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Sexe, fantasmes.. et problèmes de l'humanité..

 
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damejane
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MessagePosté le: Jeu 4 Sep 2008 - 14:33    Sujet du message: Sexe, fantasmes.. et problèmes de l'humanité.. Répondre en citant

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- Si la solution "clés en mains" existait : concernant les problèmes de l'humanité et particulièrement le problème sexuel, çà se saurait, et DK et AAB n’auraient pas passé (des mois ?) à écrire les chapitres sur le problème sexuel, ( in "Les Problèmes de l' Humanité"..), sur lequel problème ils sont revenus en maintes pages de leur œuvre commune ; bon, l’église (les églises..) chrétiennes ont elles aussi, lutté depuis toujours contre les faiblesses de la chair (lat : carnatio..), et les évêques et Cardinaux disent toujours que si le sexe n’existait pas alors la plupart des problèmes de la Sainte Église n’existeraient plus, car du désir non maîtrisé résulte bien des « péchés » liés à la chair ou en dépendant, (ne serait-ce que l’argent nécessaire à abriter et cacher une vie secrète..), et donc cachée, souvent à grands frais, moyens financiers donc détournés, et cela de force et par ruse puisque ne pouvant être officiellement justifié, vu la très officielle chasteté et pureté des gens d’église.. Ce qui précède n’est en rien une critique de ma part, juste un constat de fait, d’ailleurs justement déploré par les cadres plus si jeunes et plus si dynamiques, mais du moins autant que leur santé le leur permet.


- on n'aperçoit guère plus d'espoir de compréhension et de discipline dans le problème du côté des analystes et autres psychologues, quoique des débuts de vision d'ensemble commencent à poindre, mais il apparaît au disciple que seul l'initié est apte à comprendre (de lat : com prendere , prendre en soi !), puisque seul l'initié a "éveillé" le chakra sexuel, (tout initié, donc ayant "a minima" le 1er degré initiatique, niveau où s' "ouvre" le dit chakra स्वािधष्ठान (Sk, Svâdhiṣhthâna), d'où l'ampleur des problèmes des disciples ayant dépassé le 1er degré.. ils sont aptes à avoir une vraie vision du problème, mais aucune solution réelle n'est opérante avant le 3e degré de la transfiguration.. et ce n'est pas la fin des problèmes, car plus l'initiation déroule les "barreaux de son échelle".. et plus les énergies "célestes" affluent et ainsi les problèmes des disciples quels qu'ils soient sont amplifiés, par leur passage, et encore faut ils qu'elles puissent être ou utilisées ou évacuées vers la terre, un peu à la façon dont on le fait en électricité industrielle ou domestique. Au passage disons que c'est là l'explication des exigences très particulières exprimées par les "élohims" relativement à la construction de l'arche d'alliance, une constante mise à la terre du bâti, et ainsi en allait-il des ornements des prêtres, fils d'or conducteur traînant sur le sol.. etc.. voilà pour le principe, il en va donc ainsi des relations sexuées entre les humains, une affaire de polarités "électriques" entre les deux sexes, et de conduite des énergies à l'intérieur des corps, dans le flux en descente des mêmes énergies pendant l'acte dit d'amour, et dont si peu sont conscients..


- Il est mis, du côté de la hiérarchie, beaucoup d’espoirs dans la venue (disons à partir de ...2035..), du 7e rayon d’ordre et d’organisation, on voit les jeunes générations manifester (en partie sous la contrainte du S.I.D.A.. il est vrai..), une attitude plus respectueuse et ordonnée dans leur vie sexuelle, que ne le firent les ex "jeunes" de la génération précédente encore très marquée par le 6e rayon et donc peu apte à refuser les facilités qu’offre la soi-disant libération sexuelle, quant : il n’existe pas de liberté sexuelle.. ! le sexe n’offre qu’esclavage des sens et abus ou contrainte d’autrui, quelle que soit l’affection ou l’amour, dès lors que la relation est essentiellement sexuelle, alors que le reste n’est considéré que secondairement, alors il n’y a pas « liberté » !


- les fantasmes sexuels : considérés comme un « must » par les masses ignorantes sous l’action de ceux des gens des médias qui vivent de leur naïveté, qui produisent peu de choses "utiles" en la matière mais qui excellent à manipuler autrui, puisqu’elles leur permettent de "produire" ce qui consiste à faire illusion à la masse peu pensante de l’humanité entre autre sur la valeur de sa sexualité, et lui font accroire que celle-ci en serait « enrichie » alors qu’elle n’a fait qu’agir à la façon dont le mensonge agit sur la réalité et sur les faits. L’époque actuelle est férocement sous l’impact de cette dernière tentative, disons le mot : "noire", de circonvenir les humains, et la génération adulte actuelle y est spécialement réceptive, ce qui restreint de beaucoup les espérances permises à la hiérarchie des Maîtres de Sagesse quant à la possibilité de « rectifier » la sexualité humaine avant longtemps, sauf à ce que des énergies purifiantes puissantes soient amenées à agir et à aider l’espèce humaine. Cela est envisagé, mais comme toute purification, elle exigera de grands sacrifices, et l’actuelle génération adulte adhérera-t-elle à une telle possibilité, quand l’idée même de la soi-disant libération sexuelle est encore si prégnante sur les esprits ? Je crois plus sage pour l'avenir de s’en remettre aux générations montantes et plus spécialement à celles de la seconde moitié du 21e siècle !



Shalom, Salam, Shanti, Salute,[color=#336666] . . . . . . . lamadelama


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MessagePosté le: Jeu 4 Sep 2008 - 14:33    Sujet du message: Publicité

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damejane
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MessagePosté le: Jeu 4 Sep 2008 - 14:34    Sujet du message: Sexe, fantasmes.. et problèmes de l'humanité.. Répondre en citant

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Bonjour à tous!

Bonjour, Lamadelama!



Je te trouve un brin pessimiste sur la capacité des jeunes à vivre la sexualité autrement. Déjà, ils n'ont pas eu à évacuer des siècles de puritanisme hypocrite. Ensuite, ils sont peut être arrivés avec un "carnet de route" qui mérite d'être "flairé" avec justesse. J'ajouterai même que toutes ces fesses partout éxhibées, ils en ont tellement vu que ça les a désensibilisé (saturation conduit à nausée comme train à la gare), ce qui les a conduit à d'autres types de relations, moins charnelles pour charnelles; ils aiment partager, construire... J'ai confiance en cette jeunesse qui s'en vient car je trouve en nombre d'entre eux une profondeur réelle.
Je pense qu'une libération était effectivement nécessaire, impulsée par Freud, "vulgarisée" par les soixantehuitards, qui répondaient (certes de manière regrettable d'un certain point de vue) à un besoin. Lequel? cela mérite d'être approfondi.
Quelles sont les actuelles exigences de l'individuation vis à vis de l'expression sexuelle, par quoi cela a de fortes chances de passer et pourquoi?
Portons sur ces questions un regard constructif qui propose des possibilités démontrant une compréhension "de terrain"! (hi!hi!hi!)


Fraternellement,

Lanou


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damejane
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MessagePosté le: Jeu 4 Sep 2008 - 14:36    Sujet du message: Sexe, fantasmes.. et problèmes de l'humanité.. Répondre en citant

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Salut à toutes et à tous,



A vrai dire je suis de ce côté là en parfaite osmose avec Lamadelama, en effet pour avoir vu certaines vidéos sur portables (téléphones)(merci aux amis de mes enfants) je peux te dire, mon cher ami Lanou, que le sexe n'est absolument plus du tout sacré, si toutefois il le fut en quelque période de notre Histoire......

La femme n'est plus cette sacralisation qu'elle mériterait d'être, au contraire, elle devient l'éxhutoire de désirs violents et totalement dénués d'Amour.

D'ailleurs nous le constatons aux informations, que la femme n'est rien d'autre qu'un "moyen" d'assouvir une quelconque forme de fantasme ou de bestialité.

Non pas non plus que tous les jeunes soient ainsi, ce serait réducteur et totalement injuste, mais la majorité malheureusement penche du mauvais côté.

Comme tu le dis, l'abondance de fesses et de seins sur les médias, quels qu'ils soient, formate les jeunes, et les gens en général, à ne considérer le corps de la femme, non plus comme le seul support pour que nous puissions nous reproduire, mais comme la forme extrême de fantasme masculin.

Pourquoi les publicitaires incluent-ils, et ce quel que soit le produit à vendre, une femme, généralement à moitié dévétue et à la plastique parfaite.....???????

Je pense que celui qui veut devenir le maître du monde désacralise totalement la femme au profit de l'homme afin de dénaturer le rôle réel de la femme dans notre évolution.
Sans la femme, plus d'humanité....
Sans humanité, plus d'évolution....

Peut-être suis-je dans l'erreur, mais je ne vois dans cette désinformation que cette seule réponse.
Je serais preneur si vous aviez les uns et les autres d'autres idées.


Fraternellement.

AMILIUS


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MessagePosté le: Jeu 4 Sep 2008 - 14:39    Sujet du message: Sexe, fantasmes.. et problèmes de l'humanité.. Répondre en citant

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Un joyeux et fraternel bonsoir à tous Wink

Nous entrons dans une aire ou la femme, l'homme doivent retrouver une juste place et un juste équilibre dans leurs relations et ce, sur tous les plans.

De saines relations justes dans la sexualité par un profond respect mutuel sur le plan physique, relationnel, spirituel vont se mettre en place, car les extrêmes parvenus à saturation auront démontré et creusé un profond séparatisme dommageable autant pour l'homme que pour la femme surtout qui devenue, soit un objet trop exposé, soit trop caché (femme voilées, déchues de leurs droits..etc) L'harmonie se doit d'être cultivé, et la femme dans le monde doit retrouver sa juste place dans ce qu'elle a de féminin, de mère, d'amie, de compagne pour l'homme. Ils vont apprendre à vivre dans la coopération, le sexe ainsi que tout ce qui s'y rattache ne seront plus objet de désirs disproportionnés. Ce sera une simple beauté, un simple regard d'amour non dénaturé par des fantasmes extrêmes comme le puritanisme ou l'exhibitionnisme, car à force d'utiliser son image pour tout et n'importe quoi, on finit par la dénaturer et c'est pour l'homme au final avilissant et pas très bénéfique pour l'humanité.

Ce sont des changements qui apparaîtront nécessaires et qui se feront naturellement.


DameJane.

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MessagePosté le: Jeu 4 Sep 2008 - 14:40    Sujet du message: Sexe, fantasmes.. et problèmes de l'humanité.. Répondre en citant

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Salut à tous!

Je partage ton (houps! ), votre avis, Damejane, et ma réflexion est dans le comment à court terme, "l'aspect urgent et immédiat du Plan" (DK dixit in EDNA), c'est pourquoi je pense qu'il est utile de penser "par delà bien et mal" car les choses sont ce qu'elles sont, - tant, Amilius, dans tes "la femme n'est plus cette sa..." que " la femme n'est rien d'autre que...", que dans " - on n'aperçoit guère plus d'espoir de compréhension et de discipline dans le problème du côté des analystes et autres psychologues, quoique des débuts de vision d'ensemble commencent à poindre, mais il apparaît au disciple que seul l'initié est apte à comprendre", de Lamadelama, nous avons à observer les développements possibles, selon la Loi d'équilibre ( " Grand danger, grande opportunité" et réciproquement et synalagmatiquement et bilatéralement et plus si affinité!) - si durs que soient les constats, c'est dans la recherche de l'opportunité évolutive à saisir que se trouve, à mon sens, et le défi, et l'urgence ( et réciproquement...comme de bien entendu, loi de compensation oblige ).

La mise en place d'un nouveau type de magazine nourrissant sa clientèle d'autres exigences que "miroir, gentil miroir, qui est la plus belle?" parlerait plus spécifiquement de quoi? ( par exemple)

Lamadelama, tu parles "d'évacuer vers la terre"; comment cette nécessité peut elle être stimulée à l'éveil dans la conscience moyenne, qui est ce qu'elle est avec ce qu'il y a à.... On ne peut pas demander à un cheval de faire un gâteau mais le meilleur des pâtissiers ne vaut rien pour le saut d'obstacle, c'est une belle compensation, non?

Fraternellement,

Lanou

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MessagePosté le: Jeu 4 Sep 2008 - 14:43    Sujet du message: Sexe, fantasmes.. et problèmes de l'humanité.. Répondre en citant

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- Hé, oui : Si la solution "clés en mains" existait ...


LAMADELAMA.

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MessagePosté le: Mar 15 Fév 2011 - 12:01    Sujet du message: Pierre Rabhi - Y a-t-il une vie avant la mort ? Répondre en citant

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Cette vidéo est une vraie petite merveille d'enseignement de ce qui est juste à mettre en œuvre, si on applique ce que Pierre Rabhi préconise, cela règlerait une grande part des problèmes de l'humanité.. Les Nations ont besoins d'hommes inspirés, conscients, sages, sachant utiliser l'intelligence vraie (et non la malignité du profiteur), pour développer ces grands principes libérateurs des causes de la souffrance, ainsi que du respect "sacré" de la Vie..

Bien à vous : damejane

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MessagePosté le: Sam 22 Oct 2011 - 13:27    Sujet du message: Sexe, fantasmes.. et problèmes de l'humanité.. Répondre en citant

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Extrait du Forum Bonne Volonté Mondiale à New York en 2010 et extraits de textes ayant accompagné une réflexion collective.



"La pauvreté est la pire forme de violence."

Mahatma Gandhi.





LE DÉFI DE LA PAUVRETÉ DANS LE MONDE : LA LUTTE POUR LA SURVIE DES PAYS EN PREMIÈRE LIGNE.

Anwarul K. Chowdhury, Ambassadeur.




Je suis profondément honoré de prendre la parole lors du symposium 2010 de la Bonne Volonté Mondiale, un mouvement organisé qui travaille depuis des décennies pour établir de justes relations humaines grâce à l'utilisation de la puissance de la bonne volonté. Durant ce même jour, ont également lieu les colloques de Genève et de Londres. Je suis ravi de pouvoir être le conférencier d'honneur de cet événement de New York.

Il y a près de 15 ans, l'Assemblée générale des Nations Unies a déclaré qu’"éradiquer la pauvreté est un impératif éthique, social, politique et économique de l'humanité." À l’issue de ce que l’ONU a déclaré comme Première Décennie pour l'élimination de la pauvreté (1997-2006 ), l'Assemblée Générale a proclamé en 2007, une Deuxième Décennie des Nations Unies (2008-2017) réaffirmant que l’éradication de la pauvreté était le plus grand défi auquel était confronté le monde et qu’elle était également une exigence de base pour le développement durable, en particulier pour les pays en développement. La Première Décennie a suscité une plus grande prise de conscience sur la nature de la pauvreté et une plus grande reconnaissance des liens intrinsèques entre l'éradication de la pauvreté et la réalisation de la paix et de la sécurité mondiales. La Deuxième Décennie a pris comme thème : le "plein emploi et un travail décent pour tous" et a également appelé à une réponse plus cohérente et plus intégrée des Nations Unies à l'échelle du système de réponse à la pauvreté. Le rappel d'un partenariat mondial pour l'éradication de la pauvreté a été exprimé au plus haut niveau du leadership du monde, au Sommet du Millénaire en 2000 avec comme objectif, de faire baisser le niveau de pauvreté mondiale de moitié, et à l’occasion des deux sommets suivants à intervalle de cinq ans convoqués par l’ONU, celui de 2005 et celui de ce Septembre auxquels se joignent les conférences mondiales consacrées à la réponse aux besoins des pays les plus vulnérables - les moins avancés, ceux qui sont sans littoral et les petites îles qui témoignent tous - au moins en principe - de la solidarité internationale en contre la pauvreté. Malgré tous ces engagements au plus haut niveau, l'éradication de la pauvreté continue à être LE défi de notre temps. C'est une honte que plus d'un milliard de personnes sur un total de six milliards et demi, se morfondent dans l'extrême pauvreté et la faim alors que nous assistons à une grave dégradation de l'environnement et à des défis démographiques alors que nous avons atteint les sommets du progrès matériel. Pouvons-nous vraiment être fiers de ces progrès quand une telle misère et une telle privation envahissent notre monde ? Comme nous le savons, la pauvreté a de nombreux visages et touche particulièrement les femmes et les enfants de façon la plus dramatique.

La pauvreté constitue un obstacle au progrès humain. La féminisation de la pauvreté en fait même quelque chose de pire.

La définition de la pauvreté a évolué au fil du temps. Le travail inestimable du prix Nobel d'économie le Professeur Amartya Sen - un collègue bengali, je suis fier de le dire - a contribué à un changement de paradigme crucial en attirant l'attention internationale sur un concept différent et multidimensionnel de la pauvreté et du développement :

à partir de la mesure du développement en termes de PIB par habitant et de celle de la pauvreté en termes de simple privation de revenu,
à une caractérisation du développement humain en termes d'expansion des légitimes capacités humaines, en mettant l’accent sur les libertés et les droits individuels.

Le Professeur Sen voit "le développement comme une des libertés". La faim et la pauvreté privent les êtres humains de leur dignité et de leur estime de soi, les laissant sans espoir et incapables de réaliser le genre de vie qu'ils aiment et désirent. Dans ce sens, «la liberté de la faim" n'est pas un cri de rhétorique. Les possibilités économiques défavorables ainsi que l'exclusion sociale systématique et la privation, constituent les sources majeures de ce que nous pouvons appeler "la non-liberté".

Ce concept multidimensionnel de la pauvreté et du développement, va au-delà de la signification de la pauvreté comme la simple conséquence d’un revenu insuffisant. Il va au-delà de la notion de développement humain pour montrer que la pauvreté, c’est aussi la vulnérabilité et le manque de droit à la parole, au pouvoir et à la représentation. Discrimination généralisée, marginalisation, exploitation et abus fondés sur l'appartenance ethnique, le sexe ou la religion, les turbulences sociales, la répression, la violence, la terreur et le conflit, tous sont étroitement liés à la pauvreté et l'absence simultanée des libertés fondamentales. Il est désormais largement admis que l'éradication de la pauvreté et l’instauration de la paix et de la stabilité mondiales sont les deux faces d'une même médaille. Dans le monde d'aujourd'hui, nos problèmes continuent d’être considérables et persistants, nécessitant, plus que jamais, que la communauté internationale s'unisse pour une réponse collective.

Pour lutter contre la pauvreté dans cette perspective englobante est d'assurer LA SECURITE HUMAINE. Dans notre monde toujours plus interdépendant, cela signifie :

protéger les libertés vitales des populations contre les menaces graves et omniprésentes découlant de la dépossession, des privations économiques, des maladies, et,
leur donner les moyens de faire face à ces dangers, de manière à leur permettre d’accomplir leurs potentialités et leurs aspirations.

Une approche des droits humains vers la réduction de la pauvreté est désormais de plus en plus reconnue et mise en œuvre progressivement au niveau international. Une telle approche lie la réduction de la pauvreté à l'obligation des décideurs, plutôt que la pitié ou la charité, à identifier les personnes les plus vulnérables qui sont à sortir de la pauvreté et la misère. Comme on l'a dit souvent, "Les pauvres le sont rarement par choix. Très peu de gens dans ce monde sont satisfaits de vivre de la charité. La plupart des gens pauvres savent qu'ils sont tout à fait capables de gagner leur vie par leurs propres efforts et sont désireux de le faire. Mais il faut leur donner une chance équitable d’y participer." Rien n’est plus marginalisant que le déni d'une chance équitable. Chaque être humain a le droit de se voir offrir une chance de sortir de la pauvreté. C'est la pauvreté non pas des revenus, mais des chances de s’en sortir qui pour la plupart, est écrasante. Il suffit de penser aux millions de femmes rurales analphabètes, vivant dans une pauvreté abjecte et subissant la discrimination de la société dans mon pays, le Bangladesh et dans 60 autres pays, qui ont fait sortir leurs familles de la pauvreté en retrouvant la dignité humaine grâce à cette fenêtre d'opportunité, sous la forme ouverte pour eux, d’un modeste microcrédit .

Il y a des pays qui font face aux défis les plus aigüs dans les domaines de la sécurité humaine et du développement humain - ils souffrent tous d'une extrême vulnérabilité qui peuvent nuire grandement à leurs efforts pour parvenir à un développement durable. La nature de ces vulnérabilités sont du domaine de l'extrême pauvreté dans le cas des PMA ; de la sensibilité aux risques environnementaux dans le cas des PMA et des petites îles; de l'éloignement physique des marchés mondiaux dans le cas des pays enclavés et des petites îles. Ces trois catégories, reconnues par l'ONU comme étant du nombre des pays les plus vulnérables forment un groupe de 90 pays, c’est à dire près d'un tiers des membres de l'Organisation constituée de 192 pays.

Le noyau de la précarité mondiale se trouve dans les quarante-neuf pays qui croupissent dans une pauvreté lamentable et qui sont classés par les Nations Unies comme "les moins avancés". Trente-trois d'entre eux sont situés dans le continent africain.

Lorsque le groupe des pays les moins avancés (PMA) a été créé par l'Assemblée générale en 1971, ils étaient au nombre de 25. Depuis, leur nombre a doublé. Ces pays sont les plus pauvres parmi les pauvres, les maillons les plus faibles de la communauté internationale. En dépit de riches ressources naturelles dans un certain nombre d'entre eux, ils sont trop souvent déchirés par des conflits dévastateurs ou exposées aux catastrophes naturelles. Bien que globalement, le taux annuel moyen de croissance de la population a diminué, ce taux de croissance en faveur des PMA est resté à la hauteur de 2,4 pour cent. La population totale des PMA devrait presque tripler entre 2000 et 2050, passant de 658 à 1 milliard 800 millions. Ces pays sont les moins en mesure de faire face à l’accroissement de la population, ce qui à son tour, menacera le développement durable et produira une nouvelle détérioration du niveau de vie et de la qualité de la vie. La combinaison de l'extrême pauvreté, la pression démographique et la dégradation de l'environnement sont un puissant facteur de déstabilisation sur plus d’un plan. En 2008, alors que les dirigeants du monde venaient pour leur rencontre annuelle à l'ONU, le New York Times dans son éditorial "Faillite de la pauvreté dans le monde", déplorait les résultats décevants de la communauté internationale en matière d’aide aux nations les plus pauvres du monde, en disant «... quels que soient les gains obtenus contre la pauvreté la plus abjecte, ils risquent d'être annulées par la hausse des prix des denrées alimentaires."

C’est le même accent qui est mis encore, maintenant que les dirigeants du monde entier convergent vers leur sommet qui fera le Bilan des Objectifs du Millénaire de l'Organisation des Nations Unies à New York. Les PMA ont fait de leur mieux pour attirer l’attention sur leurs difficultés rendues encore plus insupportables depuis les crises toujours en cours de l'alimentaire, du carburant et financières.

Les PMA continuent d'être l’ensemble des pays sans voix, marginalisés et les plus vulnérables du monde depuis que la catégorie a été créée. Ces pays ne disposent pas de moyens d'attirer l'attention du monde, sauf quand ils sont en proie à des conflits ou ravagés par des catastrophes naturelles, comme cela a été démontré ces dernières années dans le cas des Maldives suite aux tsunamis ou suite aux tremblements de terre à Haïti. La hausse récente dans le monde entier des prix alimentaires et du carburant, aggravée par la crise financière, ont accentué cette vulnérabilité compromettant sérieusement les programmes nationaux qui visent à réduire la pauvreté età répondre aux besoins de base des ressources propres de ces nations vulnérables et défavorisées. Presque tous les PMA sont considérés par l'ONU comme étant en déficit vivrier, et 20 d’entre eux comme étant en situation de crise alimentaire. La malnutrition est généralisée et croissante, menaçant de saper les acquis récents en matière de santé et d'éducation des PMA. Cette situation a incité l'ONU à identifier 26 PMA comme étant soumis à l'instabilité politique. Un autre exemple d'un «choc» qui est généré en grande partie à l'extérieur des PMA, mais qui les touche peut-être le plus sévèrement, est le changement climatique. Ensemble, les PMA émettent moins de 1/2 de 1%t des gaz à effet de serre global. Mais ils doivent humainement en payer une partie du prix très élevée. Le plus peuplé des PMA, encore une fois mon pays, les basses terres du Bangladesh, est menacé par des inondations en raison de la montée des eaux, comme une demi-douzaine des PMA des petites îles des océans Indien et Pacifique. La majorité des PMA sont situés en Afrique sub-saharienne et leur récent décollage économique est menacé par la perspective d'un réchauffement, de la sécheresse climatique et de la désertification.

Pour retrouver une certaine crédibilité, l'Organisation des Nations Unies et son Secrétaire général devraient être à la barre des efforts de la communauté internationale pour obtenir que ces pays soient tirés de ce marasme aggravé par, selon ses propres termes, la "crise du développement" global. Le Secrétaire général a annoncé au début de son mandat qu’il se concentrerait sur l'allégement des souffrances du "milliard d'en bas". Si cette expression accrocheuse a un sens, alors ces 800 millions - 50% d'entre eux survivent à peine avec moins d'un dollar par jour - qui vivent dans les PMA, devraient obtenir le soutien sans réserve et la priorité du système des Nations Unies. Son leadership en faveur des PMA devrait être visible dans toutes les dimensions du travail de l'organisation. De plus, ce qui manque le plus nettement dans ce tableau est un mécanisme d’amortissement des chocs extérieurs des terribles "CC" - changement climatique, crise du crédit et des coûts des produits de base - dans de nombreux cas, aggravée par des catastrophes imprévues, d'origine humaine et naturelles. Les efforts nationaux faits par les PMA ont besoin de recevoir un soutien adéquat, fiable et continu de la part de la coopération internationale. Un avenir meilleur pour toute l'humanité est de la responsabilité de tous - et il est du meilleur intérêt pour tous. Tant que des milliards de personnes ont peu d'espoir d'une vie meilleure, notre monde n'a aucune chance d'être stable, sûr et pacifique.

Un monde qui peut se permettre près d'un billion de dollars par an en dépenses militaires DOIT se permettre de mobiliser les ressources nécessaires pour aider le développement à lutter contre la pauvreté mondiale, l'inégalité et l'injustice. Nous DEVONS trouver les solutions pour éradiquer la pauvreté parce que la cause du développement est la cause de la paix.

Permettez-moi de rappeler dans mes pensées finales, ce que j'avais dit debout, devant la salle de méditation de l'ONU alors que je recevais en Mai de cette année, une pétition signée par plus de 50.000 personnes de 168 pays pour demander à l'organisation mondiale d’organiser une Journée Mondiale de l’Unité reconnaissant l'unité intérieure de l'humanité. J'ai déclaré: «Je crois que si nous n'avons pas ce sentiment de solidarité entre les peuples du monde, tous nos efforts de développement, de paix et de sécurité n'iront nulle part." J'ai ajouté que l'unité entraîne une appréciation de l'interdépendance de l'humanité, qui implique la tolérance, la compréhension et la solidarité, mesures nécessaires pour aller vers la paix. Je me suis joint cette année, à ces personnes bien intentionnées, pour assister à la première Journée Mondiale de l’Unité, le 24 Octobre, date de la Journée des Nations Unies.

Je suis ravi de dire que peu de temps après cet événement à l'ONU, le 24 mai 2010, l’Assemblée de l’État de New York a unanimement adopté une résolution affirmant que "Les États-Unis et d'autres pays doivent reconnaître l'unité sous-jacente de l'humanité pour l'amour de la paix mondiale". En outre, la résolution a déclaré qu’"Il est de la plus haute importance et urgence pour l'intérêt commun de l'État de New York dans son ensemble, des États-Unis d'Amérique et de la communauté internationale, de renforcer les idéaux de l'unité, de la diversité, de l'harmonie et de la compassion au sein et entre toutes les nations et touts les peuples."

Je voudrais donc m'unir de tout coeur à vous tous dans votre mission qui souligne que "LA BONNE VOLONTÉ est la pierre de touche qui transformera le monde !"



"C'est la pauvreté qui décide qu'un enfant doit mourir pour que vous puissiez vivre comme vous le souhaitez."

Mère Teresa de Calcutta.



"Le véritable problème des Nations Unies est double : il implique la distribution équitable des ressources mondiales, afin d’arriver à la suppression de la misère et il implique aussi l’établissement d’une véritable égalité des chances et de l'éducation pour tous, partout. Les nations qui ont d’abondantes richesses ne sont pas propriétaires; elles sont gardiennes des biens du monde, confiés à elles à l’intention de leurs semblables. Le temps viendra inévitablement où, dans l'intérêt de la paix et de la sécurité, les capitalistes des diverses nations seront forcés de comprendre cela, de rendre des comptes et seront également contraints de substituer le principe du partage à l'ancien principe d’une mainmise avide qui les a guidés jusqu’à présent."

Les Problèmes de l'Humanité, pp. 174-5. Alice Bailey en 1944.



"Dans un pays bien gouverné, la pauvreté est quelque chose de honteux."

Confucius.



«La plupart des pauvres du monde ne vivent plus dans les pays à faible revenu. On estime que c’est 960 millions de personnes pauvres - nouvel étiage d’un milliard- qui vivent dans des pays à revenu intermédiaire, à la suite du passage à cette catégorie supérieure de plusieurs pays très peuplés de gens en situation de faible revenu. Voilà de bonnes nouvelles, mais cela a des répercussions. Les donateurs devront changer leur façon de penser sur la réduction de la pauvreté. Ils doivent concevoir l'aide au développement au profit des populations pauvres et pas seulement au profit des pays pauvres, continuer à soutenir les pays à revenu intermédiaire, penser au-delà des aides traditionnelles pour élaborer des politiques de développement cohérentes, et contribuer à créer un espace pour une politique plus élargie réglant les processus d’aide des PRI nouveaux et anciens."

Sumner Andy, Center for Global Development.



"Puisque les organisations tentent souvent de montrer combien elles sont efficaces, sur la base du coût-par-bénéficiaire, le financement et les décisions peuvent être influencés par les comptes bénéficiaires. Et puisque le travail qui met l’accent sur les bénéficiaires est rapidement gratifiant, plutôt que celui qui examinerait des interventions plus réfléchie, et compte tenu qu’il puisse être traditionnellement considéré qu’il y a «succès» dès lors qu’il est fait état d’une augmentation de bénéficiaires à moindre coût, les organisations peuvent choisir de financer des projets qui sont moins coûteux pour les donateurs - creuser un puits au lieu de le forer , même si ce dernier procédé eut été le plus approprié ; comme de choisir l’appui d’une collectivité dont les coûts sont meilleur marché ; comme de mettre en œuvre les projets les plus proches des axes routiers, au détriment de ceux plus coûteux, qui concernent les populations les plus difficiles à atteindre. Cette façon de penser peut facilement faire boule de neige entraînant les donateurs à éviter les pays susceptibles de générer les plus grands coûts, où les défis sont réels, mais où les densités de population sont faibles et les conditions d’aide coûteuses, et où les investissements nécessaires peuvent compromettre les rapports coût-à-bénéficiaire qui font partie de ce qui est le moin bon à dire au moment de la collecte des fonds et du marketing."

Ned Breslin, Directeur général, Eau pour les Hommes.





"La redistribution est la plus difficile des ambitions politiques, parce que très peu de gens sont prêts à voir le niveau de vie de leurs enfants se réduire par rapport au leur. Dans le passé, la révolution violente a été le moyen de parvenir à une redistribution radicale. Cette fois, nous avons besoin d'une révolution dans nos attentes d'égalité à placer au cœur d'un nouveau paradigme de développement. Si cette révolution n'est pas rapide et rationnelle, alors elle peut être violente. Cet objectif nécessitera certainement des pressions politiques massives et soutenues. "

Glennie Jonathan, Overseas Development Institute.



"La sécurité future de l'humanité est, par conséquent, dépendante de deux choses :

Un enseignement progressif et rationnel, donné au peuple de chaque nation, sur les justes relations humaines, pour cultiver un esprit de bonne volonté. Cela amènera un changement complet des régimes politiques, qui surtout, s’inspirent actuellement du nationalisme dans leur planification et d’égoïsme dans leurs applications. La véritable démocratie qui à l'heure actuelle est seulement un rêve, sera fondée sur l'éducation à la bonne volonté.

L'éducation des enfants de l'avenir de la véritable unité humaine et de l’usage des ressources du monde pour le bien de tous."

Les Problèmes de l’Humanité, p. 67. Alice Bailey en 1944.



"Ainsi, nous avons besoin d’un moyen de créer une aspiration à la réduction de la consommation. Nous avons besoin de convaincre les uns et les autres que vivre avec moins de choses est bon pour nous. Nous avons besoin d'une théorie du développement pour un nouveau siècle. Il y a toujours eu de nombreuses raisons de se battre pour l'égalité. Mettre fin à la pauvreté absolue est encore une fois et définitivement l’une d'entre elles. Nous sommes engagés principalement dans une lutte pour l'âme de ce nouveau siècle. La victoire de notre vision dépend de notre victoire dans la bataille dans laquelle nous sommes, contre le terrorisme, pour la diffusion des avantages, et pour la réduction des contraintes du monde moderne, pour les changements dans les pays pauvres eux-mêmes qui permettront d'avancer et, enfin, sur le développement au niveau mondial de la conscience de ce que doivent être, nos relations et nos responsabilités les uns envers les autres."

Bill Clinton, 42ème Président des Etats-Unis.





"Si la cupidité domine, le moteur de la croissance économique épuisera nos ressources, poussera les pauvres de côté et nous conduira dans une profonde crise sociale, politique et économique. L'alternative est la voie d'une coopération politique et sociale, tant à l'intérieur des pays qu’à l'étranger. Il y aura suffisamment de ressources et de la prospérité pour tout le monde si nous convertissons nos économies vers des sources d'énergie renouvelables, des pratiques agricoles durables, et une fiscalité raisonnable des riches. C'est la voie de la prospérité partagée grâce à l'amélioration des technologies, l'impartialité politique et la conscience éthique."

Jeffrey D. Sachs. Conseiller spécial auprès des Nations Unies, Secrétaire général sur les Objectifs du Millénaire pour le développement.





Le Problème Économique



"Ce problème est fondamentalement beaucoup moins difficile à résoudre. Le bon sens peut le résoudre. Il existe des ressources suffisantes pour assurer la subsistance de la vie humaine, et la science qui peut l’augmenter et la développer, existe. La richesse minérale du monde, le pétrole, les produits des champs, la contribution du règne animal, les richesses de la mer, les fruits et les fleurs s’offrent d’eux-mêmes à l'humanité. L'homme est le contrôleur de tout cela qui appartient à tous et qui n’est la propriété de personne, groupe, nation ou race. C’est uniquement en raison de l'égoïsme de l'homme qui (en ces jours de transport rapide), peut voir des milliers mourant de faim alors que des aliments sont laissés à pourrir ou sont détruits ; c’est uniquement du à des politiques d’accaparement dont les injustices financières font que les ressources de la planète ne sont pas universellement disponibles grâce à un sage système de distribution. Il n'y a aucune excuse légitime au manque de l'essentiel pour la vie dans n'importe quelle partie du monde. Un tel état de manque désigne la politique à courte vue et le blocage de la libre circulation des besoins quelle qu’en soit les raisons. Toutes ces conditions déplorables sont basées sur des égoïsmes nationaux ou sur celui d'un groupe et sur l'échec de l’élaboration d’un plan sage et impartial pour l'approvisionnement des besoins humains à travers le monde.



Que doit-il être fait alors, en dehors de l'éducation des générations à venir, à propos du besoin de partage et pour une libre circulation de tous les produits de première nécessité ? La cause de cet engagement sur un mode de vie erroné, est très simple. Elle vient des mauvaises méthodes éducatives du passé, enseignant la concurrence et la facilité avec laquelle les démunis et les faibles peuvent être exploités. Aucun groupe n'est responsable en particulier comme certains idéologues fanatiques voudraient le laisser croire aux ignorants. Notre époque est tout simplement celle dans laquelle l'égoïsme de l'homme est arrivé à son apogée et en mesure soit de détruire l'humanité ou bien d’être mise intelligemment au service d’un but.



Trois choses mettront fin à cette condition de grand luxe et d'extrême pauvreté, de la choquante sur-alimentation de quelques-uns et de la famine du grand nombre, ainsi qu’à la centralisation d’un monde qui produit sous le contrôle d'une poignée de personnes dans chaque pays. Ce sont : premièrement, la reconnaissance qu'il y a suffisamment de nourriture, de carburant, de pétrole et de minéraux dans le monde pour répondre aux besoins de toute la population. Le problème est donc essentiellement celui de la distribution. Deuxièmement, cette hypothèse d'une offre suffisante qui serait traitée par un droit de la distribution, doit être acceptée, et les fournitures essentielles à la santé, la sécurité et le bonheur de l'humanité doivent être mises à disposition. Troisièmement, que le problème économique en entier et l'établissement des règles nécessaires et des organismes de distribution doivent être mises en oeuvre par une ligue économique des nations. Dans cette ligue, toutes les nations auront leur place ; connaissant leurs exigences nationales (en fonction de leur population et de leurs ressources intérieures, etc) et sachant aussi ce qu'elles peuvent apporter à la famille des nations ; le tout étant animé par la volonté de souscrire à l'intérêt général - une volonté-de-bien - qui sera probablement d'abord fondée sur les besoins nationaux et l'opportunisme, mais qui sera constructive dans son développement.



Certains faits sont évidents. L'ordre ancien a échoué. Les ressources du monde sont tombées dans les mains de l'égoïsme et il n'y a pas eu de juste répartition. Certains pays ont déjà trop obtenu, et ont exploité leurs excédents ; d'autres nations ont eu trop peu, et leur vie nationale et leur situation financière ont été de ce fait amputées. A l'issue de cette guerre, toutes les nations seront en difficulté financière. Toutes les nations auront besoin de reconstruction ; toutes devront participer activement à la mise en place de la vie économique future de la planète et de son adaptation sur des lignes saines.



Cette période d'ajustement offre la possibilité d'effectuer des changements radicaux et profondément nécessaire et la mise en place d'un nouvel ordre économique, fondé sur la contribution de chaque nation au bien commun, au partage des nécessités fondamentales de la vie et des sages mise en commun de toutes les ressources pour le bénéfice de tout le monde, en plus d'un sage système de distribution. Un tel plan est réalisable.



La solution offerte ici est si simple que, pour cette raison même, il manquera peut-être d’attrait. La qualité exigée par ceux qui entreprendrons ce changement d'orientation économique est si simple également, la volonté-de-bien que là aussi on n’y prêtera pas peut-être pas attention ; mais sans simplicité et bonne volonté, bien peu de choses pourront être accomplies après la première guerre mondiale. On aura grand besoin d’hommes ayant une large vision, une large capacité de sympathie, des connaissances techniques et des intérêts cosmopolites. Ils devront posséder également la confiance du peuple. Ils devront se réunir et fixer les règles selon lesquelles le monde pourra être nourri convenablement ; ils doivent déterminer la nature et l'ampleur de la contribution que n'importe quelle nation il faut faire, ils devront déterminer la nature et l'étendue de la contribution, qui devra être accordée à toute nation, engendrant ainsi les conditions qui feront circuler de manière juste, les ressources mondiales ; ils organiseront les mesures préventives propres à compenser l'égoïsme et la cupidité de l'homme.



Peut-on trouver un tel groupe d’hommes ? Je le crois. Il y a partout des gens qui étudient profondément la nature humaine, des chercheurs scientifiques pleins de sympathie pour les êtres humains, des hommes et des femmes consciencieux qui depuis longtemps, dans l’ancien et cruel système, sont aux prises avec le problème de la douleur et des besoins humains.



Cette ère nouvelle de simplicité doit arriver. Le nouvel ordre mondial inaugurera cette vie plus simple basée sur une nourriture suffisante, une pensée juste, une activité créatrice et le bonheur. Ces facteurs essentiels ne sont possibles que sous la règle du droit économique. Cette simplification et cette répartition rationnelle des ressources de la planète devront concerner le haut et le bas, les riches et les pauvres, donc au service de tous les hommes. "

L'extériorisation de la Hiérarchie, p.196-8. Alice Bailey en 1934.





"La conséquence inévitable de la pauvreté est la dépendance."

Samuel Johnson.





"Nous entrons dans une vaste période d'expérimentation et de découverte, nous allons découvrir exactement ce que nous sommes - en tant que nations, dans nos relations de groupe, à travers les expressions de nos religions et dans nos modes de gouvernement. Ce sera une époque d’intenses difficultés qui ne sera conduite au succès qu’à la condition que chaque nation reconnaisse ses propres défauts intrinsèques et les traite avec clairvoyanve avec des visées délibérément humanitaires. Cela signifie pour chaque nation, le dépassement de son orgueil national et la réalisation de son unité intérieure. Chaque pays est aujourd'hui sujet à des divisions intestines entre des groupes opposés : idéalistes et réalistes, aparatchiks et hommes d’états claivoyants, groupes religieux, fanatiques occupés avec leurs propres idées, capitalistes et ouvriers, isolationnistes et internationalistes, ceux qui sont violemment opposés à certains groupes ou nations et ceux qui travaillent pour leur propre compte. Le seul facteur qui puisse en temps voulu apporter l'harmonie et la fin de ces conditions chaotiques sera l’instauration des justes relations humaines.



Chaque pays a aussi beaucoup à offrir, mais aussi longtemps que cette contribution est considérée sous l’aspect de sa valeur commerciale ou de son utilité politique, comme maintenant, pareille contribution ne joue pas en faveur des justes relations humaines.

Chaque pays doit également recevoir de tous les autres. Cela implique une reconnaissance de certains manques spécifiques, en plus d'une volonté d’aborder les autres sur un pied d'égalité. Chaque pays a sa note particulière qui doit être mise à l'unisson pour aller grossir le flot du grand chœur de toutes les nations. Cela ne sera possible que lorsque la religion pure sera restaurée et que l'impulsion spirituelle, naissant dans chaque nation, sera donnée dans son expression libérée. Ce n'est pas encore le cas, les formes théologiques contraignent encore la vie spirituelle."

Problèmes de l'humanité p. 28. Alice Bailey.


"La question la plus importante avec laquelle nous avons à négocier est la liberté de mouvement."

Anna Lindh, Ministre Suédoise des Affaires Étrangères 1998-2003.


envoyé par Dom Castellino, samedi 23 juillet 2011, 01:23
http://www.facebook.com/notes/dom-castellino/une-méditation-sur-le-problème…

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_________________
La vérité est la lumière de feu que te dicte ton coeur.
"Shanti-Om"


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 09:38    Sujet du message: Sexe, fantasmes.. et problèmes de l'humanité..

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