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Bisphenol A : mais que font les experts ?‏

 
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damejane
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MessagePosté le: Dim 2 Aoû 2009 - 11:47    Sujet du message: Bisphenol A : mais que font les experts ?‏ Répondre en citant

« le: 09 Juillet 2009 à 18:22: »



.


Bisphenol A :
mais que font les experts ?‏





De : terresacree@googlegroups.com
au nom de Françoise Gérardin
Envoyé : mar. 07/07/09 01:23
À : terresacree
(terresacree@googlegroups.com



Communiqué de presse
Bisphénol A : mais que font les experts ?


Perpignan (France), le 6 juillet 2009


- Le comité scientifique Antidote
Europe félicite Mme Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat à l'Ecologie,
qui a saisi l'AFSSA d'un réexamen du dossier du bisphénol A (BPA), et
M. Gérard Bapt, député de Haute-Garonne et maire de St-Jean (près de
Toulouse) pour sa lettre ouverte à Mme Roselyne Bachelot
toujours au sujet du BPA et pour les mesures qu'il a proposées dans sa commune.


Outre les données scientifiques obtenues par Antidote Europe sur le BPA,
le concept QSAR suggère que cette substance pourrait être une "bombe à
retardement" et l'un des scandales sanitaires à venir. D'après le
QSAR, des substances chimiques de structures proches ont des activités
biologiques comparables. Or, le BPA a une structure chimique proche de
celle du diéthyl stilbestrol (DES) dont les effets sont malheureusement
bien documentés : malformations génitales, cancers, baisse de fertilité,
grossesses à risque, etc. pour les filles et petites-filles de femmes
ayant pris ce médicament pendant leur grossesse. Contrairement au DES
qui n'a été prescrit qu'à des femmes enceintes (environ 200.000 en France),
le BPA est présent dans le sang d'une majorité de la population et
il est donc susceptible d'affecter tous les foetus et nourrissons.


Ces données ont été transmises à Mme Chantal Jouanno (voir lettre en
annexe ci-dessous) et à M. Gérard Bapt. Contactées aussi à plusieurs
reprises, l'AFSSA et l'EFSA n'ont pas annoncé qu'elles prendraient
en compte ces éléments. Ces agences continuent à fonder leurs décisions
sur des données obtenues sur des animaux alors qu'il est démontré par
une argumentation strictement logique et rationnelle qu'aucune espèce
animale n'est un modèle biologique fiable pour une autre.


Les experts devraient donc prendre en considération des données humaines
seulement (matériel biologique, épidémiologie, QSAR) et non les données
animales qui, selon l'espèce utilisée, peuvent fournir des résultats
contradictoires et, ainsi, masquer des effets toxiques pour l'homme.


Antidote Europe est une association à but non lucratif créée par des chercheurs
issus du Centre national de la recherche scientifique (CNRS)
oeuvrant pour une meilleure prévention en matière de santé humaine.


Contact médias :

Claude Reiss (33 (0)4 76 36 35 87 ou 33 (0)4 68 80 53 32)
http://www.antidote-europe.org

Retrouvez ce communiqué sur :
http://www.antidote-europe.org/cp06jul09_fr.htm

Retrouvez notre communiqué précédent au sujet du BPA sur :
http://www.antidote-europe.org/cp25aou08_fr.htm


Annexe ci-dessous :

lettre d'Antidote Europe à Mme Chantal Jouanno du 2 juillet 2009


Madame la Secrétaire d'Etat,

Vous avez saisi l'Afssa d'un réexamen du dossier du bisphénol A (BPA).
Nous vous prions d'informer les experts de cette agence des données suivantes.


Formé de deux noyaux phénoliques liés par un atome de carbone,
le BPA est une des substances chimiques de synthèse les plus produites
(3 milliards de kg/an).
Le BPA est utilisé d'une part pour la production de plastiques
comme le polycarbonate (biberons, revêtements internes de boîtes
de conserves ou de boissons, bouteilles), d'autre part comme
adjuvant dans la fabrication d'autres matières plastiques,
comme le polychlorure de vinyle.


Le BPA s'extrait spontanément de ces matières plastiques, au contact
avec l'eau (jusqu'à 50 fois plus dans l'eau chaude), les détergents,
les substances acides, les corps gras et les aliments en contact.
Bien que le BPA soit assez rapidement éliminé du corps par les urines,
pratiquement toutes les personnes vivant dans les pays industrialisés
en ingèrent quotidiennement à leur insu et présentent de ce fait un
taux d'imprégnation permanent élevé, les femmes plus que les hommes,
les enfants (jusqu'à 12 fois) plus que les adultes. Visiblement, le BPA
n’induit pas chez l’homme une toxicité aiguë, mais sa structure
biphénolique intrigue et pourrait avoir des effets sur la santé
humaine au moyen et long terme.


Il y a des milliers de publications qui décrivent les effets du BPA sur des
« modèles » animaux, mais on doit refuser de les prendre en considération
pour évaluer sa toxicité chez l’homme, car il est prouvé qu'aucune espèce n'est
un modèle biologique fiable pour une autre. Il reste alors trois approches
toxicologiques éthiquement acceptables : les études sur du matériel biologique
d'origine humaine, les études épidémiologiques, les études indirectes basées
sur l'analogie structurelle avec des molécules dont l'activité biologique chez
l'homme est connue.


Un premier test, rapide, peu onéreux et valable pour l'homme, peut être fait
sur des cellules humaines en culture par toxicogénomique. Plusieurs études
sont disponibles, dont celles effectuées par Antidote Europe (conditions
expérimentales et résultats déposés dans ArrayExpress, réf.


E-TOXM-31 et A-MEXP-798), qui montrent que le BPA et ses métabolites
empêchent les cellules humaines de s'opposer au stress oxydatif, à la
cancérisation, à la prolifération, à la stimulation hormonale, à exercer
le contrôle de qualité du repliement des protéines.


En particulier, il favorise considérablement le développement de maladies
conformationnelles (Parkinson, Alzheimer, diabète de type 2) et il divise par 4
la sensibilité de ces cellules aux androgènes, ce qui a des implications
importantes sur le développement sexuel et la fertilité masculine. D'autres
travaux de toxicogénomique sur cellules humaines montrent d'une part que
l'activité estrogénique du BPA est comparable, voire supérieure, à celle de
l'hormone endogène 17beta-estradiol, d'autre part que les même gènes sont
dérégulés par ces diverses substances. Ainsi, même présentes individuellement
à des doses très faibles ne donnant pas lieu à des effets détectables, leur
présence simultanée dans l'organisme peut déclencher des pathologies
hormonales majeures (cancers du sein ou de la prostate) et des malformations
génitales (1). Ces observations sont corroborées par des études
épidémiologiques (2-10).


On sait qu'en général des substances chimiques de structures proches ont des
activités biologiques comparables (concept QSAR). Le diéthyl stilbestrol (DES)
a également deux noyaux phénoliques, liés par deux atomes de carbone au lieu
d'un seul pour le BPA. Or les effets biologiques du DES chez l'humain sont bien
documentés. Le DES fut en effet prescrit en France pendant 30 ans à 200 000
femmes enceintes ayant des grossesses à problèmes (que le DES ne réglait
d’ailleurs pas). On ne s'apercevra qu'au bout de 30 ans que ce traitement est
tératogène et a en réalité de très graves conséquences chez les filles, et
même les petites-filles de ces femmes (cancers et malformations génitales).


De structures voisines, BPA et DES ont très probablement des activités
biologiques voisines aussi. Celles du DES étant malheureusement bien
documentées, il est fort probable que le BPA se révèle être dans quelques
années une autre « bombe à retardement » analogue au DES, qu'il sera alors
impossible à neutraliser. Cette fois, cette bombe ne concernerait pas que les
femmes enceintes et leurs filles, mais toute la population (prioritairement les
enfants) puisque nous sommes tous imprégnés de BPA. Elle menacerait
gravement jusqu'à la survie de l'espèce, à la fois pour son impact négatif sur la
fertilité et les pathologies provoquées (cancer, maladies neuronales, diabète,
maladies cardio-vasculaires, hépatiques).


Les experts (AFSSA) affirment que le BPA ne nous poserait qu’un risque
« faible » et « non significatif », alors que nous en avons dans notre
organisme un niveau élevé permanent.
Ils affirment (EFSA) aussi que les foetus n'ont rien à craindre de cette substance puisque
« la femme enceinte le métabolise et l'élimine rapidement ».
Savent-ils que la vitesse de métabolisation/élimination d'une substance
n'a rien à voir avec ses effets, un principe élémentaire de la pharmacocinétique ?


La France s'honorerait en prenant, pour restreindre l'exposition
de la population au BPA, une initiative semblable à celle prise
par le Canada en 2008.

Je vous remercie pour l'attention que vous aurez bien voulu accorder à
ces informations et vous prie d'agréer, Madame la Secrétaire d'Etat,
mes bien respectueuses salutations.




Claude Reiss
Président d'Antidote Europe
Ancien directeur de recherche au Centre national
de la recherchescientifique (CNRS
)





Références :



(1) « Convergent transcription profiles induced by endogenous estrogen
and distinct xenoestrogens in breast cancer cells », Buterin T., Koch C.
&H Naegeli, Carcinogenesis 2006, 27 : 1567-78.


(2). “Association of urinary Bisphenol A concentration with medical
disorders and laboratory abnormalities in adults”. Lang IA, Galloway TS,
Scarlett A et Als JAMA, 2008;300:1303-1310.

(3) “Urinary concentrations of bisphenol A and 4-nonylphenol in a human
reference population.” Calafat AM, Kuklenyik Z, Reidy JA, et al. Environ
Health Perspect 2005 ; 113 : 391-5.


(4) “Positive relationship between androgen and the endocrine disruptor,
bisphenol A, in normal women and women with ovarian
dysfunction”.Takeuchi T, Tsutsumi O, Ikezuki Y, Takai Y, Taketani Y,
Endocr J, 2004;51:165-169.


(5) “Bisphenol-A disruption of the endocrine pancreas and blood glucose
homeostasis” Ropero AB, Alonso-Magdalena P, Garcia-Garcia E, Ripoll C,
Fuentes E, Nadal A, Int J Androl, 2008;31(2):194-200.


(6) “Thyroid hormone action is disrupted by bisphenol A as an
antagonist”, Moriyama K, Tagami T, Akamizu T et als. J Clin Endocrinol
Metab, 2002;87:5185-5190.


(7) “Bisphenol A is released from polycarbonate drinking bottles and
mimics the neurotoxic actions of estrogen in developing cerebellar
neurons”. Le HH, Carlson EM, Chua JP, Belcher SM. Toxicol Lett. 2008 Jan
30;176(2):149-56.


(8) « Parental bisphenol A accumulation in the human
aternal-fetal-placental unit »,
Schönfelder G., Wittfoh W., Hopp H.,Talsness CE.,
Paul M. &Chahoud I. Env. Health Perspect 2002; 110: A703-7.

(9)”Migration of bisphenol A from polycarbonate baby
and water bottlesinto water under sever conditions”
Coa X.L. & Corriveau J. J.
Agric Food Chem 2008; 56: 6378-81.

(10) “Exposure to Bisphenol A and Other Phenols in Neonatal Intensive
Care Unit Premature Infants” Calafat AM & al. 2009 Env. Health Perspect.
117: 639-44.

_________________
La vérité est la lumière de feu que te dicte ton coeur.
"Shanti-Om"


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MessagePosté le: Dim 2 Aoû 2009 - 11:47    Sujet du message: Publicité

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damejane
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MessagePosté le: Sam 22 Aoû 2009 - 19:18    Sujet du message: Bisphenol A : le nouveau tueur silencieux ? Répondre en citant

« Répondre #1 le: 10 Août 2009 à 00:11: »

.


Bisphénol A dans nos aliments :
le nouveau tueur silencieux ?





jeudi 6 août 2009



L’ONG française Antidote Europe vient d’envoyer un appel urgent au Professeur Jerzy Buzek, récemment élu à la présidence du Parlement européen, en lui demandant d’agir en faveur de la santé publique. Selon l’ONG, "il y a de plus en plus d’éléments scientifiques suggérant que le bisphénol A, une substance chimique de synthèse, représente un risque sérieux pour la santé, en particulier pour les foetus et les bébés nourris au biberon".

Et de poursuivre, "La préoccupation d’Antidote Europe résulte de données spécifiquement humaines, incluant des études faites sur des échantillons de sang et d’urine, ou des effets constatés sur des cellules humaines. Ces données, qui montrent un risque accru de cancer, de diabète, des problèmes de fertilité qui menacent l’avenir de notre espèce, devraient inciter les autorités à plus de discernement face à la confusion entretenue jusqu’à présent par des données animales contradictoires".


DANGER SANTE - BISPHENOL A (SPOT01)
http://www.youtube.com/watch?v=ZXUXwqWtpn8



Santé : Des biberons au Bisphénol A !
http://www.youtube.com/watch?v=nbOlmXChaMM



Avec ce clip, l’ONG française Antidote Europe nous interpelle : "ce biberon en polycarbonate est fabriqué à partir de Bisphénol A : une substance chimique dont on risque d’entendre parler de plus en plus et pour longtemps. Pour notre malheur, le Bisphenol A est omniprésent dans notre maison, dans les placards à provisions, dans l’eau du robinet (canalisations en PVC « plastifié » par le BPA) ou les boissons en bouteille (récipients portant le label « PC », « 7 » ou « 3 »), dans les aliments sur notre table (barquettes, boites de conserves tapissées de polycarbonate)… Il s’installe insidieusement dans les corps des hommes, des femmes, des enfants sans oublier les bébés et les fœtus.

Aujourd’hui, la quasi-totalité de la population est contaminée par le Bisphenol A à son insu (on peut le détecter dans le sang ou les urines) [1]. Ce n’est pas un poison violent, il ne foudroie pas ses victimes, qui dans un premier temps n’éprouvent pas de gène et ne souffrent d’aucune maladie. Et pourtant...

Pour l’interdiction des biberons contenant du Bisphenol A et pour l’application d’un principe de précaution limitant l’exposition de la population au Bisphenol A",


L’ACTUALITE DU BISPHENOL A
Le 10 juin 2009, le député PS Gérard Bapt (président du groupe d’étude sur la santé environnementale) demande au gouvernement de reconsidérer le dossier sur le Bisphenol A (BPA) [2]. Il se base sur la position de l’agence américaine de l’alimentation (Food and Drug Administration), sur la prise de mesure de précautions de certains gouvernements [3] et sur plusieurs études montrant l’influence du Bisphenol A sur l’organisme à des doses inférieures aux doses permises à l’heure actuelle [4].

D’abord ignorée, cette demande [5] est finalement entendue et Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’écologie, a demandé à l’AFSSA de reprendre l’expertise sur les effets du Bisphenol A.

Malgré la nécessité d’une nouvelle étude menée par l’ensemble des autorités sanitaires [6] sur l’importance de la pollution de l’environnement santé par le BPA, les conditions d’exposition de la population doivent d’ores et déjà êtres révisées. Les rapports scientifiques démontrant les risques liés à l’exposition au Bisphenol A existent déjà et des mesures peuvent et doivent être prises dès aujourd’hui [7].


OU SE CACHE-T-IL ?
Le BPA n’existe pas dans la nature. C’est une substance chimique fabriquée facilement (phénol + acétone). L’une des plus produites au monde : 3 milliards de kilos par an... soit environ 500g par habitant de la planète, en moyenne !

Il est utilisé pour la production de plastiques, eux-mêmes utilisés pour fabriquer certaines bouteilles destinées à contenir nos boissons, le revêtement intérieur de certaines boîtes de conserve métalliques... et la majorité des biberons !

En contact avec l’eau ou les aliments que ces récipients contiennent, le Bisphenol A s’extrait du plastique pour se mêler au contenu. Il se dissout plus rapidement dans l’eau chaude que froide, et encore mieux dans l’huile ou les graisses. Du lait qui chauffe dans le biberon ? Une aubaine ! Le lait tiède est un support idéal pour transférer le Bisphénol A dans l’organisme du bébé.


C’EST GRAVE, DOCTEUR ?
Dans le monde scientifique, beaucoup le craignent [8]

On observe que des cellules humaines en culture (maintenues vivantes hors du corps) et exposées au BPA se révoltent. Les outils dont nos cellules disposent pour résister au stress, pour éviter de devenir cancéreuses, pour bien communiquer avec leurs voisines deviennent inopérants.

Des personnes présentant des taux élevés de bisphénol A sont aussi plus souvent sujettes à des maladies cardio-vasculaires, au diabète, à un dysfonctionnement du foie…


UN VOISIN REDOUTABLE
Le diéthyl stilbestrol (DES) a été à l’origine de l’une des plus graves catastrophes médicamenteuses du XXème siècle. Prescrit a des femmes enceintes, on ne s’apercevra que trente ans plus tard qu’il a provoqué des malformations génitales, des cancers, des problèmes pour concevoir et pour mener une grossesse à terme chez les filles et chez les petites-filles de ces femmes. Ces enfants « DES » qui n’avaient été en contact avec le diéthyl stilbestrol que dans le ventre de leur mère, en ont pourtant été perturbés pendant toute leur vie. Une vraie bombe à retardement !

Le DES a une structure très voisine du Bisphénol A, ce qui signifie que ces deux substances ont très probablement des activités biologiques très voisines aussi [9]. Le bisphénol A aurait-il des effets similaires à ceux du diéthyl stilbestrol ? Contribuerait-il à augmenter le nombre de cas de certains cancers ? à faire diminuer la fertilité des couples ? à induire des maladies neurologiques graves ? Se révèlera-t-il avoir été une bombe à retardement dans trente ans ?


UN DOUTE QUI DERANGE
Il y a plus de 50 ans, les experts officiels n’ont rien trouvé à redire à propos du DES. 30 ans plus tard, les premières victimes sont apparues et sont chaque jour plus nombreuses. Aujourd’hui, les experts officiels, ceux de nos agences de sécurité sanitaire, ne trouvent rien à signaler non plus au sujet du Bisphenol A. Cependant la situation est différente car la voix d’autres experts nous parvient et les conclusions de leurs études respectives sont alarmantes

Alors qui croire ? Nos experts officiels, chaque jour plus contestés par les rapports publiés au sujet du BPA ? Ou alors les experts indépendants, désintéressés, dont les rapports font foi et ont déjà convaincu des villes, des capitales et même des gouvernements à prendre des mesures concrètes pour enrayer l’exposition de la population au Bisphenol A ?


MAIS ALORS, QUE FAIRE ?
Ne pas se résigner

D’abord, s’informer. Des scientifiques indépendants et désintéressés proposent une expertise impartiale, valable pour l’homme. Ils en ont informé, et continuent à en informer, les autorités françaises, européennes, américaines. Ce sont par exemple ceux qui oeuvrent dans Antidote Europe, qui refusent de prendre en considération les nombreuses données des effets du Bisphénol A sur des animaux. Ils savent en effet que ces données n’ont pas de valeur pour l’homme et peuvent gravement induire en erreur, car il est prouvé qu’aucune espèce n’est un modèle biologique fiable pour une autre.

Se méfier des déclarations rassurantes sur le Bisphénol A quand elles émanent d’organes qui ont des intérêts économiques directs liés à cette substance, ou qui sont sous influence plus ou moins occulte de ces intérêts. Agir

Informer ses proches. Diffuser le spot qui vous a fait vous poser toutes ces questions, diffuser l’adresse de ce site et signer la pétition.

Appliquer le principe de précaution : utiliser des biberons en verre, ne jamais consommer un aliment ou boire une boisson qui a séjourné dans un récipient en plastique (barquette, bouteille, boîte de conserve tapissée de plastique…) exposé au soleil, éviter de chauffer les aliments dans leur emballage, préférer les boissons en bouteille de verre, retrouver le goût de faire la cuisine à partir d’aliments frais plutôt qu’à partir de conserves...

Intervenir auprès des responsables de crèches (municipales en particulier), des cantines scolaires ou du lieu de travail, pour attirer leur attention sur les risques du Bisphénol A.

Faire part de vos réserves concernant le Bisphénol A dans les emballages aux responsables de vos commerces d’approvisionnement alimentaire.

Demander à vos élus locaux, départementaux, régionaux ou nationaux d’intervenir auprès des autorités pour mettre sans délai les enfants et les femmes enceintes à l’abri de cette substance, en attendant d’en protéger toute la population

Ecrire au Ministre de la Santé, de la Consommation, de l’Environnement dans le même but.

Demander au Ministre de la Recherche de lancer une étude sérieuse sur les effets biologiques du Bisphénol A chez l’homme. Les outils et méthodes modernes à cette fin ne manquent pas (toxicogénomique par exemple).

La guerre de tranchée des « pour » et des « contre » le Bisphénol A ne cessera que quand des données scientifiques indiscutables, fiables et reproductibles seront à disposition, c’est-à-dire obtenues sur du matériel biologique d’origine humaine ou par étude épidémiologique, et non pas sur des « modèles animaux ». Il est en effet démontré rigoureusement qu’aucune espèce n’est un modèle biologique fiable pour une autre, même très proche en termes d’évolution.



[1] -“Large effects from small exposures. II. The importance of positive controls in low-dose research on bisphenol A”. vom Saal FS, Welshons W, Environmental Research, 2006 Jan, 100 : 50-76. (article disponible en anglais sur la base de données d’articles scientifiques Pubmed).

“Urinary concentrations of bisphenol A and 4-nonylphenol in a human reference population.” Calafat AM, Kuklenyik Z, Reidy JA, et al. Environ Health Perspect 2005 ; 113 : 391-5. (cf. Pubmed)

“Positive relationship between androgen and the endocrine disruptor, bisphenol A, in normal women and women with ovarian dysfunction”.Takeuchi T, Tsutsumi O, Ikezuki Y, Takai Y, Taketani Y, Endocr J, 2004 ;51:165-169. (cf. Pubmed)

“Bisphenol-A disruption of the endocrine pancreas and blood glucose homeostasis” Ropero AB, Alonso-Magdalena P, Garcia-Garcia E, Ripoll C, Fuentes E, Nadal A, Int J Androl, 2008 ;31(2):194-200. (cf. Pubmed)

“Thyroid hormone action is disrupted by bisphenol A as an antagonist”, Moriyama K, Tagami T, Akamizu T et als. J Clin Endocrinol Metab, 2002 ;87:5185-5190. (cf. Pubmed)

“Bisphenol A is released from polycarbonate drinking bottles and mimics the neurotoxic actions of estrogen in developing cerebellar neurons”. Le HH, Carlson EM, Chua JP, Belcher SM. Toxicol Lett. 2008 Jan 30 ;176(2):149-56. (cf. Pubmed)



[2] Lettre de Gérard Bapt à Roselyne Bachelot


[3] -Rapport de l’étude menée sur le Bisphenol A par Environment Canada (en anglais).



[4] - VANDENBERG LN, MAFFINI MV, SONNENSCHEIN C, RUBIN BS, SOTO AM. Bisphenol-A and the great divide : a review of controversies in the field of endocrine disruption. Endocr Rev. 2009 Feb ; 30(1):75-95(cf. Pubmed)

CALAFAT AM et al. Exposure of the U.S. population to bisphenol A and 4-tertiary-octylphenol : 2003-2004. Environ Health Perspect. 2008 jan ;116(1):39-44(cf. Pubmed)

MYERS JP et al. Why public health agencies cannot depend on good laboratory practices as a criterion for selecting data : the case of bisphenol A. Environ Health Perspec. 2009 Mar ;117(3):309-15(cf. Pubmed)

BOUSKINE A, NEBOUT M, BRÜCKER-DAVIS F. BENAHMED M. FENICHEL P. 2009. Low Doses of Bisphenol A Promote Human Seminoma Cell Proliferation by Activating PKA and PKG via a Membrane G protein-coupled Estrogen Receptor Environ Health Perspect : doi : 10.1289/ehp.0800367.(Online 11 February 2009) (cf. Pubmed)

LA PENSEE EW. TUTTLE TR. FOS SR and BEN-JONATHAN N. Bisphenol A at low nanomolar doses confers chemoresistance in estrogen receptor-&-positive and-negative breast cancer cells. Environmental Health Perspectives Volume 117, Number 2, February 2009(cf. Pubmed)

HESS-WILSON JK. Bisphenol A may reduce the efficacy of androgen deprivation therapy in prostate cancer. Cancer Causes Control DOI 10.1007/s10552-009-9337-8. (cf. Pubmed)



[5] - < Bisphenol A : mais que font les experts ? > (communiqué de presse Antidote Europe du 6 juillet 2009)


[6] - L’EFSA réévalue le Bisphenol A et fixe la dose journalière acceptable (communiqué de presse du 29 janvier 2007)


[7] - Article scientifique sur la nature et les dangers du Bisphenol A pour notre santé
L’agence européenne de sécurité sanitaire néglige certaines données dans l’analyse des dangers du Bisphenol (communiqué de presse du 26 août 2008)


[8] - Lang IA, Galloway TS, Scarlett A ; et al. Association of urinary bisphenol A concentration with medical disorders and laboratory abnormalities in adults. JAMA. 2008 ;300(11):1303-1310.

Wetherill YB, Akingbemi BT, Kanno J ; et al. In vitro molecular mechanisms of bisphenol A action. Reprod Toxicol. 2007 ;24(2):178-198.

Vandenberg LN, Hauser R, Marcus M, Olea N, Welshons WV. Human exposure to bisphenol A (BPA). Reprod Toxicol. 2007 ;24(2):139-177. (cf. Pubmed)

Stahlhut RW, van Wijngaarden E, Dye TD, Cook S, Swan SH. Concentrations of urinary phthalate metabolites are associated with increased waist circumference and insulin resistance in adult U.S. males. Environ Health Perspect. 2007 ;115(6):876-882.

Bindhumol V, Chitra KC, Mathur PP. Bisphenol A induces reactive oxygen species generation in the liver of male rats. Toxicology. 2003 ;188(2-3):117-124.

Alonso-Magdalena P, Ropero AB, Carrera MP ; et al. Pancreatic insulin content regulation by the estrogen receptor ER alpha. PLoS ONE. 2008 ;3(4):e2069.

Hugo ER, Brandebourg TD, Woo JG, Loftus J, Alexander JW, Ben-Jonathan N. Bisphenol A at environmentally relevant doses inhibits adiponectin release from human adipose tissue explants and adipocytes [published online August 14, 2008]. Environ Health Perspect. doi:10.1289/ehp.11537.

Welshons WV, Nagel SC, vom Saal FS. Large effects from small exposures, III : endocrine mechanisms mediating effects of bisphenol A at levels of human exposure. Endocrinology. 2006 ;147(6)(suppl):S56-S69.)
Comment peut-on déterminer le degré de toxicité d’une substance ? (article en anglais)
vom Saal FS, Akingbemi BT, Belcher SM ; et al. Chapel Hill bisphenol A expert panel consensus statement : integration of mechanisms, effects in animals and potential to impact human health at current levels of exposure. Reprod Toxicol. 2007 ;24(2):131-138.

Rapport d’analyse complet du National Toxicology Program sur le BPA
European Food Safety Authority. Opinion of the Scientific Panel on Food Additives, Flavourings, Processing Aids and Materials in Contact with Food on a request from the Commission related to 2,2-BIS(4-HYDROXYPHENYL)PROPANE (Bisphenol A). EFSA J. 2006 ;428:1-76.

Statement of Norris Alderson. PhD, Associate Commissioner for Science, Food and Drug Administration, Department of Health and Human Services, before the Subcommittee on Commerce, Trade and Consumer Protection, Committee on Energy and Commerce, US House of Representatives. US Food and Drug Administration Web site. http://www.fda.gov/ola/2008/BPA061008.html. June 10, 2008. Accessed August 12, 2008.

Lee DS, Evans JC, Robins SJ ; et al. Gamma glutamyl transferase and metabolic syndrome, cardiovascular disease, and mortality risk : the Framingham Heart Study. Arterioscler Thromb Vasc Biol. 2007 ;27(1):127-133.
vom Saal FS, Hughes C. An extensive new literature concerning low-dose effects of bisphenol A shows the need for a new risk assessment. Environ Health Perspect. 2005 ;113(8):926-933. ISI | PUBMED

Michaels D. Doubt Is Their Product : How Industry’s Assault on Science Threatens Your Health. New York, NY : Oxford University Press ; 2008.

De Ferranti SD, Osganian SK. Epidemiology of paediatric metabolic syndrome and type 2 diabetes mellitus. Diab Vasc Dis Res. 2007 ;4(4):285-296.

Newbold RR, Padilla-Banks E, Jefferson WN, Heindel JJ. Effects of endocrine disruptors on obesity. Int J Androl. 2008 ;31(2):201-208.

Prins GS, Birch L, Tang WY, Ho SM. Developmental estrogen exposures predispose to prostate carcinogenesis with aging. Reprod Toxicol. 2007 ;23(3):374-382.

Anastas PT, Beach ES. Green chemistry : the emergence of a transformative framework. Green Chem Let Rev. 2007 ;1(1):9-24.

Buterin T., Koch C. &H Naegeli, Convergent transcription profiles induced by endogenous estrogen and distinct xenoestrogens in breast cancer cells Carcinogenesis 2006, 27 : 1567-78.

Evaluation de la toxicité de 28 substances chimiques de synthèse (resultats d’analyses toxicogénomique menées par Antidote Europe)
Description du Diéthylstilbestrol.



[9] - Explication de la relation quantitative structure à quantité (Quantitative Strcture-Activity Relationship – QSAR)
Article sur les resultats d’analyses du Bisphenol A sur des souris (en anglais)


Consulter le site Danger Bisphenol :
http://www.danger-bisphenol.com/




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MessagePosté le: Sam 22 Aoû 2009 - 19:21    Sujet du message: une "expérience" involontaire.. Répondre en citant

« Répondre #2 le: 10 Août 2009 à 10:35: »

Bisphenol A : une "expérience" involontaire..



une "expérience" involontaire..




Citation : Il se dissout plus rapidement dans l’eau chaude que froide, et encore mieux dans l’huile ou les graisses. Du lait qui chauffe dans le biberon ? Une aubaine ! Le lait tiède est un support idéal pour transférer le Bisphénol A dans l’organisme du bébé.


- qui n'a pas fait l'expérience involontaire de se trouver avec une bouteille d'eau minérale ayant été exposée au soleil, et obligé de la boire, n'ayant pas d'autre "bonne" eau sous la main.. s'est aperçu que cette eau était imbuvable, ou difficilement buvable du fait de son goût "de plastique.." ? Or le goût déplaisant n'était que la partie immédiate et la plus "visible" du problème, et.. rendons hommage au créateur de l'univers.. donc notre "père", qui nous a pourvu des récepteurs sensoriels adéquats nécessaires et suffisants à juger de la nocivité d'un produit.. seul le doute induit par notre mental nous fait refuser de comprendre ce que n'importe quel être non-conditionné, simple et naturel comprendrait.. En l'état actuel de notre civilisation et de l'évolution de l'espèce humaine, nous sommes collectivement devenus, ou pire, en train de devenir si artificiels et peu sensibles, mithridatisés, ou nous croyant tels.. par nos propres pollutions que nous devenons incapables de saine sensibilité, gustative et olfactive, et peut être même.. de simple bon sens, et réservons la confiance et le jugement quant à la nocivité ou bénéficité des choses aux seuls "scientifiques" possesseurs uniques du savoir et de la connaissance. Cela seul serait déjà un non-sens de civilisation, car se retirer soi-même de la confiance en la valeur du sain jugement dont à l'origine sont dotés tous les êtres est une démission et un coupable défaitisme, qui handicape dores et déjà notre avenir et celui de nos descendants..




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MessagePosté le: Jeu 24 Déc 2009 - 17:56    Sujet du message: Bisphenol A : mais que font les experts ?‏ Répondre en citant

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Bisphénol A :
une nouvelle étude relance le débat
et…
fragilise l’intestin!
 


 



Les jours du Bisphénol A sont-ils comptés ? Selon une récente étude de l’équipe de l’INRA de Toulouse, la molécule aurait de graves conséquences sur l’intestin. Un rapport qui porte sa pierre à l’édifice, au moment où l’Afssa doit réétudier la question, un an après en avoir déclaré l’innocuité.




Bravant la colère de nombreux élus, la ministre de la Santé Roselyne Bachelot avait tenu bon. Envers et contre tous, contre la vérité scientifique même. Sur avis de l’Afssa, elle avait conclu à l’innocuité du BPA, ce composant chimique mis au point à la fin du XIXe siècle, présent dans les biberons, cannettes et autres plastiques alimentaires. La crainte des parents, la grogne des élus, la décision de certains fabricants de le bannir de leurs produits, rien n’y avait fait. Elle persiste et signe ! Ce n’est qu’en septembre dernier, à la demande de la secrétaire d’Etat à l’Ecologie, Chantal Jouanno, que l’Afssa a décidé de rouvrir le dossier.
ET AUSSI...
Bisphénol A : l’immuabilité de la position française sur le déclin ?
Biberons en verre et eau du robinet dans les crèches de Besançon
Bisphénol A : des sénateurs veulent l’interdire dans les plastiques alimenta...
MOTS-CLES :
bisphénol A, biberons, enfants, rats, INRA, oestrogènes, intestin, Afssa

L’intestin, première barrière de défense

Et la nouvelle étude de l’Institut de Recherche agronomique de Toulouse va sûrement changer la donne. D’abord accusée de perturber les fonctions testiculaires, le développement cérébral, la glande mammaire et la fonction ovarienne. Pourtant, comme l’explique le pilote de l’étude, Eric Houdeau, l’intestin constitue « la première barrière de défense de l’organisme ». Les études auraient donc dû débuter par là. Ce composé chimique, capable de mimer le comportement des œstrogènes, est identifiable dans les urines de 90 % de la population des pays développés. C’est dire si les études sont essentielles.

Favorise la rétention d’eau

Menés sur le rat et sur des cellules intestinales humaines en culture, les tests sont extrêmement révélateurs. Verdict : le BPA altère la perméabilité de l’intestin, facilitant la rétention d’eau, augmente la sensation de douleur et favorise le développement de maladies inflammatoires de l’intestin. Les résultats mettent également en lumière les dégâts infligés aux embryons en freinant le développement des défenses immunitaires de la paroi intestinale. Le tout dans des proportions dix fois inférieures à la dose journalière admissible.

Des rats fragilisés, des enfants agressifs

Pour Bernard Jegou, toxicologue à l’université de Rennes, « cette étude est un première. Les chercheurs de l’INRA montrent que la notion de perturbateur endocrinien peut s’appliquer à des organes autres que les organes classiques, comme les testicules, la prostate, les glandes mammaires ». Parue le 14 décembre dans les Annales de l’Académie américaine des sciences, il y a fort à parier qu’elle redistribue les cartes et infléchisse les certitudes de l’Afssa sur l’innocuité du BPA. Aux Etats-Unis, l’Agence de l’environnement, qui devait rendre son verdict fin novembre, y a finalement renoncé. La revue Environmental Health Perspective du mois de décembre exposait en effet le cas de petites filles dont les urines des mères pendant la grossesse avaient révélé la présence de BPA et qui, à l’âge de deux ans, se montraient plus agressives et hyperactives que les autres.

Pour Bernard Jegou, il ne fait aucun doute que les choses vont changer. Il ne saurait en être autrement. « La position des industriels va devenir de plus en plus délicate et le maintien de ce produit de plus en plus problématique ». Prémonition ? Pour le bien de nos enfants, espérons-le !




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MessagePosté le: Lun 4 Oct 2010 - 12:28    Sujet du message: Le bisphénol banni des biberons Répondre en citant

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L’actualité

Le bisphénol
banni des biberons




Au centre de toutes les inquiétudes depuis plusieurs mois, les biberons contenant du bisphénol A sont désormais interdits à la vente. Toutefois, le texte de loi ne sera appliqué qu’à partir du 1er janvier 2011. Bio à la une fait le point sur ce composant chimique qui fait peur et vous aide à bien choisir le biberon de votre bout’chou.



BPA, trois lettres qui font peur
Le bisphénol A (BPA) est une composé chimique utilisée pour fabriquer le polycarbonate, ce plastique rigide et transparent utilisé pour de nombreux produits parmi lesquels les biberons. Lorsqu’elles passent au micro-ondes ou au lave-vaisselle, ces molécules migrent dans la nourriture et sont donc ensuite ingérées par le nourrisson. Or diverses études tendent à incriminer le BPA dans le développement de cancers et de troubles hormonaux. En effet, le bisphénol A est un perturbateur endocrinien, c’est-à-dire qu’il agit comme un œstrogène, hormone sexuelle féminine, et pourrait à forte dose causer des problèmes comme des troubles du développement chez les enfants, la baisse de la production de spermatozoïdes chez les garçons ou encore une puberté précoce chez les jeunes filles. Il est toutefois à noter que ces craintes se basent sur des observations faites sur des animaux. Pour le moment, les scientifiques s’accordent surtout à dire que le bisphénol A est une substance toxique, à condition d’être ingérée à forte dose.



Le BPA banni des biberons
Le 23 juin 2010 le Parlement a voté à l’unanimité des votants l’interdiction de fabrication et de commercialisation de biberons contenant du bisphénol A, à compter du 1er janvier 2011. Une mesure bienvenue mais qui laisse les parents seuls pour faire leur choix dans les rayonnages pendant encore plusieurs mois.



Repérer les composants d’un biberon

Pour savoir si un biberon contient du bisphénol A, si l’indication ne figure pas sur l’emballage il suffit de regarder au fond : les lettres PC ou le symbole « recyclage » accompagné du chiffre 7 indiquent que l’objet contient du polycarbonate et donc du BPA. La méthode a toutefois ses limites puisque ces indications ne sont pas obligatoires…




Le retour des biberons en verre
Résultat de l’inquiétude diffuse des parents, le biberon en verre de nos grands-mères fait son grand retour. Si ce contenant est effectivement très sain, il n’est pas pour autant sans danger puisque les risques de casse, surtout lorsque l’enfant apprend à s’en servir seul, sont réels. Il faut donc être particulièrement vigilant pour repérer toute fêlure ou bris de verre éventuels.



Et les anciens biberons ?
Si vous n’avez pas la possibilité de renouveler votre stock de biberons, adoptez quelques gestes simples qui permettront de limiter les risques de contamination de la nourriture au bisphénol A : choisissez de préférence des savons doux écologiques pour les nettoyer et évitez les passages au lave-vaisselle. Par ailleurs ne les mettez pas directement au micro-ondes mais réchauffez la nourriture dans un contenant en céramique ou en verre puis transvasez la dans le biberon.



Pas que dans les biberons
Il est important de noter que si les inquiétudes sont actuellement concentrées sur les biberons, le bisphénol A se trouve également dans de nombreux objets de consommation courante, y compris dans le secteur alimentaire comme les bouteilles d’eau, les canettes ou le revêtement intérieur des boîtes de conserve. Une récente étude de l’Environmental Working Group relève que le BPA est présent dans 40% des reçus et tickets de caisse imprimés par les distributeurs de billets ou les caisses de supermarché aux Etats-Unis. Et cela avec une concentration mille fois plus élevée que ce qui est présent dans une conserve. L’un des tickets analysés contenait même jusqu’à douze fois la dose tolérée par un homme adulte. En France, un débat devrait avoir lieu en 2011 sur l’opportunité d’une interdiction totale du BPA. La Ligue Contre le Cancer a lancé une pétition en ce sens sur son site Internet.......

By Stéphanne Coignard


lien source
http://www.bioalaune.com/fr/actualite-bio/614/le-bisphenol-banni-des-bibero…
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