savoir Rameau. Doté d’une perception scientifique de la musique fondée sur l’harmonie, il voit s’opposer à lui des théories soutenant l’importance première de la mélodie. Cette querelle qui divise les intellectuels français pendant deux ans, en opposant le traditionalisme baroque de Rameau aux idées des encyclopédistes et surtout à un Rousseau précurseur du romantisme, est un symbole des mutations intellectuelles alors en cours.



1752 18 octobre

Le Devin de Village est joué devant le roi
Rousseau connaît son premier et seul véritable succès musical avec son opéra "Le devin du village" qui est représenté devant le roi, à Fontainebleau. En pleine Querelle des bouffons, Rousseau semble donner du poids à ses théories qui affirment la prédominance de la mélodie sur l'harmonie. Mais, à l'image de Nietzsche un siècle plus tard, Rousseau ne sera qu'un artiste mineur dans son domaine favori, la musique mais un philosophe majeur.



1755 mars

Publication du "Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes"C’est à l’occasion d’un concours de l’Académie de Dijon que Jean-Jacques Rousseau compose son premier véritable ouvrage philosophique. A partir du sujet "Quelle est l'origine de l'inégalité parmi les hommes et est-elle autorisée par la loi naturelle ?", il développe une nouvelle théorie de l’état de nature et du contrat social. Opposé à Hobbes, il ne présente pas le contrat social comme facteur de paix mais comme moyen de pérenniser des inégalités injustes.



1761

Rousseau tente de publier son "Contrat social"
Rousseau publie "Du contrat social" mais est immédiatement censuré à Genève comme en France. Approfondissant ses thèses sur l’état de nature de l’homme, il s’attache dans cet ouvrage à réconcilier contrat social et liberté de chacun. Pour être juste, la société doit être gouvernée par tous, chacun doit pouvoir participer au pouvoir. Le contrat doit donc être l’expression de la volonté générale, et Rousseau en appelle en fait à une sorte de démocratie participative. Si les principes développés dans le "Contrat social" de Rousseau ne seront jamais appliqués à la lettre, ils deviendront la base de la pensée politique moderne.



1761

Publication de La Nouvelle Héloïse
Rousseau publie son roman "Julie ou la Nouvelle Héloïse". Sous une forme épistolaire, il développe l’histoire d’amour de Julie et de son précepteur Saint-Preux. Au-delà du ton et du sujet qui répondent parfaitement à la définition du roman sensible, Rousseau explore sur le mode littéraire ses thèmes fétiches : rapports sociaux, lien à la nature, moralité et vertu…


1765

Victime de persécutions à Motiers
Des villageois jettent des cailloux sur la maison de Rousseau, à Motiers. Effrayé et de plus en plus paranoïaque, Rousseau part l’année suivante en Angleterre où Hume est prêt à l’accueillir.



1766

Rousseau achève les Confessions
Jean-Jacques Rousseau achève la rédaction des "Confessions". Il avait débuté trois ans plus tôt cette autobiographie, après la parution du pamphlet « Le sentiment des citoyens ». Publié anonymement, ce texte de Voltaire attaquait violemment Rousseau, notamment à propos de l’abandon de ses enfants. Ce dernier y répond en se mettant à nu dans « une entreprise qui n’eut jamais d’exemple et dont l’exécution n’aura point d’imitateur ». Le texte, avant de devenir une référence de la littérature française, n’aura aucun écho lors des lectures que Rousseau en fera et ne serat publié qu’à titre posthume.



1778 2 juillet

Mort
Rousseau s'éteint à Ermenonville chez le marquis de Girardin, dans la solitude. Pourtant, dès le lendemain, il bénéficie d'hommages et presque d'un culte. Le moulage de son masque mortuaire est réalisé tandis que le corps est enterré sur l'île aux peupliers où s'élévera deux ans plus tard un monument funéraire.



1794 11 octobre

Les cendres de Rousseau sont transférées au Panthéon
Utilisé à tort et à travers par les Révolutionnaires et contre-révolutionnaires, Jean-Jacques Rousseau entre finalement dans le Panthéon tandis qu’un hommage national lui est rendu. En fait, au-delà des utilisations politiciennes, les thèses de Rousseau, et notamment le "Contrat social", ont une véritable influence sur les pensées politiques de l’époque. En effet, la notion d’intérêt commun développée par Rousseau revient souvent au centre des préoccupations républicaines françaises. Comme tout penseur, sa philosophie est difficilement réductible à un système existant. La pensée de Rousseau restera très polémique, jusqu’à nos jours, certains n’hésitant pas à établir une filiation – très contestée – entre Rousseau et le totalitarisme.


Lien source :http://www.linternaute.com/biographie/jean-jacques-rousseau/date/


D'AUTRE LIENS :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Jacques_Rousseau

http://www.memo.fr/dossier.asp?ID=37

http://pages.globetrotter.net/pcbcr/rousseau.html


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MessagePosté le: Dim 26 Oct 2008 - 19:19    Sujet du message: Propos de DK sur Rousseau Répondre en citant



Propos de DK sur Rousseau

EXTRAIT DU LIVRE
EXTERIORISATION DE LA HIERARCHIE



LE TRAVAIL DES GROUPES-SEMENCE

Janvier 1938

Nous nous sommes efforcés de comprendre un peu plus intelligemment le
travail des groupes-semence du nouvel âge, leur [13@47] relation réciproque et
leur travail en tant que parties du "dispositif" du nouvel âge, si je peux
employer ce terme. Nous avons examiné avec soin les trois groupes majeurs.
Nous avons vu que chacun devait accomplir trois tâches et nous avons tenté
une analyse superficielle de leur engagement concerté. Nous pouvons
maintenant faire de même pour les groupes restants, en particulier pour le
quatrième et le cinquième dont les projets sont l'éducation et le travail dans le
domaine de la politique. Puis nous indiquerons brièvement le triple dessein que
se proposent les sixième, septième, huitième et neuvième groupes. Nous
n'examinerons pas le dixième, qui sera composé des personnes-clé des autres
groupes, sauf pour affirmer que, lorsque ses vingt-sept membres (trois dans
chaque groupe) seront choisis et mis en relation les uns avec les autres, tous les
groupes devraient ressentir une telle stimulation de leur vie, qu'ils deviendront
un organisme unique vivant et vibrant.


Le quatrième groupe a devant lui un programme d'études riche et des plus
intéressants, ainsi que l'objectif de l'illumination. Ses instructions (voir
Education dans le Nouvel Age) susciteront une réaction d'intérêt chez plus de
lecteurs que ne le feront probablement les instructions des autres groupes,
excepté celles du sixième dont le sujet est la religion du nouvel âge, et celles du
troisième (voir Guérison Esotérique). Je les cite dans l'ordre de leur
importance. Ce quatrième groupe sera plus nettement populaire et satisfera un
besoin plus général. L'intérêt évoqué par l'enseignement sur l'éducation sera dû
au fait que, aujourd'hui, l'éducation est largement reconnue comme facteur
majeur de formation, juste après les circonstances et pressions économiques ;
on s'intéresse de toutes parts à l'éducation moderne et aux nouveaux idéaux qui
devraient guider les éducateurs et qui, par la suite, les guideront en effet.
Une véritable ardeur anime les masses et la vie du mental (notez cette
expression) est actuellement plus active et plus puissante que jamais. Ceci est
dû à une raison occulte de nature très intéressante.


Ceux d'entre vous qui ont étudié La Doctrine Secrète se souviendront que,
dans l'importante période où l'homme-animal effectua sa grande transition dans
la famille humaine et où l'humanité [13@48] prit naissance, développant le
germe de l'individualité, la semence de la conscience de soi et de l'intellect
embryonnaire, cet événement fut, dit-on, engendré de trois façons :


1. La semence du mental fut implantée par la Hiérarchie chez certains
des hommes-animaux capables d'aspiration ; ces hommes-animaux
devinrent des êtres humains évidemment d'un niveau très bas, mais
néanmoins des hommes. Ils avaient "reçu l'étincelle", et un point de
lumière apparut là où il n'y en avait pas. Auparavant, il existait
seulement une lumière atomique diffuse, mais pas de point central de
lumière dans la tête et pas d'indication des centres supérieurs. Ces
individus, avec l'humanité plus avancée qui vint sur la planète à
l'époque atlantéenne (s'étant individualisés ailleurs), constituent
l'humanité la plus avancée de la période actuelle. Ils représentent la
culture et la compréhension où qu'elle se trouve dans n'importe quelle
classe ou race.


2. La nature instinctuelle de l'homme-animal (active parmi ceux qui
n'avaient pas atteint le stade de l'aspiration consciente) fut soudain
stimulée ou vitalisée par la naissance à l'expression du premier
groupe, et par l'attention dirigée de la Hiérarchie qui travaillait selon
l'ancienne loi affirmant que "l'énergie suit la pensée". Ainsi,
graduellement et avec une remarquable rapidité, l'instinct se mêla, ou
fut résolu, dans son expression supérieure, l'intellect. Donc, quand le
temps en fut venu, de nombreux hommes-animaux devinrent des êtres
humains. Aujourd'hui, ils représentent la civilisation et la masse des
gens ordinaires et intelligents, éduqués selon les systèmes de masse
des temps présents, capables parfois de penser et de faire face à des
urgences mentales, mais non hautement cultivés. Ils constituent ce
qu'on appelle le public en général, ce que nous désignons par les
termes "classes moyennes", professions libérales et bourgeoisie.


3. En même temps, il existe un nombre énorme de gens qui sont des êtres
humains, mais non le résultat de l'un ou l'autre des processus. Ils sont
le produit du lent mouvement d'influence de la vie même, de ce que
nous pourrions appeler la poussée de l'évolution, innée dans la
[13@49] matière même. Ils ont évolué douloureusement, et par des
processus infiniment lents, pour sortir de l'état animal et devenir des
êtres humains, ayant une conscience qui s'éveille, un besoin de
perfectionnement et un mental embryonnaire capable de répondre à
des méthodes d'éducation simples ; lorsqu'elles existent, ils y
répondent en effet. Ce sont les masses illettrées, les races encore à
l'état sauvage et les êtres humains de degré inférieur que l'on trouve
par millions sur notre planète.

La cause de la grave situation qui exige un redressement des systèmes et
des processus d'éducation, ainsi qu'une révision de nos concepts actuels
d'éducation, vient de ce que la lumière de la connaissance et ses avantages a
pénétré jusqu'aux degrés inférieurs de ces hommes évoluant avec lenteur ; les
trois groupes sont maintenant strictement humains et non seulement les deux
premiers. Le plus élevé s'approche donc du stade où il manifestera ce qui est
supra-humain, alors que le plus bas se sépare (par stades presque
imperceptibles) de la condition animale. Ceci cause naturellement un clivage,
mais le groupe le plus élevé et la Hiérarchie en ont connaissance ; ils le
"compensent par leur propre inclusivité". N'oubliez pas que le plus grand peut
toujours inclure le plus petit et combler ainsi tous les fossés.


C'est l'éducation de ces trois groupes qui va être examinée par ce
quatrième groupe, groupe qui a pour projet l'éducation dans l'ère nouvelle. Ici
nous retrouvons encore le dessein triple que chaque groupe doit envisager ;
dans le cas présent, il consiste à :

1. Eduquer les groupes les moins évolués que comporte l'humanité ; afin
qu'ils deviennent strictement et consciemment humains. C'était
l'objectif de l'impulsion qui inspira la Renaissance, et qui se trouvait
derrière le travail de Rousseau, ce grand initié ; c'est l'impulsion qui,
aujourd'hui, est responsable de l'humanisme moderne avec son
matérialisme apparent et cependant son programme et son dessein
profondément subjectifs et spirituels. En fin de compte, l'afflux de la
lumière de la connaissance produira la civilisation.
[13@50]


2. Eduquer le deuxième groupe afin qu'il soit stimulé par l'afflux de la
lumière de la sagesse et constitue ainsi un pont entre les deux autres
groupes, vu qu'il est strictement humain et conscient de soi. Ce
processus transformera ses membres en aspirants à la culture, ayant un
sens nouveau des valeurs, la reconnaissance des objectifs spirituels et
une aptitude développée à former l'opinion publique. Ce sera alors le
groupe le plus important, exprimant la culture de l'âge nouveau. Il
fixera l'échelle des valeurs pour les masses.

3. Eduquer les penseurs avancés, les aspirants et les disciples du monde
dans le domaine de la connaissance appliquée, de la sagesse exprimée,
et de la compréhension occulte. Ce groupe synthétise tout ce qui est
disponible dans les deux autres groupes et forme ainsi le noyau du
royaume de Dieu, du cinquième règne qui prend naissance si
rapidement.


Je ne peux faire plus qu'indiquer ces quelques points, car le thème de
chacun d'eux et leur élucidation seront traités dans les instructions de groupe.
Ce que j'ai exposé, néanmoins, servira à vous indiquer le thème général de la
nouvelle éducation et vous dirigera vers certaines des considérations qui me
poussent à traiter ce sujet.



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MessagePosté le: Dim 26 Oct 2008 - 19:19    Sujet du message: le travail de Rousseau, ce grand Initié Répondre en citant




Citation:
1. Eduquer les groupes les moins évolués que comporte l'humanité ; afin qu'ils deviennent strictement et consciemment humains. C'était l'objectif de l'impulsion qui inspira la renaissance, et qui se trouvait derrière le travail de Rousseau, ce grand initié; c'est l'impulsion qui, aujourd'hui, est responsable de l'humanisme moderne avec son matérialisme apparent et cependant son programme et son dessein profondément subjectifs et spirituels. En fin de compte, l'afflux de la lumière de la connaissance produira la civilisation. [13@50]


Salut à tous !

Merci Jean Jacques!

Il coexiste en notre monde des âmes humaines à tous les stades du développement, - des "jeunes âmes" tout juste sortie du stade de l'homme animal et pour qui l'égoïsme peut constituer un réel pas en avant, (représentant le moment où il peut commencer à dire "je" dans son activité mentale individuelle si fraîchement sortie du "magma" du "on" si manipulable qui constitue son environnement), à l'Initié conscient du Plan et à son service. Les nécessités de "l'éducation des petits" dont avaient la charge les religions qui n'ont pas assumé leur rôle restent à satisfaire car les jeunes générations actuelles ont besoin urgent d'exemple démontrant le sens pratique et rayonnant avec assez de puissance pour que l'opportunité leur soit reconnaissable et accessible.

Le travail commencé au siècle des Lumières et poursuivi jusqu'à nos jours n'est pas fini, loin s'en faut, nous avons encore à faire. Cependant, assez de travail a été fait pour conduire l'expression de la Vie par les humains à l'état de crise qui se globalise, incluant bien sûr le système éducatif. Quels sont les enjeux prioritaires de l'éducation?

Puisse l'Esprit qui animait Rousseau poursuivre Son action par nous.

Fraternel partage de pensée!

Lanou

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Dernière édition par damejane le Dim 26 Oct 2008 - 19:21; édité 1 fois
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MessagePosté le: Dim 26 Oct 2008 - 19:20    Sujet du message: le travail de Rousseau, ce grand Initié Répondre en citant

Citation:

Le travail commencé au siècle des Lumières et poursuivi jusqu'à nos jours n'est pas fini, loin s'en faut, nous avons encore à faire. Cependant, assez de travail a été fait pour conduire l'expression de la Vie par les humains à l'état de crise qui se globalise, incluant bien sûr le système éducatif. Quels sont les enjeux prioritaires de l'éducation?

Lanou



Bonsoir Lanou,

Il est certain que ce travail qui a commencé au siècle des Lumières, le rayonnement se fait de plus en plus fort. Il ne faut pourtant pas "s'endormir". La France a été le point focal d'émergence des trois grandes lignes de forces lumineuses et radiantes, des trois grands axes à développer au sein de l'humanité qui sont :

-la liberté, l'égalité, fraternité.

Il faut rester vigilant, préserver, tout comme en maintenir, leur développement, dans les coeurs des hommes. Ces trois grands principes de Vie en extériorisation sont le "fruit" du travail d'instructeurs, tel que ce grand initié J.J Rousseau.

Aujourd'hui, il nous faut effectivement remettre de l'ordre dans l'éducation, des masses. Il y a aussi un enjeu qui me paraît plus important, c'est celui de préparer le terrain pour les enfants qui viennent ainsi que ceux à venir. Car ces enfants là sont les initiés en devenir.

D'ailleurs, je propose, d'ouvrir un nouveau topic sur le sujet, car il y a bien des choses à dire, si cela interresse..



bien à vous : damejane



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MessagePosté le: Dim 26 Oct 2008 - 19:21    Sujet du message: le travail de Rousseau, ce grand Initié Répondre en citant

"D'ailleurs, je propose, d'ouvrir un nouveau topic sur le sujet, car il y a bien des choses à dire, si cela interresse.." (DJ)

L'éducation est effectivement un sujet assez important pour qu'un topic y soit consacré, des points de vue mis au partage. Merci DameJane!

Lanou

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 19:57    Sujet du message: le travail de Rousseau, ce grand Initié

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