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La Via Campesina : luttes paysannes

 
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damejane
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MessagePosté le: Jeu 14 Mai 2009 - 15:28    Sujet du message: La Via Campesina : luttes paysannes Répondre en citant

« le: 17 Avril 2008 à 18:23: »

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
- La Via Campesina


17 avril: Journée internationale des luttes paysannes


Mobilisation mondiale des paysans
pour proposer des solutions
à la crise des prix
des denrées alimentaires


Jakarta, 17 avril 2008







Aujourd’hui, les organisations de paysans et paysannes et
leurs alliés célébrent la Journée internationale des luttes paysannes en
commémoration du massacre de 19 ouvriers et ouvrières agricoles qui,
il y a 12 ans, se battaient pour obtenir de la terre au Brésil. Aujourd’hui
des douzaines de groupes, communautés et organisations dans plus de
25 pays à travers le monde organisent plus de 50 actions telles que des
marchés de paysans, des conférences, des actions directes, des activités
culturelles et des manifestations, etc. en vue de défendre leur droit à se
nourrir et le droit à nourrir leurs communautés.

A Djakarta , Le Syndicat Indonésien des Paysans en collaboration avec
d’autres syndicats, des groupes de droits humains, des artisans pêcheurs,
des organisations de femmes et d’autres groupes se réunissent en assemblée
générale contre les entreprises multinationales. Henry Saragih – coordinateur
général de Via Campesina, Mouvement international de paysans et petits
agriculteurs a déclaré en ouvrant la séance: « Aujourd’hui est le jour où
les communautés silencieuses élèvent la voix. Les paysans et les populations
rurales représentent près de la moitié de la population mondiale, mais notre
voix n’est pas entendue et nos problèmes sont ignorés. Nous sommes trop
souvent marginalisés, appauvris et opprimés. C’est pourquoi le 17 avril nous
célébrons notre combat pour la vie!».


En Argentine, le Mouvement national des paysans et des peuples autochtones
organise des rassemblements dans sept provinces et des manifestations contre
les gros producteurs de soja qui accaparent les terres et détruisent les sols.
Ils organisent également des actions contre Syngenta et Monsanto; des
manifestations pour la vie et contre le pillage de la terre, de l’eau et des
semences par les multinationales.

En Allemagne, une semaine entière d’actions a été organisée par une coalition
de plusieurs groupes de base, des ONGs et des réseaux actifs dans le domaine
de l’agriculture mondiale à Berlin et dans les environs. Ils présentent une
exposition de photos, une vitrine sur la biodiversité dans un magasin bio,
une sélection spéciale sur l’agriculture mondiale dans une librairie, une
manifestation à bicyclette et des actions près d’un champ d’expérimentation
OGM de la multinationale de produits chimiques BASF et bien d’autres activités.

Au Cameroun , le Conseil rural pour le développement de l’Agriculture et
de la Pêche (CORDAP) organise une conférence à Yaoundé avec pour thème
des débats “Quelle politique alimentaire voulons-nous développer au
Cameroun à une époque où les prix internationaux des denrées alimentaires
flambent?”.
(Une liste complète des activités est disponible sur www.viacampesina.org)


Cette mobilisation mondiale a lieu alors que le problème de la faim dans le
monde est de nouveau à l’ordre du jour. Les prix des denrées alimentaires
ont flambé au cours des dernières années et des révoltes ont éclaté dans
diverses parties du monde.

Pour Via Campesina, la crise actuelle alimentaire est largement causée par
la spéculation et la libéralisation du commerce dans le secteur de l’agriculture.
De gros opérateurs spéculent sur des pénuries prévisibles de certaines
denrées de base et font monter les prix artificiellement, provoquant la
famine et augmentant la pauvreté. D’autre part, le démantèlement continu
des mécanismes étatiques (tels que les stocks régulateurs et le contrôle
des importations) au cours de ces dernières décennies a fait que de
nombreux pays sont devenus extrêmement vulnérables à la volatilité des
prix des denrées alimentaires.


Les organisation paysannes membres de La Via Campesina, leurs amis,
amis et alliées, qui se mobilisent aujourd’hui, croient qu’une agriculture
familiale durable et une production locale des aliments peut résoudre
la crise actuelle. Ils sont prêts à relever le défi.



Pour plus d’informations: www.viacampesina.org
Contact médias:
Isabelle Delforge: +62-21-7991890 , +62 81513224565
,

E-mail: delforge@viacampesina.org






Manorah

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MessagePosté le: Jeu 14 Mai 2009 - 15:28    Sujet du message: Publicité

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damejane
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MessagePosté le: Jeu 14 Mai 2009 - 15:28    Sujet du message: La Via Campesina : luttes paysannes Répondre en citant

« Répondre #1 le: 17 Avril 2008 à 20:48: »

Merci Manorah

Effectivement, la mobilisation est une force qu'il ne faut pas négliger, il y va de l'avenir de tous les hommes et les femmes dans le monde, bien plus qu'on ne peut le soupsonner, et sincèrement, il ne faudra pas lâcher le morceau, l'avenir serait le développement de l'agiculture bio avec le respect d'une éthique et du commerce équitable, (seules voies durables).






Bien à vous : DameJane

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damejane
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MessagePosté le: Jeu 14 Mai 2009 - 15:35    Sujet du message: La Via Campesina : luttes paysannes Répondre en citant

« Répondre #2 le: 18 Avril 2008 à 16:30: »

.

(SOS-planete) 



Alimentation bio.  


Les bonnes raisons de s'y mettre  
 

De : Terre sacree (vivant12@wanadoo.fr)
Envoyé :ven. 18/04/08 00:13
À : DameJane

 



Alimentation bio. Les bonnes raisons de s'y mettre

Au moment où la question des OGM n’a jamais fait autant parler d’elle et
où des émissions de télévision décortiquent la composition des plats surgelés,
plutôt inquiétante ; il paraît judicieux de se demander pourquoi manger bio.

Car si abondance alimentaire il y a, chez nous tout au moins ; cela ne signifie
pas pour autant la disparition des carences. En effet, manger Bio est bien plus
qu’une mode. Pourquoi ? Que nous garantissent les produits bio ?

Biologique désigne tout un « procédé de fabrication ».C’est un concept global
qui s’appuie sur certaines valeurs comme le respect de la terre, des cycles
biologiques, de la santé, du respect de l’environnement et du bien être animal.

Les animaux sont élevés à l’air libre, nourris avec des aliments bio et ne
reçoivent pas d’antibiotiques ni d’hormones de croissance. Les fruits et les
légumes sont récoltés à maturité. L’activité de l’agriculteur biologique est
très surveillée afin d’obtenir sa certification auprès d’un organisme contrôlé :

ECOCERT, QUALITE France et ASCERT en France.



Quant au logo AB, il vous offre la garantie d’acheter des produits sans OGM, sans conservateur, ni additifs de synthèse ; ce
qui est déjà rassurant. L’alimentation biologique vous permet également
de renouer avec des produits possédant des qualités nutritionnelles
évidentes et surtout du goût …

Quant aux produits transformés, l’agriculture biologique privilégie les
technologies de transformation susceptibles de préserver au maximum
les qualités nutritionnelles telle l’huile toujours pressée à froid en bio
et sans solvant.

N’est pas bio qui veut !

Pour info : Label AB ou agriculture Biologique : concerne les produits agricoles
et les denrées alimentaires. Pour obtenir le label AB, une denrée alimentaire doit être composée d'au moins 95 % d'ingrédients de l'agriculture biologique
et ne s’obtient qu’au bout de deux à trois ans. Le logo « Bio » lui, concerne
des produits transformés ayant plus de 70% d’ingrédients d’origine biologique.






Pourquoi acheter bio ? 



Pour notre santé et celle de nos enfants (encore plus fragile) car les produits biologiques (selon une étude de l’AFSSA ) sont dépourvus de
résidus chimiques. On peut donc manger les fruits et les légumes bio sans
les éplucher, sans danger. Intérêt d’autant plus grand que l’on sait désormais
que c’est sous la peau que se concentrent les vitamines et les minéraux.


Ils sont également dotés d’une qualité nutritionnelle supérieure de 30% par
rapport aux produits issus de l’agriculture conventionnelle (selon l’INSERM).

En résumé : plus de vitamines et de minéraux antioxydants dans les fruits,
légumes et céréales bio, moins de graisse dans la viande bio et acides gras de
meilleure qualité dans les huiles et les œufs bio. Pour le goût : les fruits et
les légumes contiennent plus de matière sèche et moins d’eau car ils sont
moins arrosés. Les animaux élevés en plein air donnent des viandes plus
fermes plus savoureuses et plus goûteuses.

Pour l’environnement : l’agriculture bio respecte la nature et favorise la
biodiversité en choisissant des variétés végétales et des espèces animales
adaptées aux terroirs.


Au contraire de l’agriculture intensive qui pollue les nappes phréatiques
avec des engrais chimiques, qui décime les abeilles avec les pesticides …

Les produits bio sont plus chers ?
Oui sauf si l’on décide de diminuer la quantité de viande, que l’on évite
les produits transformés, que l’on préfère le riz complet plus nourrissant,
le pain bio également plus nourrissant ; il se conserve mieux, contient
davantage de fibres et on en mange moins.
De même les fruits contenant moins d’eau rassasient plus vite.

Où acheter des produits alimentaires bio ?
Il existe de plus en plus de sites, de magasins bio vous proposant
des produits alimentaires bio Et bien sûr notre boutique dans laquelle
nous vous invitons afin de découvrir nos produits sélectionnés et les essayer …





REPERES 



Qu'est -ce que l'agriculture biologique ? 


En 2006, l’agriculture biologique représentait 31 millions d’hectares dans 120 pays et constituait un marché de 40 milliards de dollars.
Le marché français estimé à 1,6 milliard d’euros en croissance de 10% par an
depuis 1990. Selon le baromètre 2007 de l’Agence Bio, en 2007 comme en 2006,
4 Français sur 10, 42% exactement, ont consommé un produit bio au moins
une fois par mois. Selon ce sondage du CSA, 2 Français sur 3 déclarent qu’ils
prévilégient l’achat de produits respectueux de l’environnement ou des principes
du développement durable.

La plupart des consommateurs achètent des produits BIO parce qu’ils ne
nuisent pas à l’environnement et car ils sont sûrs d’obtenir des produits
sans pesticides ou produits chimiques ET parce qu’ils sont meilleurs pour
leur santé que les produits traditionnels. Les normes définissant le BIO
sont un bénéfice pour l’environnement car elles excluent tout pesticide,
fongicide, fertilisant, antibiotique, polymère, etc…



La France est le 1er pays européen pour l’utilisation de pesticides avec 78 000 tonnes de produits phytosanitaires répandus
dans les champs. Les produits phytosanitaires, qui sont présents dans
2/3 des produits classiques non bio, ne se retrouvent pas dans les produits
bio. Un rapport officiel du Department for Environment, Food and Rural Affairs
(DEFRA) britannique confirme que la production de produits biologiques a
moins d’impact sur l’environnement que la production conventionnelle
moderne qui utilise utilisant engrais et pesticides.



L’IFEN, Institut français de l’environnement, confirme l’intérêt de l’agriculture bio alors que plus de 96% des rivières
et 61% des nappes d’eau souterraines sont contaminées.
 




Alimentation bio : 


 
citation : L'alimentation est un des domaines les plus importants qui soient. En la matière, beaucoup de
choses changent : alimentation bio, apparition des OGM, productions de
terroirs, nouvelles normes, alicaments,... reste que la gourmandise et le
goût restent des valeurs clés.




lire l'article complet : " Les bonnes raisons de s'y mettre ", sur le site => consoglobe


 
Bien à vous : DameJane




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MessagePosté le: Jeu 14 Mai 2009 - 15:38    Sujet du message: La Via Campesina : luttes paysannes Répondre en citant

« Répondre #3 le: 18 Avril 2008 à 17:13: »

.
En tant que consommateurs et citoyens responsables de la santé de la terre, il est possible d'influencer un changement en  refusant d'acheter des produits qui ne sont pas certifiés "bio", et par l'effet produit, cela inciterait les paysans, encore frileux, à s'y investir, mais c'est là aussi, toute une modification économique, dans un esprit d'équité et de respect des rythmes de la terre, qui modifiera d'une façon notable la façon de considérer la nourriture d'un point de vue plus noble, un meilleur équilibre énergétique, un art de vivre partagé et conscient du respect de la vie pour tous.Pour les animaux, cette même démarche devrait déjà modifier considérablement leur goût et les qualités nutritives et énergétiques, (pour ceux qui aiment la viande).
C'est également une bonne manière de préserver la biodiversité et de lutter contre les OGM.
Vous n'imaginez pas la joie des dévas de la nature, si on faisait tous un petit effort conscient !



Bien à vous : DameJane.
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MessagePosté le: Jeu 14 Mai 2009 - 15:39    Sujet du message: La Via Campesina : luttes paysannes Répondre en citant

Répondre #4 le: 18 Avril 2008 à 20:40: »

.

Salut à toutes et à tous,

Bien sûr qu'il nous faudrait faire un effort et acheter du bio à longueur d'année, cependant vu la flambée des prix, il apparaît presque impossible aux personnes les plus modestes de pouvoir se nourrir de cette façon.

Il y a une chose pour laquelle je me réjouis de la flambée des prix, c'est sur ceux de la viande, du coup je n'en achète quasiment plus.

Comme quoi, quand la Voie s'ouvre à vous, tout est fait pour vous aider.

Fraternellement, Amilius.


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MessagePosté le: Jeu 14 Mai 2009 - 15:40    Sujet du message: La Via Campesina : luttes paysannes Répondre en citant

« Répondre #5 le: 18 Avril 2008 à 23:36: »

.

Bonsoir à tous !

Je crois Amilius, qu'en étant vigilant et avec une alimentation végétarienne, on peut s'en sortir... Il y a les coop bio, où l'on peut acheter en vrac...

J'ai noté aussi, par exemple, qu'un paquet de café de marque, était plus cher qu'un café bio...

Les céréales, les légumineuses bio,les fruits secs sont une nourriture véritable qui en moindre quantité, rassasient l'estomac ! Bien sûr, c'est un choix...

Pendant très longtemps, j'ai utilisé des parfums de parfumerie, dont certains de grandes marques fort coûteuses. Aujourd'hui, je porte des eaux de toilette bio, qui respectent les animaux et qui ne contiennent pas de substance cancérigènes, pour un prix modique!! Quatre fois moins cher environ....

Pour la douche, un bon savon bio...

Consommer bio, c'est aussi choisir la simplicité volontaire... Il est vrai que l'on n'y parvient pas en un jour ! Dans ce domaine aussi, il faut une sorte de "discipline"...

Quant à la Joie des Dévas, DameJane, simplement l'imaginer me procure bien du bonheur!

Dans la Lumière

manorah


.
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MessagePosté le: Jeu 14 Mai 2009 - 15:41    Sujet du message: La Via Campesina : luttes paysannes Répondre en citant

« Répondre #6 le: 30 Avril 2008 à 23:58: »

.

Liens: articles à lire :



CHILI : entre cosmovision et développement soutenable


http://www.choix-realite.org/forum/viewtopic.php?id=1783



CHILI : entre cosmovision et développement soutenable



Après deux semaines passées en pays Mapuche (Mapu = terre et Che = homme) au sein d’énergies élevées, me voici de retour après un travail de diagnostic destiné à mettre en place un projet de développement soutenable qui respecte la cosmovision en partenariat avec la première université Mapuche et une commune du pays. Je retiens de ce voyage l’importance d’ancrer l’esprit dans la matière pour avancer sur le chemin de lumière. La formidable leçon que j’ai vécue est que ce chemin est loin d’être facile mais qu’il est essentiel afin de préparer l’installation de futures communautés sur notre planète en harmonie avec la nature. La spiritualité sera ainsi présente en toute chose et sans illusions. Il est certain que ce voyage m’a profondément transformé en réalisant une symbiose entre la matière et l’esprit face aux nombreuses épreuves que j’ai du affronter. L’inconscient collectif Mapuche a fait le reste en imprimant à travers moi son immense force et sa beauté.


Les Mapuches, coupés des autres amérindiens, sont les seuls qui ont résisté à l’ensemble des empires du fait de leur organisation en communautés uniques au monde et à leur capacité à s’organiser sans cesse face à l’adversité par un système d’alliance face à toutes les difficultés. Leur résistance face aux Incas et aux espagnols a fait d’eux des guerriers redoutables et admirés par les envahisseurs appelés araucans en Inca. Les communautés Mapuches ont des chefs traditionnels ou caciques (Longko) et des chamanes appelés machis. L’anéantissement des communautés Mapuches par les troupes chiliennes à la fin du dix-neuvième siècle puis à partir de 1980 (division des terres par la loi), après trois siècles de résistance et un siècle de soumission, sera terrible. Pablo Neruda a écrit « On sait que les araucans furent vaincus, anéantis ou oubliés, et que l’histoire fut écrite par les vainqueurs ou par ceux qui profitèrent de la victoire. Pourtant il existe peu de races aussi dignes sur terre. Un temps viendra où il y aura des universités araucanes, des livres imprimés en araucan, et nous nous rendrons compte de ce que nous avons perdu en transparence, en pureté et en énergie volcanique ». Aujourd’hui, les Mapuches sont marginalisés et leur territoire est convoité par de grandes compagnies (multinationales de la forêt au Chili, achats massifs de terres en Argentine dont le premier propriétaire est Benetton : Le Monde daté du 23 mars 2007 ).

Un contact unique avec un chercheur-archéologue m’a également permis de découvrir une statuette d’origine viking. Une communauté Mapuche présente ainsi d’étranges caractéristiques ave des cheveux clairs et des yeux bleus, les Mapuches étant parmi les très rares indiens à présenter parfois des yeux bleus. J’ai pu voir également un des sabres du fameux aventurier français avec encore « Saint-Etienne » inscrit sur le fourreau, roi de Patagonie, tué par des espions espagnols. Ces découvertes ont pu être réalisées avec des moyens ésotériques (radiesthésie) par ce chercheur (métis Mapuche/basque aux yeux bleus profonds) avec qui je me suis lié d’amitié.


Je retiens de ce voyage la vision de deux mondes incroyablement différents : celui du libéralisme qui broie tout sur son passage et qui a considérablement affaibli les communautés Mapuche en utilisant la séparation par la propriété foncière (la notion de propriété privée leur été inconnue). Je qualifierai ce développement de vertical ou monde de la séparation ou de la dualité qui s’appuie sur l’ego par opposition à la tradition de partage basée sur le cœur.
Lors de ce voyage, nous étions chargés de réaliser un diagnostic en milieu rural et de bâtir les bases d’un projet qui soit respectueux de la cosmovision.


Nous avons donc élaboré un nouveau modèle de développement soutenable qui place au centre la terre (environnement), la santé et l’homme dans sa société ou sa communauté. Ce modèle allie cosmovision et innovation en se basant sur les savoir-faire, visions partagées et partages d’expériences des acteurs de terrain et des réseaux de développement soutenable comme ceux qui existent en France. Ce modèle est un système adapté au milieu rural et aux ressources naturelles qui met l’accent sur la production propre, la commercialisation de proximité et l’alimentation de qualité. C’est un modèle « circulaire » comme le veut la cosmovision qui met l’accent sur le cercle qui s’oppose à la vision linéaire du monde occidental. Pour les Mapuches le temps est circulaire. Tout fonctionne de manière circulaire. La nature se renouvelle mais reste fondamentalement la même. Cette vision circulaire entraîne le partage et prépare le futur. Elle s’oppose à la vision linéaire de la société occidentale, source d’épuisement de la santé et des ressources naturelles.



Dans leur cosmovision, les Mapuches allient naturel et surnaturel sans séparation. Ils considèrent trois terres : la terre d’en haut (wenu mapu), lieu des constructeurs de l’univers, lieu de l’amour où habitent les dieux, les esprits et les ancêtres. Celle-ci est divisée en plusieurs strates ou 5 dimensions (mes travaux sur l’univers dimensionnels correspondent également à cette vision car je définis 6 dimensions de 7 à 12 dont 5 permettent l’évolution de 7D à 11D, la 6ème ( représentant l’univers ou Dieu père/mère (12D) avec une strate d’entrée : 7D et 4 plate formes ). La terre ou mapu est le foyer des hommes et de la nature. C’est le lieu où agissent les forces du bien (wenu mapu) et les forces d’en bas (minche mapu).
Les forces du bas ou pays d’en bas sont constituées de force occultes et du mal.
Toutes les strates ont été crées en ordre descendant à partir de la plus haute, laquelle a été prise comme modèles pour les suivantes. Alors que le monde cosmique est vertical, le monde réel est horizontal à partir des quatre points cardinaux. Le symbole de la croix est donc très important car il symbolise le 4, chiffre symbolique qui revient très fréquemment dans la spiritualité Mapuche.

Les Mapuche croient en Dieu, dominateur des forces de la nature. Il est respectivement à la fois homme/femme, jeune/vieux, créateur et protecteur de l’homme. C’est un père/époux, femme/épouse, fils/fille.

La mère terre ou ñuke mapu est la mère de tous les hommes. Elle les alimente, les abrite et reçois leur corps matériel quand l’homme accompli son cycle vital.

La cosmovision met la terre au centre tout comme le développement soutenable c’est-à-dire l’environnement, la santé et l’homme dans la société. C’est ainsi que l’esprit rejoint la matière pour former un équilibre basé sur le partage, la vision créative et l’initiative face à toutes les illusions qu’elles soient matérialistes ou d’ordre religieux. De nouvelles structures sont possibles. A nous de les créer.


Nagual, mars 2007



Pour une nouvelle société centrée sur la vie


http://www.choix-realite.org/forum/viewtopic.php?id=1853




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MessagePosté le: Jeu 14 Mai 2009 - 15:42    Sujet du message: La Via Campesina : luttes paysannes Répondre en citant

« Répondre #7 le: 09 Mai 2008 à 17:32: »

.

(SOS-planète)



Le Brésil lance un nouveau modèle
de developpement durable en Amazonie‏


De : Terre sacree
(vivant12@wanadoo.fr)
Envoyé : ven. 09/05/08 14:01
À : damejane








Le Brésil lance un nouveau modèle de développement durable en Amazonie 2008-05-09




BRASILIA
(Source vérifiée)





Le Brésil a lancé jeudi le Programme Amazonie Durable (PAS) qui propose un nouveau modèle de développement pour cette vaste région menacée par la déforestation. Lors de la cérémonie de lancement, le président Luiz Inacio Lula da Silva a affirmé que ce programme comprenait notamment des travaux d'infrastructures dans neufs Etats amazoniens, l'ouverture de lignes de crédit pour les petits producteurs et l'adoption de nouveaux critères pour l'occupation des terres par les paysans.


De plus, il prévoit de nouvelles actions pour combattre la déforestation et l'occupation illégale des terres du domaine public. "Nous savons tous que l'Amazonie doit se développer, mais nous savons tous qu'elle a besoin d'un modèle de développement plus élaboré et non prédateur", a souligné Lula. Selon le président brésilien, ce nouveau plan prouve que le Brésil a les moyens de protéger la plus grande forêt du monde.



"Il y en a qui pensent que l'Amazonie doit appartenir à l'Humanité et nous partageons ce point de vue s'il signifie que l'Amazonie doit produire des bénéfices pour tous. Mais nous clamons haut et fort qu'il revient uniquement au Brésil de s'occuper de l'Amazonie", a souligné le président. Il a insisté sur la nécessité de respecter l'environnement dans le domaine de la production agricole car, a-t-il dit, si "nous ne faisons pas correctement les choses, l'importation de soja pourrait être interdite" sous prétexte qu'elle est plantée dans la forêt amazonienne.

Pour Lula le PAS permettra aux Brésiliens de défendre leur politique pour la région amazonienne face aux critiques internationales. "Chaque fois que l'on parle de l'Amazonie à l'étranger, nous sommes sur la défensive pour répondre à des questions comme la déforestation, les brûlis ou la pollution", a reconnu Lula.








Voilà qui est encourageant, à suivre...




Bien à vous : damejane

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MessagePosté le: Jeu 14 Mai 2009 - 15:44    Sujet du message: Pierre Rabhi Répondre en citant

« Répondre #8 le: 23 Mai 2008 à 03:08: »

.

Pierre Rabhi


De l’agro-écologie au système agricole actuel
en passant par l’agriculture biologique et le développement durable,
Pierre Rabhi nous enseigne sa vision du système actuel,
ses potentiels et ses limites...


Deux vidéos à regarder !







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MessagePosté le: Jeu 14 Mai 2009 - 15:53    Sujet du message: Le « développement durable » : mythe et/ou réalités ? Répondre en citant

« Répondre #9 le: 06 Janvier 2009 à 23:32: »

Le « développement durable » :
mythe et/ou réalités ?


Samedi 31 janvier 2009 | Le Caire (Égypte)


Résumé
Organisées conjointement par le CEDEJ du Caire, l’IRMC de Tunis,
LADYSS et ESO, des journées doctorales sont proposées aux étudiants
engagés dans une recherche doctorale en sciences humaines et sociales,
dont les questionnements s’inscrivent dans le champ thématique et
méthodologique de ce que l’on nomme désormais communément
« développement durable ». Quatre préoccupations majeures et
actuelles du Monde arabe et de l’Orient méditerranéen, à l’épreuve
du temps sont retenues : l’avenir de l’expansion spatiale urbaine ;
la modernité du milieu rural et naturel ; le renouvellement international
des modèles de développement ; le « développement durable »
comme outil de l’action publique, support de l’implication des
populations et/ou objet de recherche.

Annonce

JOURNEES DOCTORALES ORGANISEES AU CAIRE : 21-23 AVRIL 2009

Co-organisées par le CEDEJ (Le Caire) et l’IRMC (Tunis)
et les UMR CNRS LADYSS et ESO

Organisées conjointement par le CEDEJ du Caire, l’IRMC de Tunis, LADYSS et ESO,
des journées doctorales sont proposées aux étudiants engagés dans
une recherche doctorale en sciences humaines et sociales, dont les
questionnements s’inscrivent dans le champ thématique et méthodologique
de ce que l’on nomme désormais communément « développement durable ».

En plus de la visée première de formation des jeunes chercheurs, elles s’inscriront
dans un objectif de connaissance du développement des sociétés du Maghreb
puis des Proche et Moyen-Orients dans leurs relations notamment avec
la « communauté » méditerranéenne.

Ce second objectif sera doublé d’une troisième volonté en relation avec les
actuelles velléités de mise en place d’une Union pour la Méditerranée (UPM).
En invitant des jeunes chercheurs travaillant sur des territoires situés de part
et d’autre de la Méditerranée, l’enjeu est bien de confronter sur de mêmes
objets et questionnements, et autour d’effets de comparaisons ou de miroirs,
des « situations » différentes au sein du Monde arabe, du Maghreb
méditerranéen au Proche et Moyen Orients.

La notion de « développement durable » (« DD ») ne va pas de soi. Il s’agit
d’une notion forgée dans le cadre de la Conférence de Rio en 1992 par les
décideurs nationaux et par les organisations internationales autour des
questions d’environnement. Elle s’est par la suite étendue à la complexité
du développement des sociétés en intégrant progressivement comme
moteurs de la « durabilité », des processus d’ordre économique, social
et culturel. C’est dire que l’on a affaire à une notion politiquement
construite pour devenir pragmatiquement fonctionnelle.
Elle est ainsi devenue un élément du langage international utilitaire au même
titre que d’autres telles que la « gouvernance », le « développement territorial »,
voire en Europe la « culture d’entreprise » ou le « développement des compétences ».

À ce titre, il entre dans le projet épistémologique des sciences sociales
(quelle que soit la spécialité disciplinaire qu’elles empruntent) de ne
pas prendre « au mot » cet outil de la décision publique, de ne pas en
faire un « objet » de recherche à part entière et, dans un premier temps,
de déconstruire la notion en dévoilant ses usages, son champ sémantique,
comme les thématiques qu’elle permet d’atteindre.

Avec toute la vigilance et la veille scientifiques requises, il conviendra
de se demander quel sens et quelle utilité revêt cette notion ?

D’une part, géopolitiquement, la « durabilité » évoquée n’a pas le même
sens dans les pays dits « développés » (où il s’agit de conserver des ressources)
et dans ceux dits « en développement », voire « en transition »,
(où il s’agit de s’approprier des ressources), ou encore dits « émergents »
(où il s’agit de prendre le « relais » des pays développés et de faire
fructifier de nouvelles ressources).

D’autre part, quelles représentations institutionnelles l’investissent ?
S’agit-il de fonds financiers à capter tant pour les acteurs publics que
privés (entreprises) ? Une exigence juridique de démocratie favorisée
par la délégation des États aux collectivités locales ?
Une incitation des populations à prendre en main l’avenir et à
s’impliquer dans la maîtrise du développement des ressources régionales,
nationales, planétaires ?

Existe-t-il d’ores et déjà à ces questions, des éléments de réponses
que pourraient apporter les chercheurs en s’appuyant sur
leurs expériences de terrain ?

Quatre thèmes sont proposés, visant d’une part à offrir aux responsables
de thèses et à leurs doctorants, des options de choix thématiques
appropriés à leurs travaux, et contribuant d’autre part à reconstruire
et à décliner la problématique du « développement durable » autour
de quatre préoccupations majeures et actuelles du Monde arabe et
de l’Orient méditerranéen, à l’épreuve du temps : l’avenir de l’expansion
spatiale urbaine ; la modernité du milieu rural et naturel ; le renouvellement
international des modèles de développement ; le « développement durable »
comme outil de l’action publique, support de l’implication des populations
et/ou objet de recherche.




1. L’expansion spatiale urbaine à l’épreuve du temps.

La littérature scientifique est abondante sur l’urbanisation du Monde
arabe (Maghreb et Proche-Orient méditerranéen) qui a connu des
rythmes accélérés tout au long du XXe siècle et qui s’est traduite
par une expansion spatiale majoritairement peu contrôlée, exception
faite des politiques volontaristes de villes nouvelles et autres
extensions planifiées. Au travers des recherches achevées et/ou en cours,
différents signaux donnent à penser que l’urbain est plus que jamais
à l’épreuve de cette massification : congestion automobile croissante
(et corrélativement augmentation des pollutions) liée notamment à
la mono-spécialisation des territoires, insuffisance des services et
réseaux urbains, défaillance dans la régulation de l’urbanisation informelle,
montée en puissance des inégalités écologiques.


À cet égard, les recherches sollicitées pour ces Journées doctorales
pourront mettre au jour les tensions environnementales, économiques
et sociales. Dans les grandes villes, ces tensions peuvent être renforcées
par les dynamiques internationales, vectrices de pressions accrues sur
les populations défavorisées, comme sur les quartiers historiques
centraux ou péri-centraux.


Elles pourront aussi mettre en évidence les savoir-faire locaux existant
dans un but de régulation et/ou de maîtrise de cette croissance, sans
être pour autant labellisés « DD ».
Quelles solutions sont élaborées par la « société civile » et/ou par les
acteurs institutionnels ?
Quelles sont les capacités des autorités à réagir et à imposer
une évolution de la prise de conscience collective et
des pratiques sociales (usages) ?


On pourra être sensible aux discours des acteurs publics et privés
qui mobilisent le répertoire du « DD » et analyser en actes l’élaboration
et la mise en œuvre de réponses par le biais d’expériences pilotes de
gestion urbaine (dont le caractère reproductible peut être interrogé),
de nouveaux outils stratégiques (stratégies territoriales) pour
répondre aux défis de l’urbanisation « durable », de projets
(petits et grands) d’aménagement-renouvellement et d’infrastructure
(notamment de transports collectifs) qui engagent les acteurs à limiter
un certain nombre d’externalités négatives générées par les villes.
Dans ce registre et à titre d’exemple, les travaux présentés pourraient
s’interroger sur les premières expériences, reproductibles ou non,
d’éco-aménagement qui « mettent le curseur » sur l’architecture
bio-climatique, ou bien sur l’élaboration de « villes solaires »
(par exemple, Masdar à Abu Dhabi).


L’organisation de ces Journées doctorales au Caire, modèle improbable
de ville durable, tient de la provocation méthodologique, tant la capitale
égyptienne est depuis longtemps soumise à l’épreuve d’une croissance
urbaine extrêmement soutenue en dépit des tentatives planificatrices
pour la canaliser. Toutefois, des travaux pourront montrer que, à leur
manière, pressés par les bailleurs de fonds internationaux, les acteurs
institutionnels (mais aussi la « société civile ») ont engagé des politiques
et donné leur aval à des initiatives emblématiques. En témoigne entre
autre, le parc Al-Azhar, fruit d’une réhabilitation écologique d’une ancienne
décharge financée par la fondation Aga Khan et dont l’énorme succès public
souligne aussi bien une nouvelle demande habitante de nature en ville
qu’une faible offre d’espaces verts dans la capitale égyptienne.


2. Le milieu rural et naturel à l’épreuve de la « modernité »

Une majorité de campagnes sont également le théâtre d’une croissance
(et de mutations ?) soutenue. Les pays arabes et musulmans sont souvent
caractérisés par une économie de la rente en lien avec l’exploitation des
hydrocarbures dont on peut faire l’hypothèse qu’elle est à l’origine d’une
négligence face à l’avenir, d’une faible conscience environnementale de
la finitude d’une partie de nos ressources, d’un manque de sobriété
dans la consommation de ces biens communs.


Les campagnes, comprises en premier lieu comme des espaces productifs,
sont sous le double feu de l’externalisation des maux de la ville et de leurs
pollutions endogènes. En 2008, l’apparition des cultures d’OGM en Égypte
constitue l’un des nombreux signes de l’intensification de l’agriculture
conduite au nom d’un impératif de sécurité alimentaire.
Différents travaux pourront mettre au jour les vulnérabilités sociales et
spatiales de ces territoires. Sur le front des ressources, une concurrence
accrue semble donner lieu à une appropriation privative des biens publics
(eau, littoral, forêt, terre, etc.). À ce titre, les travaux requis pourraient,
par exemple, se questionner sur la réorganisation des dispositifs de l’eau
au travers de sa privatisation et de sa marchandisation.
Comment les usagers perçoivent-ils cette ressource ?
Quelles en sont leurs représentations ?
Et existe-t-il une conscience commune de préservation et de pérennisation
de cette ressource ?
Quelles sont précisément, dans un contexte de désengagement de l’État,
leurs possibilités d’accès à cette ressource de base ?


Une attention pourra être portée à l’évolution, voire à la transgression,
des règlements qui protègent les ressources.


Les sociétés rurales semblent être en proie à une montée des individualismes,
à une dissolution des solidarités familiales. Et les paysages multiséculaires
construits par les sociétés paysannes sont le reflet de pressions nouvelles.
Un exemple : le retour d’émigrés qui viennent construire dans les montagnes
pastorales ou dans les plaines alluviales et qui consomment avec de fortes
exigences de confort. Quels nouveaux groupes viennent habiter et s’approprier
les ressources ? Quels conflits peut-on observer (par exemple, urbanisation des
villages, pollutions puis perturbation des réseaux d’irrigation, etc.) ?

Sur un autre registre, quels peuvent être les premiers enseignements à tirer
des expériences des territoires de « parcs naturels », des expériences de
co-développement (participation des sociétés locales) dans le domaine
du tourisme rural de l’agriculture de proximité ?
Quels retours d’expérience peut-on faire sur l’action publique labellisée
« développement durable » au niveau, par exemple, des politiques
de reforestation ou de la gestion intégrée des ressources
naturelles des zones côtières ?


3. L’internationalisation des modèles de développement et les nouveaux territoires urbains.

Un troisième volet d’interrogation concerne les nouvelles formes
d’occupation de l’espace que l’on pourra observer dans les pays
ciblés par ces Journées doctorales. Il s’agit d’une production de
territoires d’urbanisme récemment mondialisé, issus de la circulation
des modèles internationaux et de leur transmission dans le temps,
souvent cristallisés autour de la marchandisation des loisirs et de
la mondialisation du tourisme, et parmi lesquels on peut identifier,
au gré des travaux des doctorants sollicités :


La fabrique de nouveaux territoires urbains qui consacre un mouvement
d’étalement urbain et de « sécession urbaine » sans précédent avec
l’apparition de compounds, de malls et autres espaces de loisirs marchandisés.
Quels sont les effets environnementaux liés à cette nouvelle production
spatiale qui peut être située dans les déserts, versants de montagnes
ou plaines alluviales ?
Quels discours et pratiques habitantes viennent
légitimer ces nouveaux modes d’habiter « hors la ville » ?
Quelles conséquences peut-on observer sur les mobilités résidentielles ?
En quoi ce mouvement vient-il déqualifier les quartiers dont les habitants
ont fait le choix de se « désurbaniser » ?
La ruée des investisseurs nationaux et étrangers
(d’Europe, des États-Unis et des pays du Golfe) sur les littoraux à l’origine
d’une production accélérée d’enclaves touristiques mondialisées,
encouragées par les autorités publiques des différents pays.
Se greffant ou non à un noyau villageois existant, de nouvelles
stations et resorts sont en chantier ou récemment achevés sur
la mer Méditerranée, la mer Rouge ou encore sur l’océan Atlantique.
Observe-t-on de la même façon dans tous les pays les mêmes
formes de privatisation et de prédation sur les milieux littoraux ?
Les recherches portant sur la durcification des littoraux pourraient
ainsi contribuer à un état des lieux sur une transformation
généralisée sans précédent (en particulier au Maroc, au Liban, et en Égypte).
Existe-t-il une régulation publique de l’ensemble des investissements ?
Quelles politiques et stratégies sont mises en œuvre ?
Quelle est leur efficacité ?
À côté des territoires aménagés, les acteurs de la protection de la nature
sur le littoral (notamment les associations de sauvegarde de l’environnement)
parviennent-ils à mettre en œuvre une véritable action publique et à
répondre à une demande de nature qui dépasse celle des touristes étrangers ?
Enfin, l’urbanisation dans les pays du Golfe mérite que l’on s’y attarde
si des recherches doctorales en cours le permettent. La surenchère
urbanistique déployée notamment dans les Émirats Arabes Unis ne
peut laisser indifférent les chercheurs. Elle invite à réfléchir sur toute
une « économie de la fascination » qui se traduit par une exportation
impressionnante du modèle dubaïote fondé sur une idéologie territoriale
de la ville-événement. À ce titre, des grands travaux d’aménagement
(dont, par exemple, les berges du lac de Tunis) se réfèrent très
directement à cette nouvelle « utopie » de la modernité.



4. Le « développement durable » :

instrument de l’action publique, support de l’implication des populations,
ou construction idéologique ? Quand, pourquoi et jusqu’où peut-il constituer
un objet de recherche ?
Ce quatrième axe peut être considéré comme transversal aux trois premiers,
et pourra constituer sur certains de ces aspects, un objet d’étude à part
entière pour les travaux présentés. L’idée de cet axe sera d’échanger sur
les différentes méthodologies et positionnements de la recherche dont
les objets sont liés au « DD ».


D’une part, on ne pourra éviter un questionnement global sur la notion
de « développement » et sur ses catégorisations sociétales
(pays développés, pays en développement, pays en transition, pays émergents),
puis sur celle de croissance, de croissance accélérée, et enfin de « décroissance ».


Si l’on resitue le développement dans les anciens débats autour de l’idée
de domination, on pourra se poser la question de l’usage dit « idéologique »
de la notion de « développement durable » et de son instrumentalisation
au titre de slogan politique et de formes administratives et bureaucratiques
de « bonnes pratiques » et de « bonne gouvernance ».
En retenant cette perspective, les travaux présentés devront s’interroger
sur la manière dont les chercheurs doivent construire (déconstruire)
scientifiquement leurs objets de recherche en se tenant à l’écart des
injonctions praticiennes, utilitaires ou forgées par l’opinion.


De même, une réflexion devra être menée sur l’idée de « durabilité ».
En effet ce concept semble s’opposer à toute transformation qui fonde
la dynamique sociale et l’histoire des sociétés : faut-il faire ici le parallèle
avec les politiques patrimoniales qui, elles, s’ancrent sur le passé,
entre « mémoire et histoire » ? Faut-il, au contraire, privilégier des ruptures
telles des « bifurcations » technologiques, voire des « sauts »
épistémologiques dans la longue histoire humaine et culturelle de la nature ?
Les historiens devraient pouvoir nous aider à entrer dans ce débat.


D’autres travaux permettront de montrer tout l’intérêt d’une interrogation
sur la notion de « développement durable ». Tout d’abord, celui de ne pas
dissocier, en matière de répercussions sur la gestion des politiques publiques,
les questions de la réorganisation des systèmes productifs, de celles
se rapportant à l’environnement. En ce sens, la notion de « développement durable »
renvoie à l’idée d’un compromis, et oblige à réarticuler des dimensions
jusque là séparées, entre l’économique, le social et l’environnemental.


Cela devrait également permettre de poser la question de la rencontre
et des liens à établir entre « sciences humaines et sociales » et
« sciences du vivant et de la nature ». Tout en repositionnant judicieusement
dans les sciences sociales (tant l’histoire, la géographie urbaine, le droit,
que les sciences politiques, économiques, sociologiques et anthropologiques,
voire la psychologie sociale), les notions d’environnement et d’écologie,
voire d’écodéveloppement.


Enfin, la thématique de ces Journées doctorales aurait pour but d’amorcer
une vraie approche comparative entre les réalités sociétales de certains
« pays du Nord » et celles de certains « pays du Sud ».
Cette approche centrée sur les sociétés des Proche et Moyen-Orients et
du monde méditerranéen, présenterait l’intérêt de sortir de la perpétuelle
dichotomie Nord/Sud d’une part, d’autre part de ne pas circonscrire
cette réflexion – géopolitique, planétaire et en tout cas interrégionale
- sur le seul monde arabe et musulman.

Éléments de structuration et d’organisation.
Ces Journées doctorales s’inscrivent dans une visée pédagogique.
Il ne s’agit pas d’une rencontre « académique » de chercheurs autour
d’une thématique ; mais plutôt de confronter les jeunes chercheurs
en apprentissage avec des directeurs de thèse et chercheurs confirmés,
afin de débattre ensemble et de façon comparative et interdisciplinaire,
des thématiques, des spécificités des terrains et de la méthodologie d’enquêtes.


L’événement se déroulera sur trois journées : du 21 au 23 avril 2009.

La première des trois journées sera en grande partie consacrée à une visite
de terrain au Caire et à des présentations et échanges avec des acteurs
égyptiens ou étrangers agissant en Egypte. S’en suivra deux journées
d’ateliers au sein desquels les doctorants travailleront avec des chercheurs
confirmés en groupe et coproduiront des éléments de synthèse, de mise
en regard et de débat qui seront présentés en séance plénière.
Un dernier temps permettra de laisser un moment aux encadrants et
chercheurs confirmés pour discuter des synthèses des doctorants et
revenir sur des questions de méthodologies, de perspectives
(notamment comparatistes) et de prospectives.

Les quatre laboratoires parties prenantes sont le
CEDEJ, l’IRMC, LADYSS et ESO.
Ces journées doctorales sont ainsi une occasion de construire un
partenariat entre deux Instituts français de recherche à l’étranger (IFRE)
et deux UMR du CNRS présentes en France sur les champs du
développement durable (géographie, sociologie, anthropologie, psychologie
de l’environnement, architecture et aménagement).


Cet événement s’adresse à des doctorants et chercheurs en sciences
humaines et sociales (économie, aménagement, urbanisme, géographie,
sociologie, sciences politique, ….).

Les doctorants sont invités à déclarer à titre personnel leur intérêt à
participer à ces journées doctorales et les directeurs de laboratoire
sont également invités à proposer la participation d’un à plusieurs
de leurs étudiants inscrits en thèse. L’objectif est de parvenir à
une jauge maximale de 25/30 doctorants pour un maximum de
10 chercheurs confirmés
(directeurs de thèse et autres intervenants français et égyptiens).


Nous vous demandons de faire circuler le plus largement possible
cette information et attendons vos propositions pour
le 31 janvier 2009, dernier délai.


Les doctorants intéressés doivent faire parvenir un CV (une page) et un
texte (deux pages maximum) de présentation de leur travail de thèse
portant sur le Maghreb, Proche et Moyen Orients
(discipline, directeur de thèse, laboratoire, questionnements, méthodes,
terrains, objets, positionnement de recherche :
recherche critique sur des expériences / expérimentations, expertise ou
recherche appliquée en lien avec une commande, recherche théorique…).


Si la proposition est retenue un texte plus conséquent sera demandé
pour le 31 mars 2009 en vue de porter à la connaissance des encadrants
qui participeront aux journées doctorales les différents travaux de thèse menés.

Vos propositions doivent être adressées à :
Contact : Pierre-Arnaud Barthel (CEDEJ) :
barthel@cedej.org.eg




Mots-clés
développement durable, action publique, société civile,
territoires, aménagement, gestion
Fichiers attachés
http://calenda.revues.org/download.php?id=2978

Lieu
Le Caire (Égypte)
(CEDEJ)

Date limite
samedi 31 janvier 2009
Contact
Pierre-Arnaud Barthel
courriel : barthel (at) cedej.org [point] eg

CEDEJ
- Centre d'études et de documentation économiques,
juridiques et sociales
(00 202) 2 392 87 11 /
(00 202) 2 392 87 16 /
(00 202) 2 392 87 39 /

Adresse physique : 2, Sikkat al-Fadl - Qasr al-Nil
Le Caire - Egypte
Adresse postale 1
PO box 392 M
Url de référence

Source de l'information
Pierre-Arnaud Barthel
courriel : barthel (at) cedej.org [point] eg




Pour citer cette annonce
« Le « développement durable » : mythe et/ou réalités ? »,
Appel à contribution, Calenda, publié le lundi 05 janvier 2009,
http://calenda.revues.org/nouvelle11758.html



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MessagePosté le: Jeu 14 Mai 2009 - 15:55    Sujet du message: Pré lancement de la Communauté des Véritables Acteurs du Développement Durable‏ Répondre en citant

« Répondre #10 le: 26 Avril 2009 à 11:48: »

.



Pré lancement de la Communauté
des Véritables Acteurs du
Développement Durable‏






De :terresacree@googlegroups.com
au nom de d.laurent@cocipe.fr
Envoyé : mer. 22/04/09 22:18
À :damejane
Via :Groupe de discussion SOS-planete
(terresacree@googlegroups.com)





Bonjour, Dans le cadre des missions organisées par la COCIPE

– CommunautéCitoyenne pour la Protection de l’Environnement et l’émergence d’un Monde durable, association de loi 1901 sans aucun but lucratif, jevoudrais vous présenter une démarche que nous lançons actuellement.

Le portail Acteurs DD

Ce portail est mis en ligne en version béta par la COCIPE

- Communautécitoyenne pour la Protection de l'Environnement, le groupe « créationd'une entreprise solidaire et durable », nos partenaires associatifset financiers et les bénévoles investis dans cette démarche.

L'objectif principal n'est pas lucratif (bien que si quelquespersonnes peuvent vivre d'un tel projet, ce serait bien) mais lavalorisation de tous les véritables acteurs du développement durableen France.

Adresse du portail : http://www.cocipe.fr/acteursDD/


Pourquoi un tel projet ?

La formation d'une communauté civile active basée sur le respect del’environnement et des futures générations est essentielle pourl'avenir de notre système social. En qualité de membres protecteurs de l’environnement et des générations futures, nous ne réussirons pas à inverser cette tendance individualiste et destructrice, basée sur le profit à tout prix si nous ne montrons pas nous même l'exemple. Nous avons le rôle de proposer une société civile alternative basée sur des valeurs humaines et solidaires.

En créant ce portail des véritables Acteurs du Développement Durable,nous ne créons pas qu’un site web de plus. Ce portail n’est pas une finalité mais un outil indispensable pour former une unité, où,chacun, avec ses qualités, ses défauts, ses compétences permettra departiciper à la création d’une communauté présentant un modèle durable et respectueux de l'environnement.

En sélectionnant et en regroupant les véritables acteurs dudéveloppement durable, ceux qui chaque jour ont basé leur développement autour de cet état d'esprit nous faisons déjà un grand pas en avant. Nous formons une communauté capable de démontrer qu'un système sain est capable d'exister, de s’entraider et de se développer mutuellement.

Si nous arrivons à cela, je reste persuadé que cet étatd'esprit trouvera des adeptes, que d'autres se sentiront rassurés devoir qu'une telle organisation est possible et ouverte à de nombreusessources de développements intellectuels, artistiques, économiques. Comment cela va-t-il se passer ?

Nous sommes en train de finaliser le développement de ce portail quicomprend deux espaces. L’un d’administration, qui permettra à plus de200 référents bénévoles locaux sélectionnés a travers le réseau COCIPE et de ses partenaires associatifs, de choisir et de valider lesvéritables acteurs du Développement durable de leur région suivant une charte bien établie.
Une équipe d’expert forme un comité de validation, leur mission serad’assurer la diffusion d’une information qualifiée et d’apporter des remarques spécifiques sur les produits et services présentés afin que les internautes trouvent une source de renseignement fiable. L’espace public est orienté pour que les internautes, sympathisants et membres du réseau trouve l’acteur qu’il recherche par critères métiers et géographiques. Les acteurs seront présentés sous forme de fiches détaillées comprenant leurs coordonnées et le descriptif de leur activité.

Tous les acteurs seront appréciés par leur référent local qui déposera son rapport en ligne. Les commentaires de l’expert validateur sont également disponibles sur cette fiche. Les internautes pourront déposer leur commentaire, afin que les avis de chacun soient pris en compte. Ainsi les référents assurent un suivide chacun des acteurs qu’ils ont en charge.

Les internautes pourront avertir les référents de l’existence d’un acteur non répertiorié. Les acteurs, les référents, les sympathisants et les membres réunis formeront la première communauté citoyenne organisée pour œuvrer enfaveur de la Protection de l’Environnement et du développementdurable.

Les acteurs que nous présenterons seront issus de domaines très variés :

Les espaces naturels, faune et Flore, La consommation, Le tourisme, Les entreprises de services, Les entreprises de bâtiment, Les exploitants agricoles…

L'objectif de ce site est de rassembler toutes les informations dont nous pourrions avoir besoin pour vivre durablement localement. Une base de données fiable et évolutive pour que chacun de nous favorise les acteurs de proximité qui se sont engagés en faveur de la Protection de l’Environnement ... Le portail dans le temps Le développement du portail a débuté le 15 avril 2009, il serafinalisé le 31 mai 2009.


La sélection des référents locaux a débuté le 15 avril, l’objectif est d’avoir au moins un référent par département sur toute la France. Vous avez la possibilité de rejoindre l’équipe de référents en vous inscrivant à : http://www.cocipe.fr/acteursDD/inscription/inscription.php.

S'il vous plait, ne vous inscrivez pas sur un coup de tête, le travail à réalisé est une fonction continue et demande un peu de temps. La base de données initiale sera prête pour le 1er septembre 2009, date à laquelle nous allons donner le coup d’envoi de cettecommunauté.

Vous pouvez nous aider à la créer en nous signalant les Acteurs DD de votre entourage. http://www.cocipe.fr/acteursDD/ > Signaler unacteur DD


En fin d’année 2009, un comité décisionnel se regroupera pour donner une entité juridique (associative, scoop ou société civile) propre àcette démarche. En 2010, Une phase II sera votée pour permettre aux acteurs reconnus d’utiliser un module de vente en ligne afin d’améliorer leur développement et permettre la création d’emplois au sein de leur entreprises.

Nous recherchons

- Des experts dans les domaines précités pour élargir notrecomité de validation

- Des référents locaux qui ont une bonne connaissance des acteursdu développement durable de leur région.
- Des partenaires en communication pour nous permettre lelancement de la campagne promotionnelle de ce portail début septembre.

- Des experts financiers pour nous aider à organiser nos produitsafin de trouver les ressources permettant de maintenir efficacement ceportail.

- Des partenaires associatifs désireux de prendre un rôle danscette communauté en apportant leur compétence dans certains domaines

Renseignements complémentaires : Didier LAURENT

– Chargé dedéveloppement de la COCIPE
d.laurent@cocipe.fr



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MessagePosté le: Jeu 18 Juin 2009 - 00:49    Sujet du message: 17 avril, journée internationales des luttes paysannes Répondre en citant

« Répondre #11 le: 25 Mai 2009 à 22:50: »
.



activisme
Développement durable
au bout du clic‏




De : terresacree@googlegroups.com
au nom de Yan
Envoyé : jeu. 07/05/09 23:50
VIA: Groupe de discussion SOS-planete
(terresacree@googlegroups.com)
À : damejane



Pour soutenir des initiatives écologiques
et sociales en signant despétitions en ligne;
pour s'informer des succès et bonnes nouvelles:

http://www.cyberacteurs.org/acteurs/index.php
cordialement,Yan


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MessagePosté le: Jeu 18 Juin 2009 - 00:50    Sujet du message: La Via Campesina : luttes paysannes Répondre en citant

« Répondre #12 le: 09 Juin 2009 à 21:44: »



Synthèse du colloque
des semeurs volontaires






Une vidéo à regarder, indiquée par eric.boutarin
du groupe de discussion TerreSacrée :
Mise en ligne sur www.latelevisionpaysanne.fr
d'une synthèse du colloque dessemeurs volontaires.



http://www.dailymotion.com/video/x9j3tv_synthese-du-colloque-des-semeurs_ne…





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MessagePosté le: Jeu 18 Juin 2009 - 00:52    Sujet du message: Un pas considérable vers un véritable engagement de la FAO en.. Répondre en citant

Répondre #13 le: 14 Juin 2009 à 20:14: »

.



Un pas considérable vers un véritable
engagement de la FAO
en faveur des droits des paysans ?






De : terresacree@googlegroups.com
au nom de Vivian
Envoyé : dim. 14/06/09 15:39





Communiqué de presse - Organisations de la Société Civile




(Tunis, le 8 juin 2009)

Après quatre jours de négociations mouvementées
entre 121 gouvernements lors de la réunion du Traité de la FAO sur
l’utilisation des ressources phytogénétiques pour l’alimentation et
l’agriculture, qui s’est tenue en Tunisie, les tentatives de blocage du
Canada ont été dépassées. A minuit, jeudi dernier, le Brésil a lu, face à
une assemblée plénière fatiguée, une résolution amendée portant sur les
droits des agriculteurs, qui a converti la tension prédominant entre les
représentants en soulagement et enthousiasme.

A la suite de négociations de couloirs, durant lesquelles l’Europe,
l’Amérique Latine et l’Afrique ont combattu les efforts déployés par le
Canada pour empêcher l’application des droits des paysans, les
gouvernements sont convenus de ce qui suit :

*

Encourager les pays membres à examiner toutes les mesures affectant
les droits des paysans et supprimer les barrières empêchant les
agriculteurs de stocker, échanger ou vendre leurs semences.
*

Impliquer les agriculteurs à part entière au sein d’ateliers
régionaux et/ou nationaux portant sur l’application des droits des
paysans et rendre compte de cette dernière lors de la prochaine
réunion du Traité sur les semences, qui aura lieu dans environ 18
mois.

La résolution plénière, en sollicitant l’intégration complète des
organisations de défense des droits des agriculteurs dans chaque aspect du
Traité, a marqué une rupture avec les pratiques diplomatiques
conventionnelles des Nations Unies.

L’Angola, le Brésil, l’Equateur, les Pays-Bas, la Norvège et la Suisse
méritent une mention spéciale pour avoir été les premiers à attribuer aux
paysans un rôle déterminant dans la conservation et l’amélioration des
ressources phytogénétiques. Un agriculteur hondurien, Luis Pacheco, a
résumé l’importance du Traité par ces propos : « la conservation de la
diversité phytogénétique est essentielle pour pouvoir adapter
l’agriculture aux nouvelles menaces que suppose le changement climatique.
Si nous n’obtenons pas de la réunion en Tunisie qu’elle permette le
fonctionnement du système mondial pour le droit de conservation des
semences, la Conférence de Copenhague sur le Changement Climatique prévue
pour la fin de cette année sera un échec. »

Comme l’a souligné Wilhelmina Peregrina, la directrice exécutive de
SEARICE (une organisation de la société civile luttant en faveur des
droits des agriculteurs), qui a suivi de près les négociations, « même si
elle manque d’engagements fermes et reste dépendante des financements,
cette résolution, conclue au terme de décennies de lutte, représente un
pas considérable vers la reconnaissance et la mise en application des
droits des agriculteurs au sein de la FAO. »

Au cours de cette troisième réunion de l’Organe directeur, les
représentants des organisations de paysans, à l’image de Via Campesina, la
plus grande organisation paysanne au monde, sont intervenus de façon
déterminante pour réaffirmer cet engagement croissant en faveur des droits
des agriculteurs. Ces porte-parole ont non seulement mis en avant le rôle
central joué par les petits paysans dans la conservation de la
biodiversité agricole, mais ils ont également formulé des propositions
concrètes concernant les droits et le soutien que requièrent les paysans,
leurs communautés, les organisations de peuples autochtones et les
pastoralistes. Parmi ces droits figurent l’accès au matériel stocké dans
les banques de gènes nationales et internationales et le droit à obtenir
un soutien financier pour la conservation de la biodiversité dans les
fermes.

Le fait que le Traité ait mis l’accent sur la souveraineté nationale sur
la conservation des ressources phytogénétiques et les droits des
agriculteurs est une autre source de préoccupation. Les lois nationales
relatives aux semences peuvent, par exemple, empêcher les paysans de
stocker, échanger et vendre leurs semences. Et comme Jorge Stanley, membre
d’une organisation panaméenne de jeunes autochtones et porte-parole du
Comité International de Planification pour la Souveraineté Alimentaire,
l’a exprimé plus tôt dans la journée devant l’assemblée plénière : « Le «
consentement » et le « partage des bénéfices » pour les agriculteurs, qui
sont les principaux gardiens de notre diversité phytogénétique (car ce
sont eux qui entretiennent des milliers de variétés locales de plantes sur
leurs terres), ne sont pas respectés par les lois qui régissent les
brevets et qui autorisent, entre autres, le piratage des variétés
cultivées par les agriculteurs ».

Alors que les organisations de paysans et de la société civile présentes
sont galvanisées par la tournure des discussions et des décisions, il
convient toutefois de souligner qu’à ce jour ces dernières manquent du
soutien nécessaire au bon fonctionnement du Traité. L’objectif en matière
de financement est fixé à 116 millions de dollars, ce qui représente le
strict minimum pour assurer son maintien, et les contributions restent
volontaires. Les représentants de la société civile sont déterminés à
veiller de près aux tenants et aux aboutissants des débats, et comptent
bien rentrer dans leurs pays avec des plans permettant de favoriser la
mise en application des droits des agriculteurs. « Nous reviendrons », a
déclaré une agricultrice brésilienne, Soniamara Maranho, membre de la Via
Campesina.

Communiqué diffusé par diverses organisations membres du Comité
International de Planification pour la Souveraineté Alimentaire (CIP)




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La Via Campesina - International Secretariat:
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La vérité est la lumière de feu que te dicte ton coeur.
"Shanti-Om"


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 07:46    Sujet du message: La Via Campesina : luttes paysannes

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